V. êtimttler, tribu
Distique, v, acrostiche, Dlatrtot^ «• étrôindn K
Distraction, distraire, distrait, u. traùreK
Dithypambe) d*où dithyrambique, grec dUharambon^ proprt hymne en l'honneur de Bacchus.
Dite, V. dire^. Diva, v. dieaK
Diurétique, tr. wréê. Divagation, divaguer, v»
Diurne, v, jour. vague, adjectif.
Divan, mot d'origine persane, dont douane est une autre forme; désigne une salle de conseil et, par connexion : l*>une espèce de siège; 2*^ une adminisUdlion.
Divergence, divergent, dl- tolre, diviniser, divinité, u.
verger, v. converger. dieu -.
Divers, diversifier, diver- Diviser, diviseur, divisi-
sion, diversité, diverUr, di- bUité, divisible, division,
vertissement, v. vers ^. divisionnaire^ v. veuf.
Dividende, v. veuf. Divorce, divorcer, u. vers K
, DIvlB, divination, divins- Divulgation, divulguer, u.
vulgaire.
Dix (d'où dixième, dizain, dizaine) est le latin decem (cf. allemand zehn, anglais ten) dont la forme grecque est notre préfixe multiplicateur déca- et se^ retrouve dans le dérivé décadré. A decem se rattachent decembrem^ décembire, dixième mois de l'année romaine, et decanum' [chef d'un groupe de dix] qui nous a donné le mot populaire doyen, d'où doyenné, et les dérivés savants décanal, décanat. Â la fin des noms de nombre de onze à seize^ decem est réduit à -ze; Toy. quinze au mot cinq. Sur décennal, voy. an.
— LÀ forme ordinale de decem en latin est decimum^ d'où les doublets dime et décime (à côté de dixième^ de formation française), et les dérivés savants décinler, décimal. Le
Doigt] BtJ PRANÇAld. âOb
préfixe déci- équivaut pour nous à décime, dixième partie de; cf. centU à cent, et milli- à mille.
«- La forme v multiplicative » est decupluniy d'où décuple (v, plier*) et décupler.
— La forme distrîbutive est denos, par dix, d'où denarium, devenu denier, sens primitif : valant dix as. Denrée, dérivé de denier, signifie originairement : marchandise d'un denier.
DO9 syllabe sonore arbitrairement formée pour remplacer 02, nomde la première note de la gamme.
Dooile, docilité, v. docte.
Dock» hollandais dok et anglais dock'.
Doete se rattache au verbe latin docere, insfiruire (supin doctam), qui a donné en vieux français un verbe duiré différent de celui qui est signalé à l'article duire. Dérivés de docere : docile, 1. docilem, proprt qui se laisse instruire, d'où indocile, docilité, indocilité; document, 1. documentum, proprt ce qui instruit, d'où documenter, documentaire. Dérivés du supin, outre docte : docteur, 1. doctorem, doctoresse, doctoral; doctrine, 1. doctrina, proprt enseignement, d'où : endoctriner ; doctrinal ; doctrinaire, où s'est introduite une idée péjorative.
— La famille grecque de didactique (voy* oe mot) est apparentée à celle de docte.
Dodécagone, v. deux K
DodelinePf dodiner, ononiatopées. Cf. dandiner. Dodu, origine inconnue. Doge, v. daine t.
Dogme (grec latinisé dogma, génitif dogmatîs), comme -doxie des mots tels que orthodoxie [v. ortko-), se rattache au verbe grec dokein, et signifie proprt avis, croyance. Dogme, d'où dogmatique, dogmatisme, a pris l'acception de croyance autoritaire. Paradoxe, grec paradoxon, (d'où paradoxal), signifie ; qui est a à côté » de la croyance commune, voy. para-; hétérodoxe, qui diffère de cette croyance (au sens religieux du mot), voy. autre ^.
Dogue, anglais dùg, chien. Bouledogue, anglais bulldog, proprt chien-taureau. Dog-cart, mot anglais qui signifie voiture à chiens, le siège de ces voilures ayant été disposé à l'origine pour y loger des chiens de chasse.
