‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.79Chapitre 40 sur 74 · GG PRUNELLE · texte numérisé non relu

GG PRUNELLE

consécutives à l'abus des liqueurs alcooliques^ Les lésullats obtenus par ce médecin nous semblent avoir besoin d'èlre de nouveau contrôlés. Ce qu'on peut affirmer en attendant, c'est que l'usage de la souice Sainte-Croix de Provins convient, comme celui de toutes les bicarbonatées ferrugineuses carboniques d'ailleurs, contre l'aucmie, la cblorose, la dyspepsie elles fièvres intermittentes anciennes qui ont eu le temps d'altérer l'économie et de déglobuliser le sang.

La durée de la cure est de vingt à vingt-cinq jours.

On n'exporte pas l'eau minérale ferrugineuse de Provins. A. R.

PRUGIVES (Eau minérale de). Athermale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique forte (département de l'Aveyron, arrondissement de Saint- Affiique, au voisinage d'Andabre et deCamarès, dont Prugnes n'est distante que de 1500 mètres [voy. ces mois]). Une source émerge à celle slalion; son eau est transparente et hmpidcet elle laisse précipiter une pelite quaiititéde rouille dont la coloration jaune rougeàlre recouvre les parois intérieures de la fontaine. Des bulles gazeuses, grosses et nombreuses, viennent s'épanouir avec bruit à sa surface. Elle rougit les préparations de tournesol; sa saveur est fade et légèrement ferrugineuse. La température est de 15°, 4 centigrade. Laurens en a fait l'analyse et a trouvé dans 1000 grammes d'eau :

Bicarbonate do chaux 0,345

— soude 0,ôiO

— magnésie. . 0,265

— proloxyde do fer 0,075

Sulfate de soudo 0,150

— cliaux traces.

Chlorure de sodium i

— calcium j "^'l™

Alumine et matière organique 0,055

Total des matières fixi:s 1,560

Gaz aciilo cnrl)On:que libre i''',50

Prugnes a un petit établissement servant de trinkballe aux babitants du voisinage qui viennent cbaque jour prendre l'eau, exclusivement employée en boisson. Son mode d'administration, ses doses, ses effets physiologiques et thérapeutiques, ne diffèrent pas sensiblement de ceux de Camarès et d'Andabre, aussi nous conlentons-nous de renvoyer aux articles que nous avons consacrés à ces deux stations. A. R.

PRtJXELLE (Clément-François-Victor-Gabriel). Né à La-Tour-du-Pin, en Dauphiné, le 22 juin 1777. Il fit ses éludes médicales où il fut sous-bibliothécaire de la Faculté. Après un voyage en Espagne, il vint à Paris, où il devint l'un des collaborateuis des Annales de Millin. Il retourna bientôt à Montpellier, fut nommé bibliothécaire de la Faculté, en 1805, et titulaire delà chaire d'histoire de la médecine et de médecine légale, en 1807. Plus tard il se rendit à Lyon dont il fut nommé maire en 1850; peu après il fut élu député de l'Isère. On lui doit un certain nombre d'ouvrages sur l'histoire de la médecine, ainsi : des Fragments pour servir à l'histoire des progrès de la médecine dans l'Université de Montpellier. Montpellier, an IX, in-l". — De l'influence exercée par la médecine sur la renaissance des lettres. Ibid., 1809, in--!". — Des études de médecine, de leur connexion et de leur méthodologie. Montpel-

PRU?iIER. •^'37

lier, 1816, iii-4°, etc. iSommé, en 1855, inspecteui' des eaux minérales à Yichy, il est mort dans cette localité le 20 août 1853. A. D.

PRUIVELLIER. Nom vulgaire du Prunus spinosa L., arbrisseau de la famille des Rosacées, qu'on appelle également Épine noire {voy. Prumer). Ses fruits portent le nom de prunelles. Ed- l-'''f-

PRl]l\[EU-Bt:Y (Franz). Né à Pfreimdt (Palatinat), le 8 mars 1808, mort à PJso, le 20 septembre 1882. 11 fut nommé en 1851 professeur d'anatomie à l'École d'Abouzabel, près du Caire, et obtint en 1834 la direction de l'hôpital militaire d'Esbegyet, en 1836 celle des hôpitaux du Caire, enfin devint en 1859 médecin du vice-roi Abbas-Pacha. Il publia divers ouvrages sur le choléra, la peste, etc., et Die Krankheiten des Orients vom Slandpunkl der vergl. Nosologie hetrachtet (Erlangen, 1847), puis sur l'ethnographie et l'anlhropologie, entre autres : Die Ueberbleibsel der altdgyptischen Menschenracen; Mûncheii, 1846. En 1860, il quitta l'Egypte et continua ses travaux ethnographiques et anthropologiques à Paris jusqu'en 1870. L. Un.

