‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.79Chapitre 21 sur 74 · PRÉDISPOSITION · texte numérisé non relu

PRÉDISPOSITION

obtenu par réaction du nitrate de protoxyde de mercure sur l'acide chlorhyrique, et précipité rouge le bioxyde, qui se forme par calcination de l'azotate mercurique. Enfin on donne quelquefois le nom de précipité vert au carbonate de cuivre. L. H>.

PRÉDÏCTIOIX. Voy. Divination.

PRÊDISPOSITIOIV. Ou appelle prédisposition morbide cet e'tat de l'e'conomie, soit inné, soit héréditaire, soit acquis par une sorte de préparation lente et graduelle, qui la rend particulièrement apte à contracter, sous l'impulsion de causes communes ou l)anales, ou de l'une de ses causes déterminantes habituelles, telle ou telle maladie.

La prédisposition, qu'il ne faut confondre ni avec l'aptitude morbide qui ne franchit point ses limites physiologiques et qui, commune à presque tous les hommes, a son contraire dans une disposition hygide beaucoup plus rare, celle de l'immunité ou de la résistance, ni avec la diathèse qui est la maladie elle-même en puissance ou en pleine évolution, est un état mixte, intermédiaire entre la santé et la maladie, qui nous fait incliner vers celleci à la moindre provocation et souvent même sans provocation appréciable et comme d'une manière presque spontanée. C'est comme l'effet d'un travail intérieur préparatoire, à l'aide duquel le corps mûrit lentement pour une maladie qui n'attend qu'une occasion pour faire explosion. Ce sera, si l'on veut, en termes plus courts, une tendance immanente à un état morbide déterminé.

Les prédispositions sont locales ou générales, monopathiques oupolj-patbiques. Les prédispositions locales, c'est-à-dire aboutissant à une affection locale, circonscrite à un organe ou une partie quelconque du corps, impliquent une sorte d'état d'infirmité, de subvitalité relative ou d'irritabilité particulière de cet organe ou de cette partie, résultant le plus ordinairement d'une lésion ou d'une maladie antérieure, qui, bien que guérie, a laissé après elle cette susceptibiHté spéciale, en même temps qu'une sorte de relâchement dans le ressort vital, d'où l'imminence presque constante d'une rechute. En effet, un organe qui a déjà été le siège d'un état morbide, fluxionnaire, phlegmasique, ou de toute autre nature, pour peu qu'il y ail laissé quelque trace ou quelque empreinte de son passage, est par cela seul prédisposé sous l'influence de la reproduction des mêmes causes, fussent-elles même moins intenses, à redevenir le siège d'un nouvel état morbide semblable.

II en est de même des affections générales, sauf toutefois pour celles qui n'atteignent généralement qu'une fois le même individu, désormais en puissance d'une immunité acquise vis-à-vis d'elles.

La prédisposition, qu'elle soit locale ou générale, est un fait essentiellement vital, qui a ses racines dans l'organisme et ses sources soit dans des causes générales, influence de milieu, état atmosphérique, climats, saisons, etc. {voy. les mots : Mésologie, Atmosphère, Climats, Saisons et Étiologie), soit dans des causes individuelles, telle que l'âge, le sexe, le tempérament, la constitution, l'hérédité. Nous ne nous occuperons ici que de ces dernières.

L'âge et le sexe ne constituent pas par eux-mêmes des prédispositions, étant des états hygides, mais ils favorisent certaines prédispositions et sont même des conditions essentielles de quelques-unes d'entre elles. Certaines aptitudes

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