‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 114 sur 169 · V. nom · texte numérisé non relu

V. nom

Onques est le latfn unquam.

Ontologie» g;recontolof^ia {v. logique *), proprement science de l'être, comme la paléontologie {v. paléo-) est la science des êtres anciens, fossiles.

Onyx, V. ongle. Onze, onzième, v. un.

Opale, d'où opalin, grec opallion .

Opaque» latin opacum, d'où opacité.

456 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Or

OpAm, opérateur, v. aavre. Opérer, opérette, 9. œavre.

Operoole, ». couvrir.

Ophidéfde et ophldien contiennent le mot grec ophin, serpent; Vophicléide est un » serpent » d'église avec des clefs; le grec kleida^ clef, est de la même famille que elavenij v. clou. Le d û'ophidien provient d*une erreur de déclinaison.

Ophtalmie, v. œil, Opiler, u, pétrir,

Opiaoé, opiat, V. opium. Opime, v. copie.

Opiner, latin opinari, penser, exprimer sa pensée. Dérivéi et composés : préopinant; inopiné, à quoi on ne pensait pas: opinion, opinionemi d'où opiniâtre, tenace dans ses 'opinions (V. acariâtre), sur lequel ont été faits opiniâtreté, s'opiniâtrer.

Opium, forme latine du grec opion, prôprt extrait d'on suc (le suc de pavot), d'où opiacé et opiat (médicament opiacé\ Opoponax (pour opopanax) est formé avec opo/i, suc, eipanax, nom de plante, dont une autre forme est panakeia, vov. panacée.

Opossum, sarigue, forme donnée en Amérique h un mot du langage des Indiens de Virginie.

Opportun, opportoniame, ser, opposition, 9. $iU^.

opportuniste, opportunité,». Oppresser, oppresseur, op-

port. pressif, oppression, cfppxi'

Opposable, opposant, oppo- mer, v.près.

Opprobre, latin opprohrium.

Opter, du latin op tore, qui signifie choisir, puis souhaiter, et option à'optionem, choix. Dérivé d'optare : optatif, mode du souhait. Composés : adoption, choix pour soi, adopter et adoptif ; cooptation proprt choix par entente commune.

Optioien, v. voir'^. Optent, opulente jV. copie

Optimisme, optimiste, cf. Opuscule, v. œuvre,

aristocrate et v. copie. 1. Or, adverbe et conjonc-

Option, V. opter. tien, v. ce, pronom '. Optique, v. voir^.

2é Or, substantif, est le latin aoram. Dérivés : adj. fémioio aureolay auréole, — d'où auréolé, — proprt (couronne) dor; loriot, pour l'orioly l'oiseau au plumage doré. Compost* dorer (préfixe de-), d'où : doreur, dorure, dorade (forme provençale], poisson aux écailles dorées, et daorsde, au croissant d'or entre les yeux-, eldorado, mot espagnol, qui

Oranse] ou françaii^. 457

signifie proprt « le pays doré »; et dédorer. Autres composés : aurifier, aurification, v. faire''; aurifère, v. offrir^; oriflamme, aureajlamma, proprt flamme d'or ; orfroi, broderie d'or phrygien, v. frise i ; orfèvre, d'où orfèvrerie, proprt ouvrier en or, v. fabrique; oripeau, formé comme oriflamme^ proprt peau ou feuille d'or (qui brille comme de Tar). Or a contribué à la formation à'orange et d'orpailleur, voy. ces mots.

— Le mot grec qui exprime la même idée est khrusoriy d'où : chrysalide, cocon doré; chrysanthème, proprt fleur d'or, V. fleur; chrysocale, i^onv chrysocalque ^ proprt cuivre d'or, v. archal. Le greckhrason paraît être d'origine orientale.

Oradle, v. oraL

Orage» d*où orageux, est *auraticumj dérivé du latin aura, souffle, vent. Composé fai4 sur aura : le vieux verbe essorer (préf. eX'), mettre à Tair, substantif verbal essor. Aura est apparenté à aer, air.

Oraison, v. le suivant.

Oral est formé sur le substantif latin os, génitif oris, bouche. Un orifice, 1. orificium, est ce qui forme la bouche, au figuré, voy. faire '. Le diminutif oscillam désignait une figurine, une petite tête expiatoire, qu'on suspendait et qui se balançai^ d'où le sens du verbe oscillari, français osciller, dérivés : oscillation, oscillatoire.

