C.\lIC.\,SIOUES (provinces
Le système de l'Elbroiisse ou Elbourz, dont le grand axe fait avec le méridien un angle de 50°, s'étend depuis la presqu'île de Taman jusqu'aux monts Schan. Il se compose d'une vaste cliaîne centrale d'éruption, de deux longues chaînes secondaires de soulèvement, situées à des distances variables de la chaîne principale, et d'une foule de chaînons, contre-forts, chaînes latérales, dans les gorges escarpées desquelles prennent naissance des torrents et des rivières en nombre infini. La partis dominante de la chaîne centrale, qui commence avec la limite sud-est, se termine au nord-ouest par le mont Oschtek on Oschten, lequel est séparé de l'EIbrousse par 155 kilomètres; à la même distance, au sud-est, se trouve le mont Schan, qni termine le système. Sous l'influence de l'action intérieure des forces expansives, cette masse énorme de roches primitives, soulevant avec elles des couches puissantes de roches sédimentenses, s'est dressée en crête gigantesque, et a rejeté au loin les bancs de dépôt, dont, comme dans les formations alpestres, elle est aujourd'hui séparée, au nord et au sud, par une dépression; les dimensions de cette dépression varient en largeur et en profondeur, suivant les lieux. De larges et fréquentes coupures, constituant des vallées perpendiculaires à l'axe du soulèvement, livrent passage aux sources des nombreux cours d'eau, qui arrosent les régions voisines, et divisent en tronçons ces masses latérales. Au dehors d'elles, plusieurs centres secondaires de soulèvement, orientés dans une autre direction, témoignent de l'étendue et de la puissance des forces plutoniennes, dont nous étudions les effets. La chaîne secondaire septentrionale a son axe dans une direction à peu près parallèle à celle de l'axe principal; reliée à la vallée de fracture par des pentes abruptes, souvent presque perpendiculaires, et sillonnées de profondes déchirures, elle présente, au contraire, du côté nord, des pentes douces, qui, par degrés, conduisent des cimes alpestres aux coteaux, à travers lesquels circulent les nombreux affluents du Kuban. A l'est de l'Elbrousse, la chaîne secondaire septentrionale embra.sse, dans ses circuits montagneux, les hauts bassins du Terek et de ses affluents, la Malka, le Baksan, le Tschegam, le Tcherek, qui sourd au pied du Dik-tau (S,'! 60 mètres). Ses dernières dépendances sont les chaînons à demi isolés, oij se rencontrent les sommets élevés du Kasbek (5,040 mètres), et de Tépla (4,420 mètres), dans le voisinage de Terek et du col de Dal'iel, puis le grand cratère de soulèvement du Dik-tau élevé de 4,855 mètres. Au nord de l'Elbrousse, une dernière chaîne, dont l'axe est presque parallèle au méridien, et se rattachant à la chaîne latérale septentrionale, s'élance vers les steppes, et, perdant bientôt la plus grande partie de son altitude, s'étale en coteaux nombreux, qui couvrent les environs de Stavropol, à 200 kilomètres au nord de l'Elbrousse, et s'avancent jusque dans le haut bassin du Kalaus, affluent de laManytsch. On eu rencontre même encore les derniers coteaux vers le confluent de ces deux cours d'eau, à 170 kilomètres au nord-est de Stavropol.
La chaîne méridionale secondaire qui, du côté de la chaîne centrale, se dresse comme un mur escarpé presque perpendiculaire à l'horizon, s'étend en pente insensible vers les côtes de la mer Noire, livrant passage, au nord du Au" degré de latitude, aux cours d'eau sans importance qui se jettent dans la mer; plus accidentée dans la direction du sud-est, elle appuie ses derniers contre-forts jusque vers les plaines du Rion, embrassant dans ses rameaux les systèmes subordonnés du Pschu, du pays des Abases, du Souanethi, du Letschkoum, du Ratscha, et de tout le haut pays situé au nord-est des plaines et des vallées basses de la Mingrélie et de l'Iméretie.
