V. trappe
(^46 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Trilnui
Trésor» latin classique thesaaramj du grec thêsauron; dérivé : trésorier, d'où trésorerie, dérivé savant : thésauriser.
TrMMdllement, tresMOllir, tr— nnfr, v. saUtir.
»9 d'où tresse, d'oi^gine douteuse, pourrait s'expliquer par un ancien tercer (avec métathèse de IV), au sens de « entrelacer en trois », vôy. trois.
Tréteau^ peut-être forme diminutive du latin transtrunij traverse.
Treuil se rattache soit au latin toreulnm, pressoir, apparenté à tordre, soit au latin trochlea, poulie, d'origine grecque.
Trêve, d'un mot germanique qui signifie sécurité. Cf. truisme. .
Tri-, pré^xe, o. trou» Triade, v. trois.
Tri, V. trier. Triage, u. trier.
Triangle, lat. triangulamj figure à trois angles (sur angle, Yoy. angine); dérivés : triangulaire, triangulation; nous n'avons pas la forme grecque de triangle, qui serait trigone, V. décagone, mais nous avons le mot composé trigonométrie, science de la mesure des triangles, d'où trigonométriqne.
Trias, v, trois. Tribord, ». bord.
Tribu a été fait sur le nominatif latin tribus, qui est sans doute apparenté à très, trois; dérivé : tribun, tribunum, proprt magistrat de la tribu, d'où tribunat, fonction de tribun, et tribunal (siège du tribun), mot tout latin dont tribune est un doublet d'origine italienne.
— Le verbe latin tribuere, répartir par tribus, puis répartir, assigner (d'où tribut, tributum, impôt, dérivé : tributaire), nous a fourni les composés : attribuer, d'où attribution, attribut, attributif; contribuer, proprt donner avec, ajouter à la masse, d'où contribution, contribuable ; distri> buer, où le préfixe dis- ramène le sens de répartir, d'où distribution, distributeur, distributif ; rétribuer, attribuer en retour, d'où rétribution.
Tribulation, dérivé du verbe latin tribulare^ se rattache à tribulum (instrument pour battre le blé, sorte de hersée, mot apparenté à triturer.
' Tribun, tribunal, tribunal, tributaire» v. tribu. tribune, tribunitien, tribut, '
Tripot] J>V FRAitCAïa.
Tricher, d'où tricbenr, tricherie, origine douteuse Trichine, Dom d'un ver très mince, « été foil sur \< trikka, cheveu.
Tricolore, n. eoolaar. Trloome, t>. ear.
Tricoter, d'où tricot, tricotage, tricoteuse, origim teuse.
Trictrae, onomatopée (bruit des dés). Cf. zigzag.
Trier, d'où tri, triage, trieur, origine Trlglypha, b, hiéroglyphe.
Trille, italien Irillo, sans doute onomatopée.
Trilingue, v. iangiu. Trilogie, n. logique '
Trilllon, u. billion.
Trimbaler, Irihqueballer d&n» Rabelais, origine inco ■ Trimer, mot d'argot.
Trimestre, trimestriel, «. ipoii.
Tringle, néerlandais tingel.
Trliatâ, D. trois.
Trinquer, de l'allemand Irinken^boiTo, anglais drli
Trio, mot italien formé sur le latin très, voy. trois, & 1' tion de duo, v. deux (comme tepJuoràl'imiUtion de guâ triolet doit avoir été formé semblablement, avec un t diminutif.
Triomphe, latin triampham, d'origine grecque. Dé. triomphal, triompher, d'où triomphateur.
Tripsuii, V. part, B.
Tripe, origine inconnue ; dérivés et composés : tripier,
d'où triperie; tripette; tripaille, d'où entripaillé; étriper.
Trlphtongae, o. sonner. Triple, tripler, n, trois.
Tripoli, terre h polir qu'on faisait venir de Tripoli- Tripot, mot d'origine inconnue, avait dans l'ancienne langue le sens de terrain de jeu de paume, et aussi le sens attribué exclusivement depuis au dérivé tripotage et qu'on retrouve dans le verbe tripoter, manier plus ou moins pro-
648 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Trois
prement ; quant à tripotée, volée de ooups, on peut l'expliquer en rapprochant « reoevoir une tripotée » de « passer par les mains » de quelqu'un.
Triptyque, v. diptyque, Tiiqo», origine inconnue.
Tria-, V, trois.
Triste» latin tristem^ d'où tristesse, attrister (de formation française), contrister.
Triturer, latin *triturare d'où trituratÎQn, se rattache au supin iritum du verbe terere, frotter, broyer. Nous avons plusieurs mots venant des composés de terere : contrition, état de l'àme broyée par le repentir ; détriment, proprt diminution (par frottement), et détritus (forme toute latine), débris. Cf. tribulation et tarière.
— A une racin'e grecque apparentée se rattachent : tréma, mot tout grec, proprt trou; diatribe, proprt occupation (manière d'user le temps), exercice scolaire, critique, puis critique virulente; lithotritie, opération qui consiste à broyer la pierre dans la vessie^ voy. litho-.
Trivial, trivialité, v, voie, Troo, v. troquer.
Troène, origine germanique.
Troglodyte, mot d'origine gr^ecque, qui se rattache à trôglêy trou.
Trogne se rattache peut-être à un mot celtique qui signifie nez. ^
Trognon, origine douteuse.
