‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.79Chapitre 26 sur 74 · G PRIMEROSE · texte numérisé non relu

G PRIMEROSE

en collaboration avec Dumas, Lebert, etc., dans les Mém. de la Soc. de phys. et dliist. nat. de Genève, les Annal, des scienc. nat., la Biblioth. univ. de Genève, les Annal, dechim., etc., des travaux et découvertes importantes sur la formation et la circulation du sang, sur la génération, sur l'oeuf, l'électricité animale, etc. Prévost mourut à Genève, le 14 mars 1850. L. Ih.

PRIAPISUE. Voy, Satyriasis.

PRICUARD (James-Cowler). Médecin anglais, né à Ross (Herefordshire) en 1785, reçu docteur à Edimbourg en 1808 {De gêner is humani varietale), se fixa à Bristol et y fut médecin d'hôpital. Il s'occupa surtout d'antliiopologie et publia entre autres : Researches ou the Physical Hislory of Man (London, 1813, iu-8«; 4«édit., 1846, 5 vol. in-8»; trad. en fr. par Roulin. Paris, 184.")). Les affections nerveuses et mentales attirèrent également son attention; on lui doit: A Treatise on Disease of the Nervous System (London, 1822, in-8''); A Treatise on Insanity, etc. (London, 1855, in-8'^) ; On the Différents Forms of Insanity, etc. (London, 1842, in-8''). En 1845, il passa à Londres comme membre de la commission d'aliénation mentale. Il mourut là le 22 décembre 1848. L. }h.

PBIEST-LA-ROCUË (SAIXT-) (Eau MINÉRALE de). Athermale, bicarbonatée ferrugineuse, carbonique faible. Dans le département delà Loire, dans un ravin profond, au voisinage duquel coule la Loire, émerge une source peu importante dont l'eau est reçue dans un puits carré où viennent la boire les habitants des pays voisins. Cette eau est froide et son goût est très-sensiblement ferrugineux. On ne connaît ni sa température, ni sa densité, ni son analyse chimique exacte. Son débit est très-peu considérable et elle n'est utilisée en boisson que par un petit nombre de malades qui viennent se soigner d'accidents ayant pour cause l'anémie ou la chlorose. A. Rotureau.

PRIEURÉ d'ueudreyille (Eau MINÉRALE de). Voy. Heodreville.

PRI.VATES. Sous le nom de Primates, Linné désignait les Mammifères les plus élevés en organisation, c'est-à-dire les Singes et plus spécialement les Anthropomorphes. Cette dénomination fut également employée par H.-D. de Blainville dans son Ostéographie pour désigner le premier ordre des Mammifères, dans lequel il faisait rentrer non-seulement les Singes, mais les Lémuriens {voy. les mots Singes et Fadx-Sikges). E. Oustalet.

Bibliographie. — Cdvier (G.). Règne animal, ['" édit., 1817, p. 465. E. 0.

PRIMEROSE (James). Né selon les uns à Saint-Jean-d'Angély, selon d'autres à Bordeaux, était le fils d'un pasteur prolestant d'Ecosse, émigré en France. Il fît ses études médicales aux frais du roi Jacques Ps et fut reçu docteur à Montpellier, en 1617. Son père ayant été banni de France, retourna en Angleterre, où son fils le suivit et se fit agréger au collège d'Oxford. 11 s'était établi à Hull dans le comté d'York et ne tarda pas à se faire remarquer par sa vive polémique contre Harvey, bataillant avec tous ceux qui admettaient la circulation du sang. Les mémoires qu'il a publiés à celte occasion, de 1650

PRIMULACÉES. 407

à i640, sont devenus rares. — Un antre de ses ouvrages ; De vulgi erroribus in medicinâ (Amsterdam, 1659; 1644, in-12) a eu un grand succès, puisque Guy Patin en a dit beaucoup de bien. 11 a été traduit en français, Lyon, 1689, in-S". — Primerose mourut en 1660. A. D.

PRIMEYÈRE. {Primula L.). Genre de plantes, qui a donné son nom à la famille des Primulacées. Ce sont des herbes vivaces, dont le rhizome épais donne naissance à une rosette de feuilles simples, alternes, sans stipules, de laquelle partent des hampes plus ou moins longues, terminées chacune par une ou plusieurs fleurs. Celles-ci, de couleur jaune, blanche, rose ou purpurine, sont régulières et hermaphrodiles. Elles ont un calice gamosépale en forme de tube terminé par cinq dents, hypocratérimorphe, à limbe découpé en cinq lobes, alternes avec les dents du calice et cinq étamines à anthères bilociilaires ot introrses, s'ouvrant par deux fentes longitudinales. L'ovaire, supère, devient, à la maturité, une capsule, entourée du calice persistant et s'ouvrant en cinq valves pour laisser échapper de petites graines albuminées.

