STJR 1000 HABITANTS, EN 1875, COMBIEN DE
En Suede.
En Norvege.
En France (1873).
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Le cheval suedois est de taille moyenne, ou legerement inferieur a la moyerme (taille, lin,48 a lm,65 par le garrot). Dans les parties minieres du pays, Jes chevaux sont larges, ramasses et vigoureux. Si on leur donne une nourriture forte et substantielle pendant leur croissance, ils prennent une forte taille : tels sont les chevaux dits norvegiens eleves dans la montagne, et les chevaux norrlandais. - - Pres de Stockholm ct en Sudcrmanie se rencontre une petite race vive et vigoureuse. — Enfin on signale une race presque sauvage dans Tile de Gotland. Naturellement ces races ont ete melees dans la plus grande partie du pays a des races importees.
L'espece bovine est proportiounellement plus exploitee en Norvege qu'en Suede, mais la race norvegienne est plus petite que les races suedoises. On estime qu'une vache norvegienne donne en moyenne 1100 litres de lait a 1'annee. Ces vaches sont trop petites pour etre avantageuses a la boucherie.
En Suede, la race indigene, dites race des campagnes, se renconlre encore dans les bruyeres du plateau de Smaaland (en Gothie), dans les lies et dans le nord. « Elle est plutot petite que grande, anguleuse, de formes relativement peu nobles, mais a jambes fines et deliees; ellese distingue comme bonne lailiere. Cette race se distingue par sa sobriete ; elle se contente de tous les aliments pos sibles ; dans certaines parties de la Norvege, par exemple, on 1'a mise au regime du poisson. »
La plupart des races importees sont anglaises; quelques bestiaux ont ete importes de Suede. On exporte de Suede environ 20 000 betes a comes par an iit 80 000 quintaux de beurre, qui passent par le Danemark.
Les boeufs sont employes comme betes de trait en Smaaland et en Sudermanie, .plus rarement dans le reste de la Suede, jamais en Norvege.
Les moutons soni 1'objet d'une Industrie importante en Norvege; d'ailleurs on les y abandonne presque a leur propre initiative. Les moutons norvegiens ne donnent qu'une laine et une viande mediocres. Le mouton indigene suedois aie porte qu'une laine rude et grossiere qui fait defaut aux jambes, sur la tete et souvent sur la queue ; le corps est petit, a formes anguleuses. les jambes deliees. Get animal a d'ailleurs 1'avantage de se contenter des plus maigres patures. 11 pait au milieu des bruyeres. On exporte de Suede 16 a 18 000 moutons par an.
Les chevres sont rares en Suede, ou on les redoute a cause du tort qu'elles font aux arbres, n'etant jamais surveille'es. La race indigene est petite; on n'utilise presque pas son lait, et elle en a peu.
Les pores sont assez rares en Norvege, parce qu'on manque de grain pour les nourrir ; dans quelques parties on en eleve avec des dechets de poisson.
En Suede, ils sont plus nombreux, quoiqu'ils le soient beaucoup moins qu'en France; on en exporte de Suede environ 13000 par an. Mais, si 1'on n'en eleve pas, en revanche on en mange beaucoup; TAmerique en envoie en 1876 jusqu'a 275000 quintaux. Quelquefois ce lard contient des trichynes (19 cas sur 22 000 recberches microscopiques).
Le pore suedois est efflanque, baut sur jambe, a grosse lete; il se rencontre surtout dans le nord.
La plupart des animaux exportes sont diriges sur 1'Angleterre, par la voie de Gotembourg.
L'elevage du betail a fait de grands progres en Suede. Ces progres sont dus en partie aux efforts du gouverncment suedois; cbaque annee il envoie deux instructeurs ambulants a travers les provinces ; ils vont y donner des conseils sur Televage des animaux, tandis qu'un inspecteur visile les bergerieset indique aux bergers comment elles doivent etre tenues.
La Suede possede une race de chien indigene : c'est le spitz ou roquet lapon a oreilles pointues ; c'est le cbien de berger des Lapons. « Ce chienr generalement petit, porte une pelisse epaisse et longue sortant d'un ricbe fond laineux ; il est remarquable par sa vigueur et son air eveille. » Le chien de Norrland, beaucoup plus grand, est probablement un descendant du cbien lapon mieux nourri et plus domestique : le caractere qui le distingue le plus nettement de cet ancetre probable, ce sont ses oreilles dont la pointe retombe un peu au lieu de rester, comme chez le lapon, droite et rigide. La peau du cbien norrlandais sert assez souvent a faire des pelisses dont le poil est en dedans.
Les races anglaises plus ou moins melees sont tres-repandues en Suede et en, Norvege.
La ville de Stockholm conlient un grand nombre de cbiens ; pres de 4000 chiensy sont soumis a Timpot. Jamais les chiens n'y sont atteles a des voitures.
Faune du nord. Les principaux carnassiers du nord sont Tours, le loupy le lynx, le glouton, le renard, le blaireau, la martre, 1'bermine, la loutre.
L'ours n'est pas un animal tres-nuisible, cependant sa destruction est encouragee, et comme cette cbasse est assez lucrative, elle se fait avec ardeur. On commence par etudier en automne 1'endroit oil Tours parait vouloir s'installer pendant 1'hiver, puis on le laisse tranquille jusqu'a Noel, epoque a laquelle le chasseur chausse ses patins a neige pour le tuer dans son repaire. La frequence de Tours diminue assez notableraent (voy. le tableau de la page 835).
II est repandu dans toute la Norvege (sauf les pays voisins de Christiania) et dans tout le nord de la Suede.
Le loup est beaucoup plus nuisible que Tours; c'est Tennemi personnel des Lapons; quand un Lapon apercoit un loup, il quitte toute autre occupation pour le poursuivre sur ses patins a neige, Tatteindre, et le tuer a coups d'epieu. On cite des Lapons qui ont fait ainsi plus de 500 kilometres derriere un loup. Partout ailleurs, on tue le loup a Taide d'un appat empoisonne a la strychnine. En 1846-1850, on tuait environ 220 loups en Norvege; ce nombre s'est abaisse surtout depuis 1868, ou une maladie semble les avoir presque extermines; depuis ils sont devenus plus frequents, et Ton en tue environ 40. Le loup a disparu, ou peu s'en faut, au sud des grands lacs de Suede. Autrefois sa frequence etaittelle qu'une loi, abolie en 1864 seulement, faisait de la traque au loup
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une corvee publique. Les traqueurs, ati nombre de plusieurs milliers, effrayaient les loups par un vacarme assourdissant, et les poussaient vers 1'endroit ou des chasseurs etaient postes.
On tue environ 130 lynx par an en Norvege. II devient plus rare en Suede.
Le glouton fait de grands ravages dans les troupeaux de rennes des Lapons ; on en tue une cinquantaine chaque annee en Norvege ; le nombre des lynx et des gloutons ne parait pas diminuer dans cette partie de la peninsule.
Pour donner une idee de la frequence des animaux de proie, nous donnons la statistique des animaux tues. Comme leur mort est recompensee par une prime, on peut regarder cette statistique comme exacle.