Acte, V. agir t •* s. Acuité, v. aigre
Acteur, actif, v. agir^. Ad-, préfixe, v. à, préposi-
Action, V. agir^ ■*'. tien.
Actuel, V. agir^.
' Adage, latin adagium.
Adagio, v. aisance. Adduction, v. duire >.
Adapter, v. apte^. Adepte, v. apte^.
Addition, v. dé à jouer 3.
Adhérer, adhérent, adhérence, adhésion, mois savants, du verbe latin adhœrere, supin adhœsum, et de ses dérivés. Nous n'avons par le verbe simple i« bérer » ni d'autres composés, mais du composé avec le préfixe indérive le participe adjectivé inhérent, et du composé avec
Affable] DU FRANÇAIS. 7
co' l'adjectif correspondant cohérent (ayeç incohérent, incohérence) et le substantif d'état cohésion.
— Sur le supin du verbe simple s'était formé un fréquentatif latin d'où est tiré notre verbe hésiter, proprt adhérer par intermittence, balancer, dérivé hésitation.
Adieu, V. dieaK «
Adipeux^ fait sur le latin adipem^ graisse.
Adition, 0. errer 2, B, Admirer, v. mirer.
Adjacent, v, gésir. Admonester, v. moniteur.
Adjectif, V. jeter 3. * Adolescent, v. abolir.
Adjoindre, v. joindre *• / Adonner, v. dé à jouer ^. .
Adjudant, v. aider. Adopter, v. opter.
Adjuger, v. jurer '. Adcnrer, v. oral.
Adjurer, v. jurer ^, Adosser, v. dos.
Adjuvant, v. aider. Adouber, v. àaaher.
Admettre, v. mettre*. Adoucir, v. doux.
Administrer, v. moindre^. Adresser, adroit, v. régira.
Adulation, aduler, latin adalationemy adulari.
Adulte. V. abolir. Adversaire, adversjS, ad-
Adultère, v. autre*. versitô, v. vers^.
Advenir, adventice, v. u«- ' Aérer, aérien, âérolithe,
nir. aéronaute, aéronef, aérostat,
Adverbe, v. parole ♦. v. air.
Affable, latin affahilem, se rattache au verbe affçiri (préfixe ad- -\-fari, parler).
\. Le verbe simple signifie parler, et le composé avec le' préfixe ad- : adresser la parole à. Affable = à qui on peut adresser la parole, comme abordable = qu'on peut aborder. Le composé avec ex-, effari^ exprimer par la parole, nous a fourni ineffable, proprt « qui ne peut pas être exprimé ». Au composé avec le préfixe pra?- se rattache préface, Idii. praefatlo, discours préliminaire.
2. Le participe passé fatum du verbe simple s'employait substantivement avec le sens de « ce qui a été dit, annoncé, ce qui est inévitable ». Et nous avons emprunté au latin ou formé plusieurs dérivés de ce substantif : fatal, fatalité, fatalisme, fataliste, fatidique (sur ce dernier, voy. dire^). Feu, adjectif, est le latin *fatutum, <( qui a accompli son destin ».
3. Le participe présent, précédé du préfixe négatif sous sa forme française en-, ou sous sa forme latine in-, se trouve
8 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Afférent
dans infant (qui- nous vient par TEspagne et qui désigne spécialement le puiné de la famille royale) et enfant. Ces mots signifient proprt : qui ne parle pas encore (dérivés : enfantillage, enfantin, enfanter, et les mots savants : infanticide^ V. césure; infantile). L'enfance est originairement l'âge où on ne parle pas encore, comme Vaphasie (mot ^ec formé de même) est l'état de celui qui ne peut plus parler. Par extension, les mots enfant et enfance dépassent de beaucoup les limites de la signification originaire. Et l'extension est plus considérable encore dans infanterie, corps de soldats de petite taille, qui combattent à pied. jCe mot est d'origine italienne aussi bien que fantassin (avec cbute du préfixe), qui signifie proprt petit soldat, soldat d'infanterie. Fantoche, également d'origine italienne, signifie petit personnage (en bois), marionnette.
4. Du verbe simple du latin dérivent : a, fable, latin fabula, proprt récit, (d'où le verbe latin fabulariy en espagnol hablaPy parler, qui nous a fourni hâbleur, grand parleur, vantard, hâbler et hâblerie) ; dérivés français de fabula à forme savante : fabuleux, fabuliste, affabulation; dérivé de fable, àjorme dialectale : fahliau; — 6, le substantif /acu/idia, faconde, abondance de paroles ; — c, un autre substantif latin, fama, qui avait le sens de « bruit de paroles, renommée », et dont nous avons formé ou emprunté les dérivés et composés : famé (mal), fameux; diffamer et ses dérivés; infâme,
' infamie.
5. A la racine du verbe fari se rattache un autre verbe latin, fateri, déclarer, dont les composés profîteri et confiteri nous ont fourni nos verbes professer et confesser, v, confesser,
6. Au verbe grec de même racine, phanai, parler, futur phêsâ, se rapportent : aphasie, signalé plus haut, d'où aphasique; euphémisme, proprt bonîie parole, et euphémique; blasphémer, v. blâmer; prophète, lat. propheta, proprt celui qui dit d'avance ou qui parle devant (cf. professeur, formé de môme avec des éléments latins), d'où interprète, interprète de la divinité; dérivés : prophétie, prophétique, prophétiser.
