Nielle, v. nébuleux. nihiler
2. Nielle, v. noir. Nimhe« nimbé, nimbus, tt. Nier, v. ne. nébuleux.
Nigaud, V. nid. Nippe, d*où nipper, origine
peut-être germanique.
Inique, de l'allemand nicken, faire signe de la lête. mitouche (n'y touche), dans « sainte Nitouche », qui a j»^,ir de ne pas y toucher.
Mitre, d'où nitrate, nitrifier, nitrique, grec nitron.
Niveau, niveler, niveleur, Nobiliaire, noble, noblesse,
xmivellement, v. livre fém< v. connaître, 6, 3*".
Nivôse, V. neigeré
444 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Noill
Noeesy latin classique nuptiaSj d'où nuptial, se rattache au verbe nabere, se voiler, se marier en parlant d'une femme, d'où nubile, 1. nubiUm, qui se dit surtout des femmes; cf. nymphe. Dérivé de noce au sens extensif de <c partie de plaisir » : noceur.
Nocher, v. nef. Nocturne, o. nnit.
Nocif, V. noire. Nodosité, u. nœud.
Noctambule , noctamb- Nodl, v. naître, lisme, V. ambulant et nuit.
Nœud est le latin nodam. Dérivés : noueux, qui est nodo- «am, et le mot «avant nodosité ; nouer, qui est nodare, d'où nouure, dénouer, dénouement, renouer. Voy. aussi noymm mot noix.
NoiPy d'où noirâtre, noiraud, noircir, noirceur, est le latin nigram, d'où les mots savants : Nigritie, pays des Noirs ; dénigrer, denigrare^ noircir au figuré, et dénigr^ ment. Un diminutif de nigrumy nigella, est devenu nielle, plante à graines noires et incrustation d*émail noir, d'où niellé (sur nielle, maladie du blé, voy. nébuleux). Nègre est la forme espagnole de noir; dérivés : négrillon, négrier. Cf. nerprun au mot prune,
— Sur le mot grec qui signifie noir, voy. mélancolie.
Noise, V. nef. Noisette, noisetier, ▼. le
suivant.
Noix est le latin nucem. Dérivés : noyer, qui est "muarium ; noyau, la partie dure que recouvre la cbair des fruits étant assimilée à une noix (d'après une autre explication, le mot noyau se rattacherait à nœud) ; noisette, d'où noisetier; nougat, forme provençale qui signifie proprt « fait avec des noix ». Composé : énucléation, proprt enlèvement du noyau (nucleum en latin).
Nollser, v. nef.
Nom (cf. ail. et angl. name) est le latin nomen, génitif nominiSy que les anciens avaient rattaché à noscete (v. connaître) par erreur. Dérivés et composés : pronom et pronominal; prénom, surnom, nom en ^us, et surnommé (cf. sobriquet, a.u mot sur, préposition^), susnommé, nommé audessus; nominal, nominaliste; nomenclature (v. ca/^/ui^'*)» nommer, qui est nominare (d'où nominatif, nomination), nommément, innomé ; dénommer, désigner par un nom, et
Nonobstant] DU français. 445
dénomination, dénominateur ; renommer, avec le «nbstantif verbal renom, le substantif participial renommée, et Tadjectif participial renommé, nommé souvent; ignominie et ignominieux (le g est emprunté à ignobileriiy v, conaaitre, B, 3**]. — La forme grecque de nomen est onoma, génitif onomatoSy qu'on trouve dans : onomastique; onomatopée, « création » de nom (v. poète) par harmonie imitative, procédé opposé à la dérivation; anonyme {an- privatif), qui équivaut à i/inom^; homonyme, sembl«î>iement nommé ejt nom semblable (v. homéo-y /lomo-); synonyme, nom qui partage une signification (( avec » d'autres ; pseudonyme, nom «supposé )) ; métonymie (préfixe méUX')^ proprt transposition de nom ; paronyme (préfixe para-), nom à côté, approximatif; patronymique, qui reproduit le nom du père.
Nomade» v. «otonoiiM.
