RiSy terme de marine, origiiie germanique
Rittée, risette, rieible, v. rire.
Risque, d'où risquer, italien rûtco, d'origine douteuse.
Rissole, rissoler, v. roux. Ristourne, o. tour.
Rite, latin ritam^ d'où rituel.
Ritournelle, o. tour. Rival, rivaliser, rivalité.
Rivage, v. rive. v. ruisseau,
R;ive est le latin ripa. Dérivés : rivage et rivière ; la signification primitive de rivière^ c'est a terrain bordant la rive », d'où le sens de riverain, formé sur rivière. Arriver est formé sur rive, et a eu pour sens primitif « aborder » ; substantif participial : arrivée ; dérivés : arrivage et arriviste ; composé : mésarriver, sur le préfixe voy. moindre * Sur la locution « aller à la dérive », voyez le mot dérive.
River, d'où rivet, rivure, origine douteuse.
Rixe, latin rixa.
Riz, d'où rizière, se rattache, par l'intermédiaire du latin et de l'italien, au grec oruza, d'origine orientale. Robe signifie proprt dépouille. C'est le substantif verbal
CLÉDAT. — OICT. ÉTYM. FRANC. ** '
560 DICTIONNAIRE ÉTTMOLOGIQnS [RogflOD
de Tancien verbe rober, d'originç germanique (cf. ail. rauben^ dérober), qui avait le même eens que le composé dérober (d*où : &la dérobée). Dérivé ; robin, homme de robe. Robinet, le petit Robin, nom donné par plaisanterie à la cannelle d'un tonneau. Hobin est une forme familière de ' Robert.
Robost*, robusteoM, v. romre.
Roc et poche, d'où rocaille, rocaillenz, rococo (proprt de style rocaille) , rocher, rocheux, enrochement, origine sans doute celtique.
Roohèt, V. /roe. llod«r, v. corroder,
Rooooo, V. roc.
Rôdei*, d'où rôdear, origine inconnue. Voy. toutefois roue *.
Rodomontf d'où rodomontade, nom d*un fanfaron des romans de chevalerie.
Rogations (prières publiques), latin rogationeSy du verbe rogare, questionner, solliciter, soumettre une loi an vote populaire. Sur le participe passé neutre rogatum, on a fait rogaton, proprt chose demandée, sollicitée, d'où bribe; comparez le sens de précaire, au mot prier, et la locution « avoir pleuré pour avoir une chose », en avoir une petite quantité. Une commission rogatoive est une délégation ayant le caractère d'une question posée, d'une prière adressée par un juge à son collègue d'un autre ressort.
— Composés de rogare : abroger, d'où abrogation, annuler une loi ; s'arroger, proprt demander pour soi, d'où s attribuer, adjectif participial : arrogant, d'où arrogance; erogare, c'était attribuer aux autres, d'où surérogation, proprt action de donner en plus ; corvée (*corrogata), mot de formation populaire, proprt service collectif (préfixe com-) demandé par le seigneur ; déroger, d'où dérogation, proprt s'écarter d'une loi; interroger, demander de l'un à l'autre, d'où interrogation, interrogateur, interrogatif, interrogatoire: prérogative, proprt droit de répondre, de voter, avant les autres ; proroger, d'où prorogation, prolonger (proprt par une proposition de loi), aussi ajourner; subroger, d'où subrogation, établir légalement à la place, substituer.
Rogne, d*où rogneux, cri- HlogiMr, v. roue,
gine inconnue. Rognon, û. reitL
Rompre] du français. 5qi
Rognonner, v. grogner. Rognure, v» roue.
Rogomme (jadis écrit ro^um) proprt liqueur forte^ origine inconnue.
Rogue, hautain, origine Roi, roitelet, v. r^ir^ *' s.
douteuse. Rôle, rôlet, v. roue 8.
Romain. • L'adjectif latin romanam, de Rome'^ a été emprunté sous deux formes, romain et roman, dont la seconde a été appliquée aux langues issues du latin, par opposition au latin lui-même. De même Tart roman s'oppose h Part romain. Ronmi est la forme arabe de romain. Notre substantif roman (d*où romanesque) est un dérivé de romanam et avait au moyen âge la forme romanz (d'où romancier), plus tard ramant (d'où romantique , romantisme). Le substantif roman a d'abord désigné toute œuvre littéraire écrite en tangue vulgaire. Romantique s'oppose à classique, comme roman à latin, mais ce mot a eu d'abord le sens que nous donnons aujourd'hui à romanesque. Quant au mot romance, forme féminine du vieux français romanz, il . nous vient de l'espagnol, où il s'appliquait spécialement à de petits poèmes^ en stances, tandis que le mot correspondant du français, roman, a de bonne heure désigné des œuvres narratives en prose.
