‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 73 sur 169 · V. étain. Étançon, v. estera · texte numérisé non relu

V. étain. Étançon, v. estera

Ëtamine, v, ester ^.

Étang, latin classique stagnum (v. ester ^), d'où stagnant,

étonnement] du français. 249

stagnation. Étang a formé étancher, « empêcher de couler », dont l'adjectif verbal étanche signifie : à travers quoi un liquide né saurait couler.

Étape, origine germanique.

État, V. estera. Êtendage, étendard, éten*

Étau, V, estoe. dolr, étendre, étendue, v.

Étayer, v. éiàL tenir ^,

Et œteira, v. eL Étemel, éterniser, étemi-

Été, 0. estuaire, té, o. âge, Éteignoir,. éteindre, v. sti^ muter.

ÉtemuePy d'où étemùment, est le latin sternutare, d'où stemntatoire (poujdre). La racine est une onomatopée.

Éteule, latin classique stipula, paille. L'usage de rompre une paille, pour prendre et recevoir un engagement, explique le sens du verbe latin stipularij d'où nous avons tiré gtipnler^ dérivé : stipulation.

Ëther, éthéré, éthéziaer. Éthique, v, mœunf.

V, estuaire.

Ethnique, ethnographie, ethnologie se rattachent au mot grec ethnos, peuple, race, voy . logique * •* •.

Éthyle, étiage, 9. estaaire.

Étincelle, latin classique scintilla, d'où scintiller, scintillement. Par métathèse du c et du /, comme dans l'espagnol mosquiio devenu moustique (v. mouche), scintilla était devenu *stinciUa, ce qui explique estincelle, étincelle. Dérivé : étinceler, d'où l'adjectif participial étincelant.

Étioler, origine inconnue; a été rapproché d'^tenle sans aucune vraisemblance.

Étiologie se rattache au mot grec aition, cause, v. logique K

Étique, v, avoir ^ Étirer, v, tirer.

Étiquette, v. stimuler, Étisie, v. avoir *,

Étoffe, d'où étotf er, a été rapproché à'étoupe. L'allemand stoff parait emprunté aux langues romanes.

Étoile, latin classique stella, d'où le mot savant stellaire. Dérivés d'étoile : étoile, étoiler. Composés : constellation, ensemble d'éioiles, constellé. Cf. astre,

Étole, grec stolê,

fitonnement, étonner, v. tonner.

250 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Être

Étouffer, origiae inconnue. Dérivés : étonffemeiit,^ étonlloir. Le mot étouffée, dans la locution « cuit & Yétoaffée », n'a pas de rapport avec ce verbe ; c'est la transcription française de l'italien stufata, dont nous avons d'autre part l'équivalent exact dans étUTée, voy. étuve.

Étoupe» d'où étouper, est le latin stuppa, d'origine grecque. Stopper (d'où stoppeur, stoppage), boucher un trou, refaire une partie d'étoffe, est la forme wallonne d'éioaper, dont les Anglais ont fait leur verbe stopy que nous avons repris avec un sens spécial sous la forme de notre autre verbe stopper, proprt arrêter le fonctionnement d'une machine.

Étourdir, origine incertaine. Adjectifs participiaux : étourdi d'où étonrderie, et étourdissant. Dérivé : étourditsemant.

Étourneau, diminutif du latin sturnumy même sens.

Étrange, étranger, étrangeté, v. é-, préfixe'.

Étrangler, d'où étranglement, étrangleur, est le latin strangulare, d'origine grecque. Dérivé savant : strangulation. Cf. étreindre.

Être, jadis estre, est le latin populaire *e88er€, latin classique esse.

1. Le véritable radical de ce verbe estes-; le t s'est introduit comme son de transition entre Vs du radical et l'r de la désinence. Sur ce radical es- s'est formé le substantif essentia, français essence, qui signifie proprt manière d'être, véritable nature, d'où principe fondamental, etc. La quintessence, c'était la cinquième essence, le cinquième élément et le plus subtil de la matière, les quatre autres étant l'eau, la terre, l'air et le feu. — Sur le substantif pluriel êtres, au sens de « disposition des lieux », voy. é-, préfixe •.

