E. Salvagl
BiDLioGBAPHiE. — DuMÉiiiL et BiBROX. Erpétolof/ic générale, t. V. — Saivare (II.-E.). Étude sw le membre antérieur du Pseudope de Pallas. In Ann. des se. iial., 6' série, t. Vil. — Du MÊME. Note sur le membre postérieur du Pseudope de Pallas. In Ibidem, t. XIII. — Schueider (E.). Uerpetologia curopœa, 1875. E. S.
PSEUDOPnÉXA^'TnRKXE. C'^'Il'-. Carbure d'hydrogène renfermé dans l'anlhracène brut, dont on le relire par dissolution dans l'acétate d'éthyle. Il est en cristaux fusibles à 115 degrés et fournit une quinone fusible à 170 degrés. L. Hn.
PSEl'noPLASiME (de ^ivBri^, faux, et TÙ-ârrixa., formation. C'est un des nombreux termes dont se servaient les Anciens et Burdach en particulier pour désigner les produits morbides dont la nature et l'évolution étaient regardées comme différentes de celles de l'organisme normal. Burdach attribuait leur origine à une dégénérescence survenue dans l'activité organique ou plastique {voy. Plastique), qui fait que cette dernière engendre des produits étrangers à l'organisme. Selon la durée de ces produits, il les divisait en exanthèmes ou bien en pullulations et en hétéroplasmes, ces derniers ayant une existence permanente. Nous nous bornons à citer, parmi les pseudoplasmes, les tubercules, le squirrhe, etc., et nous renvoyons à l'article Hétéroplasie pour tout ce qui concerne l'histoire de ces néoplasmes. Ee. Réitérer.
BiBLioGBAPHiE. — BnRDACH. Traité de physiologic, trad. Jourdan. Pai'is, 1857. E. R.
PSEL'DOPl'RPURI^'E. C'^R^O^ La pseudopurpurine ou acide purpurine-carbonique forme en grande partie la laque de garance du cojïimerce, dans laquelle elle se trouve à l'état de composé aluminique. On la prépare au moyen de la purpurine par un procédé assez complexe que nous ne décrirons pas.
Elle cristallise en belles lamelles rouges, qui commencent à se décomposer vers 160 degrés en purpurine et en acide carbonique; elle se dissout sans altération dans le chloroforme et la benzine; l'eau chaude et l'alcool la décomposent. Elle sert dans la teinture pour produire de très-beaux roses. L. Hn.
FSEUDOQLimiiVE. Alcaloïde douteux découvert par Mengarduque dans un extrait de quinquina d'origine inconnue qui ne renfermait ni quinine ni cinchonine. Elle est formée de prismes irréguliers solubles dans l'alcool, insolubles dans l'eau et l'éther, dont le sulfate serait à peine amer. L. H-\.
PSEUDOTOXINE. 7H
PSEUDOSAI.A.1MAIVDRES. Sous ce nom Gh. Bonaparte a réuni dans son troisième ordre des Amphibiens les genres Amphiume et Ménopome, Wagler avait déjà groupé sous le nom d'ichthyodes les Batraciens urodèles {voy. Batraciens) qui présentent un ou plusieurs trous branchiaux sur les côtés du cou. Duméril et Bibron ont élevé ce groupe au rang de sous-ordre sous le nom de Trématodèrcs. Pour Claus,^ ce groupe forme deux familles distinctes, celle des Amphiumidées, caractérisée par le corps allongé, anguilliforme, les pattes courtes, très-éloignées l'une de l'autre, avec trois orteils rudimenlaires; celle des Ménopomidées, renfermant des animaux qui ont l'aspect des Salamandres {voy. ce mot) et chez lesquels il existe quatre orteils aux pattes de devant et cinq aux membres de derrière. Glauss comprend, d'ailleurs, dans cette famille, aussi bien le Ménopome que le Cryptobranche ou grande Salamandre du Japon {voy. ce mot). Les deux familles sont réunies par G. -A. Boulenger sous le nom d'Amphiumidées.
Quoi qu'il en soit, et en s'en tenant à la classification adoptée par Gh. Bonaparte, le genre Monopome-ou Gryptobranche ne comprend qu'une seule espèce, le Crytobranche des monts Alleghanies {Cryptohranchus alleghanensk) des cours d'eau tributaires du Mississipi, chez lequel le corps est allongé, la tête large, très-aplatic, la forme lourde, la peau rugueuse, avec de nombreux pores, de couleur brunâtre, marbrée de taches noires ; sur les flancs se voit un repli cutané assez épais ; la queue est comprimée, du tiers environ de la longueur du corps, qui atteint 0,20. La langue recouvre le plancher de la bouche, mais est libre en avant; il existe de fortes dents au vomer, sur l'intermaxillaire et les maxillaires; les arcs branchiaux sont au nombre de quatre; une fente allongée se trouve sur les parties latérales du cou, au moins du côté gauche. Beaucoup de pêcheurs américains redoutent ce Batracien et pensent que sa morsure est venimeuse.
