Maille, v. métal. Maillet, u. mail
Manlech-ort, V. noms propres Maillon, v. maille i.
(Mots lires de). 1. Maillot, lange, u. maille l.
2. Maillot, caleçon collant, nom de linventeur. Main, da latin manum, qui désigne aussi le bras (d'où le sens de manche féminin et de ses dérivés».
1. Dérivés : manette; menotte; manuel: manier doù manîment, maniable, remanier, remaniment: manière (proprt façon de manier), doù maniéré; manche féminin, d'où manchette, manchon, mancheron, emmanchure: manche masculin fqu'on tient à la main), doù emmancher, démancher; la Manche, c bras » de mer; manège, d'origine italienne, proprt maniement (d'un cheval, etc.) : manivelle (racine germanique luell-, tourner); manigance.
2. Composés de main : main-d'œuvre; main-forte dans ; prêter main-forte) ; mainlevée :. mainmise, mainmorte possession sans transmission); maintenir, proprt tenir avec la main, d'où maintien (action de maintenir et manière de se maintenir au sens ancien de se comporter, se tenir) et l'adverbe maintenant, qui n'est autre chose que le gérondif de maintenir, et dont le sens primitif est : sans quitter la main, de suite; à rapprocher la forme savante manutention, manipulation, v. tenir '^.
3. Composés de manum, outre manutention : manifeste et ses dérivés, v. défendre: manipuler (proprt se remplir la main de), d'où manipulation: manœuvre, mot d origine populaire, d'où manœuvrer; mansuétude,!', coutume; manufacture. V. faire -; manuscrit, écrit avec la main; la mancipation, terme juridique, c'est proprt la prise de possession avec la main (latin capere, v. capable *), d'où émanciper, K soustraire à la main » du père, du tuteur, du seigneur, et émancipé, au propre et au lîguré, émancipation.
4. Un composé de manum qui a une nombreuse famille est mander, latin mandare'v. dé à jouer), qui signifie proprt donner en main, faire remettre un ordre, une instruction, une information, convoquer. Dérivés : mandement, mandat doù mandater, mandataire. Composés : contremander; commander, donner des ordres, d'où commande, commandement, commandant, commandeur (dont la forme espagnole commcndador a été altérée par les Anglais en commodore"), commanderie , et les termes commerciaux commandite, remise de fonds, commanditer, commanditaire; les surcom-
350 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Mal
posés décommander et recommander, d'où recommandation, recommandable ; recommander, c'est proprt remettre entre les mains de quelqu'un le soin d'une affaire, d'une personne; demander, doù demande, demandeur, se rapproche du sens de u commander un objet », charger quelqu'un de le procurer.
— Le mot grec qui signifie main est kheira, d'où chirographe, etc., v. chirographe.
Maint, origine douteuse, v. Maintenant, maintenir,
multi-. maintien, v. main 2.
Maire, mairie, v. magne ^.
Mais. Sur l'origine du mot, v. magne K Gomme conjonction, il s'est d'abord employé avec le sens de « de plus, plus encore ». Puis l'idée copulative est devenue une idée adversative; c'est ainsi que la conjonction et s'emploie quelquefois pour marquer une opposition : « Tu le vois, et tu te tais ». Désormais signifie proprt dès maintenant plus (sur or, v. ce, pronom"^), et jamais: « dès ce moment plus », v. déjà.
Maïs, mot espagnol d'origine américaine.
Maison, v. manoir 1. Majolique, u. noms propres
Maisonnée, maisonnette, u. (Mots tirés de).
manoir'^. Majorât, majoration, ma-
Maitre, maîtrise, maîtriser, jordonie, majorer, majorité,
u. magne ^. majuscule, v. magne'*.
Majesté, majestueux, majeur, V. magne *.
Mal, adjectif et substantif, du latin malum ; dérivé : malice, d'où malicieux.
1. L'adjectif mal, indépendamment de son emploi comme substantif, s'est conservé dans quelques locutions comme : malheur, v. heur; malechance, v. choir ^•, malgré, proprt mauvais gré, d'où le verbe maugréer avec / vocalisée en u ; maldonne pour maledonne; malfaçon pour malefaçon; malaise; malencontre d'où malencontreux; bon an, mal an; bon gré, mal gré; maltôte (v. ce mot).
