‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 154 sur 169 · V. soo' 2, §§ 1 et 2. Soussigné, D. seing · texte numérisé non relu

V. soo' 2, §§ 1 et 2. Soussigné, D. seing

Sou8criptlati,Bousoripteur,' Soustraction, soustrairB»

souscrire, ». éùrirê. w. traire *.

Sous-outanô, u. consime.

Soutache, d'où soutachér, origine hongroise.

Soutane, d'où soutanelle, proprt vêtement de dessous, ita^ lien sotlana^ de sotlo, forme de sous. Le mot plus ancien sontd vient sans doute de la forme provençale correspondante.

Soute, V. soutane. Souvent, souventefois, t.

Soutenable, soutenance, en 2**.

soutènement, souteneur, sou- Souverain, SOuveraiiioté,

tenir, v. tenir*. v. surK

Souterrain, v. terre. Soyeux, v. soie.

Soutien, v: tenir-. Spacieux,», espace.

Soutirage, soutirer, v. tirer. Spadassin, v. épée.

Souvenance, souvenir, »« Spalii, ». tipùye.

venir. ' Sparadrap, origine dou*

teuse.

Sparte, plante, d'où sparterie et spartéine (cf. le mot d'ori^nne provençale espadrille), grec latinisé spartam.

Spasme, spasmodique, » . spôoitlôatton, Spécifier, Bp6-

pâmer. Oitique, ». épice^.

Spatule. ». épée. Spécimen, ». épiceK

Spécial, spécialiser, spé- Spectacle, spectateur, v.

cialité, spécieux, spécif icatif, épice ♦,

Square] i>u français. 603

Spectral, spectre, v. épicc^. spéculation, spéculer, v. ê" Spéculateur, spéculatif, pice^.

Spéculum, V. épice^.

SpencePy vêteaiçnt mis à la mode par lord Spenoer.

Sperme, v. sporadique.

Sphère^ d*où sphérique, du grec sphaira, qui, combiné avec atmo-y vapeur, a produit atmosphère, d^où aUnosphérique.

Sphinx et sphincter (proprt étrangleur) se rattachent Fun et Tautre au verbe grec sphingein, étreindre, resserrer.

SpUragistiqu», v. $eing.

Spire, eniioulement (d*où spirale)» latin spira^ du grec tpeira.

Spirite, spiritisme, spiri- ritoallste, spirituel, splritualiser, spiritualisme, spl- tueux, v. esprit.

Spleen, mot anglais, qui signifie proprt rate, comme le grec spiêna, d'où il est emprunté.

Splendeur et splendide, resplendir, d'où resplendissement, 4e mots latins qui se rattachent au verbe splendere, briller.

Spolier, d'où spoliateur, spoliation, est tiré du latin spoliare ; dépouiller (d'où dépouille, dépoaiUement) est le composé despoliare.

Spondée se rattache au ^Téc spondê, libation : c'est uq pied de deux longues, qui, par sa lenteur, convenait aux libations faites aux dieux.

Spongieux, v. éponge.

Spontané, latin spontaneam, d*où spontanéité, se rattache à sponte, de plein gré.

Sporadique, grec sporadikon, seTattache au verbe speird/i, semer, qui a produit aussi sperma, génitif spermatos, français sperme, d'où spermatique. Spore, grec spora, semence des végétaux sans fleurs.

Sport, sportif, v. port.

Spumeux, latin spumosum, de spama^ écume. Squale, latin squalnm,

S<iuameuz, v. écaille. e, v. quatre^.

604 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Stérite

Squelette» du grec skeleton qui signifie prpprt desséché, même famille que sci^rose.

Squirpe, du grec sfârrhony durci.

Stabat, V. ester. SteMlItô, stabl», v, estera.

Stade, grec $tadion,

stage, stagiaire, v. ester *^, Stalactite, stalagmite,. «.

Stagnant, stagnation,' v, dUtiUer. étang.

Stalle, d*origine germanique (même famille que ester), e^ son doublet étal signifient : siège, surface sur laquelle oi fait reposer des objets, place séparée (notamment dans unt écurie, d'où étalon, cheval qu'on garde en stalle). Piédestal, mot qui nous vient d'Italie, et qu'on a écrit longtemps pied d'estal^ signifie : pied de la plate-forme sur' laquelle repose (comme un objet de vente sur l'étal) un vase ou une statue. Verbes dérivés : étaler, d'où étalage et l'adjectif verbal étale ; détaler, enlever l'étalage, plier bagages ; installer (formé à l'imitation des composés latins avec in-), d'où installation,

mettre en stalle, mettre à sa place, une personne ou un objet.

