Ton, adj. posa., u. tf
2. Toiti substantif, est le lalin tonam, du grec lonon (proprt tension), qui se rattache au verbe teinein, tendre, ti. tenir''. Dérivés et composés : tonique, >< qui marqi tension ou l'accent de la voix », et u qui (end ou fortifie W nisme »; atone, a- privatif, d'où atonie, relàcbemer l'organisme; tonifier, v. faire'', le mot est de formi récente; tonalité et intonation, dont U signilication se porle aux acceptions musicales du mot ton, appliqué ai
636 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Toquaote
en général et non pas seulement à la voix ; détonner, sortir du toii; entoimer, proprt mettre dans le ton, donner le ton d'un air, commencer à le chanter; monotone, d'où monotonie, V, moine. Oxyton, mot qui se termine par Faccent aigu, voy. oxalique.
Tondref latin classique tondêre^ supin tonsum. Dérivés : tonte, toison (qui est le latin tonsionein, action de tondre); tondeur, tondeuse, tondaison ; mot savant : tonsure, d'où tonsurer.
Tonifier, tonique, v. ton 2. Tonitruant, v, tonner.
Tonne^ d'origine celtique, proprt grand tonneau, puis unité de poids très lourds, d'où tonnage; diminutif tonneau doù tonnelier et le sous-diminutif tonnelet; composé : entonner, mettre en tonne, d'où entonnoir. Le diminutif féminin tonnelle, et la forme anglaise tunnel, empruntée au vieux français, s'emploient au figuré.
Tonner est le latin tonare, qui a été rattaché à tort h la même racine que ton 2. Dérivés et composés : tonnerre, qui est le latin tonitru d'où tonitruant, (cf. ail. donnery angl. thunder) ; étonner, d'où étonneniLent, proprt frapper comme de la foudre; détoner, d'où détonation.
Tonsure, tonte, v. tondre.
Tontine, espèce d'association imaginée par Tltalien Tonti, qui prit un brevet en France en 4653.
Topaze, pierre de Topazos, ile de la mer Rouge.
Toper, d'où l'interjection tope ! formule d'acceptation, de l'espagnol topar^ accepter un enjeu, ou onomatopée directe (frapper dans la main pour conclure un marché).
Topinambour, plante du pays des Topinambous, au Brésil.
Topique se rattache au grec topon, lieu, et a d'abord signifié « local » (un topique est un remède local, s'applique à une partie spéciale du corps), puis « localisé » (au figuré), se rapportant spécialement à la question; la topographie, d'où topographique, est la description des lieux, voy. gra* phie^. Sur topon, précédé de la négation grecque ou, Thomas Morus a forgé le nom propre latin Utopia^ nom d'un pays imaginaire, de là : utopie et utopiste. Topos avait aussi en grec le sens de sujet de discours, d'où topo en argot d'école.
Toquante, onomatopée {ioc^ bruit sourd d'une montre à répétition sans timbre).
Toréador] du français. ^ 637
Toque, coiffure, diminutif toquet, mot d'origine douteuse; 6e toquer de 'quelqu'un ou de quelque chose, d'où toquade, c'est en être coiffé, cf. béguin et coqueluche ; toqué, qui a une toquade, monomane.
Torche, torcher, torchère, torchis, torchon^ voy. le suivant.
Tordre, latin classique torquëre (supin tortura et aussi, en latin populaire, Uorsum), tordre, lancer des projectiles.