PRUNIER {Prunus T). Genre de Rosacées, qui a donné son nom à une série de cette famille (Prunées, Amygdalées ou Drupacées), et qui a des fleurs à réceptacle concave, avec calice et corolle de Rosacée, avec un androcée, également de Rosacée, inséré, comme le périantlie, sur les bords du réceptacle. Mais ce qui est caractéristique est le gynécée, réduit à un carpelle unique, inséré tout [irès du fond de la coupe réceptaculaire, et renfermant, dans son ovaire uniloculaire, un placenta ventral qui supporle deux ovules descendants, collatéraux, à micropyle extérieur et supérieur, coiffé d'un obturateur formé par le placenta épaissi. Le fruit est généralement drupacé, et son noyau contient une ou deux graines descendantes, à embryon ciianiu, huileux, non albuminé à la maturité, quoique, dans son jeune âge, il soit accompagné d'un double albumen.

Le Prunier cultivé {Prunus doniestica L.), qu'on croit originaire du Levant, donne des fruits comestibles bien connus. C'est une de ses variétés, le P. doniestica Julinna, qui surtout donne les Pruneaux, si fré(|uemment employés comme laxatifs.

L'Épine noire est le Prunellier (P. spinosa L.),dont les fruits non miàrs sont extrêmement astringents et servaient à préparer bien des remèdes, entre autres le suc d'Acacia 7iostras, substitué au suc d'Acacia d'Egypte. Le P. fnsititia L , autre espèce indigène, a aussi des fruits acerbes et amers, jadis usités.

Au genre Prunier appartiennent encore :

Le Laurier-cerise {Prunus Lauro-Cerasus).

L'Abricotier {Prunus Arnieniaca).

Les Pêchers {Prunus Persica).

Les Amandiers {Prunus Amyydalus) . — Voy. ces mots.

Le Prunier d'Espagne est le Spondias purpurea et le S. lutea L.

Le P. d'Amérique est l'Icaquier. II. Rn.

BiBLiocnAPiiiE. — T., Iiist., 622, t. 598. — L., Gen., n. 620. — Gi'Rtx., Fruct., \\, 74, t. 95. — Lamk, ///., t. 432. — DC, Prodr., Il, 532. — Endl., Gen., n. 6046. — Hosentii., Syn. plant, diaphor., 561. — H. Ex., Hist. des pi. , I, 415, 478, lig. 469-483; Tr. Bot. méd. phané)-., 561. H. Bx.

668 PRURIGO.

PRUKIER (Eau minerai e dr]. Athermale, bicarbonalée ferrugineuse faible, carbonique moijenne. Dans le déparlement de Maine-et-Loire, arrondissement d'Angers, émergent deux filets dont la re'union porte le nom de Source (lu Grand-Tertre. Son eau est limpide et transparente, quoiqu'elle donne naissance à un précipité ocreux d'un beau jaune qui se dépose sur les parois internes de sa fontaine. Elle est tiaversée par des bulles gazeuses, les unes assez grosses et les autres très-fines, qui se fixent en perles brillantes à l'intéiieur des vases où elle est reçue. Elle rougit très-légèrement les préparations de tournesol et sa température est de 15", 2 centigrade, l'air extérieur étant à 21°, 5 centigrade. Le débit des deux griffons de la source de Prunier est peu abondant, mais on ne le connaît pas d'une uianière exacte. Ménière et Godefroy ont fait l'analyse de la source du Grand-Tertre et ont trouvé dans 1000 grammes d'eau les principes suivants :

Sulfate (le chaux 0,067

— inapncsiiï 0,025

— alumine 0,017

Bicarbonate de fer 0,035

— mapnésie 0,050

— cIkiux 0,020

Clilorui-c de sodium 0,023

— calcium 0,017

Silice 0,017

Matière oigaiiiijue azotée traces.

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