Nombpeyd'où nombreux, nombrer, dénombrer, dénombrement, innombrable, surnombre, est le latin numerum^ d'où les mots savants : numérique, numéral, numération, numérateur; numéro, forme italienne, et numéroter^ numérotage; numéraire, proprt qui sert à compter; énumérer, énumération, surnuméraire. .
— Le mot grec qui signifie nombre est ariihmon, d'où : arithmétique ; logarithme, proprt « rapport » de nombre, voy. logique^.
Nombril est le latin umbilicnm (cf. ail. nabel), qni dérive du même mot que am&o/iem, bosse de bouclier; du doublet savant ombilic vient l'adjectif ombilical.
Nomenclature, v^ nom et Nonoe, v. neuf 2.
calendes^. Nonchalance, nonchalant,
Nominal, nomlnaliste, no- nonchaloir, v. chaloir.
minateur, nominatif, nomi- Nonciature, v. neuf 2.
nation, nommément, nom- None, nones, nonidl, vs.
mer, V. nom. neufi.
Non, u. ne. Non-lieu, v. lieu.
Nonagénaire, nouante, v.
neuf i.
Nonne, d'où nonnain, nonnette, est le latin ecclésiastique nonna, remontant, croit-on, à une onomatopée enfantine ; cf. en italien nonna, grand'mère.
Nonobstant, v, ester K
446 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Noycr
Nopals origioe américaine.
Nord, V. arctique.
Norme, latin norma, équerre, règle. Dérivé : normal, d'où anormal, comparez anomal. Cpmposé ; énorme, enormem, proprt hors de la règle, d*où énormité.
Nostras, v. nous,
Nopoltf prononciation de nord-ouest (norouet), analogae à celle de poile pour poêle. Par analogie, saroit pour sadouest.
Nos, V. nous.
Nostalgie, proprt souffrance causée par le désir du retour. La première partie du mot est le grec noston, retour; sur -algiey voy. coxalgie.
Notabilité, notable, no- fier, notion, notoire, nototaire,notariat, notarié, nota- riétô, v. connaître, fi, /". tion, note, noter, v. conrud- Notre, nôtre, v. nous,
tre, B, 2°. Notule, u. connaître, B, 2*.
Notioe, notifioation, notl- Nouer, noueux, v. nœai.
Nougat, v. noix.
Nouille, ail. nudel.
Nourrir est le latin nutrire. Dérivés : noarrissage, nourrisson, nourrisseur; nourrice, lat. classique nuiricem, d'où nourricier ; nourrain, petit poisson qu'on nourrit (cf. alevin, au mot léger) ; formes savantes : nutritif, nutrition. Cf. aliment.
Nous est le latin nos. Le dérivé latin nostrum, dont la désinence a une valeur oppositive, signifie proprt : à nous et non pas à vous ; c'est la valeur de l'adjectif autre dans la locution populaire « nous autres ». Nostrum est devenu en français notre ou nôtre suivant qu'il était ou non proclitique. Le pluriel de la forme proclitique s'est contracté en nos. Nostras, mot tout latin (appliqué au mot choléra) , signifie : de notre pays.
Nouure, v. nœud. Novembre, v. neuf i.
Nouveau, nouveauté, non- Novice, noviciat, o. neujî.
velle, nouvelliste, novateur, Noyade, v. noyer 2.
.». neuf 2. Noyau, 1. Noyer, v. noix.
2. Noyer, d'où noyade, est le latin necare, dont le sens propre est : faire périr de mort violente. A la même famille se
Nymphe] »u français. 447
rattachent pemicienz, 1. pernieiosurriy nuire (y. ce mot), et le greonekron, mort, qu'on trouve dans les mots : nécFologe, liste des morts, nécrologie, notice sur un mort, nécrologique, V. logique^; nécromancie et nécromancien ounécromant, V. cartomancie ; nécropole, v. police 1 ; nécrose, proprt mortification; nectar, proprt qui triomphe de la mort, cf. ambroisie.
Nu est le latin nadum, dérivés et composés : dénué, dénuement ; formes savantes : dénuder, hudité.