Affadir, v. fade. Affaler, v. hâler.
Affaiblir, v, faible. Affamer, v, faim.
Affaire , v . faire * . Affecter , affection, v.faire^ .
Affaisser, V. /azx. ' Afférent, u. o^^rir 2.
Agir] DU FRAJtÇAIS. 9
A^ermer, affermir, u/i?rme, ▲ffllier, v. fils.
Afféterie, v. faire ^. Affiner, affinité, v, fin.
Afficher, v. ficher. Affiquet, v. ficher.
Affidô, V. foi. ' Affirmer, v. ferme.
Affiler, v. fil 2. . Affleurer, ». fieur.
Affliger, proprt abattre, est tiré d'un composé latin de Jligere, bsUtre, supin yZic/um. Dérivés : affliction, et afflictif qui a passé du sens de affligeant au sens de déshonorant : peine affîictive et infamante. Notre substantif conflit est tiré d'un autre composé qui signifie proprt se heurter. Infliger, c'est frapper quelqu'un d'une peine, la lui appliquer.
Affluer, V. fleuve. AffouiUement, v. fosse.
Affoler, V. fou. Affranchir, v. franc.
Affouage, v. feu.
Affres, d'origine germanique, a produit l'adjectif affreux, qui signifie proprt laid à faire peur. Cf. âpre.
Affriolant, v. frire. Affût, affûter, affùtiaux,
Affront, affronter, t7./r6n^ v, fui. Affubler, v. ficher. Afin, v. fin.
Agacer» d'où agacement, agaceries, formé sur le vieux mot agace, pie, d'origine germanique.
Agape, du mot grec agapê qui signifie amour, à l'origine banquet fraternel des premiers chrétiens.'
Agaric, grec agarikon.
Agate vient du grec par l'intermédiaire du latin achatem.
Age, anciennement edage, eage, forn^é avec un suffixe sur le mot latin œtatem, auquel se rattachent aussi étemel, tiré du latin œiernum, qui dure, et, par restriction, qui dure sans fin, et éternité, œterniiatem, éterniser. y€taiem dérive luimême de œvum, qui a le même sens et qu'on retrouve dans médiéval (du moyen âge) et médiéviste (qui étudie le moyen âge, V. mi^).
Agence, v. agir ^. Agglomérer, u. globe.
Agencer, u. génital. Agglutiner, v. glu.
Agenda, v. agir ^. Aggraver, v. grief.
Agenouiller, v. genou. Agile, ^v. agir 3. Agent, v. agir^.
Agio, mot italien d'origine douteuse, dérivés : agiotage, agioter, agioteur.
Agir, emprunté du latin agere {-igere dans les composés),
10 DICTIONNAIRE ÉTXMOLOGIOUE [Agir
supin actum, qui signifie proprt pousser, mettre en ipouyement, faire marcher.
1. Le sens primitif se retrouve daos le dérivé actionner, et, avec plus ou ipoins de netteté, dans quelques acceptions du substantif action, latin actionem, (d'où inaction] : Vadion oratoire, les mouvements, les gestes de l'orateur; action opposé à réaction; une action en justice, le fait de porter sa cause devant la justice, et une action de Société, titre qui vous donne le droit d'intenter une action judiciaire (comme Vobligatidh est un titre qui « oblige )> juridiquement la Société qui fait l'émission); Vaction dramatique, qui est la marche des événements, et qui est subdivisée en plusieurs actes. (Dans une autre acception, un acte est une pièce au bas de laquelle il y avait le mot latin actum=f a.ii à....)
2. Au sens primitif se rattache aussi la signification du dérivé coaguler, coagulare, et de son doublet cailler (d'où caillot), dont le sens propre est « pousser ensemble, réunir » les parties solides; du fréquentatii agiter, agitafe^ pousser souvent, auquel se rattache le vieux verbe cuider, qui est le latin cogitare (agiter en soi-même, pen«er), dont il nous reste l'adjectif outrecuidant « qui se croit plus qu'il n'est », et son dérivé outrecuidance ; d'un autre fréquentatif composé avec le préfixe cO'*coacticare, qui à produit en formation populaire notre verbe cacher. Le sens primitif de cacher est « rassembler » pour soustraire à la vue (dérivés : cachette» cachot, cachotterie) et aussi, simplement, « presser, )> d'où écacher et cachet, qui a formé cacheter, décacheter, et dont le sens primitif est « cire pressée » ; il faut peut-être ajouter catir (*coac<ire), presser une étoffe pour lui donner du lustre, d'où décati, « délustré ».
3. Au sens du verbe français agir, se mettre soi-même en mouvement, f«dre quelque chose, se rattachent les acceptions non signalées plus haut des mots action et acte^ dont agissemeht est étymologiquement un synonyme. La personne qui agit est un agent, agentem, ou. un acteur, ac/orem; les deux mots ont pris, comme il était naturel, des acceptions divergentes. Dérivé d'agent : agence (mais non point agencer, qui se rattache à gent. v. génital). Actif, activum, et ses dérivés activité, inactif, inactivité, irétroactif, peuvent se passer d'explication. Actuel, actualem, a primitivement le même sens qu'actif, Mme de Sévigné emploie encore « service actuel » pour <c service actif »; le mot est arrivé h
Agir] DU FRANÇAIS. H
signifier « qui agit présentement », par opposition à « qui a cessé d'agir », d'où : appartenant au temps présent. Agenda est un mot tout latin qui signifie proprt choses devant être faites, comme légende^ ce qui doit être lu. Agile, agilerriy « qui agit facilement », d'où agilité.
