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9" Acqua ferrata Nuova. (Eau ferr>- jineuse nouvelle). Son eau est trouble et noirâtre ; aussi n'est-elle jamais employée en boisson. Sa température est de lô",! centigrade; sa densité est de 1,004088. Son analyse cbimique se trouve à la page 98 delà Terapia délie Acque mineralidi Castellamare di Stabia de M. le docteur Scialpi, mais nous croyons inutile de l'indiquer, puisque cette eau ne sert plus à rien aujourd'bui.
Établissement minéral. Les eaux de toutes les sources de Castellamare sont reçues dans un ruisseau à ciel ouvert, oîi elles se mêlent avant d'arriver aux diverses parties de la maison de bains, au fond de la cour de laquelle elles émergent. L'établissement se compose de deux pavillons contenant chacun trente et une baignoires dans trente et un cabinets. Le pavillon de gauche a au rez-de-chaussée, treize salles de bains sans vestiaires, trop sombres, elles ne sont éclairées que par un œil-de-bœuf, elles sont trop petites. Deux robinets alimentent les baignoires, l'un verse l'eau à la température des sources, l'autre l'eau artificiellement chauffée. Aucun des cabinets n'a d'appareils, de douches. Le pavillon de droite est occupé par six compartiments ayant exactement la même installation que les treize dont il vient d'être question. Il contient en outre douze salles oii se donnent des bains d'eau douce ordinaire. 11 est regrettable qu'on n'ait pas utilisé, à rétablissement de Castellamare, le voisinage de la mer qui n'est qu'à 50 mètres, et que l'on n'ait pas encore pensé à donner des bains et des douches d'eau de mer chauffée, qui ont pourtant leurs indications dans certaines maladies.
Mode d' ADMINISTRATION ET DOSES. Lcs' caux des sources de l'établissement de Castellamare s'administrent en boisson et en bains ; mais l'usage interne doit être placé en première ligne, car c'est lui qui fait le fond de la médication de cette station minérale. Les deux sources Medie et l'Acqua ferrata del Pozzillo ont un captage qui laisse beaucoup à désirer sans doute, mais leurs eaux sont cependant assez pures à leur griffon pour qu'il soit possible de donner quelques renseignements sur leurs vertus physiologiques et théiapeuliques. Les mômes remarques
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sont applicables aux sources ciel Muraglione et di Magiiano : les bassins de toutes les autres sont dans des conditions telles, que, se mêlant immédiatement aux eaux de leurs voisines, on peut étudier l'action du mélange, mais il est Impossible de préciser l'efficacité relative de chacune d'elles. Le acque Medie et l'acqua del Pozzillo sont d'ailleurs le plus souvent employées par les hôtes accidentels de Castellamare. Ce sont elles qui ont le plus contribué à la réputation de cette station minérale. Leurs eaux ont une action favorable incontestée dans les états pathologiques que nous allons indiquer : il est regrettable que la commune de Castellamare di Stabia, qui est propriétaire des sources et les fait exploiter, se montre si peu jalouse de leur donner un captage et un aménagement convenables. Les eaux de l'établissement de Muraglione se prennent à la dose de trois ou quatre verres, le matin à jeun et à un quart d'heure d'intervalle. Celles de l'acqua Acetosella se boivent le matin, et une ou deux heures avant le dîner ; on les coupe aussi de vin pendant les repas. L'usage de l'eau de cette source est conseillé en quantité aussi élevée que les malades peuvent le supporter. La durée des bains d'eau minérale varie d'une demi-heure à une heure. Les bains d'eau ordinaire sont prescrits à ceux (jui sont trop excités par le traitement hydro-minéral et les bains de mer froids sont conseillés toutes les lois qu'il est indiqué de venir en aide ù l'application interne de la médication cblorurée.
