‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.79Chapitre 29 sur 74 · PROPIAC (Eaux minérales de · texte numérisé non relu

PROPIAC (Eaux minérales de

ou flacons dosés d'une manière uniforme et munis d'une étiquette imprimée indiquant très -exactement la manière de s'en servir.

Se précautionner d'un nombre suffisant de voitures spéciales exclusivement affectées au transport des cholériques, qui devront être désinfectées tous les jours.

Enfin préparer immédiatement des ambulances de secours, des chambres d'urgence bien isolées dans les hôpitaux généraux, des hôpitaux ou baraques affectés spécialement aux cholériques.

Préservation des maladies contagieuses des animaux. Chez les habitants de la campagne, le contact journaliei' avec les animaux est une cause fréquente de transmission de maladies graves, morve, farcin. charbon, peste bovine, péripnuumonie contagieuse, clavelée, fièvre aphtheuse.

La première précaution à prendre, lorsqu'une e'curie aura renferme' des chevaux morveux ou farcineux, des bêtes à cornes atteintes du charbon ou d'autres maladies contagieuses, est d'assainir le local avant de le faire servir à d'autres animaux, soit par l'enlèvement du fumier et son transfert dans les lieux éloignés des habitations, soit par le grattage, puis le lavage des râteliers, des mangeoires et des ustensiles, à l'eau bouillante ou à l'eau de chaux, ou avec une solution de potasse, de chlorure de chaux ou de sulfate de fer, enfin par le badigeonnage des murs, les fumigations et des lavages à l'acide phénique.

Toutes ces mesures sont formulées dans une ordonnance de police du 51 août 1842, et dans un rapport du conseil de salubrité de la Seine du 28 mai 1858; enfin par la loi sur la police sanitaire des animaux du 21 juillet 1881, qui prescrit l'abatage immédiat des animaux atteints de maladies contugieuses.

A côté des écuries il y a lieu de se préoccuper des granges à fourrages, en général mal ventilées, dont les murs devront être blanchis à la chaux et dont la toiture devra être munie de soupiraux pour la sortie des gaz provenant de la fermentation des foins. BaocHiiv.

PROPIAC (Eaux MI^■ÉRALES de). Athermales, sulfatées calciipies moyennes (département de la Drôme, arrondissement et à 28 kilomètres de Nyons). Sept sources, dont les principales ont reçu les noms de ; source Daniel, sources Gamet et source Dufour. L'eau de toutes les sources de Propiac vient évidemment d'une nappe commune, aussi a-t-elle des principes minéralisateurs et gazeux à peu près identiques. Ses caractères physiques et chimiques sont les mêmes. Les sources ne diffèrent que par leur température, qui varie de 15", 5 centigrade à 15°, 1 centigrade. Henry (0.) père a fait l'analyse en 1854 de l'eau des quatre sources principales de Propiac; il a trouvé dans 1000 grammes les principes suivants :

SOURCE SODRCE SODRCE SOURCE DANIEL. FRÉDÉRIC GAMET. L. GAMET. DUFODR.

Sulfate de chaux 1,00 0,420 0,810 0,820

— soude.. • In-" S 0'^^3 *^'585 0,500

— magnésie ) "'"^^ i 0,160 0,130 0,280

Chlorure de ma-rnésium. • 0,17 ) „ ,,„ „ r,-„

- sodium 0,0.S ( O'IIO 0,2/0 0,130

Bicarbonate de chaux 0,13 0,100 0,172 0,200

Acide sihcique 1

Alumine f 0,13 0,020 0,043 0,0-10

Sesquioxyde de fer ]

Principe arsenical » ) „„,, „ „^„

Matière organique 0,15 ( 0,017 0,020 0,011

Total des matières fixes.. . 2,00 1,482 1,862 2,081

Gaz acide carbonique libre quant, ind. quant, ind. quant, iud. quant, ind.

TROPIONIQUE (acide). 455

Mode o'admijnistration et doses. L'eau de ces sources est surtout employée en boisson. Il existe cependant un établissement minéral nommé: Etablissement de Château-Salins, dont les moyens balnéaires laissent à désirer.

Effets thérapeutiqdes. Le lymphatisme, la scrofule et surtout les dermatoses que ces diathêses engendrent, sont traités avec avantage par l'usage combiné de l'eau de Propiac. Les dyspepsies accompagnées de troubles dans les sécrétions gastriques et intestinales rentrent dans les indications de ceite eau en boisson. Le rhumatisme articulaire et musculaire est utilement soigné par son usage externe ; son indication la plus marquée, en boisson surtout, so montre dans les aflcctions des voies biliaires et uropoétiques, principalement caractérisées par la formation de sables ou de graviers. L'action diurétique de ces eaux faisait d'ailleurs prévoir l'utilité de leur emploi dans les états pathologiques que nous venons d'indiquer. A. R.