— Le verbe dérivé orare, qui a produit oraison et orateur, oratoire, adjectif et substantif, signifiait à la fois parler et prier (oraison a encore le sens de discours dans « oraison funèbre .»); pérorer, d^où péroraison (conclusion), c'est proprt discourir jusqu'au bout; un oracle, oraculum, c'est proprt la « parole » d'un dieu. Le mot tout latin orémus, prière, emprunté à la liturgie catholique, est un subj. à la première pers. du pluriel, et signifie « prions ». Adorer, d'où adoration, adorateur, signifie proprt adresser une prière (ou porter la main à la bouche, geste d'adoration) ; le conaposé exorare, sur lequel a été fait inexorable {in- négatif, voy. en, 3^), avait le sens de « arriver au résultat que l'on poursuit en priant », fléchir. Un oratorio (mot italien) est une sorte d'opéra religieux sous forme de symphonie.

Orange (d'où orangeade, oranger, orangerie, et le mot provençal oronge, champignon qui rappelle l'orange) a été

458 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Ordre

d'abord arange, du persan narendj; est deveou orange sous l'influence du mot or, cf. orpailleur au nv^i harpie.

Orang-outang, mot malais qui signifié homme des bois. Le g final est de trop ; outang est un autre mot malais qui signifie dette.

Orateur, oratoire, oratorio, v. oral.

Orbe, du substantif latin orbU, accusatif orbem, rond. Dérivés : orbiculaire, de forme courbe, ^ait sur le diminutif orbiculam\ orbite, 1. orhita, cavité ou ligne de forme courbe, d'où exorbitant, proprt qui sort de son orbite, qui dépasse les bornes. '

Orchestre, d'où orchestrer, orchestration, tiré du grec orkhéstray lequel se rattache à un verbe qui signifie « danser, évoluer »; Torchestre était la partie du théâtre grec où le chœur faisait ses évolutions.

Orchis, d'où orchidée, plante dont la racine bulbeuse a la forme de la glande qu'on appelle en grec orkhisL

Ordinaire, ordinal, ordlna- oer, ordonnateur, ordonner, tion, ordonnance, ordonnan- v. le suivant.

Ordre, d'où désordre, est te latin ordinem, qui signifie proprt rangée, puis arrangement (cf. orner et ourdir). Le mot avait aussi en vieux français la forme orne (d'où omiôre), et désignait particulièrement sous cette forme les rangs de tranchées ouvertes par la charrue, c'est-à-dire les sillons; les ornières sont les sillons des roues. Les dérivés savants sont en ordin-, pour les autres on a passé de ordener h ordonner, probablement sous l'influence de donner.

— Le mot ordre réunit les sens suivants : !♦> Rang; dérivé dans ce sens : ordinaL 2® Rang hiérarchique (les trois ordres, les ordres majeurs et mineurs); dérivés dans ce sens : ordonner un prêtre, l'ordination. 3^ Arrangement; dérivés: ordonner au sens d'arranger, ordonnance au sens d'arrangement, ordonnateur dans une de ses acceptions, coordonner et coordination. 4<^ Arrangement normal (ordre des choses'; dérivé : ordinaire, d'où extraordinai|*e, abrégé en extra dans certaines acceptions, par exemple « un extra » en parlant d'un garçon employé momentanément comme suppléant ou auxiliaire. 5° Arrangement prescrit; donner un orfre, c'est proprt prescrire un arrangement, puis, par extension, pre^ crire une action quelconque; dérivés : ordonner, au sens de

Ores] DU FRANÇAIIS. 459

commander, ordonnance, au sens de commandement cft de militaire charge spéciatemen^ de faire exécuter des ordres (puis domestique militaire d'un officier) ; subprdonner, proprt placer sous les ordres de quelqu'un, subordination, insabordonné, insubordination. 6° Prescription de payer; dérivés dans ce sens : ordonnancer, ordonnancement, ordonnateur dans une de ses acceptions.

Ordure, ordurlér, v. horreur»

Orée» dérivé du latin ora, bord ^ le diminutif *orulam est devenu le vieux français ourle (aussi orle sous Tinfluence de l'italien); d'où le sous-diminutif ourlet, bord replié, et le verbe ourler.

Oreille (d'où le vieux verbe français ossorillor, préf. ex-^ couper les oreilles) est le latin auricula, — diminutif de aurem, — sur lequel a été fait l'adjectif d'où vient le mot savant auriculaire. Dérivés d'oreille : oreiller, oreillette, oreillons. A aurem se rattache le verbe audire {y. dé à jouer'), devenu le français ouïr, d'où oïde, inoid, oui-dire, prononciation archaïque pour ouïr-dire, et les dérivés savants : auditeur, auditoire, auditif, audition. Audience, 1. audientiay a. signifié auditoire; sens actuels : réception d'un postulant <jui demande à être entendu, et séance d'un tribunal pour entendre les débats.

