bœuf
Buis est le latin buxum, d'où peut-être bbisson, qui aurait d'abord désigné un groupe de buis, puis, par extension, un groupe d'arbrisseaux quelconques. Dérivé de buisson : buissonnier. Le latin buxam est tiré du grec puxon^ v. boîte.
Bulbe, latin bulbum, oignon de plante.
Bulle, bulletin, v. boule. > Burette, v. huire.
Buraliste, bure, bureau, Burgrave, o. bourg.
bureaucratie, v. bourre.
Burin, d'où buriner, sans doute apparenté à l'ail, bchren^ percer, qui est le niême mot que le latin /orare, v. forer. Burlesque, origine italienne.
Burnous, arabe bournous. Buse, d'où busqué, origine italienne.
Buson, d'où buse, est le latin buteonem, oiseau de proie. Buste, italien busto. «
But, buter, v. bouter.
Butin, d'où butiner, origine germanique. Flibustier, qui nous vient du hollandais par l'anglais, signifie proprt « libre faiseur de butin ».
Butoir, V. bouter. Buvable, buvard, buve«
Butor, origine inconnue. tier, buvette, v. boire.
Butte, V, bouter.
Ça, abréviation de cela, 9. Çà, adverbe, o. ce, pronom *.
ceci.
Cabale, hébreu kabbâlah, doctrine traditionnelle, d'où doctrine secrète, d'où manœuvres secrètes. Dérivés : cabaler, cabaleur; cabalistique, d'une obscurité mystérieuse.
Caban, origine persane.
Cabane, d'où cabanon, mot provençal d'origine inconnue. Forme anglaise cabin, d'où cabine. Forme d'or, hollandaise cambuse. Cabinet (voy. ce mot) est plus ancien que cabine.
Cabaret, d'où cabaretier, origine inconnue; en argot caboulot.
Cabas, cabestan, o. capa- Cabillaud, v. cap *,
blé ^. Cabine, v, cabane.
Cabinet, italien gabinetto.
Câble, mot d'origine douteuse, à forme provençale; il n'a aucun rapport d'origine avec le radical du verbe accabler^ jadis acaabler, mais il lui a emprunté par erreur l'accent circonflexe qu'expliquaient les deux a primitifs de ce radical. Dérivés câbler, cablogramme (pour cablotélégramme), encablure.
Gabocbe, cabochon, o.eapi. Caboulot, v, cabaret.
Cabosser, v. bosse. Cabrer, cabri, cabriole,
Cabot, w. cap A. cabriolet, v. chèvre.
Cabotage, caboter, cabo- Gabus, u. cap s. tin, V. cap K
Cacahuète, espagnol cacahnate. ,
Cacao, mot américain.
Cacatois, onomatopée. Le mot s'écrivait aussi, phonétiquement, cacatoès (prononcé cacatwè), du temps où la diphtongue oi se prononçait wè. On a repris cette orthographe en déformant la prononciation.
86 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Cagnotte
Cachalot, origine inconnue. Cache, cachette, v. agir^.
Cachemire, tissu de Cachemire, près>iu Thibet.
Cacher, cachet, cacheter. Cachot, cachotterie, oa-
cachette, v. agir 2. chottier, w. agir K
Cachexie, u. cacochyme.
Cachou, mot indien.
Cachucha, mot espagnol.'
Cacique vient de l'Amérique centrale.
Cacochyme, d'origine grecque, se compose de khnmon qui veut dire humeur au sens propre (^f. chyme), et de l'adjeclif kakon qui veut dire mauvais et qu'on retrouve dans cachexie, mauvais état, dépérissement (compar. maladie, au mot avoir^), dans cacographie, cacophonie, v. graphie * et phonème,
Cacolet, mot béarnais.
Cactus, grec de Sicile kaktot.
Cadastre, v. acrostiche.
Cadavre, cadavérique, latin cadaver.
Cadeau, v.cap^. Cadenoe, cadencer, v.
Cadenas, cadenasser, v. choir ^.
chaîne.
Cadenette, du nom du sire de Gadenet, qui mit cette coiffure à la mode sous Louis XIII. Cf. catogan.
Cadet, v.cap^. ,
Cadis, mot provençal d'origine inconnue.
Cadran, u. quatre 6. Cadrer, », quatre *.
Cadre, v. quatre *. Caduc, v, choir.
Caducée, latin caduceum, déformation du grec kêrukeion, baguette de messager.
Caecum, v. cécité.
Cafard, faux dévot, origine inconnue; l'insecte est ainsi appelé à cause de sa robe noire.
Café, d'un mot arabe prononcé à la turque; dérivés : caféier, caféine, cafetier, cafetière.
Cafetan, mot turc.
Cage, v. cave. Cagnotte, origine incon*
Cagne, cagnard, cagneux, nue.
u. chien.
