STOSCH
compte parmi les plus savants professeurs de medecine, bien qu'il n'ait pas laisse d'ecrits sur 1'art de guerir. 11 n'y a pas lieu de s'en etonner : irresistiblement entraine par sou gout pour les plantes, les mathematiques et la versifi cation latine, il consacra le peu de loisirs qui lui restaient a ces trois branches favorites auxquelles se rapportent toutes ses publications. Ces dernieres portent les titrcs suivants :
I. De Rosd Hierichuntind, liber unus. In quo de ejus natura, proprietaltbus, molibus, et causis pulclire disseritur. Lovanii, 1607, in-8°. — II. Pltysica, seu generalia philosophies naturally tlicoremata, c libris Arisiolelis desumpta ..... Lovanii, 1610, in-8°. — III. De cometa anni 1618, carmen reciprocum ..... In Erycii Putanei, De Cometa, 1618. — IV. I'salterium B. Mariec Virginis, et meditationes pice, versibus trochaicis dimelris illigalcr. Lovanii, 1653, in-4". — Y.Ludus fortunn> . .. latinis versibus ---- exhibitus ____ Lovanii, 165.">, in-4". — VI. De accurata circuit dimensione et quadratura, cum sylvula epigrannnatum et (cnigmatum ..... Lovanii, 1633, in-4°. — VII. Fasciculus versuum, tarn numeralium, quamaliorum. Lovanii, 1635, in-4°. — VIII. Ad sanctissimcv Trinitatis yloriam versus elegiaci ..... Lovanii, 1659, in-40. A. C.
s lost it ( LES DEUX).
Storr (GoTTLiEB-KoNRAD-CmusTiAN). Ne a Stuttgard le 16 juin 1749, fit ses eludes medicales a Tubingue et obtint le diplome de docteur en 1768. II fut nomme en 1774 professeur de medecine, de chirurgie et de botanique a I'Universile de Tubingue et professeur d'histoire naturelle au Collegium iUnstre de la meme ville. II renonca en 1801 a toutes ces fonctions et se retira dans la vie privee. II mourut a Tubingue le 27 fevrier 1821, laissant :
I. Ueber eine Bcarbcitungsart der Nalurgeschichte. Stuttgart, 1780, iii-8". — \\.Alpenreise. Leipzig, 1784-1786, 2 vol. in-4°. — III. Sciagraph/a mcthodi materiae medicae qualitfitum cestimationi super structae. Partes I-III. Tubingae, 1792-1795-1797, in-4°. — IV. Diss. de sale alpino. Tubingae, 1787, in-4. — V. Idea methodi fossilium. Stuttgarti, 1807, in-4°. — VI. Ueber einige Vortheile fur die Medicin aus der chemischen Aufklarung der Natur dcs Feuers und der Luft. In Crell's neueste Entdeckungen, t. V, 1782. — VII. De semine sinapis. Ibid., t. V, 1782. — VIII. Ueber die Wirkungsart der Luft beim Athmungsgeschdft. In Crell's diem. Annal., 1790. — IX. Autres articles dans ces recueils et dans les journaux de medecine. L. Us.
(LUDWIG). Autre medecin allemand, ne a Lucbnau, presde Tubingue. le 30 aout 1780, fit ses etudes dans cette derciere ville et y prit le bonnet de docteur en 1801. II fut nomme par la suite medecin de la cour, membre du departement medical de Stuttgard et membre du College superieur de la censure. II termina sa carriere le 28 de'cembre 1815. On a de lui :
I. Diss. inaug. medica exponens amenorrliceae metrosymphyticae ejemplum. Tubingae, 18.01, in-8°. — II. Untersuchungen ilberden Begriff, dieXatur und die Heilbedingungen der Hypochondrie. Stuttgart, 1805, in-8°. — III. Ueber die Natur und Heilung der Lungenschwindsucht. Stuttgart, 1809, in-8°. —IV. Beytrag zur Nalurgeschichte der Consumptionskrankheiten iiberliaupt und der Lungenschwindsucht insbesondere. In Hufeland's Journ. der Heilk., Bd. XXIII, St. 1. — V. Skizze einer Cliarakteristik der Krankheiten. Ibid., Bd. XXIV, St. 3. — VI. Ueber die Cur der Lungenschwindsucht. Ibid., Bd. XXV, St. 3. - VII. Un grand norabre d'articles anonyraes dans divers journaux. L. Hs.
STOSCH (AuGDsi-WiLHELM von). Me'decin allemand de merite, ne a Berlin, le 7 avril 1785, etait le fils d'un medecin du roi, de CarMYilhelm Stosch, mort en 1810. II se fixa dans sa ville natale et exerca la medecine avec tant de siicces qu'il fut appele en 1830 a la charge de medecin de la princesse heritiere de Prusse, plus tard reine de Prusse; il conserva ces fonctions jusqu'a sa
mort. En meme temps, il fut nomme chevalier de ofc classe de 1'ordre de 1'Aigle rouge, puis en 1835 conseiller intime, en 1841 directeur des epreuves cliniques a la Commission superieure d'examens, etc. Plusieurs societes savantes 1'avaient recu dans leur sein et des souverains etrangers I'avaieut decore de leurs ordres. II fut 1'un des redacteurs de Casper's med. Wochenschrift de 1853 a 1847, et a partir de 1853 collabora a la Sachs Berliner med. Central- Zeitung.