Nuage, nua^uz, nuanoe, Nubile, v, nœe.
nuancer, v. nue. Nudité, v. no. [
Nue, substantif, latin classique nubem. Dérivés : nuée, nuage, d'où nuageux ; nuances (d'où nuancer), tons dégradés comme les reflets des nuages, et différences de tons.
Nuipey latin classique nœëre, apparenté à necare d'où vient le verbe noyer. Dérivés : nuisible et les mots savants : nocif, 1. noeivum; Innocent, innocentem, innocence, innocenter ; innocuité, fait sur l'adj. innocnum, non nuisible.
Nuit, d'où nuitée, nuitamment, minuit (v. mi >), est le latin noctem (ail. naeht^ angl. night), d'où les mots savants : nocturne (cf. diurne), noctambule et noctambnlisme., v, ambulant; équinoxe, 1. aequinoctium, — d'où équinoxial, — qui âignifie proprt égalité de la nuit, voy. équité.
. Nul, nulUtô, t>, ne. mdxiqne, numéro, numéro-
Numéraire, numéral, nu- tago, numéroter, v. nombre. mérateur, numération, nu-
Ntunismate et nun\ismatique se rattachent, par l'intermédiaire d'une forme latine, au grec nomisma, monnaie légale, génitif nomismatosj dérivé du mot nomon, loi, sur lequel voy. autonome.
Kuptial, V. noce.
Nuque, de l'arabe nukha, moelle épinière.
N'utritif, nutrition, v. nourrir.
Nymphe, grec latinisé nympha, divinité des sources (cf. lymphe). De /lympAe dérivé iiymphéa, autre nom du nénufar. La nymphe est proprt la « fiancée », celle qui est recouverte ou voilée, ce qui explique qu'on ait donné ce nom au second état de la larve. Le mot est apparenté à nubile^ voy. noce.
QLÂÙJk'i» — - OICT. iTYM. FRAMÇ. 30
O-, préflxd, u. oh-,
ÙBBÏSf mot grec, qui paraît être d'origine égyptienne.
Ob' et O'» préfixe latin, apparenté au grec epi, mais qui a des acceptions différentes. Le b du préfixe oth est souvent assimilé à la consonne initiale de la racine,'qui se IrouTe redoublée. 06- signifie proprt devant, comme pro-eipré-. et c'est ainsi que offrir (proprt porter devant) et proposer (proprt poser devant) expriment des idées analogues ; mais, pourob-, ridée de « devant » a évolué dans le sens de» en face, en opposition », d'où la. grande différence de signiGcation entre proposer et opposer. Quant à pré-y il exprime surtout l'idée de « avant dans le temps », ou une idée comparative, voy. pour.
Obédience, obéir, obéissance, v. oreille»
Obélisque, grec obeliskon, proprt broche. Même sens pour obolorij obole, à l'origine petite barre servant de monnaie.
Obérer, v. airain. Obligatoire, obligation,
Obèse, obésité, v, manger. obligataire, obligeance, obU-
Obier, V. aube. . géant, obliger, v. lier.
Oblt,obituaire,u.err6r2,il. Oblique, obliquer, obli'
' Objecter, objectif, objeo- qnité, v. liée 3.
tion, objectivité, objet, v. Oblitération, oblitérer, v.
jeter ^. lettre.
Objurgation, v. jurer ^. Oblohg, v. long. Oblat, oblation, v. offrir^. . Obole, u. ohéUsqne.
Obscène, d'où obscénité, latin obscenum^ d'explicatiao incertaine, sens primitif : de mauvais augure. Obscup, d'où obscurité, obscurcir, obscurcissemeni,
latin obscaram, \ ^
Obsécratlon, v. sacrer. Obséder, v. seoir^*
Odontalgie] dictionnaire étymologiqui 449
OlKèqueSy obséquieux, ob- tination, obstiné, obsti-
séquiosité» V. suivre^, her (s'), v. ester^.
Observable, observance, Obstruction, obstruer, v.
obsenratetir , observation , structure,
observatoire, observer, v. Obtempérer, v. tempiK
serf^. Obtenir, obtention, v. te-
Obsession, obsidional, v. nir^,
seoir ^. Obturateur, obturation,
Obstaol«^ obstétrique, obs- obturer, obtus, v. contondant.
