V. offrir^. Métayage, métayer, v. mi a
CLÉDAT. — DICT. iTYM. FIUHÇ. 28
444 DicnoxNjaRE éttxologioue 'Mettre
KéteO. 9. méier. WéUsmyBjvaB^r. pgjehiqv.
Météore^ grec meieônm qui signifie proprt « soIlleTé^ dViù d'une part gonflé ^dérÎTés : méiéorûé, météoiume'. d'autre part phénomène atmosphérique, an figuré ce qui brille d*un éclat passager (composés : météorologie, météorologique, V, logique^).
Méthode, métbodiqne, o. i^sode.
Méticuleux^ latin metiealosum (de mcfniii, crainte), proprt qui a de petites craintes, de petits scrupules.
Xétler, V. moindre^ <• «. Métonsmia, v. nom.
I, t). mêler. . '
Métope^ grec meiopê ; les métopes sont proprt des espaces entre deux trous ménagés pour Textrémité des pootres, voy. voir^ (préfixe méta-\
Métrage, mètre, métrer, Métropole, métropolttatii,
métreur, métrique, métro- o. mère et poUce i. manie, métronome,-!?, mesure. Meta, y. le suiTaiit.
Mettre (substantif participial mise, d'où miser] est le latin mittere, supin missam, dont le sens primitif est laisser aller, d^où envoyer, d'une part, et déposer, placer, d'autre part. Dérivés : mettable, qui peut se mettre, présentable, eo parlant d'un vêtement ; metteur (en scène, en œuvre).
1. Le participe passé latin missam, dont les dérivés savants sont mission (d'où missionnaire) et missive, était devenu en formation populaire le vieux français mes avec trois valeurs : 1^ au féminin, cérémonie religieuse terminée par le missa est, formule de congé des fidèles après l'office, dérivé savant missel; 2^ au masculin, a envoyé », dérivé message, quia produit messager, lequel a produit à son four messagerie, où l'idée de transport de messages disparait pour faire place à celle de transport de voyageurs et de paquets ; 3° au neutre, ce qu'on dépose sur la table, aliments ; dans ce sens le mot s'écrit aujourd'hui mets (d'où entremets) et il nous est revenu d'Angleterre sous la forme mess, au sens de table d'ofûciers.
2. Composés : admettre, proprt laisser venir, dérivés : admission, admissible, inadmissible, admissibitité; — commettre, proprl faire aller ensemble, d'où 1° réunir des personnes (dérivé : commission dans une de ses acceptions, et
Meurtre] ûu français. 417
comité, mot qui vient d'Angleterre], mettre des personnes aux prises, sens ancien auquel se rattache, avec une idée péjorative, l'acception du réfléchi « se commettre avec quelqu'un »; 2*» réunir une personne et une chose, c'est-à-dire confier h quelqu'un (une charge, Un soii\), ^u préposer h une charge (une personne), dérivés : commission* au sens de charge, mission (d'où commissionnaire), 'commis, commissaire, préposé à une besogne momentanée ou permanente, et commissariat; 3° réunir des choses (dérivé dans ce sens commissure, par exemple commissure des lèvres) ou combiner un acte, l'accomplir, aujourd'hui avec une idée péjorative. 3^ Autres composés : démettre (préfixe français déS')^ déplacer (un membre), et démettre (d'où démission, démissionner, démissionnaire, préfixe latin de-), faire descendre d'une dignité; — émettre, faire sortir, dérivés : émission, émissaire; — intermittent (d'où intermittence), proprtqui lafsse aller par intervalles, discontinu; s'entremettre, se mettre entre, dérivés : entremise et entremetteur ; —omettre, d'où omission, proprt laisser aller en avant ; — permettre, d'où permis, permission, proprt laisser passer ; -~ prémisses, proprt propositions mises avant les autres; — promettre, proprt lancer devant, annoncer, d'où s'engager, , dérivés : prometteur, promesse; surcomposé compromettre, jadis : s'engager mutuellement (d'où compromis, et, avec une idée péjorative, compromission), aujourd'hui : aventurer, sens voisin de la signification primitive de promettre ; — remettre, mettre à nouveau, mettre entre les mains de quelqu'un (d'où au figuré pardonner), mettre à un autre moment, substantif participial remise (d'où remiser), action de remettre et lieu où l'on remet, dérivés savants : rémission, irrémissible ; --* soumettre, d'où soumission, soumissionner (soumettre une proposition en vue d'une adjudication), insoumis: — trans* mettre, proprt envoyer au delà, d'où transmission, transmissible.
Meuble, meubler, v, mou- Meule, meulière,ineuii0rle,
voir^. meunier, u. moudre^.
Meuglement, meugler, v.
bcBuf,
IHeuFtpe^ mot d'origine germanique, mais de la même famille que mort, dérivés meurtrier et meurtrir; le verbe n'a plus aujourd'hui que le sens de : écraser la chair en y laissant une tache livide, d'où meurtrissure.
418 DICTIONNAIRE ÉTTMOL06IOUB [Miaoler
Mente, v, moaooir^. Keno nniirano, 9. sar^.
Mévente, 0. vénal. Ml, note de masiqne, v./a.