Emploi thébai-eutique. La composition chimique des eaux de Castellamare di Stabia lenseigne à peu près complètement sur leurs effets physiologiques et sur leur action thérapeutique. En effet, les eaux des sources Medie, qui sont prises pour types de ce que nous allons dire des eaux chlorurées sulfureuses de Castellamare, constipent à petites doses et, sous ce rapport, elles ne font point exception aux effets des eaux chlorurées fortes. Elles purgent lorsqu'elles sont administrées en quantités un peu considérables. Dans l'un comme dans l'autre cas l'appétit augmente, la digestion se fait mieux et plus vite. Ces eaux tonifient et reconstituent quoiqu'elles produisent deux ou trois selles liquides tous les matins. Tout ce que nous venons de dire rapproche ces eaux des chlorurées fortes, mais elles ont deux propriétés que n'ont pas ce groupe ou qu'il possède à un moindre degré; nous voulons parler de leur effet diurétique et surtout de leur stimulation sur le système nerveux ; en cela les eaux délie acque Medie agissent comme les bicarbonatées sodiques et calciques et comme les sulfurées et les sulfureuses. Les bains ont aussi souvent une action marquée sur les urines dont ils augmentent notablement lu quantité ; ils déterminent plus fréquemment encore l'excitation. Il est nécessaire d'avoir recours à la balnéation dans l'eau douce pour ne pas être forcé d'atténuer ou de suspendre le traitement. Les bains avec les eaux de l'établissement de Castellamare augmentent la transpiration et la sensibilité de b\ peau. Aussi comme à Uriage {voy. ce mot) le tégument externe peut être affecté de picotements, de démangeaisons, d'érythèmes, de papules, de vésicules et même quelquefois de furoncles. Les démangeaisons se montrent surtout au début de la cure, tandis que les manifestations éruptives surviennent d'habitude du quinzième au vingtième jour, et sont une preuve de saturation minérale. La poussée est un phénomène assez rare et qui n'est pas regardé comme un signe favorable à la guérison. Les eaux des sources Medie et Solfurosa à l'intérieur et en bains activent notablement l'écoulement menstruel chez les femmes et le flux hémorrhoïdal des deux sexes. Presque toutes les eaux minérales produisent ces résultats ; mais cet effet est plus marqué à Castellamare et doit être pris en considération dans plusieui^s affections où il est indiqué de rappeler ou de iavoriser l'écoulement des règles ou des
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hémorrhoïdes. I/action curative des eaux chlorurées, bicarbonatées, sulfureuses de Gastellamare di Stabia peut être parfaitement expliquée par les propriétés chimiques de leurs parties constituantes principales. Aussi, nous allons voir que leurs effets thérapeutiques tiennent ou à leurs éléments chlorurés , bicarbonatés, sulfurés, ou enfin, à la présence de ces trois substances réunies.
Les vertus thérapeutiques délie acque Medie ont été étudiées par MM. les professeurs Sementini, Vulpes et Cassola, qui furent chargés en 1835 de rechercher les principes constituants de ces eaux, et par M. le docteur Sciapli, qui a publié en 1862 les résultats de sa pratique et comme médecin en chef de l'hôpital militaire et comme directeur de l'établissement thermal. M. le docteur Chevalley de Rivaz dit à la p ge 68 de sa tradu(;tion du travail de MM. Sementi, Yulpes et Cassola, Naples 1834: « L'acqua Media ressemble en grande partie à l'eau naturelle de Sedlitz, ce qui fait qu'elle jouit éminemment des propriétés cathartiqnes et diurétiques propres à cette eau. La première de ces vertus la rend précieuse dans les cas d'accumulation du sang dans les intestins, le foie et la rate, c'est pourquoi elle est précieuse dans les obstructions de ces viscères , les glandes du mésentère, dans l'inflammation chronique du foie, dans l'ictère et dans l'existence de calculs biliaires. Elle est très-utile pour provoquer l'écoulement du sang des veines hémonhoïdales et, par conséquent, pour dégorger la veine porte appelées! énergiquement par Sisihl porta maJoriim. On l'a employée quelquefois contre l'aménorrhée, particulièrement chez les femmes très-grasses. Comme