PROPio^'.OilDE ou' PROPIOIVYLAIUIDE. C'irAzO. Se forme par l'action de l'ammoniaque sur le propionate d'éthyle. Ce sont des prismes incolores, fusibles vers 76 degrés. La propionamide se décompose sous l'influence du potassium en cyanure, hydrogène, et en un carbure d'hydrogène. Distillée avec l'acide phosphorique, elle donne du propionitrile. L. Hn.

PROPIO!VE. C*1P"'0 = C-'1P,0.C21P. Synonyme : Diéthijlkétone. C'est l'acétone normale de l'acide propionique. On l'obtient par la distillation sèche des propionates, par l'action du zinc-éthyle sur le chlorure de propionyle, par l'action de l'oxyde de carbone sur le sodium-éthyle, par l'oxydation de l'acide diélhoxalique à l'aide du bichromate de potasse et de l'acide sulfurique, en chauffant l'acide diélhoxalique de 130 à "JoO degrés, en soumettant pendant plusieuis heures le diéllioxalate d'éthyle à l'action de l'acide chlorhydrique fumant à 150 degrés, etc.

C'est un liquide incolore et mobile, d'odeur agréable, insoluble dans l'eau, soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther; il bout à 101 degrés ; sa densité est de 0,815 à 17", 5; il s'unit aux bisulfites alcalins pour donner des composés solubles dans l'eau. Par oxydation, la propione engendre de l'acide acétique et de l'acide propionique. La potasse fondue l'attaque difficilement. La propione est isomérique avec le valéral et avec plusieurs acétones, entre autres la méthylisopropyle-acétone, la méthylpropyle-acétone, etc. L. Hn.

PKOPIOIVIQÏJE (Acide). CMPO^ Synonymes : Acide met acétonique ou métacétique, acide éthijlformique. L'acide propionique a été découvert par Gottlieb parmi les produits de l'action de la potasse caustique sur diverses matières organiques. 11 se forme en petite quantité dans la distillation sèche du bois, dans la fermentation des corps azotés en présence de l'acétate de calcium et dans la fermentation spontanée du tartrate de chaux ; ce dernier se trouvant en petite quantité dans le tartre des tonneaux, si cette fermentation a lieu, de l'acide propionique se forme et le tartre se détache : il n'est donc pas étonnant qu'on trouve de l'acide propionique ou plutôt des propionates acides dans le vin tourné.

L'acide propionique se prépare par l'oxydation du matacétone et d'autres kétones par l'action de la potasse concentrée sur le sucre, l'amidon ou la gomme, ou en chauffant de l'acide lactique avec de l'acide iodhydrique, etc.

436 PR0PYL.U1INE (chimie).

Pour l'obtenir bien pur, une réaction avantageuse est la transformation du cyanure d'élhyle à l'aide de la potasse alcoolique par l'ébullition jusqu'à ce qu'on ne sente plus l'odeur de l'éther; pour cela on chauffe pendant un temps suffisant le mélange dans un ballon muni d'un réfrigérant ascendant.

L'acide propionique est un liquide limpide, incolore, d'une odeur d'acide acétique rappelant un peu celle de l'acide butyrique ; il bout à 140°, 7, se solidifie à — 21 degrés; sa densité est de 0,996 à 19 degrés; il se dissout dans l'eau eu toutes proportions et est précipité de sa solution par le chlorure de calcium.

Tous les propionates sont solubles dans l'eau. L. H.n.

PROPIOX'ITRILE. C'^lP.CAz, C'est le cyanure d'éthyle. 11 se forme en distillant de l'élhylsulfate de baryum avec du cyanure de potassium, du propionate d'ammoniaque ou de la propionamide avec de l'anhydride phosphorique, de l'oxalate d'éthyle avec du cyanure de potassium, etc. C'est un liquide incolore, de densité 0,78 à 12 degrés; il bout à 82 degrés (Pelouze) ; il est soluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool et l'éther.

Le propionilrile ne paraît pas très-vénéneux. L. IL\.

PROPIOXYLE. C^ll^O. Radical hypothétique de l'acide propionique, est connu encore à l'état à'hydrure de propionyle ou aldéhyde propionique, C''H*.OII ^= CIP.CH-.CIIO. C'est un liquide mobile, d'une odeur pénétrante ; il bout vers 50 degrés ; sa densité est de 0,8047 à 0 degré; à l'état de bromure de propionyle, C"'lPO.Br, liquide fumant à l'air, d'une odeur d'acide acétique et de viande salée, de densité 1,465 à 14 degrés; il bout vers 98 degrés; de chlorure de propionyle, C^H'O.Cl, d'iodure de propionyle, C^H^O.I. L. Hn.