4. Le composé exiger, d'où exigible, signifie proprt pousser dehors, d'où forcer à donner, réclamer impérieusement; exigence et exaction sont étymologiquèment synonymes, mais le second s'est incorporé ui^e idée accessoire d'excès; en latin, exigere signifiait en outre <( pousser jusqu'au bout, achever », c'est & cettç valeur que se rattache le sens de l'adjectir participial exact, ii'où exactitude et inexact, inexactitude; dans exigu, exiguïté, on arrive au sens de « restreint ». — Transiger, c'est proprt pousser à travers, d'où au figuré régler une affaire, dérivés intransigeant, intransigeance, et transactioii qui a produit à son tour transactionnel. — Rédiger, c'est pousser en arrière, ramener, réduire, d'où condenser par écrit; dérivés rédacteur, rédaction. — Réagir, de formation française, signifie agir en retour, dérivés réactif, réaction, d'où réactionnaire.
5. Nous n'avons pas emprunté au latin le composé avec le préfixe* am6-, ambigerey dont le sens est : pousser de deux côtés, douter; mais nous avons les dérivés de ce composé : ambigu, ambiguïté (rapprocher amphibologie, qui contient le préfixe grec correspondant) et ambages. — Nous n'avons pas non plus un verbe *prodiger, correspondant au composé avec prod' (v. pour), pousser devant, dépenser, mais nous avons les dérivés : prodige, prodigiam (d'où prodigieux), événement imprévu, miraculeux ; et prodigue, dépensier, d'où prodiguer, prodigalité. Prodigium a été aussi rattaché à dicere, dire.
6. Les éléments -iguer, -iger, -ige de& mots tels que naviguer, mitiger, litige, se rattachent aussi à agere; naviguer (d'oiii navigation, navigateur), c'est proprt a pousser » le navire; mitiger y c'est « rendre.» doux; le litige « amène » le litemy le procès.
7. Avec la racine -ag et le préfixe ex- comme dans exaction, et avec la désinence substantive -men, les Latins avaient fait le mot examen (pour exagmen), que nous avons emprunté tel quel, il est devenu d'autre part, en formation populaire, le mot essaim, qui évoque étymologiquèment l'idée de la poussée hors de la ruche; il y a aussi extraction et poussée
\i DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Agraire
dans Topération du pesage, dans la vérification, sens d'où dérive Tacception actuelle du mot français examen.
8. Le grec a la même racine, que Ton retrouve dans épacte, préfixe épi- y proprt ajouté (jour), dans démagogue, dép[iagogie, démagogique (idée de pousser le peuple), pédagogie, pédagogique, pédagogue (idée de pousser, de conduire, les enfants); dans synagogue (préfixe syn-), rassemblement, assemblée, église; et aussi, sous une autre forme, dans chorège, proprt celui qui mène les chœurs, stratège Oi'où stratégie, stratégiste, stratégique, stratagème), celui qui coiiduit une armée, cynégétique, proprt relatif au dressage des chiens, v. c/iien, exégèse (d'où exégète) extraction du vrai sens, interprétation. Les formes -açoQue et -ège ont absolument la même valeur, de telle sorte que *pédège eût été virtuellement possible au lieu de pédagogue^ et *stratagogue au lieu de stratège. On a la même racine dans le grec exagioriy auquel se rattache es«(iyer (voy. ce mot), et qui est exactement constitué (préfixe et racine identiques, suffixes équivalents) comme le latin examen^ v, agir''; l'idée commune première est celle de balance, action de peser, essayer et examiner ont d'ailleurs conservé une parenté sémantique évidente. , *
Agneau se rattache au mot latin agnum, dont le nominatif agnus est bien connu parce qu'il commence une des prières de la messe et qu'il sert à désigner la partie correspondante des messes en musique; agneau est une forme diminutive qui a produit le sous-diminutif agnelet.
Agnus-eastus; dans ce mot, agnas est la transcription latine et castas (chaste) là traduction erronée du mot grec agnoSy d'origine obscure, nom d'un arbrisseau devenu, par fausse étymoiogie, l'emblème de la chasteté.
Agonie est tiré du mot grec agônia, qui signifie lutte, et qui se rattache à agein^ pousser, v. agir^. C'est la lutte contre la mort. Dérivé : agoniser. Composés : antagonisme, antagoniste (préfixe grec anti-^ contre), protagoniste (sur le préfixe proto-, voy. pour *).
Agrafe, agrafer, v. grappe.
Agraire, latin agrariam, ^e rattache au mot agrum^ grec agron^ ail. acker, qui signifie champ. Autres dérivés : agreste, comparez céleste; agricole, agriculteur, v. colon; agronome, V. autonome.
Aïe] DU FRANÇAIS. 13
— Sur agrum a été fait peregrinum (qui va au delà de Vagram romain ; sur per-, v. par), devenu le français pèlerin, d'où pèlerinage, pèlerine; dérivé savant pérégrination. — Cf. acre et onagre.
Agrandir, v. grand. Agréable, agréer, v. gré.
