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I- préfixe, V, a- et ont

Ana-9 préfixe grec qui équivaut souvent au préfixe d'origine latine re- (de nouveau, et en arrière), et signifie aussi : de bas en haut.

Ana, substantif masculin, tiré de la désinence des titres latins tels que menagiana, recueil de « traits relatifs à Ménage ». Cette désinence est le suffixe latin qui a produit le suffixe français -ain, -aine {mondain, mondaine, = relatif au monde). Un ana est un recueil de traits relatifs à tel ou tel auteur.

Anabaptiste, v. hapiime.

Anachorète est, en grec, l'équivalent de retiré, (du monde).

Anachronisme, v. chroni- Analogie, analogue, v. lo-

que, gique 3.

Anagramme, v. graphie s. Analyse, v. soluble.

Ananas^ origine brésilienne.

Anarchie, v. arch-. Anatomie, v. tome.

Anastomose, v. stomatite. Ancêtre, v. ant- et céder ^

Anathème, v. thèse *.

Anche, de l'ancien haut ail. ancha : d'abord tuyau d'embouchure, puis lame vibrante d'embouchure. Anchois, espagnol anchoa, d'origine douteuse.

Ancien, v. ant-, Ancolie, v. eau.

26 DIGTIONl^AIRE ÉTYMOLOGIQUE [Angora

Ancpe est le latin ancora, qui vient du grec. Dérivé : ancrer. A la forme grecque se rattache ankyloser, proprt courber. On a rattaché angle à la même racine, voy. toutefois angine.

Andante, participe présent du verbe italien qui est l'équivalent de notre verbe aller, proprt en allant, sans se presser.

Andouille, v, duire *. Androgyne, v. gynécée.

Andouiller, v. œil.

Ane est le latin asinum. Dérivés : ânesse, ânon, ânerie, ânier. Le mot grec de même sens et de même origine méditerranéenne, onon, se trouve dans onagre, âne sauvage. Le grec agfrioAl, sauvage, qui entre dans la composition d'onagre, est un dérivé d'agfro/i, champ, y. agfraire.

Anéantir, v. être i. Anémomètre, anémone, u.

Anecdote, v. dé à jouer i. âme.

Anémie, v, sang, Anerie, ânesse, w. âne.

Anesthésie, v. ^thétique.

Anéypisme^ proprt dilatation, origine grecque : préfixe ana- et racine ayant le sens de large.

Anfractuosité, v, fraction 3.

Ange est le latin angelum; le nominatif était angélus, transporté tel quel en français pour désigner une prière qui commence par ce mot. Dérivé : angélique. Le laiin est tiré lui-même d'un mot grec qui signifie messager, et qu'on retrouve dans évangile, bon message (év- est le préfixe grec eu). Dérivés : évangéliaire, évangélique, évangéliser, évangéliste.

Angélus, v. ange.

Angine^ latin angina, mal qui serre la gorge, se rattache au verbe latin angere, serrer (parfait anxi), d'où : peut-être angulum, français angle, coin resserré (dérivés savants angulaire, anguleux, triangle, rectangle, cf. ancre), sûrement les mots latins d'où viennent angoisse (qui est angusiia), serrement de cœur au propre et au figuré (dérivés angoisser, angoisseux), et anxieux, anxiété, ce dernier n'étant séparé d'angoisse au figuré que par une nuance de signification. Le grec kunankhê, d'où esquinancie, est de la même famille.

Angle, v. ancre et angine. Angoisse, v. angine.

Angora, proprt chat d'Angora en Asie Mineure.

Anomal] i)u français. 27

Anguille est le latin angailla. -

Angulaire, anguleux, v. Anicroche, v, croc,

angine et ancre. ^^^^^ j, ^„g

Anily plante qui produit l'indigo, d'un mot persan qui veut dire bleu. Dérivé : aniline, substance tirée de l'indigo.

Animadversion , anipaal , animation, animer, animo-

sité, V, âme,

Anis, grec latinisé anisum, dérivé anisette. Ankyloser, v. ancre. Annales, v, an.

Anneau. Les formes latines annellum et annulam ont produit l'une anneau, d'où annale, l'autre le dérivé savant annulaire. Certains rattachent ces mots à annum (v. an), qui aurait eu le sens de cercle.