elle augmente l'exhalation de la membrane muqueuse de l'intestin, elle peut être mise à profit pour établir une révulsion dans le cas d'exhalation séreuse du péritoine; c'est par cette raison, autant que par la vertu diurétique dont elle est douée qu'elle est tièsavantageuse dans le cas d'hydropisieascite. La même action irritante qu'elle déploie sur l'intestin la rend très-précieuse dans les ophthalmies. Le sang pouvant être dépuré par les veines internes suivant Galien, cette eau est utile dans certaines affections dartreiises, et principalement dans celles qui proviennent des troubles dans la digestion. Elle est non moins avantageuse contre la polysarcie, quelle que soit sa cause. Son action diurétique est mise également à profit dans les affections calculeuses de l'appareil urinaire. )^
M. le docteur Sciaipi compare les eaux des deux sources Medie à celles des sources de l'hôpital et de la Grande-Grille de Vichy ; il attribue l'action évacuante des eaux de Gastellamare aux bicarbonates qu'elles contiennent, et il explique par la présence de ces sels l'action des eaux sur la quantité et la qualité de l'urine. C'est par leurs sulfates que ces sources purgent, sont tempérantes et rafraîchissantes. Il tire enfin la conséquence que ces eaux combattent utilement la constipation en ramenant les fonctions intestinales à leur état normal. Lorsque l'inertie de l'intestin occasionne seule l'impossibilité de l'exonération, il conseille l'emploi d'une cure mixte qui consiste à prescrire le matin l'usage interne de l'eau Media et au commencement du repas et à petite dose, l'eau del Pozzillo ou di Magliano, qui réveillent les contractions péristaltiques du tube digestif. Les maladies, suivant M. Sciaipi, où l'acqua Media agit favorablement comme diurétique, terapé rante et rafraîchissante, sont: la gravelle, parce qu'elle empêche la formation des concrétions unnaires, et il compare l'efficacité de cette eau, à celles de Vichy, de Bussang, de Luxeuil; la goutte, les coliques néphrétiques, l'arthrite chronique, la dyspepsie, les hydropisies, qui ne reconnaissent pour cause ni une maladie organique du cœur ni une tumeur comprimant les vaisseaux, mais un état d'anémie, un lymphatisme exagéré ou un appauvrissement du sang consécutif à l'existence
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d'une fièvre intermittente déjà ancienne. La pléthore abdominale, les coliqnes hépatiques, les congestions du foie et de la rate, les troubles dans la qualité ou dans la sécrétion de la bile, sont aussi de la sphère d'action des eaux de Castellamare et principalement des sources Medie et Ferrate , lorsque la constitution des malades exige un traitement tonique et reconstituant. Les engorgements des ganolions raésentériques, l'aménorrhée, la dysménorrhée et les hémorrhagies, remplaçant les règles, l'hémoptysie, l'hématémèse, etc., supplémentaires, rentrent aussi dans les indications des eaux de Castellamare di Stabia. Les catarrhes vésicaux et utérins, la congestion et les engorgements de la matrice, les éruptions cutanées apyrétiques qui se manifestent sous forme de miliaire ou de furoncles reconnaissant pour cause un dérangement de l'estomac ou l'habitation dans un climat plus chaud, sont enfin, suivant M. le docteur Scialpi, traités avec succès par les eaux de l'établissement de Castellamare. Ce confrère ajoute que les eaux de Castellamare, et principalement celles des sources Medie, ressemblent pour leurs effets à celles de l'hôpital et de la Grande-Grille de Vichy, que celles délie acque Ferrate sont comparables à celles de Bussyng et de Luxeuil. Cette assimilation est très-éloignée en ce qui concerne l'analyse de ces eaux, puisque celles de Vichy contiennent -4 à 5 grammes par litre de bicarbonate de soude, tandis que le acque Medie ne renferment que 75 centigrammes de ce sel; si l'on se rappelle la températureet la composition élémentaire des eaux de Luxeuil et de Bussang (voij. ces mots), on est également frappé des différences de ces eaux avec celles de la Sorgente Ferrata del Pozzilloetdi Magliano, par exemple. Ces rapprochements ne sont donc pas possibles.
