‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales Volume 91Chapitre 70 sur 145 · BD CONDUIT ALD1TIF EXTERNE DITS CERUMINELX · texte numérisé non relu

BD CONDUIT ALD1TIF EXTERNE DITS CERUMINELX

Id.

Contenu analogue, mais plus riche en -grains pigmentaires et en gouttes azotees.

Paroi propre presque nulle.

Id.

Id.

Cellules secretantes a deux for mes :

1° Pavimenteuse aplatie, avec une cuticule Ires-mince, d'aspect corne.

2" Prismalique, semblable a celle des glandes axillaires.

Contenu analogue. Plus grande abondance de pigment et de gouttes trans parentes.

Nous n'insistons pas sur les follicules de la paupiere. Us represenient en somme une Tariete rentrant dans le groupe des follicules pelotonnes, ayant une affectation speciale; ce groupe e^t represente dans le tahleau ei-dessus par les follicules dits cerumineux.

§ VIII. FOLLICULES SUDORIPARES DES MA.MMIFERES EN GENERAL. II n'est pas possible de passer ici en revue les nombreuses ct si remarquables differences de struc ture et surtout de dispositions que presentent d'un ordre de mammiferes a 1'autre les follicules sudoripares, depuis ceux qui restent comme un petit sac grele rectiligne a cote du follicule pileux des ruminants jusqu'a ceux qui sont un peu recourbes a leur fond, avec ou sans flexuosites sur leur longueur, puis ceux qui sont constitues comme sur 1'homme. Ici encore interviennent les dif ferences de ces organes dans les regions manquant de poils comparativement a celles qui en sont couvertes.

M. Ficatier (loc. tit., p. 74) a examine les follicules sudoripares ordinaires principalement dans les regions palmaire et plantaire chez le chien, le chat, le eobaye, le blaireau, le herisson, le rat, le jaguar, Tours et le kanguroo. II y a constate que ces organes sont en general d'un petit volume, le diametre total d'un glomerule ne depassant guere O'um,3 a Omm,5. Les tubes ont, en general, un diametre tres-faible, et tous ces follicules se rapprochent beaucoup par leur structure des petits follicules sudoripares de 1'espece humaine. Tous presentent a considerer dans leur structure les differentes parties deja enumerees. Quoiqu'ils puissent former par leur agglomeration des paquets parenchymateux d'un assez

gros volume, cette particularile ne facilite guere leur etude, altendu que les details de structure ne sont faciles a metlre en evidence que sur les tubes d'un certain diametre. Quoi qu'il en soil, les glomerules se trouvent generalement disssmines dans le pannicule adipeux; 1'existence de Tepitheliurn basilaire a cellules fusiformes est absolument constaule. Les cellules de 1'epithelium polyedrique mou y sont constitutes sur le meme type que chez 1'homme, et ainsi de la paroi propre hyaline exocellulaire.

Parmi les donnees importantes contenues dans la these de M. Ficatier et remarquablement representees, tant d'apres ses recherches que d'apres celles de M. Hermann (Socie'te de biologie, 1880), il faut noter aussi les suivantes : il s'agit de celles qui concernent ce fail que les organes odorants speciaux des mammiferes sont essentiellement composes de pelotons folliculaires, loges comme parlout sous le derme des involutions cutanees ou des muqueuses dermo-papillaires formant les poches anales, perineales, preputiales et autres, suivant qu'il s'agit des carnassiers, des ruminants, des rongeurs, etc. Je me bornerai a cet egard a reprodtiire ici le tableau suivant emprunte a M. Fica tier (p. 23), qui resume 1'indicalion des organes composes de la sorte.

Localisation des gros follirulr* O'loranls dans certaines re gions chez quelques muramileres ,

Larmier (gazelle).

Sinus bifleve. . .

Mouton.

Lama.

( Mouton.

Pochette inguinale. j Gaze,]e

Brossette (chevreuil).

Glandcs anales (cliien), lapin?

Aureole du mamelon (pore, juraeut).

Founeau de la verge jcheval).

§ X. USAGES DES FOLLICI'LES SUDORIPARES. Les follicules disperses sous toute la surface du derme en general sontle siege de-la production de la sueur. Dans celle-ci, I'acide sudorique des sudorates est le scul de ces principes dont la preexislence dans le sang, a la maniere des urates, de 1'uree, etc., pour 1'urine ot la sueur, n'ait pas encore etc formei lenient et specialement deterniince, bien que certaines des reactions de ce qu'on nommait les principes extraclifs du sang tendent a prouver qu'il se trouve la : par suite tout porte a croire qu'il n'est qu'excrete par les sudoripares, comme I'eau, le chlorure de sodium, Tackle carbonique, etc., de la maniere dont sont elimines aussi les urates, 1'uree, de I'acide carbonique, etc., dans les reins.

De tous les principes de la sueur, c'est le seul qui pourrait montrer que cette humeur est une secretion et non une excre'mentition eliminatrice, s'il venait a etre prouve qu'il n'existe pas dans le sang qui arrive aux sudoripares et qu'il se forme dans leur e'pithelium meme, a la maniere de ce qui a lieu pour les sels propres a la bile, le sucre de lait, la caseine dans la mamelle, etc. (voy. PARENCHYMES). Comme 1'urine, la sueur est le'gerement acide et depourvue de principes albuminoides ou autres pouvant remplir un usage special dans quelque ibnction, a la mauiere de ce qu'on voit pour les secretions.