— Le composé obœdire, français obéir, signifie proprt a.v^ancer ou prêter l'oreille, écouter quelqu'un, dans le sens de faire ce qu'il dit, dérivés : obéissant, obéissance, déso- Jbéir, désobéissance, et le mot plus récent obédience. — Ausculter (doublet populaire : écouter) contient la vieille forme ctiz^" = oreille, et la racine verbale qu'on a dans clienty v. ce ixxot. Dérivé à'auseulter : auscultation; dérivés d'écouter : écoutes, écouteur, écoutille, ouverture par laquelle on comixiimiq^e d'un étage à l'autre d'un bateau, oe dernier peutétre d'origine germanique.

. Le mot de la même famille qui signifie oreille en grec

est €>ii8f génitif ôtos, d'où otite, maladie de l'oreille, parotide, c^l^rKie à côté de l'oreille (préfixe para-), et myosotis, proprt or&i^^^ de souris, v. moule 2; (es otaries (le mot est de fabri- 33.tioïi récente) sont des phoques à oreilles apparentes. — Au [Tiot ^rec qui signifie entendre, akoueUiy se rattache acous- ;icfimo-

OrémuB, v. oraL Ores (d')* v. heure»

460 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE lOricot

Orfèvre, orfèvrerie, v. or 2. Organe, organique, orga-

Orfrale, v. os, nisatenr, organisation, orga-

Orfroi, D. or 2. niser, organisme, oigantete,

Organdi, origine inconnue. o. orgue.

Organsin, italien orçanzino, d'origine douteuse.

Opge, d'où orgeat, est le latin hordeam. Le diminutif orjol dér. orgelet, s'est assimilé à l'oriol (v. or 2), d'où le sens resté à compère-loriot^ t. ce mot.

Orgie^ d'où orgiaque, grec orgia, proprt fêtes de Bacchus.

Orgue» doublet d'organe, se rattache, par l'intermédiaire du latin, au greo orgoOfion, qui signifie proprt instrument. Le mot orgcuion, désignant un moyen d'agir, est apparenté au mot ergon, action, sur lequel voy. chirurgie. Un organe, d'où organique, organisme, inorganique, est l'instrument d'une fonction, notamment d'une fonction yitale. Organiser, d'où organisation, organisateur, c'est arranger les cboses de manière à en faire les instruments d'une entreprise. Les orgues, ce sont proprt les organes, les différents tuyaux d'un instrument de musique qui s'est d'abord appelé pour cela orgues au pluriel, puis orgue au singulier, la signification ori^ginelle du pluriel s'étant effacée; c'est par archaïsme qu'on dit encore les orgues en parlant d'un seul instrument. Dérivé : organiste (d'après organon).

— Le genre primitif du mot français orgue était le féminin; employé au singulier, il est derenu masculin, sous l'influence du genre du mot instrument, et il conserve ce genre quand on l'emploie au pluriel pour désigner plusieurs instruments. Il est donc faux de dire que orgues au féminin pluriel est le pluriel du masculin orgue, ce n'est un pluriel que pour la forme, c'est un singulier pour lé sens actuel.

Orgueil, d'où orgueilleux, s'enorgueillir, origine germanique.

Orichalque, v. archal.

Orient, latin orientemy est proprt le participe présent du verbe oriri, supin ortum,, qui signifie s'élever, prendre nais sance. Dérivés : oriental, d'où orientalisme, orientaliste; orienter, proprt tourner vers l'orient, d'où orientationdésorienter. L'orient d'une perle, c'est son reflet particulièrement coloré, considéré comme la marque de son origine orientale.

— Dérivés du verbe oriri : origine, 1. originem^ d'où oiir

Os] DU FRANÇAIS. 451

ginaire ; original, » qui est Torigine d'une chose, qui sert de modèle, qui n'imite pas )>, d'où originalité; originel, doublet du précédent, mais qui en a été différencié par le 8ens(u 4ui remonte à l'origine »); aborigènes, 1. aborigènes, originaires d'un pays, comparez indigène au mot génital ^ .

— Dérivés du supin : avorter (préfixe ab-), 1. ecclésiasivque abortire, ne pas naître, ne pas donner naissance, d'où ' avortement, avorton, proprt produit mori-né, et le mot savant abortif.