L'Elbrousse lui-même, centre de tout ce vaste ensemble, appelé aussi Elbourz
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ou Elborus, Jaldus-dagli (monl d'or), par les Tartares, Ghat-Gora par les Russes, situé près du 60« méridien, s'élève jusqu'à 5,650 mètres d'altitude ; il est formé de deux pics séparés, inégaux en hauteur, couverts de neiges éternelles, et entourés d'un demi-cercle de montagnes, ayant une altitude moyenne, inférieure à la leur, de 1,200 à 1,500 mètres environ. Cette division en deux pics se retrouve dans le Kasbek, situé à 42"!' de longitude est, et élevé de 5,040 mètres, couvert, lui aussi, de neiges perpétuelles et d'immenses glaciers. Nous devon.-; encore mentionner, dans ce système, au nord de l'Elbrousse, au delà du 44" parallèle, par 40"ô0' de longitude, le Besclitau ou Wesclitau des Tartares, le Paligo: ;\ des Russes, masse tracliytique, composée de quatre pics agglomérés, dont le plus élevé a 1,400 mètres d'élévation, et au pied duquel de nombreuses sources minérales jaillissent du sol, à toutes les températures.
Le second système de chaînes de montagnes dont nous allons esquisser la disposition, le système du Daghestan constitue, avec celui qui vient d'être décrit, ce qu'on appelle ordinairement le Caucase. On désigne aussi ce vaste ensemble sous le nom de grand Caucase, pour le distinguer du réseau montagneux, couvrant toutes les régions comprises entre l'Araxe et le Kour, dont le lac Goktchaï occupe à peu près le milieu, et auquel on applique fréquemment la dénomination de petit Caucase.
Le système du Daghestan a son centre, dans le sud de la province du même nom, au Chunu-dagh (2,965 mètres), à environ 185 kilomètres du mont Schan, à l'ouest, et à peu près à la même distance du mont Gadi (1,220 mètres), au sudest. De ce point central, la chaîne du Daghestan porte ses crêtes neigeuses dans la direction du sud-est, à travers les hauts plateaux accidentés de l'Argoun et du Beschit, jusqu'au pic du Sari-dagh, cime gigantesque de 5,650 mètres d'élévation, d'oiî s'échappent les sources du Samur; puis, suivant une direction parallèle à celle de la grande chaîne centrale du système elbrouzien, du nord-ouest au sudest, arrive jusqu'au Baba-dagh, mont majestueux de 5,640 mètres d'altitude, oii elle se divise en trois chaînes, dont la dernière vient, en pentes douces, s'éteindre dans les plaines du Chirvan, sur les rives de la mer Caspienne, dans les eaux de laquelle plongent et disparaissent ses derniers coteaux, mais où les sondages en font reconnaître les petits contre-forts.
Cette chaîne centrale, comme celle du premier système, est circonscrite par deux chaînes secondaires, situées, l'une au sud-ouest, l'autre au nord-est. Celle du sud, se détachant de la chaîne médiane, à peu près par 42°45' de longitude est, s'abaisse presque immédiatement, puis se divise en deux branches, dont l'une pénètre entre le bassin de la Jora et celui de l'Alasan, qu'elle sépare; puis, donnant passage à l'Alasan, par une de ses vallées hautes, va rejoindre la chaîne principale, non loin du mont Bab.i, tandis que l'autre, encore plus excentrique, sépare le cours de la Jora de celui du Kour proprement dit, et, après avoir donné passage à ces deux fleuves, se relie à la première. A ces chaînes secondaires se rattachent comme appendices les groupes d'où sortent les sources de la Jora, les deux groupes à axe commun, donnant sortie, l'un a la source de l'Alazan, l'autre à celle de l'Agri-tchaï, enfin les montagnes situées entre Cliemacha et Nucha.
