V. sabot
Savoir, latin classique sapëre, qui signifie : 1" affecter le goût, d'où : saveur, qui est saporem^ et savourer, savoureux; sapide, sapidum, avec son doublet le vieux moi sade, dont on a le composé maussade, v. mal^ (dérivé : maussaderie), et insipide, insipidum; 2" avoir du sens, puis de la science, d'où : le vieux mot sapience, sagesse, résipiscence, bes 1. resipiscenlia, retour à la sagesse; sage, qui est *sapiaim (et qui a le sens de savant dans sage-femme), et son dérivé sagesse ; savant, forme de participe présent,
— Le mot grec correspondant à sapience (pour le sens seulement) était sophia, sur lequel ont été formés philosophie, grec latinisé philosophia, philosophe, philosophique, philosopher {v. phil-, philo'), et sophisme (d'abord invention), d'où sophiste, sophistique, sophistiquer.
ScarifierX du français. 575
— On a cru pendant longtemps que ndtre verbe savoir venait du verbe latin scire (même sens) qui, en réalité, n'a pas donné de verbe français, mais dont nous possédons un bon nombre de dérivés : escient, tiré du participe présent scientem, et les adverbes sciemment, insciemment; science, scientiaj et scientifique, v. faire "^ ; conscient et inconscient, conscience, science de ce qui se passe en nous et inconscience ; subconscient (v. sou- 2 ^) ; prescience, science qui prévoit ; omniscient) sachant tout (v. omnibus) et omniscieïice.
Savon, d'où savonnette, savonneux, savonner, savonnage, est le latin saponem^ considéré comme étant d'origine germanique. Saponaire, plante qui sert à nettoyer.
Savourer, savo^ireux, v. SaxUrage, v. fraction^,
savoir.
Saxophone^ instrument « sonore » (v, phonétique), dont l'inventeur s'appelait Sax.
Saynète, v. saindoux, i
Sayon, dérivé du vieux fr. sdie^ forme féminine du latin sagum, manteau de guerre, d'origine gauloise. Saie est encore employé par La Bruyère.
Sbire, italien sbirro^ d'origine inconnue.
Scabieuse se rattache au latin scabiem, aspérité et gale, cette plante ayant été considérée comme un remède contre la gale. A la même famille appartient scabreux, scabrosum, proprt raboteux ; cf. graveleux, au mot grève.
Scaferlati, probablement d'un nom propre italien.
Scalpel, latin scalpellum, du verbe scalper e, gratter.
Scalper se rattache à l'anglais secUp, peau du crâne, voy. écaille.
Scaiidale,8oandateiix,M«ift- Soander, v. écheUe.
daliser, v. esclandre.
Scaphandre (d'où scaphandrier), de deux mots grecs dont le premier signifie barque (cf. pyroscaphe, tiaieau à vapeur, proprt « à feu ») et le second : homme, voy. androgyne,
Scapnlaire, v. épée. Scarabée, v. escarbot.
Scarifier, d'où scarification (y. faire '^), se rattache, par l'intermédiaire du latin scarificare, à un verbe grec qui signifie graver.
GLÉDAT. — DICT. 'ÉTYM. FRANC. ^^
57g DICTIONNAIRE ÉTïMOLOGIQUE , [Sdlle
SoM'tatto», x>. écartate, Soew», ». setag.
Soatologlque, v. scorie.
Scélérat, d'où scélératesse, latin scçleratam formé sur scelus, génitif sceleris, crime (à rapprocher sans doute de l'ail, schald).
BoeUé, soeUement, soeUer, t>, seing.
Scène, d'où scénique, du latin scena, grec skênê, qui signifie proprt lente. Dérivé italien : scénario.
Boepticisme, floeptlque, v. épice^.
Sceptre, du latin sceptrum, emprunté du grec skêptron,
nroprl bâton. • , , , >.
schéma, d'où schématique, latin schéma, du grecyfcfcema, génitif skhêmalos, qui signifie forme, figure, manière d être fie mol est apparenté'à ekhein, se tenir, sur lequel voy. mioir }.
Schisme, schismatique empruntés au grec, se rattachenlau verbe «fc/iùein, fendre (apparenté i» scwder), qui nous a aussi fourni schiste, d'où- schisteux, oom dune roche qui se fend facilement. Cf. esquille.
Schlague, aUemand scMag, coup.
Sciatique, latin teiaOeum, se wittwshe au grec uMuon.
hanche.
Sde. ». tcit. Sdemmert. ««««», «l»-
tUtooe, V. «avoir.
Scier est le latin $ee(tre, Bupin leetam (d'où secteur, section, 8ectioime«ent) et ausei, en latin populaiie, secainm. d'où sécateur. Même racine dans segment, »e§mentam, ci.
texe. Sur secte, voy. mivre.