2. L'adverbe latin maie a donné aussi mal, qu'on trouve dans un grand nombre de composés sous la forme mal- ou maa-. Composés latins : maléfice, malfaiteur, v.faire^''^ '; malin, malignité, v. génital '*\ malade d'où maladie, maladif, maladrerie (influencé par ladre), v. avoir ^; malédiction, V. dire -; malévole, v. vouloir; malversation, v. vers-; maudire, V. dire"^; maussade, v. savoir. Composés français :
Manant] du français. 357
maladroit d'où maladresse; malaisé (formé indépendamment de malaise), malappris, malavisé, malentendu, mal famé (u. affable^}, malhabile, malhonnête, malintentionné, malmener, malotru [v. astre), malpropre, malsain, malséant {v. seoir-], malsonnant, maltraiter, malveillant {v. vouloir).
Mal-. Les mots commençant par mal-, qui sont des composés de Tadjectif ou de l'adverbe mal, ne seront pas relevés ci-après. Ils sont signalés à larticle précédent, ou bien il suffira de chercher le second mot composant.
Malachite se rattache au grec malakhê, mauve.
Malade, v. avoir i.
Malandrin, italien malandrino, d'origine douteuse.
Malart, canard sauvage, parait être un nom propre d'homme, d'origine germanique.
Malaxer se rattache au grec malasseim^ar l'intermédiaire dune forme latine.
Mâle, latin masculum, d'où masculin; on rattache généralement à la même famille mari, marier d'où mariage, formariage (mariage hors de sa condition), et marital.
Malice, malicieux, u. mal. Malin, v. génital *.
adjectif. Malingre, origine inconnue.
Malle, d'où mallette, mallier, origine germanique.
Malléable, v. mail. Malotru, y. astre.
Malt, mot anglais.
Maltôte, formé avec l'adjectif mal et l'anci'i'n français iolte, impôt, qui se rattache au verbe latin tollere, enlever, V. tolérer.
Malversation, v. vers^.
Maman, onomatopée enfantine, commune à bien des langues; à la forme latine mamma, par l'intermédiaire d'un diminutif, se rattache mamelle, d'où mamelon et mamelonné et le dérivé savant mamillaire; ajoutez mammifère, qui porte des mamelles, v. offrir K Le grec employait le mot maston d'où mastoide, en forme de mamelon (u. forme) et mastodonte, aux dents mamelonnées {v. dent).
Mameluek, mot arabe, dont le sens propre est u esclave ».
Mammouth, mot sibérien.
Manant, u. manoir i.
358 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Manger
Mancenille (d'où mancenillier), d'origine espagnole, proprt espèce de petite pomme.
Manche, mancheron, manchette, manchon, v. main^.
Manchot, diminutif d'un vieux mot venant du latin mancuin, même sens. Sur mancuni, en substituant l'idée générale de « privation » à l'idée particulière de » privation dun bras )>, les Italiens ont fait le verbe mancare, qui est notre manquer. Substantif verbal manque. Dérivés : manquement, immanquable. Manquer s'est dit de celui qui n'a pas et de la cbose qu'on n'a pas (il manque d'habileté, l'habileté lui manque), de celui qui ne réalise pas une entreprise et de l'entreprise qui ne se réalise pas (il a manqué son coup, le coup a manqué); il s'est dit non seulement de la chose qui fait défaut, mais de la personne qui échappe à un risque (il a manqué tomber), qui se soustrait à un devoir (manquer à sa parole), etc.
Mandarin, origine portugaise; dérivés : mandarinat, mandarinisme, aussi mandarine (allusion à la couleur de certaines robes de mandarins).
Mandat, mandataire, man- Mandibules, u. manger.
dater, mandement, mander,
u. main *.
Mandoline, d'un mot italien qui lui-même se rattache peut-être au vieux français mandore, pour pandore, grec pandoiira.
Mandragore, grec mandragoran.
Mandrin, tige, origine in- Manège, u. main i.
connue.
Mânes, latin mânes, proprt bons génies, même famille que mane, de bonne heure, v. demain.
Manette, v. main'^. Manganèse, v. magnésie.
Manger, latin manducare. Dérivés : mangeur, mangeable d'où immangeable, mangeoire, mangeaille, mandibules d'où démantibuler, proprt (lislo([uer la mâchoire. (A)inposé : démanger, d'où démangeaison.
— A la même racine se rattachent mâcher et son doublet mastiquer, latin niaslicarc; dérivés : mâchoire, mâchonner, mâchelier (v. maxillaire), màchure d'où mâchurer (qui s'est confondu avec le vi(nix verbe mtischerer, tacher, d'origine germanique), et le dérivé savant mastication. A rappro-
Manoir] DU français. 359
cher du grec mastaka, proprt lèvre supérieure, d'où dérive moustache par linlermédiaire de l'ilalien mostaccio.