— Nous avons des dérivés en tort-, d'autres en for«-, d'autre» en torch-. De même qu'un objet tordu s'oppose à un objet droit, de même le substantif participial tort, employé au figuré, s'oppose à l'idée juridique de droit; le tort est un état ou un fait contraire au droit ou à la raison. Le participe archaïque tortn, et tortueux, lat. tortuosum, signifient contourné, la tortae est ainsi appelée parce qu'elle a les pieds tortus. On a un suffixe diminutif et fréquentatif dans tortiller (d'où entortiller), tordre et retordre, se tordre en petits mouvements successifs, d'où : tortil, ruban tortillé autour d'une couronne, tortillon, linge tortillé sur lequel on fait reposer un objet qu'on porte sur la tête, tortillement. Une tortnre, tortura^ d'où torturer, est une « torsion » physique ou morale, il faut en rapprocher tourment, qui est tormentam, de la même famille, et tourmenter, tourmente. Torticolis, malaise qui fait porter le cou tordu, semble être une altération de l'italien torcicollo au pluriel. — Mots commençant par tors- : l'adjectif tors, fém. torse, d'où torsade; torsion, tortionem, et contorsion, cf. tortionnaire avec un t. — Mots commençant par torch- : torche, proprt objet fait avec une matière tordue, pour éclairer (d'où torchère, support de torche) ou pour essuyer fd'où torcher et torchon) ; torchis, mortier mélangé de paille tordue.
— Les composés ont la forme populaire -tordre, ou la forme savante -torquer : détordre ; le vieux verbe entordre, d'où entorse, « torsion » du pied ou du poignet; extorquer (d'où extorsion), proprt arracher en tordant; retordre, d'oii retors, proprt tordu à plusieurs tours, au figuré « serré, solide, qu'on ne peut entamer »; rétorquer, proprt « relancer » les arguments d'un adversaire, les retourner contre lui.
Tore,' latin toram, proprt corde. Dérive : toron.
Toréador, toril, v. taureau.
638 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [TotOh
Torgnole, coup, a été identifié avec tourniolef mais sans beaucoup de vraisemblance.
Toppeup, latin lorpqrem^ se rattache au verbe torpere^ être engourdi; de même torpille, de l'italien torpilla, nom d'un poisson qui engourdit ceux qui le touchent, en leur donnant une commotion électrique, jd*où le sens figuré du mot et les dérivés torpillenr, torpiller.
Torrôtter, torrent, voy. le suivant.
Topride» latin iorridum, se rattache au verbe iorrere, qui signifie : i^ dessécher (d'où l'idée de soif exprimée par raUemand durst et l'anglais ihint, de la même famille, of. sec et soif) et 2^\ brûler; cf. aride et ardent. Composés : torréfier, torréfaction, v, faire'^. On tire du môme verbe le mot torrent, torrentem, dont le sens propre est cours d'eau desséché (en été) ; de torrent dérivent torrentiel et torrentœaXé Voy. aussi t^rre et toast.
Tors, torsade, v, tordre.
Torse est la forme italienne de thyrasi latin thyrsum, du grec thursotif bâton entouré de lierre et de .pampre, tige. La forme française populaire du môme mot est trou, dans « trou de chou », jadis trous, qui a produit trousser, proprt ramasser en trognon, composé vretroussefi d'Où retroussis* Le sub» stantif verbal de trousser est trouSSe, paquet retroussé, replié (dér. trousseau), et, au pluriel) chausses relevées pour mieux courir, dans la locution « être aux trousses de quelqu'un ». Détrousser, c'est proprt enlever à quelqu'un sa trousse, son bagage. Troussequin (d'une selle) est formé sur trousse, avec un suffixe diminutif flamand, cf. mannequin^
Torsion, tort, torticolis, tueux, torture, torturer, v. tortil, tortiller, tortillon, tor- tordre. tlonnaire, tortu, tortue, tor-
Tôt, d'où bientôt, sitôt, aussitôt, origine inconnue; sur tantôt, voy. tant; sur plutôt, voy. plus.
Total, totaliser, totalité, « Toucige, D, totier, V. tout.
Totem, animal considéré comme l'ancêtre d'une tribu,
mot américain.
Toton, V, tout»
Tour] DU FRANÇAIS. ' 639
Toucher, verbe, employé aussi comme substantif, d'origine germanique ; substantif verbal touche, action et manière de toucher, et articulation permettant de toucher ; dérivé : toucheur ; composés : attoachement, retoucher, d'où retouche ; voy. tocsin.
Touep, d'un mot Scandinave qui signifie tirer, cf. angl. tow ; substantif verbal : toue, dérivés : touage, toueur.