La chaîne secondaire, située au nord, part des profondes vallées de l'Argoun et des quatre cours d'eau, dont la réunion forme le Sulak, pour s'étendre, vers le sud-est, en masses abruptes, aux pentes rapides, aux flancs tourmentés, jusqu'aux rives caspieimes, près desquelles elles s'abaissent peu à peu, et vont se terminer, dans la presqu'île d'Apschéron, en bas coteaux subdivisés à l'intini par de petits ruisseaux.
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A la chaîne secondaire nord du système du Daghestan, se rattachent, comme appendices, des centres secondaires de soulèvement : ainsi, les monts Intcharo (2,884 mètres), Betli (2,347 mètres), Klianakoï-tau (2,668 mètres), le Ghounib (2,560 mètres), célèbre par la reddition de Schamyl.
Au nord de la chaîne du Caucase, le sol, dont l'altitude moyenne décroît rapidement, à mesure qu'on remonte le cours des affluents du Terek et du Kouban, présente l'aspect d'une inmiense plaine ondoyante, basse, saline en beaucoup d'endroits, inclinée à l'est et à l'ouest, conservant pourtant, à l'ouest, une altitude de quelques mètres sur les rivages de la mer Noire, mais descendant, sur les bords de la Caspienne, à une profondeur de 25 mètres au-dessous du niveau de la nier libre ; au centre, c'est-à-dire vers le 42*^ méridien, le sol se relève en un plateau, qui commence par une haute plaine salée de 160 mètres d'altitude moyenne. Cette voussure s'élève peu à peu jusqu'à 500 ou 550 mètres, au nord du Besch-tau, en une masse calcaire qu'on retrouve jusqu'aux bords de la mer Noire, et qui, vers 40° de longitude est, établit la ligne de partage des eaux entre les deux mers, et va s'éteindre à l'est dans la vallée de la Manytsch.
A l'extrémité nord-ouest de la grande diagonale du losange caucasique, se trouve un enchevêtrement d'îles, de caps, de golfes, de presqu'îles, de terres basses, de lagunes, etc., qui a reçu le nom de presqu'île de Taman, et au milieu duquel se trouve l'embouchure du Kouban, dont il forme le delta. Mais il faut remarquer qu'il ne s'agit pas ici d'un delta proprement dit, dû aux alluvions charriées par le fleuve, à des amas sédimenteux plus ou moins anciens ; nous sommes, au contraire, en plein pays élevé, d'origine plutonienne, formé, en partie, de coteaux cratérifornies, de volcans de boue éteints, dont l'altitude varie de 20 à 40 mètres au-dessus du niveau de la mer, et, pour ainsi dire de lu même hauteur, au-dessus du niveau du sol, qui, sur ces côtes, est très-bas.
A l'autre extrémité de cette diagonale est la presqu'île d'Apschéron, avec ses volcans de boue, ses puits enflammés, ses sources minérales, ses sources de pétrole, ses émanations gazeuses, expressions multiples de l'activité de puissantes actions chimiques souterraines. La pointe extrême de la presqu'île est le cap Chachou, situé par 40''24' nord et QS^i' est.
Au sud du grand Caucase et des dépendances de la chaîne secondaire méridionale, à travers les hautes vallées desquelles s'échappent d'innombrables cours d'eau, commence une vaste dépression, occupant toute ia longueur de l'isthme, ayant son axe dans la même direction que les chaînes, c'est-à-dire coupant le méridien, en formant avec lui un angle de 50° environ. Dans cette dépression s'accumulent toutes les eaux provenant des deux flancs de ce vaste encaissement, d'où résultent, indépendamment des cours d'eau de peu d'importance, le Paon, qui se jette dans la mer Noire, et le Kour, affluent beaucoup plus considérable de la mer Caspienne. Les monts Suram, chaîne qui relie les districts élevés du Batsclia aux liauts pays de la Gurie, établissent la séparation des deux bassins.