Obus, d'où obnsier, allemand haubitze, d'origine tchèque.
Obvier, v, voie. Occlusion, v, elou^.
Ocarina, origine iiiix>nnae. Occultation, occulte, v.
Occasion, occasionnel, oo-i' celer,
oasipnner, occident, ocoiden- Occupant, occupation, octal, V. chùir^. ' ouper, v. capable '.
Occipital, ocolput, v. cap^. Occurrence, v, courir,
Ooctre, V. césure.
Océan, grec ôkeanon.
Ocellé, V. 601*2.
Ocpe^ grec ôkhron, qui exppîme l'idée d^une couleur jaune pâle.
Octante, octave, in-octavo, Octroi, octroyer, v. auteur,
ootidi, octobre, octogénaire. Oculaire, oculiste, v. osil.
octogone, v. huit.
Odalisque, proprt femme de chambre, turc odalik.
Ode, d'où odelette, du grec ôdê, chant. Dérivés savants : odéon, grec ôdeiony proprt salle de musique; mélodie et comédie (v. ces mots), où od-, éd- représente le mot ode et exprime l'idée de chant; parodie, proprt chant à côté (préfixe para')y et palinodie, chant à rebours ; prosodie, proprt chant d'accord av^ec; psalmodie, v. psaume; cf. aussi rapÉsdie.
Odeup, d'où odorat, odorant, subodorer, odoriférant (v. offrir ^)y latin odorem, A la forme ol- de la racine od- se rattache olfactif, proprt qui fait l'action de sentir. Sur le grec ozeiriy exhaler une oi^eur, a été fait ozone, oxygène modifié par Télectricité, qui a une odeur caractéristique^
Odieux, latin odiosum, dérivé du substantif odium, qui signifie à la fois désagrément et haine, et aur lequel a été fait en latin populaire le verbe Hnodiare, devenu le français ennuyer, d'où ennui, ennuyeux, désennuyer.
Odontalgie, v. dent et coxalgie» ""
450 DICTIONNAIRE ÉTXMOIiOGIQUS [CEuvrC
Odorant, odorat, odorilè- CBcmnèniqao, 9. écomm.
rant, v. odeur,
(Edème, œdémateux, du grec oidêma^ génitif oidêmaioî, qui signifie gonflement.
Œil est le latin oculuni (cf. ail. aage^ angl. eye). Dérivés populaires : œillel, proprt petit œil, œillade, œilllère; oniller un tonneau, proprt le remplir jusqu'à l'œil (jusqu'au trou de la bonde) ; andouiller du cerf, ramification qui lui pousse devant les yeux (and- pour ant-, voy. ani-, préfixe); aveugle (préf. ah-), d'où aveugler, aveuglement, à Taveuglette. Aveugle a été aussi expliqué par *alboculum, à l'œil blanc, voy. aube. Dérivés et composés savants : ociilaire, oculiste, binocle, voy. feu; inoculer (d'où inoculation), proprt insérer, greffer, un œil ou bouton de plante; ocellé, formé sur le diminutif ocellam.
— Le premier élément du mot grec ophthalmon^ qui signifie œil, appartient à la même famille (cf. voir s) ; dérivés : ophtalmie; ophtalmologie, v. logique''. Certains interprètent ophthalmon^ds « chambre de la vue w, en identifiant le second élément avec thalamon, lit, chambre, cf. épUhalame. ŒiUette, u. huile. Œnologie, v. wn.
Œsophage, grec oisophagon, proprt qui porte le» aliments; sur -phage voy. anthropophage.
Œstre, grec oistron.
Œuf (doublet ove, terme d'architecture) est le latin ouam, d'où : ovaire, ovule, ovale ; ovoïde, dont le second élément est grec, V. forme ; ovipare, v. parent K Ab ovo, expression latine, proprt depuis l'œuf, dès l'origine. A. la forme grecque don se rattache le diminutif à forme latine oïdium, proprt petit œuf.
