‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales Volume 91Chapitre 41 sur 145 · STRONGYLE · texte numérisé non relu

STRONGYLE

eant, mais on ignore encore son mode tie transmission. Des recherches de r. Balbiani il resulte que le developpement de 1'oeuf, commence dans 1'utenis e la femelle, s'arrete bientot pour ne s'achever qu'apres qu'il a etc expnlse et lis en contact avec 1'eau ou la terre humide; qu'entre ce dernier moment et elui de 1'apparition de 1'embryon il peut s'ecouler plusieurs mois ; que, conrairement a ce qui a ete constate pour les oeufs d'Entozoaires tels que VAscaride jmbrico'ide et le Trickocephalus dispar, il suffit de quelques jours d'exposition ans un milieu sec pour amener la mort de 1'embryon dans 1'oeuf ; enfin que ce lernier n'eclot pas dans le tube digestif des animaux ou le Strongle acquiert on developpement complet, mais dans une espece differente, encore inconnue, [ui lui sert d'hote temporaire jusqu'a sa migration dans I'liote dcfinitif.

Jusqu'a present le Strongle ge'ant a ete rencontre a 1'etat adulte, chez le oup, le chien, le renard, le cheval, le boeuf, la marte, le putois, le phoque, a loutre et le vison d'Amerique; mais il s'est toujours montre plus frequent hez ces trois derniers animaux, qui sont ichthyophages : d'ou il serait permis le croire, avec Schneider, Leuckart et quelques autres auteurs, que c'est chez es poissons que se passent les premieres phases de son developpement. Ce qui •iendrait encore corroborer cette opinion, c'est que Ton n'a jamais rencontre le Strongle adulte chez les Poissons, ni de Strongle en voie de developpement ;hez les Mammiferes.

Ainsi que nous J'avons dit plus haut, le Strongle ge'ant vit le plus habituelement dans 1'interieur du rein. Rarement on le rencontre dans 1'uretere ou lans la vessie, plusrarement encore dans la cavite peritoneale (voy. notamment me observation recente de M. Mcgnin, in Ann. Soc. entomol. de France, 879, t. XXIX). Quant a sa presence chez 1'homme, elle ne parait pas encore ibsolument prouvee, et s'il est quelques cas probables, comme celui cite par luchateau (in Journ. de me'd. et de chir., etc., public par Leroux, t. XXXV, ». 242), presque tous les autres paraissent devoir etre considered comme tresncertains (voy. dans ce Dictionnaire 1'article REIN, 58 serie, t. Ill, p. 505).

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