Année, v, an, Annelè, v, anneau.

Annexe, latin annexant, d'où annexer, annexion, se

rattache au verbe latin nectere, supin nexum, qui signiGe lier, comme ligare (v. lier). Composé similaire à annexe, avec un autre préfixé : connexe, d'où connexion, connexité. Annihiler, bas latin annihilare, formé avec le préfixe adet le mot latin nihil ou nihilum (rien), lequel se compose luimême de la négation ni pour ne (v. ne) et de hilum, désignant une très petite chose, la raie noire du haut de la fève. La négation se trouve donc renforcée ici exactement comme dans les locutions françaises <( ne pas, ne point, ne\mie ». Sur nihil, on a formé aussi nihilisme, doctrine tendant h l'anéantissement des institutions d'un pays, et nihiliste.

Anniversaire, v. an. Annulaire, v. anneau,

Anhoncer, v, neuf 2, Annuler, u. ne.

Annoter, v. connaître, B, 2°. Anoblir, v. connaître, B, 5*.

Annuaire, annuel, annuité, V. an,

, Anodin, proprt sans douleur, vient par le latin du grec anôdunon, composé de an- privatif et d'une racine grecque qui signifie douleur. Comparez le synonyme inoffensif, qui ne fait pas de mal.

Anomal, anomalie, 1° irrégulier, irrégularité (a- privatif et nomon, v. autonome et comparez anormal); 2° comme termes d'astronomie, inégal, inégalité, du grec anômalon (an- privatif etr homon^ v, homéo-, homo-).

DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Anthracite

Anon, Anonner, u. âne.

Anonyme, v. nom.

Anormal, v, norme»

Anse, latin ama; cf. aise.

Ant- ou anté-9 préfixe latin, ant- ou anti-, préfixe grec, sont de même origine, mais ont pris des significations divergentes : avant ou devant pour anté, vis-à-vis et contre pour anti. L'un a parfois été employé pour Fautre, d'autant plus que dans certains mots latins, et en italien, anté a pris la forme anti; c'est ainsi qu'antéchrist est pour antichrist (contre le Christ), et antichambre, antidater, pour antéchambrey aniédater. Cf. antan à an, et emparer à pair^,

— Le préfixe latin est devenu an- dans ancêtre (v. céder ^), Il a eu la forme ains- (qui est probablement *aniius, comparatif populaire de ante)^ dans ainsné, devenu aîné (v. naître). Cf. ains,

— Précédé du préfixe ab- devenu au-, ante^ qui n'était pas seulement préfixe, mais aussi adverbe et préposition en latin, a produit notre préposition adverbiale avant, sur laquelle a été formé devant par la substitution du préfixe de- à a-. Les deux mots ont eu des emplois communs et ont pris des acceptions divergentes. — Sur avant ont été faits : avancer {'abantiare), d'où avance et avancement; avantage, d'où davantage, avantager, avantageux, et désavantage, désavantageux, désavantager ; le vieux français paravant, d'où auparavant. — Sur devant ont été faits : devancer, devancier, devanture.

— L'adverbe latin ante est la racine de l'adjectif au comparatif antérieur, 1. anteriorem, d'où antériorité (comparez extérieur, inférieur, intérieur, postérieur, supérieur), et des adjectifs antique, antiqunm, (d'où antiquité, antiquaire, antiquaille), et ancien, *antianum, (d'où ancienneté). Comparez archaïque.

Antagonisme, antagoniste, 0. agonie, Antan, v. an.

Antarctique, v. arctique.

Anté-, V, ant-.

Antécédent, v, céder 3.

Antéchrist, v. ant-^ anté- Antédiluvien, v. déluge.

Antenne^ latin anlenna, d'abord antenne de navire, puis, par figure, antenne d'insecte.

Antérieur, u. ant-, anté-.

Anthémis, anthologie, v, fimr.

Anthracite, v. le suivant.

Aphte] . , DU FRANÇAIS. 29

Anthrax, mot tout grec, qui signifie charbon, et qui, par figure, désigne une espèce d'abcès (notre mot charbon a un double sens analogue); dérivé anthracite.