Touffe» d'où, touffu, mot d'origine germanique, qui semble apparenté à toupet, touffe de cheveux^ cf. ail. zop/.
Toujours, v.joBr. Toupie, d'origine douteuse.
Toupet, V, touffe,
1 • Tour, d'où tourelle, est le latin tarr^m; on a eu aussi, pour tourelle, une ^orme influencée par le verbe tourner^ toumelle.
2. Tour, d'abord tor/i, est le latin tornum, du grec tornon, et signifie : métier pour arrondir le bois (d'où l'un des sens de tourner, et tourneur), puis sorte de guichet pivotant des couvents (d'où sœur tourière), et, par connexion avec le premier sens, mouvement circulaire, etc. Sur le français tour, les Anglais ont fait touriste (tourUt) que nous leur avons emprunté, d'où tourisme. Locutions Composées : l'adverbe autour; le vieux français entorn (d'où entournure), devenu entour, d'où sont tirés alentour = à l'en tour, et entourer, dérivé entourage ; pourtour, tour extérieur.
— Substantif verbal de tourner : tourne, terme de jeu; substantifs participiaux : tournant et tournée. Dérivés : tournement (dç tète); tournis, maladie qui donne le vertige aux animaux; toumiole, mal blanc qui fait le tour du doigt; tournure, manière dont une personne ou une affaire est tournée; tourniquet, nom donné à divers appareils qui tournent; tournoyer, d'où tournoi.
. — Composés de tourner : bistûurner, déformer en tournant, voy. bis 2; contourner, tourner dans son ensemble, et faire le tour de l'ensemble, d'où contour ; . détourner, d'où détournement, et se détourner, d'où détour; retourner, d'où retourne, terme de jeu, et retour; ristourne, mot d'origine italienne, proprt somme donnée en retour; ritournelle (sorte de refrain), également d'origine italienne. Le vieux français avait aussi le verbe atourner, parer, dont nous avons conservé le substantif verbal atours. Tourne- ▼irer est formé avec tourner et virery cf. bouleverser au mot
CLÉDAT. — DICT. itrYM. FRANQ* ^"^
é40 MCTlONNAlfiB ÉTYMOLOGIQUE [Tout
boule. Un certain nombre de noms composés commencent t>ar rélément verbal tourne^ : tournesol, TO)r. êoleU; tonmevis, etc.
i. Tourbe^ d*où tottrbi|rd, d'un mot ^rmanique qui signifie proprt gazon, cf. anglais turf.
2. Tourbe^ multitude, est le lAtin turba, qui signifie trouble causé par un grand nombre de personnes, et foule. Dérivés savants : turbulent, turbnlentum, d'où turbulence; perturbation, perturbateur, imperturbablô, du verbe perturbare. Le latin populaire avait fait le verbe diminutif *<arbulare, devenu le français troubler, substantif et adjectif verbal : trouble.
— On rattacbe à la même racine le substantif latin tarbinem, d'où turbine et le dérivé po|[>ulaire tourbillon, sur lequel a été fait tourbillonner.
TourbUlon, v. toarbe 2.
T0UIHI9 nom de poisson et nom d'oiseau, latin tnrdum.
Tourelle,». to\iri. TouriUon, origine douteuse.
Tourière, u. tour 2. Touriste, u. tour 2.
T0UPI0UPOU9 en provençal moderne, signifie tapageur (onomatopée). Le mot du français populaire viendrait de \k.
Tourment, tourmente, Tournementjtoumerytour-
tourmenter, v. tordre, nesol, tourneur, tontue virer,
Tournant, tourne, tournée, tounievis, toumiole, toumi-
». tour 2. <ïùet, tournis, tournoi, tbui<
Toumelle, w. tour i. noyer, téumnre, v, tottr 2.
Tourte, d'où tourteau, touftiôre, est le bas latin torta, d'origine douteuse.
Tourtereau, touk*terelle, formés diminutives du latin turturem^ qui est devenu tourtre en vieux français.