PROPOLIS (de TCpô, devant, et uô),tç, ville). Substance résineuse, rougeâtre, odorante, soluble dans l'alcool, saponifiable par les alcalis, que les abeilles déposent à la base et dans les autres parties de leurs ruches pour se proléger contre l'air extérieur ; le propolis n'a aucun rapport avec le miel et la cire ; il présente la plus grande analogie, au moins par son odeur, avec la matière résineuse qui recouvre les bourgeons de peuplier. On s'en sert en médecine comme d'un résolutif ou d'un soporifique anodin ; on l'emploie contre la diarrhée et la dysenterie chronique; son action est douce, mais sûre. Les doses sont : teinture (8 pour 120) 30 gouttes, et solution alcaline (8 grammes liour 4 centimètres cubes de liqueur de potasse à 5/50 et 120 centimètres cubes d'un mélange de sirop de sucre et d'eau distillée), une demi-cuillerée à café après chaque selle diarrhéique (Hitchcock). Le propolis sert dans les arts pour prendre des empreintes. L. H.\.

PROPTLACÉTi'LÈXE. C*ll^ Isomère du valérylène, obtenu en traitant la méthyl-propylkétone chlorée par la potasse alcooHque. C'est un hquide qui bout à 50 degrés. On connaît un isopropylacétylène, obtenu par action de la potasse alcoolique sur le bromure d'amyhdène. L. Hn.

PROPYLAMIXE. AzH'.C'ir. § I. Chimie. Alcaloïde artificiel obtenu pour la première fois par Meudius, en faisant agir l'hydrogène naissant sur le cyanure d'éthyle. On le prépare encore par l'hydrogénation du propionitrile et en soumettant à la distillation l'éther propylcyanique avec de la potasse caustique.

PROPYLAMINE (thékapeutique). 457

Nous n'indiquerons en détail que le procédé de préparation de Silva et Linnemann. Ces deux chimistes transforment l'iodure de propyle normal, bouillant à 101-102 degrés, en un mélange de cj anale et de cyanurate de propyle, par son action sur le cyanale d'argent : on chauffe 8 grammes d'iodure avec 10 grammes de cyanate d'argent sec, au bain-marie. Le produit solide obtenu est broyé dans un mortier avec de l'hydrate de potasse en poudre. Le mélange est chauffé progressivement jusqu'à fusion commençante de l'hydrate alcalin, dans un tube à combustion fermé par un bout. Les vapeurs dégagées sont recueillies dans l'acide chlorhydrique ; la liqueur est évaporée à sec et épuisée par l'alcool. On obtient ainsi 68 pour 100 du rendement théorique en chlorhydrate de propylamine, dont on sépare la base par distillation avec de la potasse caustique.

. La propylamine est un liquide incolore, très-réfringent, mobile, à odeur ammoniacale spéciale, bien distincte de celle de son isomère, la trimethy lamine, qu'elle accompagne quelquefois. Elle est miscible à l'eau avec élévation de température, bout à 49 degrés, brûle avec une flamme éclairante, et a pour densité 0,7283 à 0 degré. Lorsqu'on chauffe la propylamine à 100 degrés en vase clos, avec une solution d'acide chromique à 3 pour 100, elle se convertit en acide propionique sans production d'acide carljonique.

La propylamine est une base énergique et forme avec les acides des sels cristallisables.

L'isomère de la propylamine, Y isopropylamine, s'obtient en distillant le nitrite isobutyrique avec de l'acide chlorhydrique. C'est un liquide [incolore, mobile, d'une odeur ammoniacale, rappelant la saumure des harengs, miscible à l'eau en toutes proportions, bouillant à 31'',5, ayant pour densité 0,690 à 18 degrés. L. II.n.

§ II. Thérapeutique. La propylamine se rencontre avec son isomère, la tviméthylamine, dans un grand nombre de substances, notamment dans la vulvaire, la saumure de hareng, etc. Les essais des thérapeutistes, depuis Awenarius (de Pétersbourg) jusqu'à Namias (de Venise), n'ont porté que sur des mélanges variables de propylamine et de trimethy lamine, c'est-à-dire sur une substance sans homogénéité et même de titre alcalimétrique très-différent. Awenarius a employé la solution propylamique (20 à 25 gouttes pour 180 grammes d'eau distillée et 8 grammes d'oléo-saccharure de menthe) contre le rhumatisme aigu et chronique, et celui compliqué d'accidents vers le cœur, la plèvre et les méninges, contre la prosopalgie, les paralysies, etc. Namias a prétendu faire de la propylamine un succédané de la digitale, utile dans tous les cas où il s'agit de modérer la circulation et d'augmenter le fluxurinaire (affections organiques du cœur et hydropisies qui en dépendent). Gaston (de l'indiana) l'a préconisée dans le rhumatisme articulaire aigu. Dujardin-Beaumetz, en France, a obtenu des succès divers avec un composé fixe, le chlorhydrate de triméthylamine ; Besnier l'a également expérimenté [voy. Rhumatisme, p. 636). 11 résulte de toutes ces expériences que ni la propylamine ni la triméthylamine ne constituent un spécifique du rhumatisme articulaire et que tout ce qu'on peut en attendre, c'est une diminution de l'état inflammatoire, de la pyrexie rhumatismale.