Agréger (d'où désagréger), du latin aggregare, formé sur gregeniy troupeau, signifie proprl réunir en troupeau ou réunir au troupeau, de là les sens de « unir en un ensemble » et de « unira un ensemble ». Dans la langue universitaire, l'agrégation est le concours à la suite duquel on est agrégé, c'est-à-dire admis à faire partie du corps des professeurs titulaires. — Ségrégation (sur se-, v. sans), séparation de la masse. — Dans le mot congrégation, le préfixe accentue ridée d'ensemble. Une congrégation est une association d'une espèce particulière; un congréganiste (d'après congrégant^ cf. congrégandine) est un membre d'une congrégation. — Le néologisme grégaire a le sens figuré de moutonnier.
Agrément, v, gré.' teur, agronome, v. agraire^
Agrès, v, corroyer. colon et autonome.
Agres8eiir,agre88ion,agre8- Aguerrir, v. guerre.
8if, V. grade. Aguets, v. guetter.
Agreste, agricole, agrioul- Ahuri, v. hare.
Aidep est le latin adiutare, formé sur le supin adjaium, prononcé adiaiam, de adjavare (préf. ad-). Le substantif de la langue médicale adjuTant est tiré du participe présent de adjavare, et coadjutear, avec un double préfixe, se rattache au substantif latin adjutorem. La forme savante de notre verbe aider serait *adjuter; dans aider, au préfixe a- s'est joint un i provenant du j initial de la racine, et le d remonte au t du supin primitif comme dans le mot adjudant que notts avons emprunté à l'espagnol ayudanie ; de telle sorte qu'adjudant et notre participe présent aidant sont des doublets.
Aie* On a voulu faire de cette interjection l'impératif archaïque du verbe aider ; mais c'est plus vraisemblablementune onomatopée. On trouve souvent dans les éditions de Molière l'orthographe ahi, Vh ayant la même signification que notre tréma, destiné à empêcher la lecture ai = é. Le Dictionnaire Général fait à tort de ce ahi un mot différent de aie ei prononcé en deux syllabes; à ce compte, le vers
14 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Ail
suivant de V Etourdir (dernière scène) aurait quatorze syllabes :
Dans cette joie... Ahi! Ahi! doucement je vous prie.
Aieul (d'où bisaïeul, trisaïeul) est un diminutif aiïectueux du mot latin avum, qui a le môme sens. Un autre diminutif, lat. avunculum, est devenu oncle ; dès l'époque italo-cel tique, le mot s'était précisé dans le sens de la parenté qu'il exprime aujourd'hui. Sur atavum, désignant 1^ père du trisaïeul, nous avons formé atavisme, at- signifie « au delà ».
— Au XVII® siècle, le pluriel de aïeul était aieuZ^ aussi bien au figuré qu'au propre. Puis le pluriel archaïque aïeux a été remis en honneur (sous l'influence de la rime), au sens figuré.
Aigle est le latin aqaila, d'où l'adjectif savant aquilin ; dérivé de aigle : aiglon.
Aigre* Le latin acrem a produit aigre et fourni le mot savant acre. La racine ac-^ qu'on retrouve dans le grec akron {v. acro-), et qui prend en français la forme aig-, ég-, ou, particulièrement dans les mots savants, ac-^ a les sens de « aigre » et de (c piquant )>, dont il est aisé de voir le rapport. L'iJee d'aigreur, au propre ou au figuré, prévaut dans : aigre, aigrelet, aigrir, aigreur, griotte i^our agriotte; acre, acrimonie (même suffixe que dans cérémonie); acide, acidaniy et son diminij^tif acidulé, acétate (fait sur acetam, vinaigre), acéteux; acétique, d'où acétyle, sur lequel a été fait acétylène; acerbe, acerbam, èxacerbation. L'idée de piquant prévaut dans : aigu, qui est acutum, subaigu et suraigu [v, SOU' 2, ^), acuité, de formation française ; aiguiser ; aiguille, nom de divers objets aigus ou pointus, notamment portion de rail amincie au bout pour les changements de voie; aiguiller, aiguillette, aiguillon; églantier, églantine ; acier, acéré; acacia, voy. ce mot; acanthe, emprunté ^u grec. Cf. oxalique.
Aigrefin, chevalier d'indus- Aigue-marine, aiguière, v.
trie, origine inconnue. eau.
Aigrette, v. héron. Aiguille, aiguiller, aiguil-
Aigu, V, aigre, lette, aiguillon, aiguiser, v.
aigre.
Ail est le latin allium (dérivé alliacé). Le pluriel aux, d'ailleurs inusité, s'écrit avec une l, Seul de tous les pluriels de mots en aily pour éviter une confusion bien in vrai*
Aimer] DU fHançaIS. 1B
semblable avec rarticle aux. Ailloli, mot provençal, proprt ail- huile. ^
Aile est le latin ala ; dérivés : ailé, aileron, et aussi aleter^ devenu haleter par onomatopée; le sens propre de ce verbe est : battre précipitamment de l'aile. Le latin ala est pour axla, d'où le diminutif axillay devenu le français aisselle.
— Le mot grec pteron (v. pétition^), qui signifie aile, se trouve dans aptère = sans aile, dans coléoptère, v. ce mot, etc.
Ailleurs, v. autre^.
Aimant. Le mot latin d'origine grecque adamantem, qui signifie « fer très dur^ acier » et « dianlant », avait pris aussi la forme *diamantem, par confusion avec les mots commençant par le préôxe grec dia-, A la première forme et au premier sens se rapporte, par la dérivation populaire, notre substantif aimant, tandis que diamant, mot d'emprunt, se rattache à la seconde forme et au second sens; dérivés : diamanté, diamantifère {v. offrir^). Cf. magnétique.
