‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales volume 13Chapitre 52 sur 64 · SUICIDE · texte numérisé non relu

SUICIDE

Haute Autriche et Salzburg. .

Bohème et Moravie

Galizie. ,

2ooO

On y voit d'abord que les épidémies enlèvent de deux à trois fois plus de Ceclies que d'Allemands, et trente fois plus de Galiziens. En dehors des épidémies ordinaires, le choléra a frappé en 1866 sur tout l'empire; mais il a sévi avec une rigueur extraordinaire en Bolièrae, en Moravie et en Galizie : il a emporté près de cent mille Ceches et trente-cinq mille Galiziens; dans la haute Autriche et le Salzburg il n'a eu que cent cinquante-quatre tètes. Su rigueur sur les Gcclies est si bien affaire de race, que dans le ceicle d'Éger, en Bohème, exclusivement peuplé d'Allemands, il n'y a pas eu plus de cholériques qu'en Autriche.

554 CECROPIA.

La variole Hiit périr trois fois plus de Galiziens que de Ceches, et quatre fois et demie plus que d'Allemands.

Les suites de couches coûtent la vie 'à quelques mères de moins en Bohème qu'en Autriche, mais à trois fois plus en Galizie. Il faut sans doute faire honneur de cet avantage exceptionnel de la Bohème aux praticiens éclairés que forme l'antique et célèbre université de Prag.

Les maladies secrètes tuent moitié plus de Ceches que d'Allemands, et quatorze fois plus de Galiziens.

Les Ceches, avec leur imagination vive, sont assez enclins au suicide; les Galiziens, avec leurs sens grossiers, y sont beaucoup moins portés.

Quelque précieuse que soit la connaissance, même très-imparfaite, des conditions vitales des peuples, nous osons prier le lecteur de ne s'arrêter pas aux résultats particuliers de la discussion sommaire où nous sommes entrés, mais d'en tirer avec nous une conclusion plus générale sur la solidité des principes et des méthodes delà statistique humaine. Certains esprits, qui se laissent intimider par les chiffres, passent facilement à les dénigrer, et à croire que les nombres fournis par la statistique se laissent manier arbitrairement et grouper à plaisir, comme les chiffres complaisants d'un budget impérial. C'est un préjugé, excusable par les pas incertains que peut faire encore quelquefois la jeune science. Les données démographiques dépendent toutes des lois de la vie : Âges, Naissances, Mariages, Décès, sont, il est vrai, des faits corrélatifs, liés-îulre eux par les forces delà destinée ; mais les nombres qui les expriment soin parfaitement isolés et n'ont pas de dépendance arithmétique. Lors donc qu'on voit ces nombres, recueillis et fournis par une administration étrangère, coïncider par leurs résultats et nous révéler une loi identique, il faut, pour être juste, avouer que ce n'est point la fantaisie quj domine les nombres, mais les nombres qui dominent le jugement ; et il faut se rendre aux vérités qu'ils éclairent, en dépit de la malignité qui souvent n'est qu'un masque pour l'insouciance. Achille Guillard.

Bibliographie. — Czoernig. Ethnographie œsterreich., in-i", Wien, 1857. — Du même. Tafeln zur œsterreich. Statistik, in-4°, Wieii, 18G8 seqq. — Dl- uèhe. Mitcheilungcn aus dem Gebiete lier Statistik, in-8°, Wien, 1867-1868 (14° année) et 1869 (15« année). — Statistisches Jahrbuch der œsterreichisch-uncjarischen Monarchie , fur 1867, in-8°, Wien, 1869 seqq. — Tafeln zur Statistik des Kônigreic/is Bôhmen, in-i» oblong., Prag, 1866. — Grammatica linguœ bohemicœ, a Constantio, in-S", Pragae, 1759. — Dobrovski. Geschichte der bôhmischen Sprache, in-8'', Prag, 1818 ; Lehrgebâude [éléments] der bôhmischen Sprache, in-S", Prag, 1819 — Schaffarik. Geschichte der slavischen Sprache und Literatur, in-8°, Ofen, 1826. — Dankoski. Matris Slavicce filia erudita, vulgo fÂngua grceca, seu Grammatica Slav. et Grœc. 2 in-8'>, Posonii, 1836. — Eichhoff. Histoire de la langue et littérature des Slaves, in-8°, Paris, 1859. A. Gd.

CÉCILIES. Ordre des Amphibiens, dont Blainville avait fait celui des Pseudophidiens. Corps cylindrique; queue courte; petites écailles intrà-cntanées; vertèbres bi-concaves {voy. Amphibies). D.

CECROPIA. L. Genre de Dicotylédones, appartenant à la famille des Artocarpées. Les plantes de ce groupe sont des arbres de l'Amérique tropicale, à suc lactescent, à rameaux noueux et fistuleux. Les feuilles sont alternes, cordées et peltées, palmatilobées, souvent de couleur différente sur les deux faces. Elles ont des stipules très-caduques, qui enveloppent les jeunes feuilles non encore déve loppées. Ces plantes sont dioïques. Les fleurs mâles et femelles sont disposées en inflorescences spiciformes denses, enveloppées par une bractée en forme de spathe.

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