‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.78Chapitre 50 sur 59 · LOOCH I!L\NC DU « CODEX · texte numérisé non relu

LOOCH I!L\NC DU « CODEX

Amandes douces mondées 30 grammes.

Amandes amères mondées ... 2 —

Sucre blanc 30 —

Gomme adragante pulvérisée 0,50 —

Eau distillée de fleurs d'orangi'r 10 ^

Eau commune 120 —

Faire une émulsion avec les amandes, l'eau et la presque totalité du sucre, passer, triturer la gomme adragante avec le reste du sucre, délayer la poudre obtenue dans une faible quantité d'émulsion, battre vivement et longtemps, ajouter peu à peu le reste de l'émulsion et l'eau de fleurs d'oranger. '

On ajoute souvent de l'huile d'amandes douces, mais il n'y a pas avantage à le faire, car cette addition rend la préparation plus altérable.

Ce looch sert de véhicule à une foule de substances qui sont les principes actifs employés dans le but de guérir.

Les substances ou bases le plus fréquemment mêlées aux loochs sont : le kermès minéral [looch kcrmétiséj, l'antimoine diaphorétique [looch antimonialj. le sirop diacode [looch diacode de Trousseau], avec 50 grammes de sirop.

LOOCH HCILEIX

Huile d'amandes douces 15 grammes.

Gomme arabique pulvérisée 15 —

Sirop de gomme 30 —

Eau distillée de fleurs d'oranger 15 —

Eau commune 100 —

Préparer un mucilage avec la gomme et deux fois son poids d'eau, ajouter l'huile par petites parties pour la diviser par trituration prolongée, délayer ensuite le reste des liquides.

Ce looch se prend par cuillerées d'heure en heure.

Enfin il existe un looch solide qu'il suffit de délayer dans l'eau. C'est une poudre que l'on prépare en pilant ensemble :

Amandes douces lOOO grammes,

Amandes amères 155 —

Gomme arabique 2000 —

Eau de fleurs d'oranger 250 —

Ces substances bien triturées sont mises à sécher, puis réduites en poudres. Ce looch pulvérulent se conserve assez bien et pendant un laps de temps assez considérable. Il existe encore un certain nombre de loochs qui ont quelque utilité, mais nous ne croyons pas devoir les signaler, car cela nous entraînerait trop loin.

PoTio.Ns PRopuEMENT DITES. Les polious proprement dites sont, comme nous l'avons déjà dit, des formules magistrales à composition essentiellement variable. Elles ne sont pas comme les juleps et les loocbs soumises à certaines formes de préparations. Le médecin qui les prescrit peut en varier la formule à l'infini.

On a divisé les potions en deux séries : 1° les potions ne contenant que des matières solubles, se rapprochant des juleps; 2" les potions tenant en suspension des composés ou poudres insolubles.

Dans les potions, le poids de la substance édulcorantc est de 1 à 2 pour 0 ou 4 de véhicule, à moins toutefois que la substance édulcorente ne soit un sirop assez actif qu'elle et soit employée pour un enfant, auquel cas la proportion sera plus faible ou bien le véhicule plus considérable.

La proportion de feuilles, ilcurs, racines pour |)réparer les infusions ou les décoctés, esten général de2 pour 100. Les racines, bois, tiges, seront employés à 4 pour 100. La gomme y entrera environ à 4 ou 6 pour 100.

Le Colex de 1884 donne certaines recommandations utiles à suivre dans la préparation des potions. Mous les relranscrivons :

1" Les poudres végétales et minérales doivent être parfaitement divisées, soit avec le sirop, soit avec la gomme. Quelques-unes, comme le kermès et le musc, seront préalablement triturées avec un peu de sucre.

2° Les alcaloïdes et les éthérolés seront mélangés au sirop avant addition des autres substances.

5° Les liquides volatils, comme les élhers, l'ammoniaque, etc., seront ajoutés en dernier lieu.

Les principaux véhicules employés sont : l'eau pure, l'eau distillée, les eaux distillées diverses, le vin, l'eau-de-vie, les macérés, les infusés, les décoctés.

Les substances édulcorantes sont : le sucre, les sirops, quelquefois, mais fort rarement, le miel.

Les principes actifs qui, usuellement, entrent dans les formules des potions, sont : les teintures, les extraits, les poudres, les pulpes, les électuaires, les alcaloïdes, les substances volatiles, les substances salines, etc.

Bien que peu complexes, et souvent très-simples à préparer, les potions réclament un certain soin de la part du pharmacien. 11 ne faut pas que lorsque, la potion finie, on vient la faire refaire, on puisse y trouver un changement quelconque soit dans le goût, la couleur, etc.

Enfin dans la potion il faudra éviter autant que possible de faire entrer les substances désagréables au goût ou à l'odeur ou du moins en masquer, autant que faire se pourra, la saveur. On évitera enfin l'association de médicaments qui se détruisent, ou qui peuvent par leur association donner un composé dangereux.

Les potions les plus employées sont inscrites au Codex. Les plus utilisées sont :

La potion antispasmodique préparée par mélange de :

Sirop de fleurs d'oranger 50 grammes.

Eau distillée de Ulleul 90 —

— de fleurs d'oranger 50 —

Liqueur d'Hoffmann i —

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