Stance, stanc(, station, sta- Statuaire, statué', statuer,

tionnaire, stationnement,8ta- statuette, statu quo, stature, tlonner,-v. estera. statut, statutaire, v, estera.

Statique, statisticien, sta^ tistique, v. ester ^.

Steamer^ proprt bateau à vapeur, mot anglais.

stéarine, v. gras. Stellalre, u. étoile.

Stèle, V. estera.

Sténographe et sténographie, d'où sténographier, sténographique, sont formés avec le grec stenon, étroit, et

graphein, sur lequel voy. graphie*.

Steppe, mot russe.

Stercopaires, « oiseaux vivant sur le fumier», se rattache au latin stercus, fumier, génitif slercoris.

Stère, tiré du grec stereon, solide, qu'on retrouve dans : stéréoscope (d'où stéréoscopique), instrument qui permet de voir les objets avec leur relief, voy. épice^. Stéréotypie, stéréotyper, fixation d'un ouvrage, composé pour Timpre^ sien, en caractères solides, non mobiles, voy. timbreK

Stérile, d'où stériliser, stérilité, latin sterilem^

âtoïque] DU FRANÇAIS. 605

sterling, o. est.

Sternum» gtec siernon latinisé.

Stematatolre, v. éternaer. tiser, voy. le suivant Btiok, stigmate, stigma-

Stimulep (d'où stimulant, stimulation), latin stimularey a été rattaché à un primitif latin -stinguere (cf. angi. sting)^ supin -stinctum, qui signifiait piquer, marquer, et dont on a les composés suivants : distinguer, proprt diversifier, séparer des autres, discerner, adjectif participial latin distinct (et indistinct), adjectif participial français distingué, dérivés : distinctil, distinction; éteindre, qui est le latin exstingaere, proprj enlever le piquant, émousser, dérivés : éteignoir, extinction, extincteur ; le verbe latin instinguere^ exciter, d'où instinct, impulsion naturelle, et instinctif; ajoutez une autre forme verbale du latin, instigare, même sens quHnstingnerey d'où instigateur, instigation. La racine est la même dans le latin stilam, écrit par erreur stylam, français style, poinçon pour écrire, puis manière d'écrire, de concevoir un art ; d*où : le diminutif stylet (qui nous vient par l'italien avec le sens de poignard), les verbes styler, donner du style (au figuré), et styliser. Sur stylographe, voy. graphie *.

— Le verbe grec correspondant à stinguere est stizein, d'où stigmay génitif stigmatos, marque, en français stigmate, qui a engendré stigmatiser, d'abord mai'quer un criminel au fer rouge. ^Stigmates, ouvertures placées sur les côtés du corps des insectes. Astigmatisme, proprt défaut d'acuité.

— La, forme germanique de cette racine se rencontre dans l'ail, stecheriy piquer, auquel se rattachent : estacâde (italien steccata), garniture de piquets, de pieux; stick, canne légère, emprunté à l'anglais ; étiquette (d où vient l'anglais ticket), proprt marque fixée {cf. fiche)y au figuré forme fixe,

. cérémonial, cf. protocole h poar^. Voy. aussi astiquer, asticoter,

stipendier, v. pendre^. Stock, v. estoc.

Stipulation, stipule, stipuler, V. éteule.

Stoîque (d'où stoïcisme), dont le sens primitif est passé au dérivé stoïcien, se rattache au grec stoa, portique, apparenté à stuloriy colonne, v. ester ^ : les disciples de Zenon étaient ainsi nommés parce qu'ils recevaient l'enseignement du maître sous un portique.

60^ DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Structure

Stomaôal, atomaoliiciae, v. estomac.

Stomatite se rattache au grec stoma, génitif stomatoSy •bouche, apparenté h stomakh^n, proprt orifice (de Testomac). Anastomose, « abouchement » de deux vaisseaux; stomate, ouverture dans Tépiderme des feuilles.

Stoppage, les deux verbes stopper, stoppeur, v. étoape. Stope se rattache par l'italien au latin storea, natte.

strabisme, v. louche. Strapontin, v. poindre.

Strangulation, v. étrangler.

StraSf faux diamant lancé au xvui* siècle par le bijoutier Stras.

stratagème, stratège, stra- Stratifioation, stratifier,

tégle, stratégique, strate- o. estrade. giste. V. agir s. Strict, v. étreindre ^.

Strident, latin stridentem, même sens.

strie, strié, striure, v. étreindre *^.