Le genre Amphiume, établi par Garden, ne comprend que deux espèces, l'Amphiume tridactyle [Amphiuma tridactyla) et l'Amphiume mcans [A. tneans), du Mississipi et de la Louisiane ; la première espèce a trois doigts à chaque membre, la seconde deux seulement. Les Amphiumes ont le corps très-allongé, anguilliforme, cylindrique; la tête est petite, le museau allongé, obtus à son extrémité ; les yeux sont très-petits, recouverts par la peau ; les ouvertures externes des narines sont situées près du rebord labial ; la mâchoire supérieure est plus longue que l'inférieure; la queue est courte, comprimée, tranchante, terminée en pointe ; les membres, au nombre de quatre, sont très-courts, fort distants les uns des autres ; les doigts sont peu développés. Le cou est percé de chaque côté, en arrière de la tète, d'un trou ovalaire. Les dents du vomer sont fortes, placées parallèlement à celles du maxillaire et de l'intermaxillaire. La langue adhère de toutes parts au plancher de la bouche, avec laquelle elle se confond. Il existe quatre arcs branchiaux. De même que le Ménopome, l'Amphiume passe pour être venimeuse. H.-E. Sauvage.
Bibliographie. — Cuvier. Mém. Muséum, t. XIV. — Duhkril et Bibron. Erpétologie générale, t. VII. — Boulenger (G. -A.). Cat. of Ihe balracia gradientia, 1882. E. S.
PSEUDOTOXIl^E. Extrait jaunâtre tiré par Brandes des feuilles de belladone, soluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans l'éther. G'est un corps impur dont les propriétés vénéneuses sont dues à l'atropine qu'il renferme. L. Un.
712 PSIADIA.
PSEUDOTROPIIVE. Base obtenue par le dédoublement de l'hyoscyamine sous l'action de l'eau de baryte. C'est un liquide incolore, bouillant à 241-245 degrés, et offrant les réactions générales de [la tropine. L. lia.
PSEUBOUBIQUE (Acide). CTPO^Az''. Diffère de l'acide urique par une molécule d'eau en plus, mais présente la plupart de ses propriétés. On l'obtient à l'état de sel de potassium en faisant réagir une solution aqueuse de cyanale de potassium sur l'uramile ou diluramide :
C'O-^HUz-' -4- CAzOK = C^H\HAz'\K
Diluramide. Cyanale l'seudourate
potassique. de potassium.
Cet acide est monobasique et constitue une poudre cristalline, sans odeur ni saveur, peu soluble dans l'eau, très-soluble dans les alcalis caustiques. L'acide nitrique le transforme en alloxane et en urée ; avec le bioxyde de plomb il donne, non de l'allantoïne comme l'acide urique, mais de l'acide oxalurique. Les pseudourates sont cristallisables et solubles dans l'eau. L. Hx.
PSEUDOX4l\"niilVE. C*H'Az*0'. Se forme dans l'action de l'acide sulfurique sur l'acide uri(jue, en même temps que l'acide hydurilique et le glycocolle. 11 est analogue à la xantbine. 11 est aussi jaunâtre, pulvérulent, se conververtissant par le frottement en une masse cireuse, peu soluble dans l'eau, l'ammoniaque et l'acide cblorbydrique, soluble dans les alcalis. La pseudoxantbine ne donne pas de combinaisons cristallisées avec les acides cblorbydrique et nitrique, ce qui la distingue de la xantbine. L. H.n.
PSIADIA (Jacq.). Genre de Composées- Aslérées-Chrysocomées, à fleurs dimorpbes : celles du rayon fertile, 1-oo-sériées, ou rarement nulles, à corolle ordinairement ligulée, parfois plus courte que le style ou plus longue et étalée; celles du disque hermaphrodites, stériles ou parfois fertiles, à corolle tubuleuse, régulière et valvaire. Les fleurs hermaphrodites ont des branches stylaircs aplaties et diversement appendiculécs; dans les femelles, elles sont plus étroites et parfois inégales. Les fruits, arrondis ou plus ordinairement pourvus de quelques angles, ont une aigrette formée de soies nombreuses, 1, 2-sériées, fmemcnt barbelées. Ce sont des arbustes de l'Asie et de l'Afrique tropicales, surtout des îles orientales africaines, dressés ou grimpants, glabres ou à duvet variable, souvent pourvus d'un suc glutineux, avec des feuilles alternes, entières ou dentées, et des grappes de capitules; les bractées des involucres 2- oo -sériées; le réceptacle nu ou plus rarement chargé de fines franges. A ce genre, trèsvoisin des Conyza, nous avons rattaché les Glycideras Cass., Henricia Cass. et Frappiera Cordem. Le P. glutinosa Jacq. {Conyza glutinosa Lamk) est le Banmier de Vhle de France ou B. de Vlsle plate. 11 est riche en suc glutineuxrésineux, aromatique. On emploie ses feuilles dans l'Inde comme vulnéraires, La plante est aussi vantée comme pectorale. A Bourbon, on accorde les mêmes propriétés à toutes les espèces de la section Glutinaria de De CandoUe {Prodr.y V., 518), notamment au P. halsamica DC. ou Baume africain, au P. retusa Lamk {Saliette, Bien salée), au P. dentata DC, au P. integerrima DC, au P. montana {Frappiera montana Cordem.) ou Bois-marron. H. B.n.
Bibliographie. — Jacq., H. schombr., II, 15, t. 152. — H. Bn, Hist. des pi., VIII, 150.