— La forme latine du participe présent du verbe être s'est conservée dans présent et absent (préfixes pré- et alh) qui signifient proprt « étant devant, étant éloigné ». Dérivés d'absentem : absence, s'absenter. Dérivés de prœsentem : présence ; présenter, rendre un objet présent, d'où le substantif verbal présent (chose présentée ^cl, par restriction, donnée], et les dérivés présentation, présentable; le composé représenter signifie présenter à nouveau ou sous une autre forme, et manifester extérieurement l'autorité dont on est revêtu ; dérivés : représentant, représentatif, représen* tation.

étreindre] BU français. 251

— Sur un participe présent *entem (au lieu de -sentem) a été formé le substantif entité, de la langue philosophique, et sans doute aussi néant, ce qui n'existe pas. Composés de néant: néanmoins, anéantir, anéantissement, fainéant, fainéantise ; Téquivalent italien de néant est niente de farniente, v, faire ^

2. Un composé latin du verbe tesse, interesse, signifie «être au milieu de, participer à, », d'où pour notre substantif intérêt, tiré de l'indicatif présent, le sens de <( part prise à un fait dommageable ou profitable » (ce qui explique la synonymie avec dommage dans la locution archaïque « dommages et intérêts »), puis profit, avantage, et aussi : part sympathique qu'on prend à un événement réel ou fictif. Dérivé : intéresser, faire participer, au propre ou au figuré; composé désintéresser. L'adjectif intéressé, distinct du participe, a le seAs de « qui ne songe qu'à ses intérêts », d'où désintéressé, désintéressement.

^récir, voy. le suivant.

Étreindre est le latin stringere, supin strictam, et signifie proprt serrer, La racine est peut-être la même que dans le mot grec d'où dérive étrangler.

1. Substantif participial étreinte. Le participe passé latin de ce verbe a été repris dans le mot savant strict, dont la forme populaire est étroit (dérivés : étroitesse, étrécir, rétrécir, rétrécissement). Les rapports de sens entre strict et étroit sont faciles à voir : un devoir strict lie étroitement. Un dérivé de stringere^ stfigilem, a produit le substantif étrille (idée de serrer en frottant), espèce de brosse pour les animaux, d'où étriller; un autre a fourni strie, cannelure (produite par pression), d'où strié.

2. Nous n'avons pas le verbe composé détreindre, mais nous avons le substantif participial détroit (espace resserré, cf. isthme), avec le doublet savant district, territoire resserré, limité. Dérivé : détresse, « serrement » de cœur. — Astreindre, c'est serrer à, lier à, d'où le sens figuré de « obliger ». Le participe présent latin a fourni le mot savant astringent = qui resserre. — Restreindre, c'est ramener à un état plus serré, dérivés : restriction, resti^ctif. — Contreindre, écrit à tort contraindre, d'où contrainte, c'est proprt serrer ou lier ensemble, d'où un sens voisin de celui à'astre^indre-, le boa constrictor est ainsi appelé parce qu'il serre sa proie dans ses anneaux*

252 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Évaluable

— Le composé latin prœstringere, efflearer, avait le sens ôguré d'éblouir, il nous a fourni prestige^ 1. prassligiam^ d*où prestigieoz.

Étrenney d'où étrenner, est le latin strena.

Êtres, V. é- préflxe^.

Étrier, origine germanique. Dérivé : étriviôre, proprt courroie de Tétrier. Cf. estafilade.

Étrille, étriller, v. étreUi' Étriper, «. iripe*

dre *. .

Étriqué, origine germanique.

ÊtriTière, v. étrier. Étroit, ètroitesse, v. étrein-

drei.

Étpon, origine germanique.

Étude, latin stadiam, d'où studieux. Dérivé : étudier (d'où

étudiant), formé sur siadiam^ le verbe latin est sladere.

Étui, origine ioconnue.

Étuve est le latin populaire stapay d'origine inconnue. Dérivé : étuver, d'où étuvée (cf. étouffée),

Ét3rmologie,étymologiqtae, ôtyxnologiete, v. logique K

Eu'9 préfixe grec qui signifie « bien ». Il a la forme eudans évangile, voy. ange.

Eaoalyptas, v. apocalypse.

Eucharistie» proprt action de grâces, origine grecque (eu-, bien, et kharis, grâce).

Eunuque, proprt gardien du lit, origine grecque {eunê, lit, et ekhein, tenir, v, avoir *).

Euphémique,eaphômisme, Euphonie, euphonique, 0.

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