Strophe, latin stropha, du grec strophe, qui se rattache au verbe strephein, tourner (le chœur antique évoluait en chantant les strophes); à la même racine se rattachent: 1° catastrophe (préfixe cata-), renversement , bouleversement ; 2^ apostrophe, au sens de détournement ou élision d'une voyelle, et signe de cette élision, et au sens de : action de s'adresser (en se tournant vers elle) à une personne qu'on interpelle, d'où apostrlaphor.

Structure, latin structura^ se rattache au verbe straere, supin structum, bâtir, apparenté de loin à sternere, v. estrade. Composés : construire, bâtir dans son ensemble, d'où construction, constructeur et reconstruire, reconstmctioB ; détruire, d'où destruction, destittctenr, indestructible; instruire, proprt bâtir sur, élever au Hguré, d*où instmcteur, instruction, instructif, et, dans un autre "ordre d'idées, instrument, instrumeniam, appareil aménagé pour tel ou tel usage, notamment pour faire de la musique (d'où instmmentiste, instrumenter un morceau, et instrumentation, musique instrumentale), aussi pièce de procédure, acte, d'où instrumenter au sens de dresser un acte; obstrner, proprt bâtir devant, d'où obstruction; aubstruction. Le composé latin obstraere a été emprunté par le français plus tardiie-

Subversif]

DU FRANÇAIS

eo7

ment que les autres, ce qui explique la désinenoe -er au lieu de -ire. Détruire est le seul composé français d*origiiie populaire.

— A la même famille appartient industriel, français indus- ■ trie, prpprt construction interne (sur le préfixe indu-, voy. en, B), combinaison, habileté (d'où industrieux), puis métier, particulièrement métier mettant eti œuvre les / matières premières, d'où industriel.

Strychnine se rattache au grec strukhnon, nonr dé la plante qui produit la noix vomique.

Stuc (d'où stucateur, stuquer) vient, par Fintermédiaire de l'italien stucco, d'un mot germanique qui veut dire croûte.

studieux, V. étude. ■ ' \

StupeuPf latin stuporem, se rattache en verbe êtuperey d'où aussi : stupide, 1. stupidum, stupidité; stupéfier, stupéfaction et stupéfait, v. faire ''.

style, stylet, p. stimulef.

Stylite, V. ester 6.

Su-, préûxe, v. sou- 2.

Suaire, v. suer.

Suave, suavité, v. dissuader.

Sub-, préfixe, v. ^our 2.

Subaigu, v. aigre.

Subalterne, v. autre ^.

Subconscient, v. savoir.

Subdiviser, v. veuf.

Subir, subit, subito, v. «rrer 2, A. >

Subjectif, subjectivité, v.

jeter s.

Subjonctif, v. joindre *,

Subjuguer, v. joindre *.

Sublime, sublimé, sublimité, V. lice 3.

Sublingual, v. langue.

Sublunaire, v. luire.

Submerger, submersible,

■nbmeïsioii, o. éfnerger*

Subodorer, v. odeur, .

Subordination, subordonner, V. ordre.

X Suborner, «nlKimear, v.

hmer. /

Subreptloe, v. rapt. ,

Subrogation, subroger, v.

rogations.

Subséquent, v. suivre '.

SulMlde, subsidiaire, o.

seoir ^.

Subsistanoe, subsister, pubstance, substantiel, substantif, V. ester K

Substituer, substitut, substitution, V. estera.

Substratum, v. estrade.

Substruction, v. structure.

Subterfuge, v. sou- 2, , § 2, et fuir.

Subtil, d'où subtiliser, subtilité, est tirédulatio subiilem, apparenté au verbe d'où dérive le français tisser, et signiliaii proprt : tissé en dessous, tissé fin.

Suburbain, v. civil.

Subvenir, subvention,

CLÉDAT. — D\r.T. KIYM. FRANC.

subventionne r , v . venir Subversif, v. vers^.

608 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Suef

Suc« latin iucam ou saccum, désigne proprt le liquide qui peut entrer dans la composition d'une substance, d'où les diverses acceptions du mot. Un objet succulent, saccalentam, est plein de suc, comme une matière « virulente » est pleine de virus. Sacer (qui est *suctiare, formé sur sactum, supin de sugere), c'est enlever le çuc. La même idée peut être exprimée à l'aide du préfixe é- : essuyer, qui est exsucare, c'est aussi enlever le suc, comme « écheniller », c'est enlever les chenilles. A la suite de spécialisations divergentes, sucer a signilié aspirer le suc, et essuyer : enlever, en frottant, le suc, l'humidité, et par extension la poussière. On peut essuyer sans le vouloir, par exemple quand on prend sur soi l'humidité d'un appartement, quand on « essuie les plâtres ». Au figuré, on « essuie » (on prend sur soi, on supporte) les rebuffades de quelqu'un qui « passe » sur vous, comme on dit, sa mauvaise humeur. Par extension . de cette valeur figurée, on a pu dire ; essuyer un contretemps (Racine), essuyer des dédains (La Bruyère), etc. Succion (pour suction), mot savant, signifie : action êe sucer.* Suçon, formé sur sucer^ exprime un effet particulier de l'action de sucer, et aussi un objet destiné à être sucé par un enfant. Le diminutif suçoter, les dérivés suçoir, suceur, se passent d'explication. Composé : sangsue, voy. sang.