Calèche] Dt3 français. 87
Cagoty du béarni^is cagot, lépreux. Le sens actuel a peutêtre été amené par un rapprochement avec bigot.
Cagoule, forme méridionale, du latin cuca/to, vieux français coule.
Cahier, v. quatre i. ]
Cahin-caha viendrait du latin qua hinc, qua haCj par-ci, par-là. Cf. zigzag.
Cahot, cahoter, origine Cahute, origine douteuse,
inconnue. «
Caille, bas latin coacala, onomatopée.
Cailler, caillot, v. agir s.
Caillette, nom d'un bouffon du xvi« siècle, s'appliquait aussi bien aux hommes qu'aux femmes.
Caillou, caillouter, caiUonteux, u. ehaax.
Caïman vient de l'Amérique espagnole.
Calque vient du turc par l'intermédiaire de l'italien.
Cairn, amas de pierres, mot irlandais.
Caisse, caissier, caisson, v. châsse.
Cajoler, d'origine inconnue, a d'abord signifié jacasser, puis échanger de tendres propos et flatter par de tendres propos. Dérivés : cajoleur, cajolerie.
Cal, latin ca//um, dérivé : calleux (mains calleu8es)y 1. callosum, d'où callosité.
Calaxne, calamité, calaxni- Calcaire, v. chaux.
teux, V. chaume. Calcanéum, v. chausser.
Calandre, calandrer, v.
cylindre.
Calcédoine, pierre de Ghalcédoine, en Bithynie.
Calciner, calcium, calcul, 1. Cale de navire, v. caler^.
calculer, v. chaux.
2. Cale, coin (d'où caler, assujettir par une cale), parait être d'origine germanique; cf. allemand keil et voy. quille.
Calebasse, espagnol calabaza, sans doute d'origine orientale.
Calèche, origine polonaise (par l'intermédiaire de l'allemand), koluska, « vx)iture à roues ».
88 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Calendes
Caleçon, u. chausse. Calembour, calembredai-
ne, origine inconnue.
Calendes (d'où calendrier), latin calendas, se rattache au verbe calare, grec kalein^ appeler.
1. Les calendes étaient le jour où le pontife « annonçait » les nones. Intercaler, c'était annoncer un jour supplémentaire, par exemple tous les quatre ans entre le sixième et le cinquième jour des calendes de mars; par extension, c'est introduire un objet entre deux autres. L'e/c/cZe^ia, église, est l'assemblée des fidèles convoqués, puis le lieu de réunion. Un concile, 1. conciliumy est proprement une réunion de gens « appelés ensemble », et de même conciliabale ; l'un et l'autre ont pris des acceptions restreintes en sens inverse; concilier (dérivés : conciliation, conciliateur, conciliable, inconciliable), c*est proprt appeler à s'entendre, et réconcilier, remettre d'accord, dérivés : réconciliation, irréconciliable.
2. Le verbe latin clamare, crier, d'où clamer, clameur et peut-être se chamailler, appartient à la même famille, et de même nomenclature, qui est originairement l'action d'appeler par son nom, de désigner. Composés de clamare : déclamer, d'où déclamation, déclamateur, déclamatoire; acclamer, crier vers quelqu'un, d'où acclamation; s'exclamer, laisser s'échapper des cris, d'où exclamation, exclamatif; proclamer, crier devant, d'où proclamation; réclamer, proprt se récrier, d'où réclamation et réclame. Chamade vient d*un dérivé portugais de clamare et signifie « appel » de tambour. — Le paraclet (origine grecque) est proprt celui qu'on appelle à soi, celui qu'on invoque, préfixe para-.
3. A la môme racine se rattache clair, qui est le latin clarum, lequel signifie d'abord sonore, puis, par figure, brillant de lumière; en français, clair s'applique aussi au son et à la lumière. Le composé declarare^ déclarer, d'où déclaration, peut s'expliquer par l'un ou l'autre des deux sens. On a l'idée de lumière dans clarté, clairet, clairière, clairsemé, clarifier, v. faire'^, et dans éclairer (d'où éclair, éclairage, éclaireur, éclaircir, éclaircie, éclaircissement), et l'idée de son dans clairon et clarine, clarinette. Éclaircir s'emploie aussi pour le son. Autre dérivé : glaire, blanc d'œuf, etc., d'où glaireux. — Enfin on rattache encore à la même famille classicamy appel, d'où viendrait glas, et classem, réunion, d'où classe (de personnes, d'élèves\ dérivés : clas-
Calomnie] du français. 89
sique ; classer^ classement, décrasser, déclassement ; classification, V. faire 7.
Calepin^ d^abord dictionnaire comme celui de Calepino (1502), puis petit registre de poche.
1. Caler des voiles, du grec khalân (laisser aller, faire descendre), par l'intermédiaire du latin et de l'italien, substantif verbal cale, fond d'un navire-