Les eaux de Castellamare se divisent en deux groupes : les eaux chlorurées sulfureuses délie Medie et del Muraglione forment le premier ; les eaux bicarbonatées sodiques et ferrugineuses carboniques del Pozzillo constituent le second. Les premières conviennent aux manifestations scrofaleuses et cutanées, à un état de constipation habituel, à certains troubles des voies aériennes et digestives, à la pléthore abdominale , aux hémorrhoïdes et à certaines maladies utérines. Les deuxièmes sont utilement conseillées contre les accidents morbides sous la dépendance de l'anémie ou de la chlorose, contre les affections calculeuses de l'un des points des voies urinaires, contre la gravelle elles troubles qui marchent à sa suite. C'est donc le lymphatisme et la scrofule qu'il faut placer eu première ligne de la spécialisation des eaux Medie ; il en est de même de certaines affections cutanées. C'est en effet, contre les résultats produits par une constitution où les liquides blancs prédominent et contre les engorgements ganglionnaires scrofuleux que les eaux des sources Medie en boisson, aidées de bains avec l'eau del Confluente, ou mieux avec l'eau de mer, réussissent le mieux. Lorsque les malades présentent des manifestations cutanées scrofnleuses, l'emploi des eaux chlorurées sulfureuses des sources Medie est parfaitement indiqué. Dans la scrofule des membranes muqueuses l'application de ces eaux doit être utile encore, car un traitement par les eaux à la fois chlorurées et sulfureuses est celui qui produit les meilleurs effets. Dans les catarrhes du conduit auditif, dans les ophthalmies, dans les coryzas, dans les leucoirhées scrofuleuses, les eaux des sources Medie et Solfurose ont une action favorable et cependant moins sûre que dans les engorgements ganglionnaires et dans les scrofulides. Les eaux Medie et del Mur;iglione sont avantageusement prescrites dans les constipations opiniâtres occasionnées par un vice de la sécrétion de la membrane muqueuse ou par un défaut de la contraction péristaltique de l'intestin. II faut alors conseiller aux malades de boire trois ou quatre verres d'eau cha-
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que matin à imn, il est bien rare que les selles ne se fassent pas avec une végularilé complète qui se conserve la plupart du temps après que les malades ont terminé leur cure et habitué leur tube digestif à une exonération journalière. Les eaux chlorurées sulfureuses des sources Medie et del Muraglione, en boisson surtout, paraissent convenir encore à ceux qui souffrent d'un catarrhe chronique du larynx et des bronches. Elles agissent alors en favorisant l'expectoration, et en diminuant peu à peu la sécrétion anormale du mucus et du pus. Les mêmes remarques s'appliquent aux affections catarrhales des voies uro-poiétiques, à celles de la vessie surtout. Les dyspepsies, occasionnées par la disparition d'un exanthème ou produites par l'inertie de l'estomac ou de Tintestin, se trouvent bien en général de l'action de l'acqua Media prise à l'intérieur et à dose progressivement croissante. . On doit ne pas oublier cependant de conseiller aux malades les bains tempérés pris à l'établissement. Ce sont les eaux du même groupe en boisson qui conviennent dans la pléthore abdominale et dans les hémorrhoïdes qui ne sont pas assez ou qui sont trop fluontes. Elles agissent alors comme minoralives et comme toniques; elles purgent, et loin d'affaiblir , elles remontent les forces en donnant au sang nne plasticité plus grande. Les eaux des mêmes sources, en injections, ont plusieurs fois donné des résultats satisfaisants dans les engorgements de l'utérus , dans les granulations et dans les excoriations du col de cet organe; il est certain que si l'on trouvait à Castellamare di Stabia une instidlation convenable de douches de toute forme, les résultats seraient meilleurs encore et répondraient mieux aux exigences des maladies des femmes.