Anthropologie, du mot grec anthrôpon, homme. Sur le composant -logiCy v. logique ♦. On a encore le mot anthrôpon dans misanthrope, philanthrope, pithéquanthrope (voy. ces mots), dans anthropomorphisme, v. forme, anthropophage et anthropophagie, où il est joint à la racine grecque phag-^ qui signifie manger et qu'on retrouve dans sarcophage, v. cercueil^ dans œsophage, y. ce mot, dans hippophagique^ v. hippique, dans ichtyophage, v. poisson, deLns phagocyte, v, leucocyte.

Anthropomorphisme , an- Anticiper, v. capable *.

throçophage, anthropopha- Antidater, antidote, v. dé

gie, V. anthropologie, à jouer i.

Anti-, antiohamhre, v, antou anté-.

Antienne est le latin "antephona, du grec antiphôna. proprt chant où une voix répond à une autre (préfixe-a/i/i-). Du second élément du mot grec, sur lequel \oy, phonétique, il ne reste que la syllabe ne. Dérivé savant antiphonaire, livre des antiennes.

Antilope, mot d'origine inconnue, que nous avons emprunté aux Anglais.

Antimoine, origine incon- Antipjrrine, v. feu.

nue. Antiquaille , antiquaire ,

Antinomie, v. autonome, antique, antiquité, v. ant- ou

Antipathie, v. pâtir s. anté-,

Antiphonaire, u. antienne. Antiseptique, v. septique.

Antiphrase, v. phrase. Antithèse, v. thèse 2. Antipode, v, pied ^.

Antre, du grec antron, par l'intermédiaire du latin.

Anus, mot tout latin.

\ Anxiété, anxieux, v. angine.

Aorte, du grec aorte.

Août, V, oiseau >. Apercevoir, v, capable -»

Apaiser, u. pacte ^ Apéritif, v. ouvrir.

Apanage, v. pain. Aphasie, v. affable 6.

Aparté, u. part i, A. Aphérèse, v. hérésie.

Apathie, apathique, v. pd~ Aphone, v. phonétique.

tir^. " Aphorisme, v. horizon.

Aphte, proprt inflammation, grec aphte.

DICTIONNAIRE ETruoLOClQUE [Appartement

ipi (dans pomme d'api), jadis Apple, pour Appiui, nom Q jardinier romain que la culturo de ces pommes avait du célèbre.

Apiciultiir«, 0. abeille. Aplatir, ». piiue. ;

Apitoyer, v. pit, nàj. Aplomb, d. piomb.

Aplanir, c. plain.

tpo-, préfme grec qui uorreapond au préfixe latin ab-, et , comme lui, marque le point de départ et exprime l'idée oignement, au propre ou au figuré.

kpocalYps^i grec latinisé apocalypsim, se rattache aa be grec kalaptein, couvrir, et signiHe proprl découverte, élation; mais, comme cette révélation esl faite en termes 1 clairs, apocalyptique signifie 1res obscur, très couvert. ' le même verbe a été fait encaljptas, proprt bien couvert rce que les pétales forment, une coiffe, qui se détache lad la fleur s'épanouit). /fafuju'einest sans doute apparenté latin eelare, français celer.

ipophtegmet d'un mot grec composé du préfixe apo- et ne racine qui a le sens de parole, de telle sorte qu'apone [v. logique^) et apophtegme sont formés du même fixe et de deux racines ayant à peu près la même sîgnifiion. Mais, par des spécialisations divergentes, apotogat a i le sens de récit détaillé, puis de fable, et apophtegme ji de sentence.

Lpostlller, du préBxe a- i latintpotf itla (v. pais c choses.

ApoBtolat, apoatollque, u.

ipltre.

Apostrophe, apostropher,

Apoth«D«a, u. dieu'.

Apothicaire, u. Ikèse '.

Apatre. e. épUre.

Apparaître, u. paraître.

Apparat, v. pair ^>

du vieux français postule, tiré

U) qui signifie proprt : après

Appareil, appareiller, o.

pair'.

Apparenoe, apparent, tr.

Apparenter, u. parent.

Apparier, n.pair '.

Apparition, apparltenr, d.

Appartement, n. pari I, B.