Aimer est le latin amare. Les rapports entre ce verbe et ami, qui est amicum, amour, qui est amorem (d'où énamouré, amoureux, amourettes), sont évidents. S'amouracher est formé sur un dérivé italien. Il est faux de dire qu'amour soit du masculin au singulier et du féminin au pluriel ; il a passé entièrement du genre féminin au genre masculin, mais on l'emploie archaïquement avec l'ancien genre, surtout dans des locutions où il se trouve être au pluriel. Amant est l'ancien participe présent d'aimer.
— L'adjectif aimable se rattache directement à aimer, amiable, amical, mot savant, et amitié à ami. Ma mie, sa mie sont pour m'amie, s' amie, anciennes formes de mon amie, son amie. Le mot ennemi, qui est le latin inimicum, contient ami et le c/i- négatif dont la forme toute latine in- se retrouve dans le mot savant inimitié. Aménité, mot savant, est de la même famille, et, en français comme en latin, s'est appliqué à un lieu avant de s'appliquer à une personne : « L'aménité des rivages de la Grèce », écrit encore Chateaubriand.
— L'amateur, lat. amatorem, c'est proprt celui qui aime. Le mot correspondant du provençal, amadou, a conservé son sens fort d'amoureux, et l'amadou, en français, est ainsi appelé, croit-on, par comparaison avec un amoureux (qui prend feu); amadouer quelqu'un, se le rendre ami, viendrait du même mot provençal. L'explication est très douteuse.
CLÉDAT. — DICT. HTYM. FRANC. 3
16 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Aîrc
Aine, jadis eigne, est le lalin inguina, d'où inguinal; le mot grec qui signifie aine nous a fourni bubon.
Aine, V. ant- et naître.
Ains s'employait encore au sens de « mais » au commencement du XVII* siècle ; La Bruyère en regrette la perte. Le ,iQOt a d'abord signiGé avant ou plus avant, v. ant-. Le passage du sens de « avant » au sens de « mais » s'explique comme pour mais lui-même, dont la signification première est « plus », V, magne^.
Ainsi, V. si adverbe.
Air est le latin aerem, conservé tel quel dans les mots savants de formation française aérer, aérage, aérien. Le mot grec, qui a été emprunté par le latin, se trouve sous la forme aérodans les composés : aérolitbe, pierre de l'air (v. litho-); aéromètre, instrument qui mesure l'air; aéronaute, navigateur de l'air, et aéronef (v. nef); aéroplane (v. plaùi); aérostat; qui se tient dans l'air (v. estera). Cf. orage,
— Pour le mot français air, du sens de « air qu'on respire » on a passé. par figure au sens de « sentiment qu'on respire, mine indiquant un état de l'âme (ou du corps) », et le sens de « mine » a engendré celui de musique d'une chanson (c'est la manière de la présenter), puis de morceau de musique en général. Diminutif ariette, d'origine italienne.
Aipain est un dérivé du latin aes, génitif aeriSj qui a le mèihe sens. Le mot grec de même signification est kalkhon^ airain, cuivre, sur lequel est formé calcbographie [v, archal). Le pluriel aéra désignait des jetons de métal pour le calcul, d'où le substantif féminin aéra, calcul des années, français ère.
— Le mot aes, aeris, au sens de monnaie, se retrouve dans obéré, obaeratum, chargé de dettes, et dans estimer, aestimare, qui signifie proprt évaluer en airain (en monnaie) la valeur d'un objet. Estimer a pris une valeur figurée, à laquelle correspond le substantif estime, tandis qu'estimation se rattache à la valeur propre. Autres dérivés : estimable, mésestimer, inestimable.
Aire est le latin area, qui signifie : sol uni. De là l'acception géométrique du mot et les sens de : aire à battre le blé, surface de roche où l'aigle fait son nid. C'est d^area qu'on a tiré le mot are, mesure de surface, d'où centiare.
AlchimieJ du français. 17
Airelle, diminutif d*UD mot d^origine inconnue.
AiSy doublet populaire de axe, est le latin axem, qui signifie à la fois planche et essieu. Notre mot essieu, jadis aissieu, est un dérivé de axem. Axonge, lat. axungia (formé avec le verbe d'où vient oindre), graisse pour essieux, puis graisse fine.
Aisance, aisé» et aise substantif et adjectif, ont été considérés comme apparentés au mot anse (latin ansa)^ les anses étant uiie facilité (pour saisir un vase). Mais l'opinion qui prévaut aujourd'hui tire aisance du latin *adjacencia {v. adjacent h gésir), avec l'idée de facilité résultant de la proximité; l'a initial remonterait donc au préfixe latin ad- (comme dans aider), et -is- représenterait le radical gés- ou gis- de gésir. La forme italienne d'aise substantif est agio, d'où adagio, proprt « à l'aise », mouvement musical lent. Composés : malaise et malaisé, v. mal ^ ^ *.
Aisselle, V» aile»
Ajonc, d'abord o/oa, mot d'origine inconnue, refait sur Jonc,
Ajourner, v. jour. ' Ajuster, v. jurer ^.
Ajouter, u. joindre ♦.
Al', article arabe, par lequel commencent un certain nombre de mots français empruntés directement ou indirectement h l'arabe ; alcoran a été réduit à coran. Cf. arsenal, élixir.