Le deuxième groupe se compose des eaux bicarbonatées, ferrugineuses, sulfatées et carboin'ques, qui comprennent surtout les eaux del Pozzillo, di Magliano et délia Acetosella. C'est auprès de lui qu'il faut envoyer ceux qui, par suite d'un traitement antipblogistique trop énergique, ont été amenés à un état complet d'anémie ; ceux qui ont été épuisés par une maladie longue ou grave ; les jeunes gens et particulièrement les jeunes filles en proie à une chlorose confirmée. On trouve souvent en Italie, et surtout dans le royaume de Naples, des personnes qui se font saigner dix, vingt fois par année, et souvent davantage. 11 est facile de comprendre l'anémie après un pareil traitement, et le médecin est heureux d'avoir à sa portée des eaux chlorurées, ferrugineuses et carboniques, à opposer aux troubles qui surviennent souvent à la suite de pareilles habitudes. Les eaux del Pozzillo, di Magliano et Acetosella, sont vantées dans la goutte et la gravelle, dans la diathèse urique enfin. Nous avons vu que les eaux des sources Medie et del Muraglione donnent aussi de bons résultats; mais les eaux bicarbonatées ferrugineuses doivent être préférées, et elles s'administrent à hautes doses, non-seulement le matin à jeun, avant les repas et le coucher, mais pendant le temps que les baigneurs sont à table. Elles ont un avantage précieux sur les eaux ferrugineuses ordinaires qui consiste, à cause de la proportion notable des sulfates neutres qu'elles tiennent en dissolution, à ne pas fermer le ventre de personnes déjà constipées. Nous omettons avec intention de parler des eaux chlorurées sulfureuses de Castellamare dans les affections rhumatismales et névralgiques, quoiqu'elles aient un certain degré d'efficacité, surtout lorsque les malades ne peuvent que gagner à l'ingestion d'eaux chlorurées suUure'uses et bicarbonatées alcalines. Nous n'avons rien dit non plus de l'action de ces eaux dans les syphilides plus fréquentes à Naples que presque partout, par:e que dans ce pays le médecin a rarement besoin des eaux minérales ]iour déceler une maladie que son expérience lui a appris à soupçonner d'emblée chez tous ceux qui le consultent.
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Les eaux de Gastellamare di Stabia sont surtout contre-indiqitées dans les maladies organiques du cœur et des gros vaisseaux, dans la disposition aux congestions, aux héraorrhiigies actives ou aux tubercules pulmonaires.
La durée de la cure varie entre quinze et trente jours.
On n exporte l'eau d'aucune source de Gastellamare di Stabia.
A. ROTUREAU.
Bibliographie. — Pline. Storia natur., lib. XXXI. — Columella. De re ruslicâ, lib. X. — MiLANTE. De Stabiis, t. I., p. 20. — De Maio. Trat. délie Acque acidole di Gastellamare di Stabia. 1754. — Andria. Trat. délie Accjue mincrali. Part. H", 1783. — Sementini, Vulpes, E Cassola. Anal, et facol. deW Acq. Min. de Castellamare , 1833. — Chevalley de Iîivaz iL-E.]. Analyse et propriéfés médicinales des eaux minérales de Gastellamare. Naples, 1854, 80 pages, in-12'. — Francesco (Giudice) . Fallu virtîi terapcutica délie Acque mincrali di Castellamare administrate solto forma di bagni. — Filiatre. Sehazio, Giornale délie scienze viediche, vol. XLIII, vas. 260. Agost, 1852, p. 77. — Scialpi (Cataldo). Terapia délie Acque mincrali di Castellamare di Stabia. Gastellamare, 1862, in-8% 192 pages. A. R.
