Coche, bateau, origine germanique
3. Coche, voiture, d'où cocher, subst., et porte-cochère, ail. Imtsche.
Cochenille, v. coccinelle. Cocher, u. chausse.
Cocher, verbe, v. coche 1. Cochet, v. coq.
Cocher, subst., v. coche 3.
Cochon, origine inconnue. Dérivés : cochonner, cochonnerie; cochonnet, petit cochon, et, par comparaison plaisante, petite boule servant de but.
Coco, mot portugais. Dérivé : cocotier. (F. Supplément.)
Cocon, V. coque. Coction, v. cuire.
Cocotier, v. coco. Coda, v. queue.
Cocotte, poule, v. coq.
Code vient du latin codex (tablette à écrire) conservé tel quel au sens de recueil officiel des formules pharmaceutiques. Code, — doù codifier, codification y(v. faire ^), — désigne un recueil de lois. Le diminutif codicille s'est spécialisé dans une autre direction; c'est un petit écrit ajouté à un testament, contenant des clauses additionnelles.
Coefficient, v. faire 3.
Coercitif se rattache au verbe latin noercere (préfixe coet arcere), supin coercitum, qui signifie : contenir, arrêter, doù le sens d'incoercible. Un autre composé avec le même radical, exercere, supin exercitum, est passé en français sous la forme du mot savant exercer, d'où exercice. Exercer, c'est proprt contenir pour un dressage, mettre à l'épreuve, d'où mettre en pratique.
Cœup (d'où écœurer, qui signifie proprt enlever le cœur, et écœurement), vient du latin cor, génitif cordis, qui se retrouve sous la forme cour- dans les dérivés populaires tels que courage et sous la forme cord- dans les mots savants tels que cordial, cordialité. La langue latine considérait le cœur comme le siège non seulement de la sensibilité, mais encore de la mémoire, et nous disons encore : réciter par cœur. J. de Maistre voyait dans courage un mot composé, rage du cœur. En réalité, -âge est un simple suffixe comme dans hommage. Dérivés de courage : courageux; encou-
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rager et encouragement : décourager et découragement. — D'après une étymologie ingénieuse de Gaston Paris, courroux (d'où courroucer) signifierait proprt cœur rompu, V. rompre.
— Verbes composés : accorder, c'est proprt rapprocher du cœur, du sentiment, du désir d'une personne, soit une autre personne, soit un objet, de là les expressions : accorder deux personnes et, par comparaison, deux objets entre eux, accorder quelque chose à quelqu'un. Substantif verbal accord (doù désaccord, et accordéon, instrument qui fait des accords); dérivés et surcomposés : accordeur, accordailles; raccorder, d'où raccord et raccordement. — Concorder, d'où concordant, concordance, c'est s'accorder ensemble : la concorde est l'union des cœurs; le dérivé concordat, d'où concordataire, désigne certains accords spéciaux.
— Le vieux verbe discorder, d'où discordant, discordance, signifie u être en désaccord » : la discorde, c'est la séparation des cœurs, le manque d'accord.
— Le vieux verbe recorder signifie « remettre au cœur, à la mémoire, rappeler » ; un record, terme de sport, repris à l'anglais, c'est proprt le rappel d'un maximum obtenu; les recors, ce sont les assistants d'un huissier (qui peuvent rappeler, comme témoins, les faits constatés).
— Autre composé : miséricorde, d'où miséricordieux, cordialité pour les misérables.
— Une vieille forme latine de cœur se retrouve dans le verbe latin credere, français croire, proprt donner son cœur, sa confiance à, v. dé à jouer ^ et croire.
— La racine grecque correspondant au latin cord- a la forme card-, d'où cardiaque (même suffixe que dans élégiaque, démoniaque), endocarde (pour le préfixe, v. en, B), péricarde, enveloppe du cœur (pour le préfixe, v. par).
Coffre, latin cophinum, panier, d'origine grecque; dérivés : coffrer, coffret.
Cognassier, v. coing. Cohérence, cohérent, co-
Cognée, cogner, v. coin. hésion, v. adhérer.
Cohorte, v. cour.
Cohue, origine celtique.