Tousser, tousseur» u. toux.
Tout, latin classique totum^ que nous avons emprunté sous la forme toton pour désigner une sorte de dé tournant, sur l'une des faces duquel se trouvait là lettre I, indiquant que celui qui amenait cette face prenait tùut l'enjeu. Autre forme savante, dérivée de iotum : total, d*où totalité et tota- User. Ont été formés sur tout : partout; surtout adverbe, « au-dessus de tout, avant tout », etsUrtout substantif, vêlement qu'on met par-dessus tout le reste (senf vieilli), et
Trnire} du français. 641
grande pièce' de vaisselle qui domine toute la table. L'ancienne langue avait la préposition atout, formée de d et de fout, et qui signifiait « avec >i. On suppose que notre mot atont, terme de jeu, Tient de cette ancienne préposition.
— Le latin classique tolam exprimait la totalité d'un objet, mais ncn pas la totalité des objets; dans ce second sens, on avait un autre mot dont nous avons emprunté tel que! le datif pluriel omnibus, qui signifie proprt u pour tous n, voj. ce mot. ,
ïonteloiB, «, foi*. ■
Toux, d'où tonner {i. classique tassire), tonssenr, tons- 90Ler, est le latin lassim. Le mot grec qui signifie toux est bêkha, d'où béchiqne, contre la toux.
Toxique, ^rec loxikoa, proprt poison pour les flèches, d'oy intoziqaer, intezicatioa, toxicologie, 103. hgiqae*, toxine.
Tra-, préQxe, u. tram- et Tracas, tracasser, tracaa-
Irois. ' urle, traoaesiar, v. traquer.
Trao, pear, origine iocon- Traoe, tracé, tracer, v.
Trachée (d'où trachéotomie, voy. tome), abréviation de trachée -artère, voy. artère.
Tradition, traditionnel, u. Attire^, dé b jouer 9.
Trafic, d'où traliqaer, trafiquant, italien Iraffico.
Ti^gédie, d'où tragédien, latin tragœdia, du grec tragâdia, proprt chant du bouc (pendant l'immolation du bouc), ir. ode; tragique, tragkam, relatif à la tragédie, ou qui a le caractère d'une action de tragédie; tragi-comëdie pour tragico-coinédU, cf. idolâtrie, il y a une contraction analogue dans monôme {v, autonome), sarcopte (u. chair), lui pour te lui (xvii= s.), rapproche* /irai pour j'y irai.
Trahir, traliiBon, u. <U t traîne, trslnaau, trsinée,
jouer*. traîner, tralnenr. B. trair
Traille, v. traire '. Train-train, v: cricri. Train, traînard, traînasser.
642 DICnOHNAIBE ÉTYMOLOGIQUE [Tnire
i . Substantif participial masculin : trait, action de tirer, projectile tiré, ligne tirée, marque, et an figuré marque ou inanifeiitation d'une qualité, d'un sentiment, d^une pensée. Substantif participial féminin : traite, action de tirer, de faire venir des marchandises, de tirer'une lettre de change, de tirer dans une direction (au sens de faire un parcours ininterrompu). Dérivés : traction, et traille, qui est le latin iragula, objet qu'on tire. Le verbe tractarcy formé sur le supin, est devenu traiter, manier (au figuré) une personne ou une affaire; substantifs participiaux : traité, résultat de l'action de traiter une affaire ou une question, traitant, celui qui traitlit avec l'État pour Ja ferme des impôts ; dérivés : traitement, manière de traiter, avec diverses spécifications; traiteur; tràitable et intraitable; dérivé savant : tractation. Composé : maltraiter.
2. A côté de tracta re, le latin populaire avait fait le verbe tractiare, devenu le français tracer, indiquer par un trait,
par récriture et, au (iguré, par la parole; substantif verbal : trace, empreinte tracée; substantif participial : tracé; composé : retracer.
