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PORTE-AIGUILLON

la tloulevir et de modérer la diarrhée. Localement, ou pourra tenter de la inédication révulsive ou déplélive. L'application de venlouses scarifiées ou de pointes de feu sur la région hépatique pourront peut-être présenter quelques avantages. G. -II. Roger.

PORTE-AIGUILLOX (Zoologie). Les Insectes Hyménoptères peuvent être divisés en deux grandes sections : 1° ceux qui présentent une tarière ou oviscaple destiné à insérer les œufs, soit dans des fihres végétales, soit dans le corps des animaux {voy. Parasites) : ce sont les Hyménoptères térébrants {voy. Térébraints), et 2" ceux qui sont pourvus d'un aiguillon, muni le plus souvent d'un appareil vénénifique : ce sont les Hyménoptères porte-aiguillon qui vont nous occuper brièvement.

. Les Abeilles, les Bourdons, les Vespiens, les Bembex, les Scolies, plusieurs Formicides, ont dans le sexe femelle et les individus à organes femelles avortés ou ouvriers un aiguillon venimeux, douloureux pour l'homme, dangereux pour les animaux {voy. Abeille, Bourdon, Guêpe, Poliste, Fodrmis). L'appareil vénénifique se compose de vaisseaux sécréteurs, d'un réservoir, organe d'accumulation, d'un instrument vulnérant ou dard. Des vaisseaux tubuleux, déliés, au nombre, d'un ou de deux, tantôt simples, tantôt ramilles, bifides, oii en arbuscules, sécrètent le venin, pareil ou analogue à l'acide formique. Le réservoir à vemn fait suite à l'organe de sécrétion. C'est une vessie membraneuse à fine paioi, terminée par un col qui aboutit à la base du dard. La bourse ou vessie e^t ovoïde ou ellipsoïde; chez l'abeille, le professeur Carlet (de Grenoble) a récemment constaté la présence d'une sorte de piston annexé et propulsant le venin; chez les Guêpes, elle est sphéroïdale, à parois épaisses; chez les Formicides le réservoir est ovale-oblong, le canal excréteur a peu d'étendue; chez les Ammophiles et Pompiles le conduit est au contraire long et flexueux.

L'appareil vulnérant, fixé au corps par de puissants faisceaux musculaires, est pénétré de fines trachées, pourvu de nombreux filets nerveux. Les pièces composantes sont dures, cornées, chitineuses, brunâtres ou jaunâtres. Au centre du petit appareil est l'aiguillon ou dard, long, parfois arqué. 11 est formé de deux ti"es semblables, parallèles, accolées, terminées en pointe aiguë. Parfois inermes, elles sont d'autres fois garnies de dentelures ou de pointes fines, disposées en fer de flèche et pouvant produire l'arrachement du dard qui reste dans la plaie qu'il a faite. Les tiges de l'aiguillon, bien quecontiguës, ne sont pas soudées et laissent entre elles une très-fine rainure médiane permettant le passage de la liqueur vénéneuse que l'insecte inocule avec la piqûre. L'aiguillon est une arme destinée à tuer, ou au moins blesser ou écarter im ennemi, et de plus dans beaucoup de circonstances ta rendre immobile, à engourdir une proie destinée aux larves. L'aiguillon dentelé ne peut être impunément employé par l'Hyraénoptère qui se sert de son arme redoutable; l'aiguillon est lisse, comme une lancette très-fine, chez les Hyménoptères nidifiants pourvoyeurs de proies vivantes qu'ils anesthésient (A. Laboulbène, Sur la physiologie de l'aiguillon des insectes Hyménoptères. In Comp. rend, delà Société de biologie, i^^ série, t. IV, p. 17, 1852). Les tiges du dard s'écartent l'une de l'autre, à la base do l'appareil, ayant la forme des branches d'un Y; le dard dans sa partie effilée glisse dans une pièce appelée gorgeret (par Léon Dufour, ou étui par Béaumur). C'est une coulisse, une gorge profonde, analogue à l'instrument de chirurgie servant de conducteur pour l'opération de la taille, constituée par deux pièces réunies,

l'ORTES DE FER (Eaux minérales des). 741

cxccptij sur la ligne médiane supe'rieure. En fait, le gorgeret représente une canule de trocart, fendue en haut, l'aiguillon étant le poinçon vulnérant. Un grand nombre de pièces accessoires, valves ou écailles, cornées, coriacées, plus ou moins souples, accompagne le dard et son gorgeret. A côté de la pointe de l'aiguillon, il y a des prolongements oblongs ou en i-patulc, formés par ces pièces, et presque toujours hérissés de poils. Enfin l'arceau vinlral du dernier segment de l'abdomen est en partie avorté : aussi l'aiguillon jouit-il d'une grande mobilité latérale.

La tiirière des Hyménoptères térébrants offre les homologues des pièces précédentes très-bien indiqués par de Lacaze-Dutbiers {Recherches sur Varmature génitale des Insectes, etc. In Annales des sciences naturelles, o^ série, Zoologie, t. XIX, avec planches, 18o5). Intérieurement et répondant à l'aiguillon, on trouve deux stylets réunis, garnis d'entailles disposées en dent de scie chez lesTenthrédiniens et autres térébrants ayant l'abdomen sessile (rJoy.TÉRÉBRA.NTs'). Ces stylets dentelés incisent par un mouvement de va-et-vient les pétioles ou les nervures des feuilles, de même les tissus végétaux, les rameaux verts, pour y déposer les œufs. Deux pièces latérales représentent dans la tarière le gorgeret de l'aiguillon ; enfin en dehors se trouvent deux valves ou demi-fourreaux. Les Tenthrédiniens sont connus généralement sous le nom de Mouches à scie. Les Ichneumoniens ont un cylindre incomplet revêtant la tarière [voy. Ichneu-

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