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PROTOZOAIRES

très-fines et enchevêtrées, substance qui a été appelée hyaloplasma par Hanslein; l'autre liquide, remplissant les mailles du hyaloplasma et que nous nommerons avec Kupffer paraplasma. Très-làches au centre du corps, les mailles du réseau hyaloplasmique tendent à se resserrer et à se condenser vers la périphérie pour former une couche d'autant plus dense, d'autant plus résistante que l'élément solide prédomine davantage sur l'élément liquide. La couche périphérique condensée autour du corps s'observe d'une façon plus ou moins nette chez tous les Protozoaires et chez tous les éléments anatoraiques ; elle a reçu les noms d'ectoplasme, ectosarc. Par opposition on a appelé endoplasme, endosarc, la portion centrale de l'organisme. 11 n'est pas sans intérêt de rappeler que pour les partisans de la pluricellularité des Protozoaires, à la tête desquels se trouvent les noms célèbres de Claparède et Lachmann, l'ectoplasme seul constituait le corps de l'individu, l'endoplasme n'étant qu'une substance étrangère analogue au chyme des Cœlentérés.

Des modifications de l'ectoplasme et de l'endoplasme naissent toutes les différenciations fonctionnelles de l'être. Pour vivre, croître et se multiplier, le protoplasma doit en effet se nourrir, et dans le sens le plus large de ce mot on comprend l'alimentation et la respiration. Par quel mécanisme s'accomplissent ces deux fonctions principales? Nous savons que tous les Protozoaires vivent dans des milieux liquides; nous savons également que, suivant en cela la physiologie commune à tous les éléments vivants, ils sont le siège d'échanges osmotiques perpétuels et incessants avec le milieu qui les environne. Or c'est grâce • à cette perméabilité, à cette imbibition, que le protoplasma de l'organisme s'assimile la quantité d'oxygène dont il a besoin pour prospérer, qu'il rejette également l'acide carbonique et les produits excréraentitiels liquides résultant de sa nutrition. Dans les cas les plus simples, c'est-à-dire chez un grand nombre de Protozoaires parasites qui trouvent tout formés dans les liquides de leur hôte les produits nécessaires à la vie, la nutrition tout entière s'effectue uniquement de cette façon. On ne trouve chez les Opalines de la Grenouille, chez les Grégarines des Arthropodes, ni vésicules contractiles destinées à rejeter au dehors les résidus liquides de la vie protoplasmique, ni bouche, ni anus pour l'entrée et la sortie des matières alimentaires et fécales.

La première différenciation que nous voyons apparaître dans la constitution des êtres unicellulaires est la formation d'une petite vacuole, douée de mouvements rhythmiques de diastole et de systole, logée dans l'épaisseur des parois de l'ectoplasme et communiquant avec l'extérieur par un petit pore. Cette vacuole est la vésicule contractile; tous les auteurs sont d'accord aujourd'hui pour lui reconnaître le rôle d'un organe excréteur des résidus liquides de la vie du protoplasma résultant soit de la nutrition proprement dite, soit de la respiration. Cette vésicule apparaît de très-bonne heure dans l'embranchement des Protozoaires; la plupart des Rhizopodes en sont pourvus et elle fait rarement défaut chez les espèces aquatiques, tandis que les formes parasites n'en possèdent souvent pas.

L'introduction des aliments dans le corps de ces êtres s'effectue ou bien par imbibition, s'ils sont à l'état de dissolution, ou bien par pénétration directe, s'ils sont à l'état solide. La pénétration peut s'effectuer par un point quelconque du corps, Rhizopodes, Radiolaires, ou par une ouverture préformée qui joue le rôle d'une vraie bouche, Infusoires, ou bien encore par des organes de succion, des ventouses fasciculées, Tentaculifères. Lorsque l'aire d'ingestion est

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