Apte] DU FRANÇAIS. 3l

Appartenir, v. tenir ^. Appréoiable, appréciation,

Appa&i, appât, appâter, v. apprécier, v, prix,

paître^. Appréhender, appréhen-

Appanvrir, v. parent ^. sion, apprendre, apprenti,

Appeau, appel, appellation, apprentissage, v, prendre,

appeler, v. pouls. Apprêt, apprêter, v. site i.

Appendice, appendre, ap- Apprivoiser, v. priver.

pentis, V. pendre^. Approbation, v. probe.

Appesantir, v. pendre '. Approcher, v. proche.

Appétit, V. pétition ^. . Approfondir, v. fond.

Applaudir, v. plausible. Approprier, v. propre.

Applicable, application, Approuver, v. probe.

appliquer, ». plier i. Approvisionner, v. voir ♦.

Appoint, appointements Approximatif, approxima-

appointer, v. poindre. tlon, v. proche.

Apport, apporter,», port. Appuyer^ v, pied*.

Apposer, apposition, v.

site^.

Apre est le latin asperum. Dérivés âpreté et son doublet aspérité, qui s^est spécialisé au sens de <c parties saillantes » d'un objet, rudes au toucher. Composé : lat. exasperare, français exaspérer, d'où exaspérant, exaspération. Affres (voy. ce mot) a été aussi rattaché h asperum.

Après, v. près. A-propos, v. site *.

Apretê, v. âpre.

Apte (dérivés : aptitude, inaptitude), calqué sur le latin aptiirrif participe passé du vieux verbe apere qui signifie attacher.

1 . On a passé du sens de <c attaché à » au sens de « propre à )>. Attitude vient du doublet italien d^aptitude; l'attitude est l'aptitude, la disposition d'esprit, traduite par la disposition du corps. Le latin ineptum, français inepte (d'où ineptie), formé avec le suffixe négatif i/i-, signifie proprt : qu i n'est apte à rien. A l'adjectif aptum se ral^tache le composé adapter, lat: adaptare, dérivé adaptation.

2. A la racine ap- du verbe latin se rattache le substantif *co-apula, devenu copula, qui signifie lien, réunion, et d'où dérivent notre mot savant copule (d'où copulatif) et son doublet populaire couple, spécialisé dans le sens de : réunion de deux. Composés : accoupler, d'où accouplement; ^écoupler. La différence de genre entre les deux acceptions du mot français couple est purement arbitraire; d'ailleurs une couple est tombé en désuétude, avec le sens particulier

CVkDAT. — DICT. ÉTYM. VRANÇ. '*

32 • DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE ' [Arbre

qui lui éti^it attribué. On ne dit plus une couple d'œafs^ mais deux œufs. Couplet, proprt ensemble de vers accouplés par la rime. ^

Aptère, V. aile. tique, aqueduc, aqueux, v.

Apurer, v. pur. eau.

Aquarelle,a(iuarlum, aqua- Aquilin, v. aigle.

Aquilon, latin aquilonem, proprt le vent noir, d'aquilum = brun. Cf. bise. '

Arabesque, d'origine italienne, comme rindique le suffixe, signifie proprt arabe. On a donné ce nom à un genre d'ornement qui rappelle Tornementation arabe.

Arable (terre) se rattache au verbe latin arare, supin aratuiriy qui signifie labourer (voy. ce mot). Autre dérivé : aratoire (instrument).

Arachide, du grec arakida, gesse.

Araignée se rattache au latin aranea, grec arakhnê, qui est devenu le vieux français araigne ou aragne, encore dans La Fontaine. Araignée, fait sur araigne, a d'abord désigné . la toile d'araignée. Sur masaraigne, voy. moule^. ^

Aratoire, v. arable. Arbalète, u. parole K

Arbitre, latin arbitrum, désigne celui qui est chargé de la conciliation entre deux parties, et qui a plein pouvoir pour la faire. Le dérivé arbitrium désigne l'acte de conciliation, et exprime en outre, par extension, l'idée de plein pouvoir. Les deux mots latins ont la forme arbitre en français;, mais arbitre = arbitrium s'est restreint au sens de « plein pouvoir » (libre arbitre; dérivé arbitraire), tandis que l'autre sens d'arbitrium était attribué à un mot nouveau, arbitrage.