Œuvre (doublet italien opéra) correspond au mot latin opéra, h côté duquel il y avait la forme opus^ d'où opuscule et office, officine, v. faire \ Le verbe operari a produit les doublets opérer et ouvrer (il œuvre). Composé : manœuvrer, d'où manœuvre, nom de personne et nom d'action
[v. main%
— Le composé désœuvré est formé dir^tement sur œuvre et désœuvrement sur désœuvré. Dérivés d'ouvrer'. ouvrier, ouvrable (jours ouvrat)les, où l'on travaille^ ouvroir; ouvrage, d'où ouvragé. Dérivés et composés d'opéra ri : opération, opérateur, opérable, inopérable, inopérant, coopérer, coopération, coopérateur, coopératif.
Offrir] BU FRANÇAIS. 451
— L'idée d'œuvre est exprimée en grec par le mot ergon, sur lequel voy. chirurgie.
Offense, offenser, offen- offioiant, offioiat, officiel, of-
senr, offensif, v. défendre. ficier (yerbe et substantif).
Offertoire, v. offrir^. officieux, officinal, officine.
Office, offiolal, bfficialitè, v. faire 7.
Offlpip, latin classique offerre, composé déferre, porter, qui est de la même famille que l'anglais bear et que Tallemand ge^hàreriy cf. bihre i.
1. Dérivé de ferre : fertile, lat. fertilem, « qui porte » des fruits, d'où fertilité, fertiliser, fertilisable.
2. Les composés ont donné, à côté de deux formes populaires en -frir, offrir ei souffrir (part, passé eh -fert d'après *fertum)f des formes savantes en -férer. D'autre part, le supin classique de ferre^ emprunté èî un verbe tout différent (v, tolérer), était latum, de telle sorte que, par exemple, à côté de l'infinitif transférer, on a le nom d'âctîon translation. Nous allons reprendre ces différents composés dans l'ordre alphabétique de la première lettre du préfixe.
— Tout d'abord le participe passé avec le préfixe ad-^ allatum, qui signifie proprt porté vers, est peut-être Torigine du participe allé qui nous sert pour le verbe « je vais », auquel cas nnfinitif aller et les autres formes en ail- auraient été créées d'après le participe passé. Afférent, qui revient à quelqu'un, en parlant d'un droit ou d'une part. — Ablation, enlèvement, et ablatif, cas auquel on met le nom de l'objet d'où on enlève. — Circonférence, ligne qui entoure. — Conférer, porter avec, rapprocher, attribuer,, se rapprocher pour s'entretenir (cf. homélie); confer, impér. latin, abrégé en cf., ce 'rapprochez w; conférence^ entretien; collation, rapprochement (môme préfixe que daas conférence, mais avec assimilation de la nasale), avait aussi, dans les couvents, le sens de « conférence » du soir, et de « léger repas » à la suite de cette conférence, et on arrive ainsi au sens actuel de « petit repas ». — Déférer, c'est proprt porter d'un endroit à un autre, d'où traduire quelqu'un devant une juridiction, attribuer quelque chose, s'en remettre à la décision d'un autre, ce qui explique la signification du substantif déférence et de l'adjectif déférent ; la délation (nom d'agent : délateur), c'est l'action de déférer quelqu'un à une autorité, mais en se dissimulant, restriction qui est naturellement
452 DICTIONNAIRE ÉTTM0L06IQUB [Offrir
étraQgère ào sens propre du mot. — Différer, e'est propt porter de côté et d'autre, d'où, en parlant de plusieurs objets, j[)e pas se ressembler, c'est aussi porter à un autre moment, d'où retarder (comparez reporter) ; au premier sens se rattachent différent et différend (deux orthographes pour deux emplois du même mot), différence, différencier, différentiel, indifférent (qui ne se porte d'aucun côté), d'où indifférence ; au second sens se rattache la signification de l'adjectif dilatoire, formé sur le supin. — Inférer, c'est porter (un raisonnement) d'un point à un autre, conclure; comparez induire, au mot duire '. — Offrir, , c'est porter en face (préf. 06-), présenter, d*où : offre, offrande, offertoire et oblation (le b du préfixe o&- reste intact devant i, tandis qu'il s'assimile à 1'/ dans offrir, etc.) ; oublêej devenu oublie, d'abord pain d'autel préparé pour l'oblation et l'offertoire; oblat, laïque qui s'offre à un couvent avec sa fortune. — Préférer (d'où préférable, préférence), c'est porter devant, mettre devant; un prélat, c'est proprt celui qui est mis devant, à la tête, et se prélasser, c'est s'allonger nonchalamment comme un prélat, ^- Proférer, c'est porter (la parole) en avant, prononcer. — Se référer, d'où référence, référé, c'est se reporter, une relation est un rapport, relater, c'est faire une relation; une chose relative est en rapport avec d'autres; un conseiller référendaire est Chargé de ce qui doit être rapporté ; par le référendum, on décide de se référer au vote direct; une corrélation, d'où corrélatif, est une relation de deux termes l'un avec l'autre. — Souffrir, d'où souffrance, c'est proprt « porter dessous », on comprend dès lors la synonymie fréquente de soaffrir et de subir {v. errer 2, A), supporter; suggérer (v. gérer ^) a la même valeur étymologique, mais a pris une acception très spéciale. — Superlatif, porté au plus haut point. — Transférer, d'où transfert, translation, c'est porter au delà.