Alambic, d'origine arabe, al-anbik. Dérivé : alambiqué, qui signifie « compliqué de détours » plutôt que « raffiné ».
Alanguir, v. l<mguir. Alarme, alarmer, v. armer.
Albâtre, du latin alabastrum, grec alabastron. Albatros, déformation anglaise d'un mot portugais qui signifie pélican.
Albinos, albuin, albumine, v. aube.
Alcade, de l'arabe al-qadi, le juge (v. al-) par l'intermédiaire de l'espagnol.
Alcali, de l'arabe al-qali {v. al-), dérivé : alcalin.
Alcarazas, de l'arabe al-korraz, la cruche {v. a/-), par l'intermédiaire de la forme espagnole, dont on a pris le pluriel pour un singulier (comparez albinos au mot aube),
Aloliimie, v, chimie»
SICTIOnNAIRE ÉTÏHOLOGIQUE [AliborOO
iM>I| de l'arabe al-kohl (v. al-), qui désigne l'antimoine en poudre, d'bù le sens de subataoce d'une grande
ïve vient, en passant par l'Espagne, de l'arabe at- 1 {o. al-], qui désigne la chambre à coucher, gon, du latin alcyonem, d'origine grecque. i, mot tout latin, qui signifie hasard, dérivé : aléa-
ne vient d'un mot germanique (&1I. mod. ahle), dont liens ont fait lésina, que nous leur avons emprunté. La pagnie de la lésine », c'est-i-dire Compagnie de l'alêne, ne association d'avares qui raccommodaient eux-mêmes souliers. On voit comment le mol lésine a pu être . de celte locution avec le sens de : avarice sordide. : : lésiner.
i>te, de l'ilalien all'erta, qui signifie proprt : à la mon- )ur guetter l'ennemi). Employé comme interjection, est devenu un substantif exprimant, par connexion, onstance qui tait pousser le cri. Cf. alarme, au mot , et voy. régir^. Employé adjectivement, alerte a d signifié : " qui est sur ses gardes, vigilant ».
xandHn, vers employé dans un roman du moyen âge
:ré à Alexandre.
Ean, mot d'origine arabe, qui nous vient de l'eapagnor
1, graminée de l'Afrique du nord, mot arabe. ai>ade, mot d'origine arabe, qui nous vient de l'espa- Igarada, proprt tumulte guerrier.
èbre, d'une expression arabe, qui signiGe a réduction mbres disloqués >', d'oil : réduction de fractions à l'in-
IguazU, V. vhir.
ue, du latin alga.
llbl, B. autre^.
I>oron, du grec elhboron (v. ellOborc) pris pour un
le philosophe, d'où " maitre Aliboron », homme iini-
. La Fontaine en a tait le nom de làne. (V. p. xvni.)
Allaiter] du français. 19
Alidade, origine arabe.
Aliéner, aliéné, v. autre^. Aligner, v. lin.
Aliment, latin dlimentamy d'où alimentaire, alimenter,
se rattache au verbe latin alere, qui, comme natrire, d'où vient nourrir, avait le sens de nourrir.
1. Le participe passé a//um, nourri, d'où grandi, grand, est devenu haut (avec upie h par onomatopée ou sous l'influence de l'ail, hoch), d'où : hauteur, hautain^ et le dérivé savant altitude, l. altitudinem, ainsi que le substantif altesse et l'adjectif altier par l'intermédiaire de l'italien.
— Nous avons aussi emprunté à l'italien les mots alto, instrument qui donne les notes hautes (comparativement à la basse) et contralto = voix haute (comparativement à la voix de basse, mais moins haute que les autres voix de femme); le préfixe introduit l'idée de : qui s'oppose à une autre voix (en l'accompagnant).
— Un hautbois est un bois (instrument de bois) qui donne les notes hautes; cf. basson au mot bas» Un haut-le-cœur est un soulèvement du cœur.
2. Le dérivé hausser (d'où hausse, haussement), qui est le latin *altiare, signifie élever, et exhausser ou exaucer, — car ce sont deux orthographes d'un même mot, — signifie proprt: élever en tirant d'une position inférieure, d'où, au figuré, en parlant de la divinité, élever à soi des prières, les accueillir, sens attribué à l'orthographe exaucer. Exalter, exaltare, est une forme purement savante, qui a pris une acception figurée différente. Autre composé : rehausser.
3. Le même adjectif participial altum a donné le dérivé altare, devenu autel; le sens primitif est : « lieu élevé » où Ton offre les sacrifices. Autan, vent de la haute mer, est la forme provençale du latin altanum.
4. Enfin à la même famille appartient coalition, proprt réunion de gens qui se sont nourris et qui ont grandi ensemble y et se coaliser, lat. coalescere^,
Alinéa, V. lin.
Alise, alisier, origine germanique.
Aliter, v. lit.
Alizé, peut-être apparenté à lisse 2 (avec l'idée d'uniformité) ; les vents alizés soufflent uniformément toute l'année.
Allaiter, v. lait.
20 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Alligator
. Allécher n'a aucun rapport avec lécher^ mais est un dérivé de allectum^ participe passé du verbe latin allicerey attirer, séduire; cf. le mot apparenté lacs,
— Avec la même racine, en substituant le préfixe de- au préfixe ad-, on obtient les mots latins qui nous ont fourni : délice, délicieux, délicat d'où délicatesse, délecter, délectable, le dérivé italien dilettante d'où dilettantisme, et les surcomposés indélicat, indélicatesse. Une cbose délicieuse est souvent fine, fragile, d'où les acceptions de délicat, dont le doublet populaire est délié : un fil délié, un esprit délié.