Romaine, balance, mot d'or, arabe, proprt grenade.
'' Romarin, v. rosée.
Rompre est le latin rumpere, supin ruptum. Un chemin coupe le terrain où on l'établit, d'où le sens actuel du mot route, qui est le participe passé latin rupta ; ce participe a aussi produit le vieux mot route (d'où le substantif routier) au sens de troupe fractionnée ; les Anglais en ont fait rout (prononcé raouV), au sens de réunion de personnes du monde, et nous leur avons repris le mot dans cette acception en l'écrivant souvent raont. Dérivé savant du supin : rupture. Dérivés de rouie au sens de voie : l'adjectif routier ; routine, d'où routinier, tendance à ne pas quitter les chemins battus; dérouter, proprt détourner de la route, substantif verbal : déroute. Roture (d'où roturier) est un doublet de rupture, et signifie proprt terre nouvellement défrichée (qui n'est pas noble).
— Composés du verbe latin rumpere : abrupt, proprt séparé par une coupure, à pic; la locution toute latine
562 DICTIONNAIRE ÉTTXO LOGIQUE [Rosëe
ez-ahmpto, brusquemenf ; corrompre, briser dans son ensemble, décom poser, d'où : corruption, corraptenr, incormptible ; on rattacbe notre mot courronz, et courroucer, au participe passé latin de corrompre, corraptam^ par un dérivé *corruptium {* corruptiare pour le verbe), mais, comme le sens ne convient guère, Gaston Paris y voit ingénieusement le mot cor^ (cœur) suivi du participe passé latin de rompre. Autres composés : éruption, éclatement au debors, d'où éruptif; interrompre, dérivés : interruption, interrupteur, ininterrompu; irruption, proprt éclatement, action de se précipiter dans.
Ronce est le latin rumicemy dérivé ronceraie.
Bond, rondache, rondeau, rondelet, rondelle, rondear,
rondin, v. roue-.
Ronflep, d'où ronflement, ronfleur, onomatopée.
Ronger, rongeur,!;, ruminer.
Ronron* d'où ronronner, onomatopée.
Roquentin, origine inconnue,
Roquet« proprt petit Rocb (saint Roch était toujoars représenté avec son chien), on d'un mot germanique qui signifie querelleur.
Rosace, rosaire, roaat» 9. Rosbif, v, rôtir,
rose.
Rose e^t le latin rosa, d'origine grecque. Dérivés; rosette, petite rose au figuré, rosace, rosé, roséole, rosat (où il entre des roses), rosier et son doublet savant rosaire (les grains du chapelet étant icomparés à des roses, cf. chapelet au mot cape-), rosière, roseraie (lieu planté de rosiers), rosiériste, rosir ; passe-rose (qui passe la rose) ou primerose (première rose).
— La forme grecque est rhodon, d'origine orientale, d'où le mot rhododendron, qui signifie proprt arbre à rost», et la forme persane est gui (malgré le peu de rapport apparent entre les deux mots), d'où le terme de blason gueolfS, le rouge héraldique. i
Roseau, diminutif d'un mot germanique, cf. ail. rohr.
Rosée est *rosaia et se rattache ad latin roê. même sens, comme romarin, proprt rosée de mef (v. mer), rossolis [ioiU,
RoueJ DU FRANÇAIS. 563
génitif latin), rosée du soleil, et arroser, proprt répandre de la rosée, d'où arrosage, arroseur, arrosoir.
Roséole* roseraie, rosette, Rosse, rosser, ti, ekeoal^
rosier, v. rose.
Rossignol» forme diminutive du latin luscinia, avec changement de la consonne initiale. <
Rossinante, v. routiUk. Rôt, v. rotin
Rossolis, V. rosée. Rotation, rotatoire, rote.
Rostre, ».' corroder. v, roae^.
Roter, d'où rot, est le latin ructare, d'où le composé savant éructation. On a proposé aussi *rupiare^ de raptum (v, rompre) ; on pourrait admettre une fusion de ructare et *de ruptare.
Rotin, mot malais.
Rôtîp, origine germanique. Substantif verbal : rot, jadis rost (cf. rosbif, de l'anglais roastbeef,. proprt bœuf rôti), substantifs participiaux : rôti, rôtie,' dérivés : rôtisseur, rôtisserie, rôtissoire.
Rotonde, rot9ndltô,Potale, Rouage, v. roue^.