Orifice, v. oraL nallté, origine, originel, v.

Oriflamme, v. or 3. orient»

Originaire, original, orlgl- Oripeau^ v, or 2.

Orle, V. orée.

Orme, d'où ormeau (jadis petit orme), est le latin ulmum.

Orner est le latin ornarel qui signifie proprt arranger, même famille que ordre. Dénvé ornement, d'où : ornemaniste, mot formé d'après la prononciation (Vornement, sans tenir compte du ij et ornemental, ornementer, ornementation. Composé ; suborner, d'où suborneur, proprt orner pour séduire.

Ornière, v. ordre. Orographie, orographique,

Ornithologie, omitholo- v, mont. glste, V. oiseau ^. Oronge, v. orange. '

Orpailleur, v. harpie.

Orphelin^ d'où orphelinat, est un dérivé du latin orphanum^ grec orphanon.

Orphéon, d'où orphéoniste, société musicale placée sous le patronage d'Orphée, comparez odéon pour la forme.

Orpiment, v. peindre. OrteU, v. art.

Ortho- vient du grec orihon, qui signifie droit : orthodoxe, d'où orthodoxie, conforme à la droite croyance, voy. dogme; l'orthographe, d'où orthographier, orthographique^ est censée la bonne manière d'écrire; Torthopédie, d'où orthopédique, orthopédiste, c'est proprt le redressement des enfants, voy. pédagogie \ l'orthoépie, c'est la prononciation correcte, pour -épie voy. épopée.

Ortie est le latin urticay d'où urticaire.

Ortolan, v. horMculteur. Orvet, origine douteuse.

Orviétan^ panacée inventée à Orvieto.

Os est le latin os y génitif os sis. Dérivés : osselet, osse^

462 DICTIONNAIRE ÉTYMOL06IOUE [Ouïr

ments, osseux, ossatare, fait sur le modèle d'armature; ossuaire, 1. ossaariam. Composés : désosser; ossifier, ossification, V. faire''. Orfraie est le latin ossifraga^ proprtqui brise les os,' voy. fraction '.

— La forme grecque du mot est ostean, d'où : ostéite, maladie des os, ostéologie, ^. logique*, périoste, enveloppe * des os, préfixe péri-, Voy. aussi huître,

Osanore^ mot barbarement formé avec deux mots français et une particule grecque (an- privatif), proprt os sans or.

Oscillation, osoiller, v. oral. Oser, v» audace.

Oseille, origiDe inconnue, cf. oxalique.

Osier, d'où oseraie, origine inconnue; Tancienne graphie par au éloigne ce mot du grec oûon.

Ossature, osselet, osse- Ostéologie, o. os,

ments, ossenx, ossilication, Ostracisme, ostréicattare,

ossifier, ossuaire, v. os v, huître*

Ost, V. hostile. Otage, v. seoir K

Ostéite, V. 05. ' Otarie, v, oreille.

Ostensible, ostensoir, os- Oter, v, estera

tentation, v, tenir ^, Otite, v. oreiUe*

Ottomane, siège à la mode ottomane.

Ou, conjonction, est le latin aut.

Où, adverbe, est le latin u&i, apparenté au pronom relali qui, et, qui signifie <c dans quel ou dans lequel endroit )>; le dérivé latin ubique, d'où ubiquité, signifie : dans n'importe quel endroit.

Ouaille est le latin ovicala, diminutif dWem, brebis, d'oi^ : race ovine, ovidés. Le verbe latin ovare, d'où ovation, pwait être fait sur ovem, le petit triomphe se célébrant parie sacrifice d'une brebis.

Ouate, d'où ouater, semble venir d'Egypte.

Oublie, subst., v, offrir *.

Oublier, d'où oubli, oubliettes, oublieux, est le latin

'oblitarej fait sur le supin obtitum du verbe oblivisci^ qui signifie proprt effacer, comparez oblitérer.

Ouest, anglais west. Cf. est et noroît.

Oui, ouiche, v. ce, pronom *; Ouiller, », œil.

Oui-dire, ouïe, v. oreille. Ouïr, v, oreUU,

Oxalique] DU PBANÇAIS. 463

Ouistiti, onomatopée (cri de ranimai).

Ouragan, espagnol huracany mot des Antilles.

OupdtP, latin ordiri, ourdir et commencer, d'où exorde, exordium, proprt mise des fils sur le métier^ et primordial, fait sur primordianif premier commencement, Toy. prime au mot pour^. Ourdir est apparenté à ordre.