Voici la formule du sirop de chlorhydrate de triméthylamine, une des préparations de ce genre les plus usitées, du moins en France : Chlorhydrate, 10 ; alcoolé d'écorces d'oranges amères, 58; sirop simple, 970. Une cuillerée à

438 PROPYLE.

soupe de ce sirop contient O^^ITS de chlorhydrate. La dose est de 2 à 4 cuillerées à soupe.

On prescrit encore, et à la même dose, une potion avec : chlorhydrate 2 gr., sirop d'anisoOgr., eau distillée 120 gr. ; ou des pilules renfermant : chlorhydrate 2 gr., poudre de guimauve 1 gr., poudre de gomme arahique 50 cenligr., pour 20 pilules, dont on donne 5 à 10 par jour. L. Hn.

PROPIXARSIIVES. En chauffant à 175-180 degrés pendant vingt-quatre heures de l'iodure de propyle avec de l'arsenic en poudre, on obtient un liquide huileux, épais, brun, cristallisable en prismes rougeâtres enchevêtrés, soluble dans l'alcool bouillant. C'est une combinaison d'iodure d'arsenic et d'iodure de tétrapropylarsonium, AsP. As(C"'H'')''I.

La potasse bouillante décompose ce corps, et il se dépose une huile qui se concrète par le refroidissement et qui, débarrassée de la potasse par un courant d'acide carbonique, cristallise dans l'alcool absolu en cristaux incolores d'iodure de tétrapropylarsonium. «

L'iodure complexe précédent, distillé avec de la potasse, fournit une huile à odeur très-désagréable, la tripropyîarsine, As(GMr)''. Celle-ci, en s'unissant aux iodures alcooliques, donne des iodures d'arsonium mixtes; tel est le composé : As(C^ir)T.iri. L. Hx.

PROPYLitZAUROLiQUE (Acide). C'FPAz-O. Se forme en réduisant par l'amalgame de sodium l'acide propylnitrolique maintenu à 0 degré. On précipite par l'acide sulfurique et on fait cristalliser dans l'éther.

Ce coi'ps est en cristaux microscopiques, transparents, d'un rouge aurore, fusibles à 127°, 5 avec décomposition. L. Hn.

PROPTLBEXZiiVE. C'est le cumène (voy. ce mot). L. Hn.

PROPTLBE!\Z0YL,E OU PROPlXPUÉIVYIiACÉTOIVE. C*°H*-0=C^H\

CO.C^H''. S'obtient par la distillation d'un mélange de benzoate et de butyrate de calcium. Liquide d'une odeur agréable, aromatique, se colorant à l'air ; il bout à 220-222 degrés; sa densité est de 0,990 à 15 degrés; il ne se solidifie pas à — 20 degrés, est insoluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool et l'élher, ne se combine pas aux bisulfites alcalins. Par oxydation il donne de l'acide propionique et de l'acide henzoïque, et en outre de l'acide acétique et de l'acide carbonique. L. Hk.

PROPIXDIÉTHYLCARBIIVOL. Voy. PsEUDOCTYLIQUE {AlcOOl).

PROPYLE. (C^IF). Radical monoatomique de l'alcool propylique norma. et de ses dérivés. Mis en liberté, il se double et forme un hydrocarbure CH'S le dipropyle. Ce dernier bout à 69-71 degrés; il est identique avec l'hydrure d'hexyle du pétrole, celui de l'acide CH^^O^ et celui de la mannite. On connaît des dérivés métalliques du propyle, tels que le mercure-propyle Hg [C^Wf, liquide bouillant vers 190 degrés, le zinc-propyle Zn(C^tr)-, liquide bouillant vers 150 degrés et s'enflammant à l'air, le stannopropyle Sn (G^H'')^, liquide bouillant vers 270 degrés, etc. ; enfin les propy lar s ines, entre autres la tripropyîarsine As {G'H'')', huile à odeur très-désagréable.

PROPYLÈNE, 439

Vhydrure de propyle n'est autre chose que la propane [voy. ce mot). On connaît en outre des chlorure, bromure, iodure, oxyde, etc., de propyle.

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