Page, substantif masculin, origine incerlaine
Pagode, mot indien emprunté aux Portugais.
Paiement, v. pacte ^. Païen, u. pays.
Paille, latin palea. Dérivés : paillon: paillasse, d'où paillasson: paillard, proprt qui couche sur la paille: paillette, d'où pailleté. Compusés : empailler, d'où empailleur, rempailler, rempailleur, rempaillage.
424 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pair
Pain, latin panem. Dérivés : panier (d'abord corbeille à pain), pané, panade, panetier. Composés : panification, V. faire'^; apanage, proprt « nourriture » assurée; compagnon et copain, proprt commensal, puis camarade, d'où compagne, compagnie, compagnonnage, accompagner, qui a produit à son tour accompagnement, accompagnateur.
Pair, latin parem, égal, d'où « égal aux plus hauts dignitaires ».
1. Dérivés : pairie, dignité de pair; parage, dans « haut parage »; paire, groupe de deux choses égales; impair, proprt inégal ; parité, égalité, et imparité, disparité ; parier, jadis mettre de pair (d'où apparier), mettre des enjeux égaux (d'où pari, parieur) ; parisyllabique, imparisyllabique, dun nombre égal ou inégal de syllabes; pareil, qui a produit : appareiller, apparier, d'où arranger régulièrement, préparer (dérivés : appareil, appareillage, appareilleur) et dépareiller.
2. Sur parem, les Latins avaient fait le verbe parare, mettre à la hauteur de, égaliser, d'où apprêter ; c'est à ce second sens que se rattachent les acceptions de « préparer, orner », qu'a notre verbe parer (d'où parement, parure), et aussi celle de « se mettre en état d'éviter » (d'où parade, terme d'escrime, et le préOxe para-, d'origine italienne, dans les mots tels que parasol). Le mot parade, d'où parader, au sens d'évolutions de cavaliers ou de troupes, est d'origine espagnole; quant à parages, au sens de « régions maritimes côtières », on n'en a pas encore d'explication satisfaisante.
3. Les composés de parare se rattachent soit à l'une soit à l'autre des deux idées exprimées par parare, mettre de pair et arranger. Des composés avec ad- et avec dis-, il ne reste que les mots apparat et disparate. Autres composés : comparer, proprt accoupler, mettre en parallèle, d'où comparaison, comparatif, comparable, incomparable; préparer, arranger d'avance, d'où préparation, préparateur, préparatif, préparatoire : réparer, arranger ce qui a été dérangé, d'où réparation, réparateur, réparable, irréparable : séparer (préf. se'-), disjoindre, et son doublet sevrer, d'où : sevrage, séparation, séparable, inséparable, séparatiste, séparatisme. 11 r.Hit ajouter déparer, formé sur le français parer, et emparer, d'origine provençale (préfixe anl-, v, aiit- ou anté-), dont le sens primitif est préparer une défense, forti-
Palefroi] du français. 425
fier, munir, doù rempart (dont le t final n'a aucune raison dêtre), désemparé et s'emparer.
Paisible, i'. pacte •.
Paître, du latin pascem, supin pas^wm.
1. Dérivés : pacage, jadis pascale, d'où pacager; pâture, d'où pâturer, pâturage ; pasteur, pastoral, et le mot de formation populaire pâtre. — Le moi pâture a désigné aussi l'entrave qu'on met parfois aux animaux avant de les laisser au pâturage, et le paturon est l'endroit de la jambe où l'entrave s'adapte. Pour désigner cette entrave, les Latins avaient le mot * pastoria, et mettre l'entrave, c'était *impastoriare, d'où le français empêtrer, employé surtout au figuré, et son contraire dépêtrer.
2. Sur le supin pastum a été fait le composé appât, proprt nourriture apportée, puis moyen d'attirer, dérivé : appâter; au pluriel, il n'y a aucune raison d'écrire appâts au sens propre et appas au sens figuré. Autres dérivés, désignant des aliments très différents : panais, jadis pasnais, et pastille.