- Substantif verbal de scier, scie; dérivés : sweinr {teuar de long, scieur du bois en- longK M^ge, sciure, scier», u graphie de tous ces mots par se n'a aucune raisoo d^etre.
Composés de «ecare : disséquer, d'où dissection; insécable (m- -négatif); insecte (in- = en), « ^'^«« J anneaux », 1. iiisectum (comparez entomologie au mot tomei d'où : insecticide [v. césure), insectivore («•- «^'«'f"" ; intersection, coupure de deux lignes de deux *"rf»«f*' ' ""; par l'autre; - prosecteur, proprt celu. qui coupe d avance^ qui prépare les séances de dissection; - réséquer, term.
médical.
Scille, grec skilla.
Se] DU FRANÇAIS. ^Il
Scindep, tiré du latin scindere, supin $cissam, d'où scission, cf. schisme ei esquille. Rescinder, terme juridique.
Solntillément, aolntUler, v^ Scission» v. scinder,
/étincelle. Sciure», w. scier,
/ Scion, origine, inconnue.
Sclérose» mot d'origine grecque qui signifie proprt desséohement (cf. squelette); Tartério- sclérose est une maladie caractérisée par le durcissement des artères, la sclérotique est une membniine dure.
Scolaire, ■oolarité, «oolastique, scoùaste, scolie, v. éeole.
Scoliose, du grec skolion, tortueux.
Scolopendre, grec skolopendra.
Scorbut, d'où s^corbutique, anti-scorbntique, italien scorbato, d'origine russe.
Skïorie, latin scoria, écume des métaux en fusion, se rattache au grec skôr, excrément, génitif skatos (d'où « plaisanterie scatologique »), cf.' mâchefer.
Scorpion, grec skerpion.
Scorsonère, italien scorzonera, espagnol escorzonera, proprt plante à forme de scorzone (le scorzone est un reptile venimeux); par étymologie populaire ces mots ont été traduits « écorce noire ».
Seottlish , mot anglais qui signifie Écossais.
Scribe, u. écrire, Sorofuleux, v. écrouelles.
Scrupule, d'où scrupuleux, est tiré du latin scrupulatji, qui désigne un poids très léger.
Scruter latin scrutari, explorer; dérivé \: scrutin (d^où scrutateur ), consultation des électeurs. \
Sculpter, — on a eu d'abord sculper (latin scalper e), — sculpteur et sculpture, d'où sculptural, dérivés du supin scalp tum. I
Se et soi sont un môme mot latin se^ transformé de façon différente suivant qu'il s'appuyait ou non, dans la prononciation, sur le mot voisin; on a exceptionnellement soi au lieu de se^ dans soi-disant. Nous avons le génitif latin sui dans le mot de formation moderne suicide, meurtre « de soi », voy. césure. Au latin se se rattache l'adjectif possessif saum, qui est devenu son, et sua, qui est devenu sa. Suum, quand il ne s'appuyait pas sur 1« mot qui suivait, a donné
578 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Seigneur
suen devenu ûen (d'où sienne) d'après mieriy voy. me. Le pluriel, saoe masculin, saas féminin, est représenté uniformément par ses. Gf, coutume.
Se- ou se-, préfixe, voy. sans. Se- ou se- est parfois une forme du préfixe suh- (séjourner, «ecouer).
Séance, séant, v. seoir ^.
Seau est le latin sUalarriy transformé en *sitellum. Forme féminine : seille.
Sébacé, V. soif. . Sébile, origine douteuse.
Sec est le latin siccum, apparenté à sitim {v, soif), dérivé : sécher, qui est siccare, d'où sécheresse, séchoir, séchage, dessécher, dessèchement, et les mots savants siccatif, siccité, dessiccation. Pour le rapport sémantique entre l'idée de sécheresse et Tidée de soif, cf. torride.
Sécante,' sécateur, u. seUr, nement, sectionner, v. scier.
Sécession, u. céder ^, Séculaire, séculariser, sé-
Second, secondaire, se- culier, v. siècle.
oonde, seconder, v. salvre*^. Sécurité, v. cure 2.
Secouement, secouer, v. Sédatif, v. seoir ^.
casser ^. Sédentaire, sédiment, se-
Secourir, secours, v, courir. dimentaire, v, seoir ^.
Secousse, v. casser^. Séditieux, sédition, v, er-
Secret, secrétaire, seoré- rer 2, B,
tariat, sécréter, sécrétion, v. Séduoteur, séduction, sé-
certain^^. duire, ». dnire*.
Sectaire, sectateur, seote. Segment, segmentaire, v.