3. Composés avec des substantifs : crncifôre, qui porte les pétales en croix; somnifère, qui apporte le sommeil, etc.; odoriférant; légiférer (fait sur legiferum, même sens que legislatorem), proprt porter une loi, et législateur, législation, législatif, législature, vOy. loi. Sur vociférer, v. voix-
4. A la forme grecque de ferre se rapportent : périphérie, proprt ce qui est porté autour, surface extérieure; métaphore (d'où métaphorique), transport du sens d'un mo*» par comparaison, d'une idée à une autre; phosphore, proprt
Oisetn} DC français. 453
qui porte la lumière; amphore, 1. amphora {grec amphorea pour amphiphorea)y vase qu'on porte par deux anses (v, amlh). Ampoule, d'où ampoulé, est le diminutif latin archaïque d'ampkora : ampulla. *
Offusquer, latin offascare, proprt obscurcir.
OgiTe, d'où ogival, origine douteuse.
Ogre» origine inconnue ; on y a vu un doublet dé hongre, hongrois.
Ohm, V. ampère, Ole, v. oiseau.
Oïdium, V, œuf. Oignon, v. an.
Oindre est le latin angere, supin u/ic^um ; dérivés : onction, onctueux; onguent, 1. unguentum. Composé : azonge, v. ais.
Oiseau et oie, dérivés du latin avem, oiseau, nominatil avis. Oiseau est *anceUumi et oie (d'abord oue) : *auca. ,
1. Dérivés d'oûeau : oiselet, oisillon, oison, oiseleur. D^ rivés savants d'avis : aviculture, voy. coXoriy et les mots récemment formés aviation, aviateur, aviou. Le mot aviation figure comme néologisme dans le Dictionnaire Général (fin du xix^ siècle) avec cette définition : u système* de navigation aérienùe où Ton se servirait d^appareils plus lourds que l'air ».
2. Le mot grec qui signifie oiseau est omis, génitif ornithos^ d'où ornithologie, omithoîogiste, voy. logique *.
3. Pour désigner les prêtres qni prédisaient Tavenir en observant les oiseaux, les Latins avaient formé deux mots composés, l'un avec la racine qu'on a dans épice et qui signifie « regarder », l'autre avec la racine qu'on a dans goût et qui signifie « éprouver ». Au premier se rattache auspice, 1. auspiciàmy proprt présage; au second se rattache augure, I. augurent et augurium^ prêtre et présage, d'où augurer, et inaugurer, inaugural, inauguration, qui comportent étymologiquement l'idée d'une consultation des dieux au début d'une entreprise. Auguste, lai. augustum^ parait signifier « consacré par les augures »; le sixième mois de l'année romaine avait été appelé auguste, du nom de l'empereur ; la forme héréditaire du mot augustum est août, cf. juillet et juin, — Le doublet populaire d'flug(urc~présage est le vieux mot eur devenu heur, voy. ce mot.
4. Autres composés : autruche, où au- vient d'avis et la seconde partie du mot du grec strouthiôn^ autruche; outarde, d'abord oustarde, qui est avis tarda, proprt oiseau lent, cf. Uird.