Stosch mourut a Berlin, en decembre 1860, laissant :
I. Versuch einer Pathologic und Therapie des Diabetes mellitus. Berlin, 1828, gr. in-8°. — II. Die Fraye ilber Contaaiositdt oder Nicht-Gontagiositat der Aslatischen Cholera, wissenschaftlich erortert. Berlin, 1831, gr. in-8°. — III. Berichtigung dues Kranhli.eitsl'alles ..... Berlin, 1829, gr. in-8° (Extr. de Rust's Magaz., Bd. XXIX, 1829, Anhang). — IV. A public : C. A. G. Berend : Operum posthumoruin , T. 1 et 2. Kdidit et praofatus est. Berolini, 1829- 1830, 2 vol. gr. in-8°. — V. Grand nombre d'articles dans Rust's Magaiin fur Heilkunde, Hufeland's Journal der Heilkunde, Casper's Wochenschrift, Schmidt's Jahrbucher der Medicin, etc. L. HN.
STOUGHTON (ELIXIR DE). Elixir stomachique, k'gerement purgalif, dont voici la formule, d'apres le Codex de 1866.
grammes.
y, Sommites scenes d'absinthe ............... 25
de chamaxlrys ............ 25
Racine de gentiaue ................... 25
Ecorce d'oranger amer ................. 25
Ithubarbe choisie ................... 15
Aloes du Cap ..................... 5
Cascarille ....................... 5
Alcool a 60 degres ................... 1000
Faites macerer pendant dix jours, passez avec expression et filtrez. De deux a quatre cuillerees a cafe dans un peu d'eau fraiche, une demi-heure avant le repas. D.
Le mot strabisme vient dc crtpaSo? , louche , et de 6ta(ji6<;, action de loucher. 11 a conserve cette signification en francais.
Le strabisme n'est pas une maladie proprement dite. C'est un symptome propre a des etats pathologiques tres-divers. De plus, ce symptome lui-meme peut affecter des formes tres-differentes. C'est pour cela qu'il est difficile de parler du strabisme d'une facon generale et a un point de vue unique. Nous essaierons cependant de relier entre elles, le mieux possible, les differentes parties de ce vaste sujet. Nous commencerons par la definition du terme strabisme au point de vue medical. Nous indiquerons son diagnostic, la mensuration de son degre, la determination de sa nature.
Nous entrerons alorsdans la partie speciale denotre sujet, en parlant du stra bisme paralytique; ensuite du strabisme non paralytique. La therapeutique des deux formes de strabisme nous occupera en dernier lieu.
Nons appelons STRABISME, TOUTE DIRECTION ANORMALE DE LA LIGNE VISUELLE DE L'UN OD DES DEDX YEUx (Landolt, in Diagnostic des maladies des yeux, p. 34. Paris, 1877; et de Wecker et Landolt, in Traite complet d'ophthalmologie, t. I, p. 909).
On a designe quelquefois par luscitas les vices de direction de Trail qui proviennent de la paresie, paralysie ou contracture des muscles moteurs des yeux, tandis que le nom de strabisme etait treserve a une deviation non paralytique.
STHABISME.
Nous etendons h signification du terme strabisme a toute deviation pathologique des yeux.
Les yeux se tronvent dans la direction normale, lorsque leurs lignes visuelles se croisent au point do fixation. ('/est alors que 1'image de Tobjet fixe se forme,
danschaque ceil, sur la fosse cenlrale, condition essentielle a la vision binoculaire et simple.
La ligne visuelle est la ligne qui relie le point fixe avec la fosse centrale OF (Fig. 1).
La ligne visuelle ne coincide pas avec Vaxe optique AA' de 1'oeil. Ce dernier, perpendiculaire aux surfaces refringentes, et passant par le centre de ces surfaces, contient les points cardinaux du systeme dioplrique. II n'a de conimun avec la ligne visuelle que les points nodaux oti le point nodal fusionne /,, si Ton parle de la ligne visuelle tout court.
Mais il ne faut pas non plus confondre la ligne visuelle avec la ligne de regard CM (Helmholtz).Celle-ci re'unit le point fixe au centre de rotation M de 1'oeil. Le centre de rotation peut etre considers eomme un point fixe, situe sur 1'axe de Tceil, en arriere des points nodaux, qui, eux, ne sont pas fixes.
La ligne de regard ne coincide done pas non plus avec 1'axe de 1'oeil. Elle forme avec lui tin angle, qu'on appelle angle gamma, y. II ne faut pas confondre Tangle y avec 1'angle a, comme on le fait quelquefois pour plus de simplicite. Ce dernier est corapris entre 1'axe de 1'ellipsoide corneen (qui ne coincide pas avec 1'axe op tique) et la ligne visuelle. L'angle T a son sommet au point d'intersection de la ligne de regard et de 1'axe op tique, c'est-a-dire an centre de rotation de 1'oeil (fig- !)•
Du moment qu'il est question de direction de 1'oeil et de mouvements des yeux, il est evident que la ligne de regard doit enlrer dans noscalculs, puisqu'elle part du centre de rotation, auquel se rapportent toutes les mensurations.
Des deux lignes qui forment Tangle y, une seule est accessible a la determina tion pratique, Taxe optique. La ligne de regard n'est pas directement determinable. C'csl pour cela qu'on neglige, dans les mensurations usuelles, les quelques millimetres (5,5 environ) qui separent le centre de rotation du point nodal. En d'autres termes, on admet que les deux points se confondent (quoique ceci ne
Fig- 1. — SecUon horizontal de I' ml droit, vuc il'on liaut.
P. Papille du nerf opiique. -- F. Fosse centi ale de la macula. — 0. Ol>jet (he. — 'FO. Ligne visuelle. — AA'. Axe opiique. — /,. Point nodal (reunion des deux points nodaux). — 51. Centre de rotation. — MO. Ligue de regard. — OMA. Angle gamma •-.