‹ Dictionnaire et grammaire de la langue crise [microforme]Chapitre 3 sur 8 · AT ES · texte numérisé non relu

AT ES

il appelle en sa langue, tout ce qui se voit, se touche et s'entend, mais pour les actions intérieures et spirituelles et qui ne peuvent se démontrer aux sens, en cela, il a fallu suer, travailler, combiner, faire et refaire, etc. pour enfanter cette nouvelle manière de parler quand il s’est agi d'expliquer les choses de la Religion.

Le caractère général des langues sauvages consiste en ce qu’elles réunissent un grand nombre d'idées, sous la forme d’un seul mot. A l’aide de racines, d’inflexions, de particules préfixes, on forme des mots qui quelquefois renferment l’idée de toute une phrase, comme les suivants :

Nipakwesimowin, danse où on se fait mourir par la soif.

Iskutewâbokkew, il fait de la liqueur de feu.

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