CASTELLI (Les).
Castelli (Barthélémy). Médecin du seizième siècle, né à Messine, où il fut professeur de l'Université. Un seul livre a fait la réputation de ce médecin , il est vrai que ce livre est en même temps une idée excellente et pratique. Castelli, lu premier, a eu la pensée de faii'e un dictionnaire universel des termes de médecine. Il était impossible qu'un pareil travail ne contînt pas des lacunes et des erreurs ; malgré cela il fut accueilli avec une sorte d'enthousiasme par les médecins de l'époque, et réimprimé un très-grand nombre de fois avec corrections et additions. H porte pour tilie : Lexicon medicurn grœco-latinum ; Venise, 1607, in-8". Parmi les diverses éditions du Lexicon successivement mises au jour par divers auteurs, on doit signaler celles de Jacques Pancrace Bruno, dont la meilleure et la plus complète est celle de Genève, 1746, in-4''. Ou a encore de Gastelfi :
I. Totiiis artis medicce, methodo divisa, compendium et synopsis. Messine, 15^7, in-i°, trèsnombreuses éditions. — II. Miscellaneorum jiartem primant Tractatus, etc., ibid., 1599, in-4°. H. Mr.
Casitclli (Pierre). Né à Messine à la fin du seizième siècle, mort dans la même ville en 1657. Après avoir exercé longtemps la médecine à Rome, Castelli se retira à Messine, sa patrie, où il fut nommé directeur du jardin botanique. Il aimait beaucoup à écrire et la liste de ses ouvrages est forf longue ; possédant une vaste érudition, et connaissant à fond les sujets dont il s'était occupé, il a pu réformer beaucoup d'erreurs qui avaient cours de son temps, et sans avoir fait faire de grands progrès à la science, il a mérité la réputation dont il jouissait parmi ses contemporains.
I. Chalcantinum dodeeaporion, sive duodecim dubitatlones de usu olei viirioli. Rome, 1619, in-4''. — II. Délia durazione degli mcdicamcnti tanto semplici, quanto compositi, per cognoscere quai si voglia medicamenlo o semplice, o composilo. Ibid., 1621, in-4°. — III. Epislolœ de helleboro. Ibid., 1622, in-4'>. — IV. Theatruin Florce in quo ex toto orbe se lecti flores prof rruntur. Pai'is, 1622, in-fol. — V. Arte delli speciali. Home, 1622. in-4°. — yi. Epistolœ médicinales. \hid., 1626, in-4°. — YII. De abusu venœsectionis. Jbid., 1628, in 8°. — VIII. Discorso délie différence tra gli simphei freschi i secchi, cou il modo di siccarli. Ibid., 1629, in-4''. — IX. Annotazioni sopra l'antidotario romano. Ibid., 1620, in-4''. Messine, 1637, in-fol. — X. De visitatione œgrorum pro discipulis ad praxim instruendis. Ibid., 1650, in-12. — XI. Incendia del monte Vesuvio. Ibid., 1652, in-4°. — XII. Discorso dell'elcttuario rosalo di Mesue net quale si raggioua délia rqsa e délia scammonia. Ibid., 1653, in-4'>. — XIiI. Emctica , in quibus de vomitoriis et vomitu. Ibid., 1654, in-fol. — XIY. Trions Delphicus. Naples, 1655, in-4°. — XV. Relatio de qualitatibus frumenti cujusdam Mcssanam delati. Ibid., 1637, in-4°. — XVI. De optimo medico. Ibid., 1637, in-4°. —