Au delà du cours de ces fleuves, au sud, à une distance variable du Thalweg, presque nulle au nord-est, et de plus en plus grande à mesure qu'on approche du sud-est, suivant une ligne que dessine à peu près la grande route de Tiflis à Gliucha, on rencontre les premiers contre-forts de la vaste agglomération montagneuse qui couvre l'Arménie russe, et qu'on désigne collectivement sous la dénomination de petit Caucase, ou Caucase méridional. C'est de beaucoup la partie la moins connue des provinces caucasiques, et il ne nous sera possible d'en donner qu'une description sommaire, sans vues d'ensemble. Nous suivrons, pour
;0 CAL'CASKJUES (provinces).
îtte description, l'exposé donné par Pefzholdt, dans son intéressant livre sur le
aucase, et nous dirons quelques mots des divers groupes qu'on distingue dans ce
iste réseau. I
Citons d'abord, enpartant du nord-ouest sur la mer Noire, les monts Âdschara, ^^
)nt l'axe, à peu près directement orienté de l'ouest à l'est, entre 40''50' et 41»55' j^
;t, se relève ensuite, après le pic Nagebo (2,616 mètres). Cette chaîne rejoint ii
s monts Suram, dont nous avons parlé, et, limitant le bassin du haut Pion, ^^i
lie contribue, avec eux, à relier les .systèmes du grand Caucase à ceux du petit, ne nous décrivons maintenant. On remarque dans cette chaîne, en outre du pic 3 Nagebo, le Taginauri (2,665 mètres), et le Mepiss-Zcliaro (2,845 mètres). En ice de la partie orientale de cette chaîne, de l'autre côté du Kour, et à peu près à a même dislance qu'elle, s'élève le mont Kara-Kaja (2,848 mètres); c'est le. lemier pic remarquable, à l'ouest d'une longue chaîne, dont l'axe principal 9us-tend, comme la corde d'un arc, une vaste sinuosité à convexité méridionale ue décrit le Kour, entre Tifiis et Acbaiziche. Dirigée à peu près dans le sens es parallèles, cette chaîne est presque tout entière située par 41° 45' nord. On
reniaïqueles monts Ardchévan (2,767 mètres), Trialelhi (2,256 mètres), et oneti ou Did-Gora (1,898 mètres). A cette chaîne se rattachent les réseaux fioins élevés, situés au nord de l'Ardchévan, et qui, rejetant dans cette direction ; cours du Kour, déterminent sa courbure.
De ce même mont Kara-Kaja part, dans la direction N.-N.-O., S.-S.-E., un éseau irrégulier, relié aux montagnes d'Ardagan (ou Ardahan), sur le terri- ^'
oire turc, et au milieu duquel circulent des cours d'eau, qui n'ont d'autres ''
ébouchés que les petits lacs si nombreux sur ces hauts plateaux, dans les environs 'Achalkalaki Entre eux surgissent de nombreuses cimes élevées, comme celles e Godorebi (3,187 mètres), d'Indscha-Su (2,982 mètres), d'Âbul, d'Embleki 5,050 mètres), etc., que nous retrouverons plus loin.
Le mont Embleki fait lui-même partie d'une longue crête sensiblement dirigée ""'"
u nord au sud, à l'est de laquelle s'avancent, perpendiculairement à son axe, de J
astes contre-forts qui circonscrivent les hauts bassins du Chram et de la Bortschala, t où l'on remarque le Schindlar (1 ,904 mètres), le Liat\ur (2,559 mètres), etc. **'
ar son extrémité méridionale, la chaîne dont il s'agit s'étend par les monts Âg- '''''''
agan (5,000 mètres), Besobdal, etc., jusqu'aux premiers contre-forts du système *'
es monts Alagoz dont les sépare pourtant, dans une certaine étendue, la vallée ^^^
e la Bambach, affluent de la Bortschala.