Ml, adjectif, est le latin mediam dont la forme italienne est mezzo (mesBO-soprano, v, «or*) et qui correspond à Tallemand mUte et aa grec meson (mésentdre, propre milieu de rintestin, v. en, A ; Mésopotamie^ v. fleuve). Le latin médium et son nominatif médius sont entrés tels quels en français, où ils s^écrivent avec un accent sur l'e, Fun dans les sens de «c partie moyenne de la voix » et de « intermédiaire dans les expériences- de spiritisme », l'autre dans le sens de « doigt du milieu ».
1. Medianum et medietatem^ dérivés de mediam^ ont produit en formation populaire moyen (forme savante médian) et moitié. L'adjectif moyen qualifie une situation au milieu, intermédiaire ; le substantif moyen désigne un intermédiaire entre la volonté et sa réalisation ; moyennant, gérondiMe l'ancien verbe moyenner^ signifie proprt « par le moyen de » et annonce une condition ; misaine, italien mezzana, désigne la voile du m&t du milieu. Dérivée de moitié: moiteen, devenu mitoyen (d'où mitoyenneté), et moitoier devenu métayer, celui qui reçoit pour son travail la moitié des récoltes, d'où métayage et métairie. Voy. mitaine et médaille.
2. Dérivés savants de médium, outre médian, signalé plus haut : média! ; médiat, d'où médiatiser et immédiat (sans intermédiaire dans l'espace ou sans intervalle dans le temps); médioére, lat. mediocremy d,e valeur moyenne, d'où médiocrité ; médiation, d'où médiateur, action de se mettre, pour les concilier, au milieu des combattants.
3. Composés de mi : demi, formé sur mi comme dedans sur dans (dame-jeanne parait venir du provençal demejano, proprt demi-4nesure) ; midi, v. Jour ; minait ; miparti, partagé par le milieu, voy. partir; milieu; mi-caréme, etc.; parmi, proprt parle milieu. Composés savants : intermède, lat. intermedium, et intermédiaire, qui se place entre et àv milieu, médiéval et médiéviste, voy. dge; Méditerranée, placée au milieu des terres; méridien, latin meridianum, transformation euphonique de medidianum, et méridional^ voy. joar. Sur un autre mot de même sens, voy. semi-.
Miasme, émanation de matières corrompues, et amiante, proprt qui ne se corrompt pas (a- privatif), se rattachent au verbe grec miainein, souiller. Cf. marasme et amarante.
Niaulep, d'où miaulement, onomatopée.
Mignon] DU français. 419
BCica, V. mie i.
Niche, origine flamande.
NicmaC) espèce d'onomatopée, dans le genre . de patatipaiala, cf. zigzag^ ou peut-être corruption du vieux français mutemaquey émeute, mot hybride formé en Flandre avec le français meute (yoy. mouvoir) et maken (allemand machen), faire.
Micocoulier^ mot provençal* d'origine douteuse. ,
MicPO-9 élément composant, du greo micron, petit, apparenté au latin mica y miette.
Miorobe,' «. ftoeiUe. MioToeoope, d'où microBoo-
pique, V. épice*.
Miction^ action d'uriner, latin miciionem.
Midi, V. joar et aretiqae.
1 • Mie (du pain), qui a eu d'abord le sens de miette, est le latin mica (proprt parcelle), emprunté tel quel au sens.de métal friable ; dérivés : miette (d'où émietter, émiettement) et peut-être mioche. La vieille formule négative ne... mie nie que l'action ait lieu, même dans la plus petite proportion. Cf. micro-, '
a. Mie, amie, v. aimer.
Miel est le latin mel, génitif mellis. Dérivés et composés : mielleux, emmiellé, mellifère (v. offrir^}; mélasse, empruïité à l'espagnol ou au vénitien ; mélèze (mel -f Iciricem, nom du mélèze en latin), mot alpin désignant un arbre au suc mielleux. Yoy. mildioa.
— ^ Au grec meli, même sens, , se rattachent : mélisse, abréviation d'un mot grec qui signifiait <( plante des mouches à miel, des abeilles » ; hydromel, voy. ce mot; mélilot, voy. lotus. Du grec meUmêlon, proprt pomme douce, dérive l'espagnol mermelada, français marmelade ; cf. mélinite.
Mien, v. me. Mièvre, d'où mièvrerie,
Miette, V. mie f . origine inconnue.
Mieux, V, meilleur.
Mignony du celtique min\ petit, ou de la forme ancienne de l'allemand minne, amour, ou sorte d'onomatopée. Dérivés : mignonnette ; par substitution de suffixe, mignard, d'où mignardise; forme espagnole menin, menine, garçon ou fille d'honneur.
420 DICTIONNAIRE ÉTTMOLOGIOUB [MÛno
mgraine, v. crâne.
Migrateur et migration se rattachent an verlie latin migrare, changer de résidence, d'où émigrer, émigrant, émigré, émigration; immigré; transmigration.
Mijaurée, origine inconnue,
Nyotery dérivé du vieux français mijot (que Ton croit être une autre forme de magot 1) au sens de fruitier, lieu où les fruits mûrissent doucement.