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Wll. Chrysopux, cujus tiomina, essentiel, usus, facili methodo traduntur . îlessine, 16o8. m-4°, — XVIII. Z)e hycenâ odorlferâ zibdhitm gignente exstasis. Ibid., 1638, )n-4\ Francfort, 1668, in-12. — XIX. Memoiiale jjer lo spéciale romano. Messine, 1678, in-tol. — XX, Opobahamum triumphans. Rome et Venise, 1640, in-4°. — XXI. Opobahamum examinatum, defensum, judicatum, absoluhm et laudatum. Naples et Venise, 1640, in-4°. — XXII. HortusMessanensis. Messine, 1640, m-i".— XXIII. Catalogus plantarum Mtnearum. Dans la première Centurie des Lettres de Thomas Bartholin. — XXIV. De abusu circa dierum criticorum enumerationem. Messine, 1642, in-8°. — XXV. In Hlppocratis Aphonsmorum librum primum critica doctrina per puncta et guœstiones. Ibid., 1646, iu-12. Ibid. 1648, in-4°. — XXYI. Prœservatio corporimi sanorum ab imminente lue ex aeris intempérie anni 1648. Ibid., 1648, in-4°. — XXVII. De smilace asperâ, botanico-plujsica sententia. Ibid., 1652, in-4°. — XXVIII. Responsio clajmiœ de effervescentiâ et mutatione colorum m mixtione liquorum chymicorum. Ibid. 1654, in-4°. — XXIX. Descripiio rariorum planlarum quce in horto Farnesiano continentur . Rome, 1625, in-fol. "• "''^•
CASTÉRA-VERDcaîiiîv (Eauk minébales m) , athermciks OU hypothermales, sulfurées calciques faibles ou ferrugineuses faibles, sulfureuses ou carboniques faibles, dans le dépitement du Gers, dans l'arrondissement de Gondom, à 2 kilomètres d'Auch, est un joli bourg de 1,064 habitants, nouvellement bâti, dans un riant et fertile vallon, auquel aboutissent des routes plantées de grands et beaux arbres. Le vieux GasLéra est siu le plateau qui domine au sud-est la grande route, la rivière et la plaine ; c'est l'excursion la plus rapprochée oîi les baigneurs vont visiter les ruines de l'autique château où demeuraient les templiers. Casléra-Yerduzan, à 120 mètres au-dessus du niveau de la mer, est une station fréquentée par près de 1,500 baigneurs chaque année; ils peuvent y rester du l'^'' juin au 15 octobre; son climat est tempéré, et son air vif et pur. Trois sources émergent cà Castéra, mais deux seulement sont utilisées; elles se nomment la Grande-Fontaine et la Petile-Fontaine. Elles sont connues depuis les temps les plus reculés ; leurs griffons sortent d'un terrain argileux appartenant à la couche tertiaire. Le débit de la source de la Grande-Fontaine est de 153,900 litres en vingt-quatre heures; celui delà Petite-Fontaine est de 105,100 Htres pendant la même période. Les caractères physiques et chimiques de l'eau de la source de la Grande-Fontaine sont ceux des eaux sulfureuses; ceux de la Petite-Fontaine indiquent de suite une eau ferrugineuse. L'eau de la Grande-Fontaine est claire, hmpide et incolore; son odeur et sa saveur sont franchement hépatiques ; sa température est de "^0°,^ centigrade, sa densité est de 1,002. L'eau de la Petite-Fontaine est également claire, transparente et limpide, quoiqu'elle laisse déposer dans son bassin, et surtout dans ses conduits, un sédiment rougeàtre qui doit sa couleur au sesquioxyde de fer hydraté qu'elle renferme. Elle n'a aucune odeur, son goût est manifestement ferrugineux ; sa température est de 23°, 2 centigrade ; sa densité est de 1,004, Des bulles gazeuses traversent les eaux des deux sources ; celles de la Grande-Fontaine sont plus nombreuses, mais celles de la source de la Petite-Fontaine sont plus grosses et mettent un temps un peu plus long avant de s'épanouir à la surface de l'eau. M. le professeur Filhol a lait l'analyse chimique des eaux des sources de Castéra- Yerduzan ; il a trouvé, en 1850, dans 1,000 grammes les principes suivants :
Sulfure de calcium.