454 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUS [OmnibOS
Oiseux» sur lequel s'est formé oisif, d'où oisiveté, est le latin otiosum, dérivé d'opium, repos, loisir. Négoce, 1. nego' tium (v. né) signifie proprt absence de loisir, occupation, affaires, dérivé : négocier, d'où négociant, négociable, négociateur, négociation; parmi ces dérivés, les uns se rattachent à l'idée de faire du commerce, les autres à l'idée de s'entremettre dans une affaire quelconque.
Oison, V. oiseau^» Olfactif, v, odeur,
Oltagineoz, v, kailê.
Olibrius, empereur présenté comme un fanfaron dans la légende de sainte Marguerite.
OUfsnt, V* éUphanU
Oligarchie, d'où oligarchique, commandement du « petit nombre », mot d'origine grecque; sur -arc/ite, voy. arch-^ archi-.
OUvfttre, oUve, olivier, v, huile.
Olographe (v. graphie*), mot formé avec le grec holon, <c entier », apparenté à $olidè et peut-être à sauf, et qu'on retrouve dans holocauste, proprt entièrement brûlé (v. brûler) et dans catholique, proprt répandu dans le monde entier (préfixe distributif cata-).
Olympiade, période entre deux célébrationcr des jeux d'Olympie.
Ombelle, ombelllfère» v. Ombilio, oxnbilioalf 9* no**
ombre. hril.
Ombre est le latin ambra. Dérivés : ombreux, ombrer; ombrage, effet d'ombre et ombre des feuilles (d'où ombrager), et ombrageux, qui a peur d'une ombre; ombrelle, « petite ombre » portative, la forme ombelle, lat. umbella, d'où ombellifère (v. offrir^), est un terme de botanique. Sur le préfixe de pénombre, voy. Ue. — OnJ>re est aussi un nom de poisson, comme le latin umbra.
Oméga, proprt grand o (v. magne *), dernière lettre de l'alphabet grec.
Omelette, v. lame. Omettre, omission, v. met'
tse^.
Omnibus signifie proprt « pour tous », et omnium* de tous. C'est le datif et le génitif pluriel du latin omnis, tout, qu'on trouve dans omnipotence, voy. pouvotry omniscience,
Opaque] DU français. 455
voy. savoir, omnivore, qui se nourrit de tout, voy. dévorer. Sur le mot grec qui a le même sens, voy. panacée.
Omoplate, v. humérus, Ono, v. onques.
On, V. homme. Onagre, v. âne.
Once est le latin u/icîa, qui désigne à la fois un poids et une longueur; comme longueur, c'est un pouce (lettres onciales, d'un pouce, ou fausse lecture du bas 1. nnciales, qui serait initiales). Le latin quincuncem désigne une monnaie de cinq onQjès figurées par cinq boules, la disposition des boules est l'origine de la «igniûcation de notre mot quinconce.
Onde, 0. àieai* Onotion, onctueux, v. oîti-
dre.
Onde est te latin nndaj de la même famille qiie le grec hudôry voy. hydr-. Dérivés : ondée, ondine ; ondoyer, se mouvoir comme les ondes et asperger, d'où ondoyant, ondoiement; onduler, d'où ondulation, ondulatoire, ondulenz. Composés : abonder, abundare, proprt déborder, d'où abondant, abondance, surabonder, surabondance ; inonder, inundaref d'où inondation; redondant (de rednndare), proprt qui reflue, d'où redondance. ^
Onéreux, 1. onerosum, se rattache à onusy génitif oneris^ qui signifie fardeau. Composé : exonérer, exonerare, d'où exonération.
Ongle, d'où onglée, engourdissement du bout des doigts, et onglet, est ungula, diminutif du latin unguem, même sens. La forme grecque du mot est onux, d'où oujrx, nom donné à une pierre précieuse par allusion à la transparence cornée de Tongle. Le latin panariciam, d'où vient panaris, est considéré comme une déformation de parônukhia, proprement mal « à côté de l'ongle » (préf. para-).
Onguent, v, oindre. Onomastique, onomatopée,