— Il y avait en latin, au sens de manger, un autre verbe (parent de l'anglais fo ea/ et de l'allemand essen), dont l'infinitif était edere et le supin esiim, d'où comestible, mangeable, et obèse, proprt bien nourri, d'où obésité. Dent vient du participe présent primitif de ce verbe.
Manie, d'où l'adjectif maniaque, le nom des Ménades et les nombreux mots terminés en-ma/ii"Ê',-ma/îe(biblioma/îe, etc.), vient du grec mania, délire, folie, passion, v. manie 1.
Maniement, manier, ma- Manifestation , manifeste ,
nière, maniéré, manieur, u. manifester, v. défendre, main •. Manigance, manigancer, y.
main • .
Manille, jeu de cartes, espagnol malilla, d'origine douteuse.
Manioc, mot américain.
Manipulation, manipuler, y. main ^ et plein. Manitou, mot américain.
Manivelle, v. main '.
1. Manne, « nourriture tombée du ciel >} et sens figurés, mot hébreu.
2. Manne, panier d'osier, origine germanique. Mannequin, du diminutif flamand du mot germanique
qui veut dire homme. Même suffixe que dans lambrequin. Manœuvre, manœuvrer, v, main •' et œuvre.
Manoir, infinitif employé substantivement, du latin manere, supin mansuni, qui signifie demeurer.
1. Le substantif manant est à l'origine le participe présent du verbe manoir et signifie proprt qui demeure, sédentaire, d'où vilain, paysan. Au supin se rattachent mansura, qui a donné masure, et mansionem qui a produit maison, d'où ménage (anciennement maisnage), qui signifie administration de la maison, etc. Mansion, lieu de l'action dans le théâtre du moyen âge, est le doublet savant de maison. Sur un autre mot ayant le sens de maison, v. dôme.
2. Dérivés de maison : maisonnée, maisonnette. Dérivés de ménage : l'adjectif ménager (comparez économe, formé sur le mot grec qui signifie maison), le verbe ménager, et ménagement, dont le sens est voisin de celui de l'adjectif;
360 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Marâtre
les verbes déménager, emménager, formés indépendamment sur ménage, et leurs dérivés déménagement, déménageur, emménagement; ménagerie, qui a signifié étable et basse.cour, dépendances de la maison.
3. Deux composés latins de manere ont été empruntés sous la forme du participe présent : permanent (d'où permanence), « qui demeure tout à fait ». et immanent, « inclus à demeure dans les choses ».
Manque, manquement, Mansion, u. manoir'^.
manquer, u. manchot. Mansuétude, v. coutume.
Mansarde, v. noms propres (Mots tirés de).
i. Mante, insecte, du grec mantin, qui signifie proprt devin (agité du délire prophétique, même famille que manie, cf. cartomancie); la mante dite « religieuse » croise souvent ses pattes de devant dans une attitude qu'on a assimilée à un geste religieux.
2. Mante, latin populaire mantiim. Diminutif manteau, diminutif espagnol mantille, sous-diminutif mantelet. Composé, au sens figuré, démanteler, d'où démantèlement.
Manuel, v. main i. Manutention, v. main -.
Manufacture, manufactu- Mappemonde, v. nappe.
rer, manufacturier, v. main ^ 1. Maquereau, poisson, ori-
eifaire^. gine inconnue.
Manuscrit, v. main 3.
2. Maquereau, entremetteur, parait se rattacher à la même racine germanique que maquignon, d'où maquignonner, maquignonnage.
Maquette, v. maille i. Maquignon, v. maquereau2.
Maquiller, d'où maquillage, mot d'argot.
Maquis, v. maille 1.
Marabout, origine arabe.
Marais ('l mare, origine germanique, cf. ail. mariT/i,angl. mnrsh. Marais a été aussi expliqué par le latin mariscum, jonc. Dérivés : maraîcher, qui cultive les terrains humides; marécage, d'où marécageux.
Marasme et amarante se rattachent au grec niarainein, flétrir. Le marasme est un état de consomption, l'amarante {a- privatif) est proprt la fleur qui ne se flétrit pas.
Marasquin, v. amer. Mar&tre, v. mère.
Marché] " du français. 361
Maraud, doù marauder, maraude, maraudeur et maroufle 1, origine douteuse.
Marbre, latin marmor, d'où marmoréen; dérivés : marbré, marbrure, marbrier, marbrerie.
1. Mare (poids et monnaie), mot germanique, conservé dans la locution au marc le franc, « partiellement et proportionnellement à la somme totale n, comme on dit aujourd'hui : <( donner le sou du franc )>.