Coi vient du latin quietum, qui est le participe passé d'un verbe quiescere, se reposer, dont nous avons le composé acquiescer (s'apaiser dans une adhésion). La véritable
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forme savante de quietum serait *qmet (dérivé : quiétude), semblable à inquiet, dérivés : inquiétude, inquiéter. La forme quitte résulte d'une altération du mot dans la langue juridique. Le composé acquitter, d'où acquit, acquittement, signifie proprt rendre quitte, et c'était là aussi un des sens du verbe simple quitter, d'où quittance; mais quitter a eu également et a gardé le sens moins spécial de laisser tranquille, d"où abandonner. On a ajouté à quitte une désinence latine dans la locution <( donner quitus ». Le mot tout latin requiem, « retour à la tranquillité », est le nom dune prière latine qui commence par ce mot. Citons, à titre de curiosité, lopinion de Furetière, d'après lequel le nom du requin lui viendrait de ce que, après sa morsure, on n"a plus quà chanter le requiem.
Coiffe paraît se rattacher à l'allemand kopf, tête. Dérivés : coiffer, coiffeur, coiffure. Composé : décoiffer.
Coin, du latin cuneuni (doù cunéiforme), coin à fendre le bois, d'où cognée, cogner, et coincer, caler avec des coins. L'instrument nommé coin étant terminé en angle, on a appelé de même l'angle formé par l'extrémité d'un objet quelconque (un quignon de pain parait être pour un (( coignon »), puis, dans un objet creux, l'intérieur de cet angle, par exemple un coin de placard, et, dans ce sens, on a les dérivés encoignure, et recoin, coin retiré.
Coïncidence, coïncider, u. chair.
Coing, latin coloneuin, du grec kudônion, pomme de Kudônia, aujourd'hui La Ganée en Crète; mais c'est probablement un mot déformé par étymologie populaire, car on n'a jamais signalé spécialement le coing en Crète. De cotoneum dérive le provençal coudougnat, confiture de coings, qui a pris en français la forme altérée cotignac. Dérivé français : cognasse, coing sauvage, d'où cognassier.
Coke, mot anglais.
Col et cou viennent du latin collum, cou. Notre mot colis a été rattaché au pluriel italien colli, proprt « charges du cou ». Dérivés de col : collet, d'où se colleter, décolleter; collier, d'où collerette. Composés : encolure; accoler, d'où accolade, racoler (recruter en prenant en quelque sorte au collet), racoleur et racolage; décoller, au sens de décapiter, d'où décollation; colporter, d'où colporteur, colportage; licol ou licou, qui lie le cou.
DICT. KTYM. FfiANÇ. «'
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Colchique, plante de Colchide.
Coléoptère, propit qui a les ailes dans un étui. Un autre mot grec, eUitron, qui signifie étui comme koleoiiya précisément formé élytre, nom des ailes extérieures des coléoptères. Sur le second élément de coléoptère, v. aile. Colère, v fiel.
Colibri, mot caraïbe ou dérivé de colahra, v. couleuvre
Colifichet, origine dou- Colimaçon, v. limace.
teuse.
Colique, proprt maladie du « côlon » ou gros intestin (grec kôlon).
Colis, V. col. Collatéral, v. latéral.
Collaborateur, collabora- Collation, coUationner, v.
tion, collaborer, v. labeur. offrir'^.
Collage, v. colle.
Colle, grec kolla. Dérivés : coller, d'où colleur, collage et un nouveau substantif colle, action de coller au figuré (d'immobiliser, d'embarrasser par une question) ; collodion (mais collyre, autre racine). Composé : décoller, d'où décollement. Protocole, doù protocolaire, signifie proprt : première feuille collée [v. pour^).
Collecte, collecteur, collée- Coller, v. colle.
tif, collection, collectionner. Collerette, collet', colleter,
collectiviste, collectivité, v. v. col.
lire 3. Colleur, v. colle.
Collège, collégial, collé- Collier, v. col.
gien, collègue, i'. loi. CoUiger, v. lire 3.
Colline se rattache au latin collem, et appartient à la même famille que culminant, que colonne, et que exceller (d'où excellent, excellence) dont le sens propre est : s'élever au-dessus des autres. De même colmatage, d'origine italienne : exhaussement de terrain.
Collision, v. lèse. Colloquer, v. lieu.
Collocation, v. lieu. Collusion, u. allusion.
Collodion, v. colle. Collyre, v. colle.
Colloque, v. locution. Colmatage, v. colline.
1. Colombe, latin colamba. Dérivé : colombier, latin columbarium. La forme latine palumbem, doù palombe, est attribuée au dialecte osque.