POULE D'EAU
fut importé de l'Asie méridionale en Grèce. Il existait en Grande-Bretagne aii moment oii Jules-César aborda dans ce pays et il était également élevé depuis une époque très-reculée dans les Gaules; toutefois c'est seulement à partir de la domination romaine que son image commença à paraître sur les médailles et les monuments de nos ancêtres, et c'est à upe date relativement très-récente, probablement à l'époque de la Renaissance, que le Coq fut pris pour la première fois comme emblème national, sans doute à cause de l'identité des noms latins du Coq et du Gaulois (Gallus).
Chez les Romains, des poulets étaient fréquemment nourris dans l'enceinte des temples pour être offerts en holocauste. Le Coq était la victime que l'on sacrifiait de préférence à Esculape et l'image en bronze de cet oiseau, avec celle du Serpent, accompagnait d'ordinaire les statuettes des dieux lares. Les anciens Latins montraient d'ailleurs la même passion pour les combats de Coqs que les Chinois de nos jours et ils engageaient sur la tête des champions des sommes considérables. Enfin il n'y a qu'à parcourir les écrits de Varron, de Pline et de Columelle, pour voir quel développement l'élève des volailles avait pris en Italie dès les premiers temps de l'empire romain. Celte branche de l'économie rurale devint également florissante en Egypte, grâce à l'emploi des fours à éclosions, et, de nos jours, elle a acquis dans l'Europe occidentale une importance considérable. Pour en donner une idée, il nous suffira de dire qu'il y a une vingtaine d'années la France seule produisait déjà pour 250 millions de volailles et d'œufs, et que depuis lors la production s'est encore accrue dans de très-fortes proportions.
Nous ne pourrions, sans sortir des limites qui nous sont tracées, parler des soins qu'il convient de donner aux volailles et de l'installation des poulaillers ; nous n'avons pas davantage à comparer les diverses races gai Unes les unes avec les autres sous le rapport des qualités de la chair et de la fécondité; nous rappellerons seulement que les œufs de ces différentes races renferment les mêmes principes ahmentaires, mais n'ont pas tout à fait le même goût. Ainsi les œufs des Poules cochinchinoises ont un fumet particulier et se distinguent d'ailleurs des œufs de Poules ordinaires par la coloration jaune rosée de leur coquille, rappelant celle des œufs de Pintades. Ces œufs pèsent de 48 à 55 grammes, et dans ce poids le jaune entre pour 16 à 18 grammes, le blanc pour 25 à 28 grammes et la coquille pour 6 à 7 grammes. Les mêmes proportions se retrouvent dans les œufs des autres races, qui varient beaucoup sous le rapport des dimensions ; certains d'entre eux, ceux des Poules Bantaras, par exemple, ne dépassant guère le volume d'un œuf de Pigeon. E. Ocjstalet.
Bibliographie. — Pictet. Traité de paléontologie, 1850, 2" édit., t. I, p. 415. — Teget- MEiER (W.-B.-T.). The Poultnj Bock, gr. in-8', 1867. — Graï (G.-R.). Haiidlist of Gênera and Species of Birds, 1870, t. II. — Elliot (D.-G.). A Monograph of tlie Phasianidse, infol., avec pis. — Piette. Bull, de la Soc. d'anthrop., 1875, l. VIII, 2» série, p. 405. — Milne- Edwards (A.). Observations sur les oiseaux dont les ossements ont été trouvés dans les cavernes du sud-ouest de la France. In Matériaux jjour Vhist.primit. et nat. de l'homme, 1875, 11* année, 2° série, t. VI, p. 473. — Jeitteles. Notice sur les Gallinacés domestiques. In Mittheil. des ornith. Vereins in Wien, 1878, n° 1, mémoire anal, par M. C. Marsliall in Bull, de la Soc. philom., 1811-1818, 7"= série, t. II, n'"2et 3, p. 108 et suiv. — Jacque (Ch.). Le Poulailler, 5' édit., 1882. — Cameridge-Phillips (E.). Ueber die Abstammung des Haushuhns, trad. par G. v. Huyeck. Vienne, 1884. — Odstalet (E.). Bapport sur le Congrès ornithologique de Vienne en 1884. In Bull, de l'agriculture, 1885. E. 0.
POULE DEAU. Les Poules [d'eau {Gallinula Briss.) sont des Échassiers