— 11 est faux de dire que délice soit du masculin au singulier et du féminin au pluriel, ce sont deux mots différents de même origine (deliciam, delicias), dont l'un s'emploie exclusivement au singulier et l'autre exclusivement au pluriel.
Allégeance, v. léger et lige. Alléger, v. léger.
Allégorie, latin allegoria, emprunt grec, contient la forme grecque de la racine qu'on a dans autre (v. ce mot), jointe au verbe grec agoreuein, apparenté à agora (<c assemblée » et (c place publique ») et signifiant « discourir » (cf. homélie) ; c'est le fait de dire une chose pour en faire comprendre une autre. — Catégorie, même racine avec le préfixe cata-, affirmation (d'où catégorique) et distinction. — Panégyrique (d'où panégyriste), proprt prononcé dans une assemblée générale^ v. panacée. Cf. fantasmagorie au mot fantaisie.
Allègre, jadis alaigre, est le latin alacrem ; dérivé allégresse.
Alléguer, v. loi.
Aller est d'origine incertaine, i{. offrir^, (Je vais et j'irai viennent de deux verbes latins différents, v. envahir et errer 2, A.). L'allure est la façon d'aller. Allée est un substantif participial du même verbe, exprimant l'action d'aller
— allées et venues — et un cbemin par où l'on va. Préalable signifie proprt qui doit aller devant; comparez préam-^ bule, au mot ambulant. Sur aller au sens de « convenir », voy. seoir ^.
Alliacé, V, ail. Alligator, v. lézard.
Alliage, alliance, allier, v.
lier.
Althiea] du français. 21
AIIÔ9 interjection, appel téléphonique, de Tanglais halloo.
Allocation, v. lieu. Allouer, v. lieu.
Allocation, v. locution. Allumage, allumer, aUn-
Allonger, v. long. mette, v. luire,
.Allopathie, V. pd^ir 3. ' Allure, v. aller.
Allusion, latin allusio/iem, se rattache au verbe ludere (supin lusum), qui partageait avec Jocare {v. jeu) le sens de jouer. Faire une allusion, c'est proprt rappeler comme en se jouant, sans insister. Une collusion, collusionem, ce fut d'abord une entente frauduleuse entre Joueurs. Une illusion, illusionem, d'où désillusion, illusoire, c'est une impression fausse, dont nous sommes le Joue/.
— Nous avons aussi^ emprunté au latin le composé préluder, substantif verbal préInde, un prélude est proprement un jeu préalable. — Éluder, c'est éviter comme en se jouant. — Un ludion, lat. ludionem^ prbprt histrion, est une figurine qui flotte en vertu du principe d'Archimède.
Alluvion, V. déluge.
Almanach, du bas grec almenakhon, d'origine arabe, par rintermédiaire du bas latin.
Aimée, d'origine arabe, proprt savante (experte dans l'art de la danse et du chant). Même racine que dans uléma,
Aloès, du latin alàe, génitif aloes^ mot d'origine grecque; on s'explique mal que le mot français ait la forme du génitif.
Aloi, V. lier. Alors, v. heure.
Alose est le latin alausa qui lui-même est emprunté au gaulois.
Alouette, diminutif du vieux français aloue, qui est le latin alauda, d'origine gauloise.
Alourdir, v. lourd. . Aloyau, origine inconnue.
Alpaga, espagnol alpaque (mot américain), nom d'un animal du Pérou.
Alphabet, latin alphahetum, formé avec les noms grecs des deux premières lettres, alpha et hêta [a et 5), v. abécé. Alpha, d'origine hébraïque, signifie bœuf.
Altérable, altération, alter- alternatif, alterner, v. autre ^ . cation, altérer, alternance, Altesse, v. aliment.
Althœa, mot latin d'origine grecque : proprt plante gai guérit.
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Ambulance Utler, altliiDd«, alto, u. aliment.
iminium, formé sur le latin alamen, génitif alaminis.
tande, doublet populaire d'amygdale; amygdale est é sur le latin amygdala, d'origine grecque, qui aigoifie de. I^s glBDdes du gosier ont été assimilées à des des. Dérivé : amandier.
Lmant, u. aimer. Amarantbe, u. marasme.
larrer, composé du préfixe a- et du hollandais maaren, ler. Substantif ver bai amarre. Autre composé démarrer.
lauroseï grec amaurôsin [obscurité), d'un adjectif qu le obscurci, faible (en partant de la vue). , lazone, latin amazonem, venu du grec et interpréti jette langue, par étymologie populaire, comme composé
privatif et du mol grec maion, mamelle.
ib', ambi-. préfixe la(in qui est apparenté à l'adjecti
ambo, signifiant u les deux » : des deux c6tés, autour.
origine que le préfixe grec amphi-. Voy. ambalance.
Imbages, v, agir',
ibassade, ambassadeur nous viennent de rilalien,
. une origine germanique ; ambaht, homme de service.
rnîer mot a lui-même été emprunté au gaulois.
Lmbiant, u. errer 3, B. AraDltleaz, ambition, u.
Uubldeitre, v. destrier. errer 2, B.
