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PRÉCIPITÉS

su par le travail du professeur Borsarelli qu'elles renferment de l'arsénite de fer. Les affections oiî l'eau de la source de Pré Saint-Didier est surtout contreindiquée sont : la phthisie à tous ses degrés; les maladies aiguës, subaiguës même, où il importe de ne pas provoquer de fièvre; la pléthore; les états organiques du cœur ou des gros vaisseaux; les congestions ou les hémorrhagies actives; l'excitation nerveuse très-prononcée. L'expérience a appris que la syphilis, quelle que soit sa forme, quel que soit son âge, n'a rien à attendre de l'emploi intérieur ou extérieur de Teau de Pré Saint-Didier. Celte eau est aussi plus nuisible qu'ulile dans la goutte, même astliénique, dans Thypochondrie et surtout dans rêpilepsie.

La durée de la cure est de vingt-cinq à trente jours.

On n exporte pas l'eau de Pré Saint-Didier. A. Uotuueau.

PKÉ:CIIAC (Eau minérale de). Alhermale , amétallife, carbonique faible (département des Landes, arrondissement de Dax). Sur la rive gauche du Ciron, affluent de l'Adour, émerge une source dont l'eau est limpide et transparente, sans odeur marquée ; elle est traversée par de grosses bulles gazeuses qui se succèdent à intervalles assez éloignés. Elle n'a aucune action sur les préparations de tournesol ; elle est 5 peu près sans goût, et sa température est de 12°, 5 centigrade. Thore et Mcyrac en ont fait l'analyse approximative; ils ont trouvé dans 1000 grammes de celle eau les principes suivants :

Chlorure de sodium 0,351

— magnésium 0,116

Sulfate de soude 0,518

— chaux 0,292

Bicarbonate de chaux. 0,011

Silice 0,016

Total des matières fixes 1,087

Les eaux de la source de Préchac, artificiellement chauffées, sont exclusivement employées en bains de baignoire dans un établissement, à 2 kilomètres du bourg, fréquenté par les habitants du pays et par quelques étrangers, qui viennent y chercher la guérison de rhumatismes articulaires et musculaires chroniques, de paralysies et de névralgies d'origine rhumatismale, de maladies subaiguës de la peau, d'affections de l'eslomac et de l'intestin, engendrées ou entretenues par une grande surexcitation nerveuse. A. R.

PRÉCIPITÉS. En analyse chimique, on donne le nom de précipité à tout corps qui, primitivement dissous, se dépose sous forme solide en réagissant sur un autre corps également dissous. Ainsi, en faisant agir une solution de chlorure de baryum sur une solution de sulfate de potassium, on obtient un précipité de sulfate de baryum, tandis que le chlorure de sodium reste en solution ; de même, le chlorure de sodium, en réagissant sur le nitrate d'argent, donne lieu à un dépôt de chlorure d'argent insoluble, en même temps qu'il se forme du nitrate de sodium soluble. Les réactifs qui donnent naissance à ce précipité s'appellent des précipitants. Les précipités sont amorphes ou cristallins, pulvérulents, floconneux, gélatineux ou caillebottés, selon l'apparence qu'ils présentent. On les sépare du liquide qui les surnage ou dans lequel ils flottent par décantation ou par filtration.

En pharmacie, on appelle précipité blanc le protochlorure de mercure, DicT. ENC. 2» s. XXYir. 24

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