‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 102 sur 169 · V. mou · texte numérisé non relu

V. mou

Momerie, proprt et anciennement déguisement, dérivé de l'allemand mummen, masquer.

Momie, d'où momifier, momification, se rattache au persan mûm, cire.

Mon, V. me. narque, monastère, monas-

Monacal, v. moine. tique, v. moine.

Monade, monarchie, mo- Monceau, v. mont. narchique, monarchiste, mo-

Monde, du latin mundum qui signifie à la fois ordre dans l'univers, univers, et ordre dans la toilette, propreté. A une acception dérivée du premier sens se rattachent mondain, d'où mondanité, et mappemonde, v. nappe. Au second sens se rattachent : le vieil adjectif monde, pur, d'où immonde, immondices, orge mondé, émonder. Comparez aux deux sens de mundum, les deux sens de kosmon, v. cosmétique.

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Monétaire, u. monnaie.

Moniteur, proprt avertisseur, se rattache au verbe monere, supin moiiitiim, avertir, appeler l'attention, faire souvenir. Autres dérivés et composés : monitoire et prémonitoire ; semondre, proprt avertir en dessous, d'où semonce; admonition, admonester, et admonestation; monument, proprt édifice commémoratif, et monumental; monstre, d'où monstrueux, monstruosité, proprt avertissement céleste, prodige; montrer, doù montre, action de montrer, et instrument montrant l'heure (dans ce sens, le mot a dabord désigné le cadran), montreur, démontrer, démontrable, démonstration, démonstrateur; remontrer, représenter un tort, d'où remontrance.

Monnaie (doù monnayé, faux monnayeur, monétaire, démonétiser), du latin moneta, identique à l'épithète moneta, proprt « la donneuse d'avis » (cf. moniteur), surnom donné à Junon en raison des avertissements qu'elle avait adressés aux Romains; le temple de Junon Moneta était en même temps un atelier monétaire, d'où le nom donné aux pièces qui en sortaient. D'après une autre étymologie le surnom de Junon viendrait de l'atelier monétaire, et moneta (toujours de la famille de monere, mais d'origine grecque) aurait le sens de « signe d'échange ».

Mono- (Mots commençant Monsieur, u. seigneur.

par), V. moine, et cherchez le Monstre, monstrueux,

mot qui forme le second élé- monstruosité, u. moniteur. ment du nom composé.

Mont, latin monteni. Dérivés et composés : amont : montueux, monticule ; montagne, d'où montagneux, montagnard ; monceau, d'où amonceler, amoncellement ; ultramontain, d'au delà des monts; promontoire, proprt (( élévation qui s'avance » dans la mer; tramontane (préfixe tra-), étoile et vent du nord, d'au delà des monts pour les Italiens, le mot nous venant d'Italie.

— Le mot grec qui signifie montagne est oros, d'où orographie, orographique, v. archal. Cf. aussi le mot germanique berg dans iceberg.

— Sur montem a été fait le verbe monter, aller en haut, élever (notamment élever le poids d'une horloge, d'où, par analogie, tendre les ressorts d'un mécanisme), mettre (une machine) sur pieds. Substantils participiaux : montant et

Morillon] du français. 385

montée. Dérivés : monteur, montoir, monture, montage. Composés : démonter, pioprt désarçonner, aussi défaire une macliine « montée », d'où démontable, démontage: remonter, d'où remonte, remontée, remontoir; surmonter, monter au-dessus, doù insurmontable.

Montrable, montre, mon- Moquer, d'où moquerie,

trer, montreur, i'. moniteur. moqueur, origine douteuse.

Montueux, monture, v. Moquette, éloffe, origine

mont. inconnue.

Monument, monumental, V. moniteur.

Moraine, provençal mourreno, d'origine douteuse.

Moral, morale, moraliser, Moratoire, v. demeure.

moraliste, moralité, v. mœurs.

Morbide se riittache au latin morbum, maladie (cf. pathologie, k pâtir ^); morbidesse, emprunté à Titalien, signifie proprt aspect maladif, d'où délicatesse.

Morbleu, v. dieu^. Morceau, morceler, mor-

cellement, V. mordre.

Mordoré, proprt brun doré, comprend le nom propre Maure (de Mauritanie), dont moricaud, morillon sont des dérivés.

Mordre se rattache au latin mordere, supin morsum. Dérivés : mordant, mordeur, mordiller, mordicant; mordicus, adverbe tout latin qui signifie en mordant, sans démordre; mors (de cheval); morsure, morseau (proprt fragment coupé avec les dents), écrit à tort morceau, d'où morceler, morcellement; remords, reproche de la conscience, assimilé à une morsure. Sur morfondre, v. morue.

Morganatique se rattache vraisemblablement à l'allemand morgen, matin; se dit d'un mariage princier contracté clandestinement.

Morgue, d'origine inconnue, a d'abord désigné l'endroit où les prisonniers étaient examinés attentivement pour qu'on pût les reconnaître, d'où : lieu d'exposition pour les cadavres ; on explique difficilement le sens de « air hautain », c'est peut-être un autre mot.

Moribond, u. mort. Morigéner, origine dou-

Moricaud, v. mordoré. teuse.

Morille, origine germanique, cf. ail. morchel.

Morillon, v. mordoré.

DICT. ÉTYM. FHANÇ. 2o

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Morion, casque, mot espagnol.

1. Morne, adjectif, origine germanique (cf. anglais to moiirn, être triste).

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