Lmbigu, V. agir''. Arable, v, ambutani,
ibre< arabe anbar.
ibrols{e< latin ambrasia, d'origine grecque, proprt
iture des immortels. (Cf. nectar, à noyer2.] Le grec
•oton ou a-brolon (a- privatif) signifie immortel,
iton correspond au latin mortnam, v. mort. Le dérivé
^ibroiomn, nom d'une plante toujours verte, a fourni au
abrofonum, devenu le français anrone,
ibulance est fait sur ambulant, du participe présent
Améthyste] du français. 23
du verbe latin ambulare (formé lui-même sur ambo-, v, amb-)^ qui signifie : aller des deux côtés, aller et venir. Une ambulance est un hôpital ambulant. L'amble, du vieux verbe français ambler, est une allure particulière du cheval. Composé déambuler. Préambule, lat. * pr^ambulum^ qui va devant, d'où le sens de préface; comparez préalable au mot aller. Un noctanilsale se promène la nuit; un funambale marche sur une corde (cf. funiculaire, et acrobate à l'article acro-).
Ame est le latin anima, qui a aussi une forme masculine animum, et partage avec elle les sens de souffle de vie, esprit, âme. Dérivés empruntés au latin : animer (d'où ranimer), inanimé, animal; animation, animosité (animation poussée jusqu'à la malveillance), animadversion (proprt direction d'esprit vers, v. vers^) le sens de ce mot s'est restreint à une acception nettement péjorative) ; unanime (d'un esprit unique) et unanimité; longanimité, long souffle, au figuré, longue retenue ; magnanime, v. magne ^ ; pnsillanime, V. ce mot.
— La racine de cette famille de mots signifie proprt a souffle » (comme celle d'esprit, v. ce mot). On la retrouve dans le mot grec anemon, vent; dérivés : anémomètre, instrument pour mesurer le vent; anémone proprt fleur du vent (qui ne s'épanouit que sous le vent, dit Pline).
— Sur un autre mot grec qui signifie à la fois souffle et âme, V. psychique.
Améliorer, v. meiUeur,
Amen, mot hébreu.
Aménager, v. manoir.
Amender, du latin emendare, améliorer. Dérivés : amendable, amendement. Le substantif verbal amende, réparation, s'est restreint au sens de : peine pécuniaire infligée en réparation.
Amenée, amener, v. mener. Aménité, v, aimer.
Amer est le latin amarum. Dérivé : amertume, qui est amaritudinem. Dérivé italien marasca, pour amarasca, cerise amère, doù marasquin; le français merise, d'où merisier, paraît formé de même.
Améthyste, origine grecque : a- privatif et un verbe qui a le sens de s'enivrer. Cette pierre précieuse passait pour préserver de l'Ivresse.
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Amputer
Am^ubleimeiit, ameublir^ Amiante, v. miasme,
iter, V. mounoir I. Amidon, n. moudre'.
il, amiabls, u. aimer. Amincir, u. mince.
rai, du 'mot arabe amir, qui a aussi la forme émir,
iltlS, D. aimer.
noniaque, grec ammoniokon, ainsi appelé parce qu'on
Tait près du temple de Jupiter Amman.
aniHle, aronlHtle, )/. mi- Amorce, v. mordre.
uonoaler. amoat, d. monf. Amovible, u. mouuair*.
fère, ohm, watt, volt (pour Volta] sont des noms de > employés pour désigner difTérenles unilés électriques, d'intenâité, l'unité de résistance, l'unité de puissance, de force électromolrice. Wattman (mot formé en avec walt et l'anglais man, homme), mécanicien de les électriques.
ophl-, M. amb-. Amphibologie, B. parole^.
aphible, u. vivre t.
ihigoufi, d'origine incertaine, parait contenir le grec amphi-, QpHittiéAtrs, D. théâtre.
thitPYon, celui chez qui l'on dîne, allusion au mot ie dans VAmphilryon de Molière : « Le Téritable tryon est l'Amphitryon oil l'on dîne. » apbore, b. offrir *.
)le est le latin amplam. Dérivés : ampleur, de formaluçaise, amplitnde, amplifier, amplification (sur -fUr, h voy. faire '), ampliation, spécialisé daas le sens de ta.
aponla, ampoulé, n. offrir*.
tuter, latin ampalare, se compose du préfixe amb- .et are au sens primitif d'émonder, v. conter^, d'où : ir des deux côtés ■!. Dérivé ; amputation. Dépatar, xiprement détacher en coupant, d'où au figuré délélérivé : dépntation.
Ancolie] DU français. 25
Amulette^ emprunté du latin amuletum, même sens. Amaser, v, muse. Amygdale, v. amande.
An est le latin annum, qui aurait d'abord eu le sens de cercle [v, anneau). Année a été fait sur an; il y a, entre les deux mots, la même nuance de signification qu'entre jour et journée. Autres dérivés, formés en français ou empruntés au latin : suranné (v. ce mot), annuel et bisannuel, annuaire, annuité, annales (histoire année par année, comparez chronique), anniversaire (retour annuel, v. vers^\ solennel (proprtqui ne revient que chaque année, v. seul) et solennité; biennal, triennal, quinquennal, septennal (d'où septennat), décennal, qui revient tous les deux ans, tous les trois ans, etc. ; piérennité, de l'adjectif latin perennem, proprt qui se continue année par année, éternel ; antan, l'année d'avant, v. ant-,