3. On rattache aussi à trahere, par un dérivé hypothétique, le verbe traîner, tirer après soi ou, intransitivement, être tiré. Substantifs verbaux : traîne, partie qui traîne, et train, suite de bêtes ou de voitures tirées, et, par connexion, allure (sur train-train^ voy. cricri); substantif participial : train4e. Dérivés : traîneau, trainenr, traînard, traînasser. Composé : entraîner, d'où entrain, entraînement, entraîneur.
4. Composés de traire et de trahere : le vieux verbe attraire, attirer, d'où attrait, attrayant, et les dérivés savants attraction, attractif; latin contrahere, tirer ensemble, resserrer, d'où contraction, contracte, contracter aux sens de réduire, et de ramasser au figuré (contracter des habitudes), contrat, jadis contracta convention, avec contractuel et contracter au sens de faire un contrat ; latin detraherey tirer à bas, rabaisser, d'où détracteur ; distraire, proprt tirer de divers côtés, et distraction, distrait; extraire, tirer hors, et extraction; le vieux verbe poriraire, tirer en avant, représenter, d'où portrait; latin retrahere, tirer en arrière, d'où rétracter, fait sur le supin, avec les sens de raccourcir, et de retirer ce qu'on a dit, d'où rétractation; le vieux verbe français retraire, substantifs participiaux : retrait, action de retirer, retraite, action de se retirer (d'où retraité) et lieu où l'on se retire;
Transiger] du français. . 643
soustraire, proprt tirer en dessous, et soustraction; abstraire, abstracjbion, abstrait. Cf. tréfiler au mot fil^.
Trait, tra&taUe, traitant. Traître, traitreuflementy
traite, traité, traitement, traîtrise, v. dé à jouer '. traiter, traiteur, o. traire^. Trajectoire, trajet, v. jeter >.
Tralala, refrain joyeux employé notamment pour exprimer 'idée d'une réception bruyante et somptueuse.
Tramail, v. maiUe i. Tranchant, tranche, tran-
Trame, tramer, v. troM. , chée, trancher, tranohét.
Tramontane, v. mont. tranchoir, v. tronc, Tram-way, V. uoifare*.
Tranquille, latin tranquillum, dérivés : tranquillité, tranquilliser.
Trans*, préfixe, vient de la préposition-préfixe du latin trans (même racine que dans tarière), qui signifie au delà et marque passage. Le préfixe est souvent réduit à tra-. Dans un emploi adverbial, trans est devenu Tadverbe français très, aussi' préfixe, par exemple dans trépasser, proprt passer au delà. Devant les adjectifs et les adverbes, très marque le superlatif; cf., aux articles è-, par et sur, ce qui est dit de la valeur superlative de certaines particules.
— Le substantif latin trama, apparenté à trans, signifie proprt fil « qui va au travers », français trame, d'où tramer. On explique par la même racine, avec le préfixe in-, le verbe latin intrare, proprt passer dans, qui est devenu notre vci Oo entrer; sur une autre étymologie, voy. en 3^, A.
Transaction, o. agir ^. Transcription, transcrire.
Transbordement, trans- v. écrire. horder, v. bord. Transe, v. errer 2, A.
Transcendant, transcendantal, v. échelle.
Transept, mot anglais, se rattache au latin septam, enceinte, et signifie proprt : enceinte transversale.
Transférer, transfert, v. Transfaser, transfusion, v,
offrir 2. fondre.
Transfiguration, transfi- Transgresser, transgres-
gurer, v. feindre. seur, transgression, v. grade.
Transformation, transfor- Transhumer, v. terre.
mer, transformisme, v. forme. / Transi, v. errer 2, A.
Transfuge, v. fuir. Transiger, v. agir *.
644 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Travée
Transir, transit, transitif. Transpercer, v. eoniondant.
transition, transitoire, u. Transiiiratlon, transpirer,
errer 2, X. w. esprit.
Translater, translation, v. . Transplantation, trans-
offrir *. planter, u. plante.
Translnoide, o. luire. Transport, transportable.
Transmettre, v. mettre ^. tranâportation, transporter.