Arborer, arbouse, v. arbre.

Arbre, diminutif arbrisseau. Le mot latin arbos ou arbor, accusatif arborem, qui est devenu arbre, et auquel se rattache arbuste, 1. arbustum (peut-être aussi arbousier et arbouse, 1. arbuiam), se retrouve sous sa forme toute latine dans le dérivé arborer, qui signifie proprt : dresser comme un arbre, et dans arboriculture, arboriculteur,. V. colon. Il faut voir aussi le mot arbre déformé dans l'élément -able du substantif érable == ér-able, la syllable ér- (latin acerem) ayant à elle soiile la signification d'érable, de telle sorte qu'érable équivaut à : érable-arbre; la locution est pléonastique.

Arch-] DU FRANÇAIS. 33

— Sur arborem, avec les suffixes iser et iste, on avait fait les mots arboriser, arboriste^ dans lesquels, en pensant aux herbes, on a substitué herb- non pas à arbor-, comme il eût été naturel, mais seulement à la première syllabe arb-, de telle sorte que ces mots offrent un mélange bizarre d'arbre et d'herbe.

Arbrisseau, arbuste, v. arbre.

Arc est le latin arcam, arme en boisa courbé », d'où les diverses acceptions figurées. Forme féminine arche (d'un pont), mot différent de celui qui signifie proprt coffre, qui est aussi d'origine latine (arca, d'où arcanes, secrets) et qui figure dans les expressions de l'histoire sainte « Varche sainte, Varche de Noé ».

— Mois de la famille d'arcum : les diminutifs arceau et archet; arçon, d'où désarçonner, pièce de la selle en bois cintré ; arquer, arcade. Sur arbalète, voy. parole^. C'est par erreur d'étymologie qu'on a dit arquebuse au lieu d'aquebuse (proprt boîte à croc) ; on a là non pas le mot arc^ mais un terme germanique qui désigne le croc retenant le canon de l'arme sur le chevalet.

Arcade, aroanes, v. arc. ^ Arceau, v, arc.

Aro-boutant, v, bouter.

APch-9 arehi-9 préfixe d'origine grecque, exprime une idée de priinauté (d'où la valeur superlative d'archi- dans archifou, archimillionnaire, etc.). Il se rattache en effet au verbe grec arkhein qui signifie passer avant, commander, et qui est l'origine des éléments -arque, -archie, -arche, des mots tels que : monarchie, gouvernement d'un seul, monarque; anarchie (a/i-privatif), absence de gouvernement, dérivés anarchiste, anarchique, etc. ; gymnasiarque, hérésiarque, V. gymnase et hérésie; patriarche, d'où patriarcal, V. père. Les archanges passent avant les anges, l'archevêque (adjectif à forme savante : archiépiscopal) avant l'évêque, l'archidiacre avant lé diacre, Tarchiprétre avant les autres prêtres, l'archiduc avant le duc. L'archipel (-pel, abréviation d'un mot grec qui signifie mor, v. planche) est la mer principale pour les Grecs, la mer Egée, parsemée d'îles, d'où le sens de « groupé d'îles ». L'architecte (grec architectàn) est le constructeur en chef, cf. technique; dérivés architecture, architectonique.

— Le verbe grec arkhein avait aussi le sens de venir avant,

34 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Are

d'où la valeur du préfixe sous la forme arche- dans archetype, type primitif, et l'adjectif arkhaion, ancien, d'où dériyent archaïsme, archaïque (comparez antique, ancien), archéologie {v. logi(^ue^).

— Le mot archives se rattache par le latin archivum h un dérivé grec qui désigne le lieu de réunion des chefs, (]|is magistrats, et l'ensemble des documents qu'on y conservait. Dérivé archiviste. '

Archaïque, archaïsme, v. arc/i», arehi^*

Archal (fil à'archal), doublet populaire d'orichalque, lequel est formé des mots grecs oros, montagne (v. mont), et khalkon, airain, cuivre (chalcographie, gravure sur cuivre, chrysocale, pour ch'rysocalque, proprt cuivre d'or).

Archange, v. arck-^ archi^. prêtre, architecte,, v, arc/i-,

Arche, v. arc, archi-.

Archéologie, archéologue, . Architrave, v. travée,

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