‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.79Chapitre 35 sur 74 · PROSTRATION · texte numérisé non relu

PROSTRATION

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PROSTATORRUÉE. VoiJ. ProSTATE.

PROSTRATION [Prostratio virium). Abattement extrême, affaissement des forces, l'un des symptômes les plus graves qui accompagnent certaines maladies aiguës et plus particulièrement le typhus et la fièvre typhoïde. La prostration ou l'affaissement de toutes les fonctions animales, et plus particulièrement de la contractilité musculaire, est l'un des caractères les plus constants de la lièvre typhoïde dans toutes ses formes, mais plus spécialement dans la forme adynamique, où elle devient le symptôme prédominant. Elle porte alors non-seulement sur les fonctions animales, mais sur les fonctions organiques et surtout le système des forces vitales. La faiblesse musculaire est telle que le malade couché à la renverse dans son lit, dans le décubitus dorsal, la tête retombant en arrière, les bras et les jambes étendus, reste dans l'immobilité la plus complète, comme une masse inerte. Elle s'accompagne le plus ordinairement de stupeur plus ou moins profonde et persistante, d'insomnie et de subdélire, parfois de paralysie des sphincters de la vessie, de l'œsophage, de fuliginosiles des gencives, des dents, et de tremblement de la langue, de météorisme abdominal, de tendance aux hémorrhagies et aux sphacèles, en un mot, de tout l'ensemble symptomatique de la forme adynamique, dont elle con-

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slitue un des principaux caractères. Parfois la prostration, au lieu d'être continue et de s'accroître graduellement jusqu'au collapsus complet, est intermittente, elle cesse momentanément, elle semble s'interrompre, pour faire place à un accès de délire aigu avec une agitation et une excitation qui semblent révéler encore chez le malade une énergie inattendue, mais pour revenir de nouveau plus accusée encore. C'est ce que l'on voit souvent dans la forme ataxique, plus grave encore que la forme adynamique.

On peut rapprocher de cette prostration qui, sans leur être absolument inhérente, est plus spécialement propre aux affections typhiques et pestilentielles, celle que l'on voit survenir à la suite des passions tristes qui, soit par leur violence, soit par leur durée, sont devenues des causes de résolution des forces.

L'oppression ou la prostration des forces est encore un des elfels communs à un grand nombre d'agents toxiques, tels, par exemple, que les poisons hyposthénisants (l'arsenic, le phosphore, les sels de mercure, d'étain, de bismuth, l'émétique, le sel de nitre, la digitale, la ciguë, les agents dits stupéfiants, narcotiques, le venin, etc.).

La prostration est souvent encore un effet du traumatisme, qu'il soit accidentel ou provoqué, ce qui l'a fait désigner par les chirurgiens, suivant l'une ou l'autre de ses origines, par les noms de choc traumatique ou de choc opéra~ taire. Il survient souvent à la suite d'un violent traumatisme, ce qui a lieu à la suite d'une commotion cérébrale, un affaissement profond de tout le système des forces vitales et particulièrement un anéantissement général de toute contractilité musculaire, par épuisement nerveux, phénomène de même ordre que celui qui se produit à la suite de l'application expérimentale d'un courant électrique continu puissant et longtemps prolongé qui, après avoir provoqué d'abord une excitation énergique, finit par épuiser l'excitabilité musculaire comme l'excitabilité périphérique et amener dans tout le système nerveux un épuisement et par suite une inertie fonctionnelle complète.

C'est le même fait au fond, l'anéantissement plus ou moins complet et plusou moins durable de la contractilité musculaire et des forces vitales, en général, qui a lieu dans tous ces cas, dans le premier par l'action de l'élément morbide septique, infectieux, dans le second'cas par l'agent toxique, dans le troisième par le traumatisme {voy. le mot FoifcEs [Pathologie]). Brochin.

PROTAGOIV. Corps obtenu par Liebreich en traitant par de l'élher à 0 degré la masse cérébrale réduite en bouillie avec de l'eau ; le résidu dissous dans de l'alcool à 85 degrés et chauffé au bain-marie à 45 degrés se précipite par le refroidissement; on lave le dépôt à l'éther. Le protagon est à la fois azoté et phosphore (G^^fP^'Az^PhO*^) et constitue, selon Liebreich, la majeure partie du cerveau. En réalité ce n'est qu'un mélange de cérébrine et de lécithine. L. Hn.

PROTAnmE. C^H^"AzSO^(OIl) d'après Miescher, G'<'H-Az='0'^(0H)2 d'après Picard. Base organique, découverte par Miescher dans le sperme du saumon du Rhin, où on la trouve, en novembre, en combinaison avec la nucléine. C'est une masse gommeuse, volatile avec altération, soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool et l'éther, à réaction alcaline, formant des sels que la magnésie ne parvient pas à décomposer. Elle donne avec l'oxyde d'argent une combinaison insoluble.

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