Trois, d'où troisième, est le latin ires (gréo treis, ail, drei, angl. three). Sur trio et triolet, v. trio. En composition, très prend la forme tri-y représentée dans les mots français par les formes iré-^ par exemple dans trépied e\ trèfle (plante à trois feuilles), tra-^ dans traipail, qui est *trimaculum (filet à trois nappes de mailles), mais surtout tri- (qui est grec ou latin suivant les mots) ou tris- : trimestre, trimestrem, d'où trimestriel, voy. mois; triennal, voy. an; tricycle, triangle, trisaïeul (aïeul au 3« degré), etc. '
— La forme ordinale de ce nom de nombre est en latin tertium (d'où l'adverbe tertio), devenij^ le français tiers, tierce au féminin ; dérivés : tiercelet, faucon mâle, le màle étant trois fois plus petit que la femelle; teroet, stance de trois vers (le mot est d'origine italienne); terrain tertiaire ; cf. témoin et tresser.
Trône] du français. 649
— Il y a deux formes « distributives », ayant le sens de tf par trois )>, ternum(d'oii terne, terme de jeu, et ternaire), et trinùm, d'où trinité.
— Le latin tredecim, composé de très, trois, et de decem^ dix, est devenu treize, d'où treialème, cf. quinze au mot cinq. Trois dizaines se disent en latin triyinta, mot qui est devenu trente, d'où trentième, trentaine, trentenaire.
— La .forme multiplicative triplicem ou triplum, qui a fourni triple, d'où tripler, triple tte, signifie proprt à trois plis. V. plier ^, Cf. triptyque, mot d'origine jgrecque, qui signifie aussi « h trois plis », voy. diptyque. Le grec triada, nominatif trias, nous a fourni triade, groupe de trois, et trias, terrain de trois formations.
Trois-six, esprit-de-vin 3/6, dont trois parties mélangées à un poids égal d'eau devaient fair,e six parties d'eau*de-vie à 19 degrés Cartier.
Trdlepy traîner, origine douteuse. Cf. l'anglais troll, auquel se rattache le substantif trolley.
Trombe, origine dovteuse. Trombone, voy. le suivant.
TrombloQ, origine inconnue.
Trompe (du germanique trumpa ou trumba), instrument de musique^ et, par comparaison, prolongement du nez de l'éléphant et canal entre le pharynx et l'oreille (appelé trompe d'Eustache en l'honneur du médecin italien Ëustaohi). La forme italienne du mot trompe a un 6 au lieu de p, de là le dérivé italien trombone, grosse trompe, à côté du diminutif français trempette, d'où trompeter.
Tromper, d'où trompeur, tromperie et détromper, origine douteuse.
Trompette, u. trompe.
Tronc, d'où tronçon et tronquer, est le latin truncum. Le î&tin *trincare, forme altérée de truncare, est devenu notre ve^be trancher. Substantif verbal : tranche. Substantifs participiaux : tranchant; tranchée, sol tranché, douleur aiguë qui' vous u tranche ». Dérivés : tranchât, tranchoir. Composé : retrancher (d'où retranchement), i^ trancher pour réduire, et 2° réduire, en le fortifiant, un espace à défendre contre l'ennemi.
Trône, d'où trôner, grec thronon^ Composés : détrôner;
65Qf DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Tronblo
introniser (d*où intronisation), qui a d'abord signifié : placer sur le trône épiscopal.
Tronquer, v. tronc. Trop, origine douteuse.
Tpope, tiré du grec troporiy proprt tour; c'est un procédé de rhétorique par lequel un mot est « tourné » ou détourné de son sens propre et reçoit un sens figuré; les tropiques (d'où tropical) sont des cercles à partir desquels le soleil parait tourner, retourner. L'héliotrope est étymologiquement une plante qui « se tourne » vers le soleil, voy. soleiL
— A la même racine se rattache le grec tropaion, français trophée, proprt monument de victoire dressé à l'endroit où Pennemi a « tourné le dos ».
— Le latin populaire ^tropare, d'où vient trouver, a été rattaché à tropon, et aurait signifié d'abord faire des tropes, se livrer à la composition littéraire, à la poésie, rencontrer des idées, cl'où rencontrer des ot^ets ou des personnes ; mais ce verbe a pu signifier simplement « tourner » (comparez chercher qui vient de circare), et du sens de tourner autour de l'objet cherché, on a pu passer, par connexion, au sens de rencontrer cet objet, même sans le chercher. Le sens de « créer une œuvre littéraire ou musicale » serait alors un emploi figuré du mot, comme on l'avait admis jusqu'à ces dernières années. Dérivés et composés : trouvaille; trouvère, ancien cas sujet de trouveur^ dont troubadour est la forme méridionale; introuvable; retrouver; controuvé signifie proprt trouvé d'ensemble, inventé, et, par restriction, imaginé faussement, ce qui est un des sens â* inventé.
Trophée, tropical, tropique, v. trope.
Troquer, d'où troc et troqneur, origine inconnue.
Trotter, origine germanique; substantifs verbaux trot et trotte; comparez « longue trotte » et « longue course », longue distance à pai^courir. Dérivés : trottoir et trottin (cf. galopin) ; trottiner ne vient pas de trottin (ce serait plutôt l'inverse), mais a été fait directement sur trotter.
1« Trou, d'où trouer, trouée, est le latin Hraucum^ d'origine inconnue.