Doigt» d'où doigté, doigtier, est le latin digi/um. Le dérivé
206 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Dôme
digitalem a produit en formation populaire le substantif deel, devenu d'une façop anormale notre dé à coudre, et nous a fourni Tadjectif savant digital, dont le féminin digitale, employé substantivement, est le nom d'une plante bien connue, à fleurs disposées comme des doigts. CSomposés • savants : prestidigitateur, « bommeaux doigts prestes », et digitigrade, qui marcbe sur les doigts (v. grade),
— Le mot greè daktnlon, qui n*est pas apparenté à digitum, ' a le même sens. Il a produit le mot d'origine italienne datte, nom de fruits disposés comme les fleurs de la digitale (dérivé : dattier) et le mot savant dactyle, nom d'un pied métrique composé d'une longue et de deux brèves comme le doigt est composé d'une phalange et de deux pbalangjBttes. Cf. dactylographie À prap/iie^
— On admet une parenté entre doigt et la racine du verbe dire, dont le sens premier est montrer. Digitum a d'abord signifié « qui dit, qui montre », et, pour désigner certains doigts, on a tiré d'autres mots de la même racine, index, V, dire ^, et *poldeXy auquel se rattache pouce, v. ce mot.
D0I9 du latin dolum, ruse; adjectif dérivé dolofonty d'où le mot juridique dolosif.
Doléanoe, dolent, v, douleur,
Doler» d'où doloire, latin doUarê,
DoUohooéphale, v. iong.
DoUap, mot anglais, altération de l'allemand ikaler, lui- ' même abréviation de JoaclUmsthaler, monnaie de Joachimsthaï en Bohême.
Dolmen, v. menhir, Xtomalne, v. dôme *.
Doloire^ v, doler.
Dôme, que nous avons emprunté à l'italien, vient du latin domum,
1. Ce mot signifie proprt maison, d'où les sens de « maison de Dieu », cathédrale, puis en français coupole, la coupole étant la partie caractéristique d'un certain nombre de cathédrales italiennes. Nous avons le mot avec son sens primitif dans le composé d'origine italienne majordome, proprt major de maison, maître d'hôtel, et dans les dérivés : domestique, lat. domesticum, proprt (c de maison », d'où domesticité, domestiquer; domicile, lat. domicilium, d'où domicilié, domiciliaire.
Domestici|:é] 0U français. 207
â. Un dérivé latin, dominum^ — sur lequel ont été formés les mots d'où sont tirés dominer, dominateur, domination, prédominer, — a produit la forme populaire dame (d'où madame), des deux genres à l'origine ; dérivés : damoiseau; damoiHelle et son doublet demoiselle (d^où n^demoiselle), dont donzelle est une forme méridionale ; dameret ; damier, du jeu de ce dames », et damer un pion, s'en faire une dame; vidame, proprt vice-seigneur, voy. fois. Le mot dame (dont ^nègne est la forme espagnole féminine, et madone la forme fémmine italienne précédée de l'adjectif possessif) signifie étymologiquement maître ou maltresse de maison ; devant les noms propres, dom est une forme ecclésiastique ou portugaise et don une forme espagnole du mot masculin. Les interjections dame et (archaïque) tredame sont des abrègements de Notre-Dame.
3. Le nom propre Dominique, 1. dominieum, signifie <( du maître, du Seigneur ».; les dominicains sont les religieux de saint Dominique. On a deux formes populaires de dominique dans : domaine, employé substantivement au sens de « terre de maître » et *domanchey conservé dans dimanche, pour di-domanchcy }0\iT du Seigneur, voy. Jour. Sur le latin dominieum a été fait Tadjectif dominical, qui signifie aus^i « du Seigneur », Toraison dominicaley mais qui peut avoir le sens de « du dimanche », le repos dominical. Cet adjectif, employé substantivement, désignait le voile dont les femmes se couvraient la tête pour communier, pour recevoir « le Seigneur », et aussi un camaii de prêtre, à capuchon ; le dominical est devenu le domino, par une déformation populaire issue du latin d'églisev où le mot domino revient si souvent. En vertu d'une comparaison plaisante, on a aussi appelé daminq : l<>,un vêtement de bal à capuchon; 2^ les pièces, à revêtement uniforme, d'un certain jeu. (D'après une autre explication, on aurait ainsi appelé le coup par lequel on gagne, et ensuite les pièces du jeu.)
4> Le mot latin dominum nous a donné deux autres dérivés : donjon, proprt tour du seigneur, et danger, dérivé dangereux, dont le sens primitif est « domination ». Le sens actuel est tiré de la locution « être en danger )>, qui a 'passé facilement de Tacception de être sous la puissance de.., à celle de : être exposé aux coups, n'être pas en sûreté.
Domestloitô , domestique, domestiquer, domicile, domi-
CT.ÉDAT- — • DICT. ÉTYM- SAXÇ. ^^
208 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Dottleur
ollïatre, domicilié v. dôme*, Dominicain, dominical, do-
Dominateur, domination, mino, v. dôme *• dominer» v,d4meK Dommage, dommageable,