Transmigration, v. migra. v. port,
teur. Transposer, transp<»itioii,
Transmisslble, transmis- v. site^.
sion, V. mettre^. Transvaser, u. vase.
Transmnable, transmuer. Transversal,,?, vers*.
transmutation, v. muer. Trapèze, v.pied*^.
Transparence, transparent, V. paraître.
Trappe^ d'un radical germanique qui signifie « marcher dessus », la trappe est un piè^e que fait fonctionner le pied qui s'y pose. Dérivés et composés : trappenr; attraper, d'où attrapeor, rattraper ; chaasse-trape, voy. chausse. Attraper signifie proprt prendre dans une trappe (au figuré tromper par une ruse), puis saisir, atteindre. A la même racine germanique se rattachent tremplin, planche élastique sur laquelle on saute, et trépigner, agiter les pieds çur le sol, d'où trépignement.
Trapu, Traquenard, mots d'origine inconnue.
Traquer, origine douteuse; dérivés : traquenr, le fréquentatif tracasser, qui a pris, au figuré, les sens de tourmenter, se tourmenter, s'agiter, d'où tracassier, tracasserie et le substantif verbal tracas. Détraquer est formé sur la racine de traquer et signifie proprt déranger dans sa marehe.
Traumatique, traumatisme, dérivés du grec iraumoy blessure, génitif traumatos.
Travail est le latin populaire tripalium (fait sur l'adjectif tripalem), instrument de torture « à trois pieux », puis appareil où l'on place les bœufs' pour les ferrer. Sur * tripalium au sens primitif a été fait travailler, torturer, d'où, par atténuation, tourmenter (ce remède le <rat;ai2/e), façonner une matière {travailler le fer), et, par connexion, faire ou subir un effort continu. C'est à l'idée d'effort que se rattache la signification ordinaire du mot travail. Dérivé de travailler : travailleur.
Travée se rattache au latin trabem, poutre, c'est Tespace entre deux poutres. Entraver (d'où entrave); c'est proprt
Très] DU FRANÇAIS. Q45
mettre à un animal une pièce de' bois pour gêner ses mouvements, cf. empêtrer, h paîtra ^. L^architrave, — le mot noup vient d'Italie, — c'est la poutre principale, voy. archi-,
Travers, traverse, traver- sée, traverser, traversier,
traversin, v. vers *,
Travertin. L'italien travertino^ que nous avons emprunté, vient d'une déformation de tivertinOj pierre de Tibur (aujourd'hui Tivoli).
Travestir, travestisse- Trô- préflxe, v\ trans- et
ment, v. veste, trois»
Trayon, u. traire,
Trébuchçp9 proprt porter le buste au delà (préf. tré-, voy. trans-)y perdre l'équilibre, est apparenté à l'allemand bauch ; trébuchet, appareil qui bascule.
Tréfiler, tréfilerie, tréti- , Trèfle, v, feuille. leur, V. fil *. Tréfonds, v. fond.
Treille est le latin trichila, berceau de verdure ; dérivé : treillage, d'où treillageur; sous l'influence de treille, notre vieux mot trelis (v. lice 3) est devenu treillis, d'où treillisser.
Treize, treizième, v. trois. trembler, tremblenr, trem- Tréma, v. triturer, blotant, v. craindre.
Tremble, tremblement. Trémie, v. mode ^,
Trémière, dans rose trémière, parait être une corruption de « outremer ».
Trémolo, v.^craindre. Tremplin, v, trappe.
Trémousser, d*où trémoas- Trentaine, trente, trente-
sement, origine douteuse. . naire, trentième, v. trois.
Trempe, tremjser, trempette, v: temps ',
Trépan, d'où trépaiier, grec trupanon, instrument pour percer.
Trépas, trépasser, v. pas.
Trépidation, latin trepidationem, du verbe trepidare, qui se rattache à l'adjectif trepidum, agité, inquiet, d'où intrépide (in- privatif) et intrépidité.
Trépied, v. pied *. Très, v. trans-.
Trépignement, ^ trépigner.