Les Primevères habitent, au nombre de 80 espèces environ, les régions tempérées de l'Europe et de l'Asie. L'espèce la plus intéressante au point de vue médical est le Primula officinalis Jacq.[ [Pr. verts et officinalis L.), qu'on appelle vulgairement Coucou, Coqueluchon, Brayeite, Herbe à la paralysie. 11 fleurit partout dans nos bois et nos prairies dès les premiers jours du printemps. Ses feuilles et ses fleurs étaient fort employées jadis, en infusions théiformcs, comme cordiales et céphaliques; son rhizome, qui figurait dans les officines sous la dénomination de Radix verbascuU pratensis s. Paradimic<e s. Radix arthritica, était préconisé en outre contre la paralysie. Il exhale une forte odeur d'anis et renferme une substance analogue à la Sénégine {voy. ce mol).

Ajoutons que le Pr. yrandiflora Lamk, qu'on rencontre à l'état spontané dans les endroits humides des bois montueux, est la souche des Primevères cultivées si communément dans les jardins, de même que la Pr. auricula L., originaire des Alpes, a produit, par la culture, de nombreuses variétés remarquables par la beauté de leurs tleurs et bien connues sous les noms vulgaires à' Auricules ou Oreilles d'ours. Ed. Lef.

PRI1IIIILA.CÉE». Famille de plantes Dicotylédones, dont les représentants sont des herbes ou des arbustes à feuilles opposées ou alternes, parfois toutes radicales, toujours dépourvues de stipules. Les fleurs, régulières et hermaphrodites, très-rarement unisexuées, ont un calice ordinairement libre, persistant, à cinq divisions, une corolle généralement gamopétale, à limbe divisé en cinq lobes et cinq étamines toujours alternes avec les divisions du calice. L'ovaire, libre et uniloculaire, est pourvu, dans son intérieur, d'un placenta central portant plusieurs ovules. Il devient à la maturité soit une baie, soit une drupe, soit une capsule, soit une pyxide, et les graines sont en général albuminées.

Les Primulacées sont surtout répandues dans les régions tempérées de .'hémisphère boréal. Elles renferment une vingtaine de genres, dont les plus importants sont : Androsace Tourn., Primula L., Cyclamen Tourn., Soldanella Tourn., Glaux Tourn., Lysimachia Mœnch, Trientatis L., Coris Tourn,, Cen-

408 PRÛBOSCIDIENS.

tuncidus L., Anagallis L., Hottonia L., Samohis Tourn., Arâisia Sw., /Egiceras Saertus, etc. Ed. Lef.

PRiMfLiXE. Principe cristallisable, neutre, non azoté, sans couleur, ni odeur, ni saveur, soluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans l'éther, extrait par llùnefeld de la racine de divers Primula. D'après Gmelin, la primuline n'est autre chose que de la mannite. L. H.\.

PRIXCE ÉDOUA.RD (IlE du). VoiJ. BRITANNIQUES {PoSSeSSlOUs).

PRirvGLE (John). Célèbre médecin militaire anglais, né à Stichel-House (Uoxburgshire) le 10 août 1707, étudia à Edimbourg et à Leyde, fut reçu docteur en 1850, et nommé en 1742 médecin ordinaire d'armée, en 1744 médecin en chef des hôpitaux, enfin plus lard premier médecin des armées britanniques. Il fut médecin du roi et de la reine et membre d'un grand nombre de sociétés savantes. 11 mourut à Londres le 18 janvier 1782, laissant un grand nombre d'ouvrages et d'articles importants. Son ou\Tage capital a pour titre : Observ. on Ihe Diseases of Ihe Army in Camp and in Garnison (Londres, 1752, in-8°, et une foule d'éditions; trad. en franc. Paris, 1755, 2 vol. in-12, et 1771, in-12). C'est à Pringle qu'on doit la convention en vertu de laquelle les hôpitaux en campagne seraient considérés comme neutres et respectés par tous les partis.

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