Succédané, succéder, suo- Succomber, v. couver.

ces, successeur, successible, Succulent, v. suc.

successif, succession, suo- Sucoursale, v. courir.

cesserai, u. céder '^. Sucer, suceur, suçoir, su- Succinct, V. ceindre. çon, suçoter, v. suc. Succion, V. suc.

Sucre, d'où sucrer, suerior, sucrerie, vient, par l'inlermédiaire de l'arabe et de l'espagnol, d'un mot sanskrit qui, d'autre part, transcrit en grec, a fourni saccharam aa latin, d'où les mots savants saccharimètre, saccharine, etc.

Sud, V. arctique.

Suer est le latin sudare (cf. anglais sweai, allemand schweiss), dérivés : sueur, qui est sudorem, d'où sndorifi((nc (v. faire '^); suette, fièvre à sueurs caractéristiques; suaire est siidarium, d'abord linge pour s'essuyer le visage, puis linceul. Le suint (d'abord suin) est en quelque sorte la sueur du mouton ; dérivé : suinter, d'où suintement, couler comffl* une matière grasse.

SuivrCj DU FRANÇAIS. 609

Suffire, 8atfiBanc6,v. /aire s. Snîtixe, v, ficher:

Suffoqiitr, d'où suffocation, latin suffocarcy proprt être pris sous la gorge.

Suffragant, suffrage, v. Suggérer, suggestif, sug-

fraction^, gestion, o. gérera.

Suicide, v. se et césure.

Suie, origine probablement celtique.

Suif, d'où sniffer, est le latin sébum, auquel se rattache le dérivé savant sébacé.

Suint, suintement, suinter, 9. suer.

Suisse, concierge de palais ou garde d'église revêtu du costume des anciens Suisses de la garde royale.

Suivre (d*où suite, ensuite, et Tadjectif, le substantif et la préposition suivant) est *sequere, latin classique $eqm, participe passé êe^utum,

1 . Dérivés de seqai : secundam^ second, « qui suit » le premier, d'où secondaire, seconder, seconde (seconde division de l'heure, après la division en minutes), l'adverbe tout latin secundo ; sequela, séquelle ; secta, secte, d'où sectaire, sectateur; séquence, chant liturgique qui fait suite.

2. Composés de sequi et de suivre : conséquent, qui a de la sufte ou qui suit, conséquence, suite, inconséquent et inconséquence ; exécution et exécuteur, d'où exécuter et exécutif, tous ces mots expriment l'idée de donner suite à une résolution ou à une décision, notamment à une condamnation capitale, ajoutez inexécution, inexécutable; obsé* quieux, obsequiosum (d'où obséquiosité), proprt qui s'avance ou s'empresse pour suivre, qui accompagne avec un respect exagéré ; obsèques, obseqaias^ cortège (funèbre) ; persécution, perâécuteur et persécuter, proprt suivre jusqu'au bout; poursuivre, d'où poursuite, suivre en avant, c'est-à-dire en continuant ; subséquent, proprt qui suit en dessous ; s'ensuivre, suivre de \h. Exequatur, pouvoir spécial, est un mot tout latin, qui signifie : qu'il exécute, qu'il entre en fonction. Le souci, fleur, « suit >> le soleil (le mot serait mieux écrit soussi, c'est le latin solsequiuin) ; rapprochez tournesol, héliotrope, solanées.

3. On rattache à la même famille le mot latin socium, compagnon, allié, d'où: société, societatem, sociétaire; sociable, sociabilité, et insociable, insociabilité ; social,

610 ^ DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Snr

socialem, d'où socialisme, socialiste , socialiser ; sociologie et sociologue (cf. logique^); associer, associare^ d'où association ; dissocier, dissociare, d'où dissociation.

Sujet, sujétion, v. jeter ^. Supplanter, v. plante.

Sulfate, sulfure, sulfureux, Suppléer, supplément,sup-

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