POTT
La potion antispasmodique opiacée préparée par addition à la potion cidessiis de :
Luuilanuin île Sydenliam 0«',80
La potion pectorale obtenue par mélange de :
Infusé (le fleurs pectoralr».» i-2l) grammes.
Sirop de gomme ôq
La potion cordiale :
Vin lie Banyuls 110 grammes.
Sirop il'ccorcps d'oranges amères iO —
Tciiilurc de cannelle 11) —
La potion de Todd :
Eau-(le-vie vieille iO crammes.
Sirop simple ^0 —
Teinture de canncile 5 —
l'^au distillée 75 —
La potion d3 Rivière, qui se prépare en deux flacons distincts et que Ton administre successivement par cuillerée de chacun des flacons, en commençant par le n" 1 .
!^UMlînO I. — rOTION ALCVU.NE
Bic.irJioMale de potasse 2 grammes.
Eau distillée . . .^0 —
Sirnp de sutrc io —
NUMIÎRO 2. — POTION ACIDE
Acide citrique 2 grammes.
Eau distillée fJO —
Sirop de liinon ig —
La potion de Chopart au baume de copahu, qui renferme :
Baume de copahu 50 grammps.
Alcool à 80 degrés 50 —
Siiop de baume de Tolu oO —
Eau disiillce de menthe poivrée 100 —
Acide azotique alcooliïé 5 —
Les formulaires renferment un nombre considérable de potions des plus diverses. Pour chaque maladie on rencontre quelquefois un grand nombre de ces préparations recommandées; nous ne croyons pas utile de les rapporter toutes ici, les préceptes généraux que nous avons indiqués et l'étude des propriétés thérapeutiques des médicaments étant largement suffisants pour que tout praticien puisse formuler une potion sans avoir recours à une formule établie à l'avance. Ch. B arez.
POTiRo:v. Vûij. Citrouille.
POTT (Percival). Chirurgien célèbre, né à Londres en 1715, fut depuis
1745 attaché à l'hôpital Saint-Bartholomew et prit sa retraite en 1787. 11
mourut le 22 décembre 1788. Ses beaux travaux sur le traitement des arthrites
chroniques et en paiticulier des affections vertébrales (maldePott), sur l'hvdro-
Dicr, ESC. 2° s. XXVL 5'»
786 POUDRES (imiarmacologie).
cèle, sur les hernies, sur les fistules lacrymales et rectales, sur les lésions du crâne, etc., ont fait époque. Citons de lui :
I. Treatiseon Ruptures. London, 17oG, in-8°; 2= édit., ibid., 1763, in-8°. — II. An Account of a Particular Kind of Rupture frequently attendant on 7\ewborn Children, etc. London,
1757, in-S». — III. Ohs. on that Disease of the Eije Called Fislula lachrymalis. London,
1758, in-8°. — IV. Obs. on the ISatitre. . . of Woimds and Contusions of the llead. London. 1760, 1775, in-8°. — V. Pracl. Remarks on the Hydrocele. London, 176'2, in-8°. — Yl. Rem. on the Discase Commenlij Called Fislula in ano. London, 1765, in-S". — Yli. Rem. oh the Kind of Palsij of the Lower Limbs ichich is Frequently Found to Accompany a Curvalurc of Spine. London, 1778, in-8°; trad. en franc, par Duchanoy. Paris, 17.., in-S». — VIII. The Chirurgical \yorks of P. Po(t, etc. London, 1771, 4 voL in-S", et plusieurs édit.: trad. l'r. Paris, 178., 5 vol. in-8° (œuvres complètes). L. Ils.
POUCHET (Félix-Archimède). Né à Rouen en 1800, professeur à l'École de médecine de cette ville, directeur du musée d'histoire naturelle, membre correspondant de l'Institut, mort en décembre d872, a publié un grand nombre de travaux sur la botanique [et la zoologie, en particulier sur la fécondation. Citons : Théorie posilire delà fécondation des mammifères, etc., Paris, 1842, in-8 ; Théorie positive de l'ovulation spontanée et de la fécondation des mammifères et de l'espèce humaine, etc., Paris, 1847, avec atlas de 20 planches, ouvrage auquel a été décerné le grand prix de physiologie de l'Institut (10 000 francs); enfui L'Univers. Les infiniment grands et les infiniment?, petits. Paris, 1805, in-8; 2'' édit., ibid., 1867, in-8°. Le nom de Pouchet reste attaché à ia grande lutte qui s'est élevée entre Pasteur et lui au sujet de la génération spontanée. L. Hn.
POUDRES. ï. Pharmacologie, On donne le nom de poudre à toute substance solide réduite en particules aussi fines que possible, soit par la pulvérisation, soit par la précipitation chimique (voy. Précipités).
Les substances à pulvériser doivent être très-sèches; quand elles sont volumineuses, on leur fait subir une division préalable; quand elles sont compactes, on les concasse et on les sèche à l'étuve (jalap, curcuma, Colombo, iris, etc.); si elles sont formées d'un tissu ligneux (gaïac, quassia amara, santal, racine de sassafras, etc.), on les divise au moyen de la râpe. Les graines des capsules du pavot, les semences de coloquinte, sont rejetées; les semences de Cucurbitacées, les amandes, les pignons d'Inde, les semences de croton, sont mondées de leur enveloppe; on enlève le péricarpe scarieux des Amomées. Les coquilles d'œuf, d'huîtres, le corail, les pierres d'écrevisse contusées, sont lavés à l'eau bouillante pour enlever en partie la matière animale, qui se putréfierait et ferait prendre une odeur fétide à la poudre. Le riz est lavé à l'eau froide jusqu'à ce qu'il ait perdu sa consistance cornée et qu'il soit devenu opaque et friable; on le pulvérise et on fait dessécher la poudre à l'étuve. Le salep est lavé à l'eau froide, on l'essuie fortement pour détacher la peau; on le sèche à l'étuve avant de le pulvériser; il devient ainsi plus friable. La noix vomique, la fève de Saint-Ignace, sont exposées à la vapeur d'eau, on les passe au moulin et on les contuse au mortier.
Poudres grossières. Celles-ci sont passées simplement au travers des tamis de crin ou formés de mailles de fer. Exemple : la poudre de lin.
Poudres fines. On les passe au tamis de soie; les poudres sont enfermées dans un tambour dont la partie supérieure contient la poudre non passée, et par un mouTement circulaire on la force à traverser le tamis ; elle descend