Sans avoir a examiner ici la composition de la sueur, il importe de rappeler que c'est par-dessus tout de I'eau qu'elle excrete; elle ne contient en effet que de 4 a 5 grammes de principes fixes sur 1000, alors que 1'urine en rejette environ de 40 a 50 grammes sur 1000. Sur ces 4 a 5 grammes il y en a 2 de chlorure de sodium, pour un ou un peu plusde sudorates de soude et de potasse.

Quant aux glomerules speciaux volumineux du creux de 1'aisselle de 1'homme,

ils versent un liquide alcalin, comme le sont la plupart des secretions, y compris les sebacees (a 1'exception du sue gastrique) ; ce liquide a de plus une odeur specifique qui porte a croire a la formation par secrementilion d'un ou plusieurs principes immediats volatils speciaux. Ce fait cst porte au maximum, en quelque sorte, dans les gros follicules des larmiers, poches inguinales, anales, etc., et conduit inevitablement a supposer un role secretoire qui serait rempli par ces organes, bien que du sang meme on puisse deja obtenir le degagement d'une odeur analogue a celle de 1'aisselle ou a celle qui est propre au chien, au mouton, au boeuf, etc.

Mais, en realile, ici, pas plus que sur les autres mammiferes, on ne connalt pas encore avec assez de precision la composition de la sueur axillaire d'une part, du sebum de 1'aulre, pour qu'on puisse dire si le fumet specifique des vertebres est degage par leur sueur, ou si au contraire il Test par leur sebum, comme sur les oiseaux, soil directement, soit indirectement, par action de la sueur acide sur le sebum alcalin, pour mettre en liberte de sa combinaison dans celui-ci quelque acide gras volatil ; action indirecte qu'a elle seule 1'eau exerce deja sur les secretions sebacees de la peau des oiseaux, comme 1'a montre M. Chevreul.

D'apres ce qu'on peut constater en comparant les gouttes contenues dans les cellules epitheliales des gros glomerules axillaires a celles, jaunatres aussi, avec ou sans granules solides, brunatres, etc., du contenu remplissant le canal central de ces follicules, on se laisse aller a songer a la possibilite dans ces cellules d'une secretion comparable a celle de la mamelle, qui du reste n'a rien d'assimilable a ce qui se passe dans les glandes sebace'es (voy. SEBACE, p. 585). lei, en effet, Yacte secretaire, comme ailleurs accompli dans les cellules epitheliales, donne finalement lieu au deversement du produit secrete d'une part, le sebum, eta 1'expulsion sous forme desmegma, desparois propres cellulaires qui le contenaient et composees de keratine. Or, dans la mamelle, si les corps gras, le beurre, se forment dans le corps de cellules, comme le sebum, ils sortent, au fur et a mesure qu'a lieu leur formation, de ces cellules molles, par suintement en quelque sorte, sous forme de globules du lait et sans amener la clmte des cellules secretantes ; restant en place, celles-ci continuent a etre le siege de la formation chimique tant de la lactose que de la caseine, etc. C'est en raison de ce me'canisme secretoire intime que le luit contient de la caseine, sans avoir trace des isomeres de la keratine qui compose les cellules epitheliales, tels que la mucosine, etc., qui se trouveraient dans cette humeur, si elle provenait, ne fut-ce que pour une partie, d'une pretendue fonte des epitheliums. Or, ce qu'on voit dans les cellules des gros follicules glome'rules de 1'aisselle des larmiers, des poches odorantes des carnassiers, etc., se rapproche de ce dont on suit les phases dans la mamelle, mais non de ce qui se passe dans les sebacees. Seulement ce sont des gouttes hyalines azotees, plus que des corpuscules graisseux dont on suit la formation dans ces epitheliums des glomerules, et le suintement en quelque sorte, bors de la cellule bombee, saillante du cote du canal, sans que ce qui sort de chaque cellule pour tomber dans ce dernier entraine ici la chute ou desquamation epitbeliale individuelle, qui est caracteristique dans les glandes sebacees (voy. SEBACE).

Tel done serait le mecanisme des secretions speciales de produits liquides ou demi-liquides particuliers par les gros follicules glomerules, localises en organes regionaux sur les carnassiers, rongeurs, ruminants, etc., si toutefois la physio-

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logic vient a prouver peremptoirement que ces follicules jouent ici un role secretaire et non de simple excrementition.

La peau excrete la sueur par ses orifices sucloripares etavec elle le peu d'acide carbonique qui en fait partie. Elle ne prend pas d'oxygene en echange endosmotique de maniere a faire de cette exhalation un acte respiratoire.

Les canaux sudoripares toujours revenus sur eux-memes, sauf lors de 1'excretion sudoripare, n'absorbent pas 1'eau des bains, liquide ou en vapeurs ; de plus, 1'eau, en gonflant 1'epiderme a mesure qu'elle 1'hydrate, ne fait querendre plus complete 1'obliteration du trajet sudoripare intra-epidermique. II ne peut y avoir absorption que lorsque cette hydratation a gagne jusqu'a la couche basilaire de 1'epiderme ; que dans les cas en outre ou par friction quelque principe osmotique a ete pousse dans le follicule sudoripare, jusqu'a la portion de son epithelium depourvue de couche cornee.

Ces observations concernant 1'absorption cutanee s'appliquent de la meme maniere aux follicules pileux et a celles des glandes sebacees qui s'ouvrent sur la peau, seuls orifices, avec les sudoripares, que possede ce tegument.

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