Les monts Alagoz ou Alleghez, dont le nom , faute d'autre, a été souvent appliqué à '^
resque toutes les montagnes comprises entre le lac Goktchaï et le bassin supérieur du ^ ■
iour, sont essentiellement constitués par un système qui s'étend au nord jusqu'au elà des sommets du Bambach et du Thesch-aschmed (3,100 mètres), au sud-ouest lesquels se trouve l'énorme montagne isolée qui porte spécialement le nom de nont Alleghez (4,110 mètres). Après avoir fourni les contre-forts qui séparent les assins de l'Abaran et de la Sanga, les monts Alleghez, se reliant au massif monagneux au milieu duquel est situé le Goktchaï, se continuent par les chaînes, irréulièrement agencées, qui remplissent la grande courbure de l'Araxe, dont les . fduents descendent de leurs larges et profondes vallées, aux sites si pittoresques et ouvent si fertiles. L'Ag-dagh (3,570 mètres), le Gesal Dara (3,540 mètres) entre 'Araxe et le Goktchaï, l'Ischichli (3,568 mètres) d'où jaillit la source du Berguschet t le Kapudschich (3,915 mètres), etc., en sont les sommets principaux. Ces haines entre-croisées, encore si incomplètement connues, se continuent à l'est
CAUCASIQUES (pbovinces).
avec les montagnes situées au sud-est du lac, et où se trouvent le Kara-Arscliatch (5,070 mètres), le Giamisch (5,748 mètres), l'Inak-Dagh (5,570 mètres), etc. Vers les limites de la province deKarabagli, le Kour s'avance en formant d'innombrables sinuosités, dans les plaines basses du Schirvan, oii il reçoit les eaux de l'Araxe. Entre ce fleuve et la presqu'île d'Apschéron, le terrain se relève en coteaux étages, au milieu desquels surgissent en foule les sources sulfureuses, les sources de naphte, les volcans de boue, les sources de feu, etc. Dans le Talych du littoral, le terrain est tout à fait bas, et Lenkoran (58°4'4' nord) est à 20 mètres au-dessous du niveau de la mer Noire; mais le Tchangisar qui n'en est qu'à CSO' à l'ouest, a déjà une altitude de i ,954 mètres.
Si, à l'aide de l'ensemble des notions qui précèdent, nous voulons d'un coup d'oeil embrasser l'aspect orographique général du Caucase, nous voyons d'abord au nord et allant d'une mer à l'autre, une vaste plaine ayant tous les caractères des steppes, inclinée vers les deux rives, plus profondément à l'est, où elle descend au-dessous du niveau delà mer, et voussée au centre; peu à peu, en allant vers le sud, le terrain s'élève sur toute la largeur, et déjà on rencontre dès le 44'' parallèle, des pics, élevés au milieu des coteaux, et faisant pressentir l'approche du colossal relief qui va de la presqu'île de Taman à celle d'Apschéron. Sur ces crêtes sourcilleuses, souvent couvertes de glaciers éternels, se dressent les cimes géantes, dont nous avons cité les principales. Par le versant méridional, à travers les contre-forts escarpés, on descend, en pentes rapides, jusqu'à la vaste excavation, plus profonde au sud-est, au fond de laquelle le Rion et le Kour portent aux deux mers le tribut de leurs eaux. Cette vaste vallée, étranglée au centre, largement ouverte au sudouest, une fois franchie, les premiers contre-forts du petit Caucase apparaissent, et bientôt on atteint un grand plateau accidenté, réseau peu exploré de montagnes élevées, qui se prolongent sans interruption jusqu'au cours de l'Araxe. De nombreux travaux ont, dans ces dernières années, préparé les éléments d'une notion complète du relief de l'isthme caucasien ; mais ils laissent encore beaucoup à apprendre.
Nous avons réuni dans le tableau suivant, un certain nombre d'indications hypsométriques dont l'ensemble servira à jalonner dans l'esprit du lecteur les principaux points saillants du pays.