^ Ourlet, ourler, u. orée* Outarde, u. oiseau ^.

Ours, D. arctique. Outil, Outillage, outiller,

Oursin, V. hérisson, v, us.

Ourson, V, areUque, Outragé, v. le suivant. ,

i. Outre, préposition et adverbe, est le latin ultrùy au delà. Dérivés et composés : outrage, proprt parole ou acte qui dépasse les bornes, d'où outrager, outrageuz; outrer, d'où outrance; outrecuidant, outrecuidance, v. agir^; outremer (le bleu d'outremer est le bleu df'Orient) ; outrepasser. Composé avec ultra i ultramontain, voy. mont, d'où nltramontanisme. Ultra s'emploie comme préfixe superlatif, le même qu'extra {v. é-^), et substantivement au sens de : personne aux idées extrêmes.

— Le comparatif d'ultra nous a fourni ultérieur et le luperlatif . ultime, « tout à fait au delà, dernier », d'où pénultième (avec le suffixe des nombres ordinaux et l'adverbe oene, sur lequel voy. île) et ultimatum, dernier mot. Gomarez, à l'article é- ', extérieur et extrême.

2* Outre, subst., du latin a^rem par l'italien, dimini^tif ivant utricnle.

Ouverture, u. ownir. gtTi ouvrer, ouvrier, v. œuvre.

Ouvrable, ouvrage, o^vra-

OuvfIp, d'Où ouverture, entr'ouvrir (v. entre) ^ se rattache L latin aperire (supin apertum), sur lequel a été fait le mot vant apéritif (qui ouvre l'appétit). Dans le latin populaire, erire, qui signifie « fermer », s'était substitué à aperire. ►y. couvrir,

Ouvroir, v. œuvre. Ovidôs, ovine, v. ouaille.

O'vaire, ovale, v. ouf» Ovipare, ovoïde, ovule, v.

O^v^tion, V. ouaiVU. œv^, », V. œuf.

>x:^llque se rattache au mot grec oxalida, oseille, qui luime dérive d*oxun. Cet adjectif, comme la racine appâtée a^y sur laquelle voyez aigre, a à la fois les sens de

*Jk!t, — • DICT. itTM. WtUMÇ 31

404 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Ozone

« aigu 9 et de « ^cre, acide ». Le paroxysme est une exacerbation ; dans ce mot, le préfixe para- a une valeur de superlatif. Sur oxun a été fait oxygène, dont le eens propre est « qui engendre les acides », v. génUal*; on a fait ensuite oxyde (d'où oxydation «t oxyder) pour désigner un composé ' de l'oxygène qui n'est pas un acide.

— Le mot oxyton, formé avec tonon (voy. ton, substantif), signifie proprt : qui se termine par l'accent aigu ; paroxyton (préf. para-)^ qui a l'accent aigu à côté, sur ravant-dernière syllabe; proparoxyton, qui» ra«Aaat u avant » l'avant-dernière

Paoage, paeager, «. pattre K paotfl«r, pacifique, v, pacte* Pace (in), v, pacte l. Pacotille, u. paquet.

Pachyderme, v. eoiMime. Paoifioatear , paoifioatlon,

Pacte» d'où pactiser, latin paetum^ participe passé du ^erbe pangere, qui signifie c< fixer » au propre et au figuré, irréter une convention (cf. pays). Du composé compactum^ jroprt fixé ensemble, vien^ notre adjectif compact.

1. La même racine a produit d'autre part pacem, devenu laix, d'où : paisible (cf. plaire), apaiser, apaisement, et les Qots savants pacifique, pacifier, avec pacification, pacifiatear, v, faire 7. In pace, locution toute latine qui signifie

en paix » et qui s'applique par ironie à un cacbot. Sur le iibstantif pàcem, le latin avait fait le verbe pacare^ apaiser, 3 venu le français payer, proprt apaiser un créancier, d'où adjectif participial payant, le substantif verbal paye, les drivés : payeur, payable, impayable, impayé, paiement.

2. A la même racine se rattachent encore : pagina, \franis page, proprt (euillet collé, d'où paginer, pagination; 'opaginerriy devenu lef français provin, — d'où provigner,

proprt ce qu'on fixe en avant; propagare, français savant opager (d'où propagande, propagateur, propagation), nt le sens étymologique est : provigner; peut-être paring, pierre fichée à travers le mur et dont on voit les deux rements. — Voy. aussi paL Pagaie, d'où pagayer, vient de la langue des Caraïbes.

Paganisme, v. pays. 1. Page, substantif féminin,

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