‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 75 sur 169 · Faille, coupure dans une couche de terrain, v. le mot · texte numérisé non relu

Faille, coupure dans une couche de terrain, v. le mot

suivant.

Faillip et falloir se rattachent au même verbe latin /a/-

^PaireJ 'du français. 289

1ère, supin falium, qui signifie tromper. Il n'y a eu à I^ori* gine qu'un seul verbe avec deux formes d'infinitif (comme courir et courre), puis les acceptions de ce verbe se sont réparties entre les deux formes d'infinitif, le reste de la conjugaison demeurant uniforme, enfin une conjugaison spéciale a été attribuée à chacun des infinitifs, d'où les deux verbes actuels. Il est facile de comprendre qu'on ait pu passer du sens de tromper à celui de faire défaut, manquer, et du sens de manquer, qui est encore celui de falloir dans <( il 8*en faut », au sens ordinaire de ce verbe, être nécessaire.

1. Se rattadbent particulièrement h faillir : faille, défaut de continuité dans une couche de terrain; les termes commerciaux faillite et failli; faillible et infaillible, infaillibilité; défaillir, proprt faire défaut, et défaillance. Autres dérivés : fante,qui est *fallita, et fautif; défaut; fallacieux, d'un dérivé du latin fallacem, trompeur.

2. L'adjectif falsum, qui n'est autre que le participe passé passif de fallere^ a servi à former falsifier, falsification, falsificateur, v. faire '. D'autre part il est devenu faux, d'où fausset (voix qui ne semble pas vraie), fausseté, faussaire, fausser.

— Dans un bon nombre de mots qui commençaient par le vieil adverbe fors (= hors), où Vr avait cessé dé s^e prononcer, «et adverbe, par fausse étymologie, a été confondu avec l'adjectif faux; de là faubourg, jadis forsbourg, faufiler, jadis forsfiler (v. fil^); faux-fuyant, jadis /or^/uyan^ proprt moyen de fuir dehors, de s'échapper.

Faim est le latin famem. Dérivés : famine, malefaim, famélique, 1. famelïcum; affamer; fringale, altération inexpliquée de faimvalle, mot dont le second élément n'est pas expliqué non plus.

Faine, v. fouet. Fainéant, fainéantise, v.

faire * et être *.

Faîi*e est le latin facere, supin factum {-ficere et 'fectum dans les composés). Faire et les mots en -fire, fais-, fis-^ fait-,jit-,faç', sont les formes populaires de la famille; les mots enfaC'/fact'yfiC', fecl-, tous ceux où le c est maintenu, sont des formes savantes.

■ 1 . Le substantif fait n'est autre chose que le participe passé du verbe faire employé substantivement (tout à fait = entièrement à l'îâtat fait, accompli). La forme latine de ce

260 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Paire

participa, au neutre, est laotum, entré tel quel en français au sens de » exposé d*un fait », puis exposé tendancieux. L'infinitif, précédé de la préposition à, a formé notre substantif affaire, — d'où affairé, — aux acceptions si variées. Le mot factotum est uùe locution de formation savante, dont le sens propre est : qui fait tout. Un fac-sin^ilé <cfait le semblable », reproduit exactement. Un fainéant, d'où fainéantise, ne fait rien, et le farniente, mot italien, c'est proprt le « ne rien faire ti^; sur nientej v. être i. /

2. Pour exprimer substantivement l'action de faire, on a les doublets façon et faction, et aussi facture, factage. Le mot faction s'est spécialisé dans les sens de : 1° action politique, d'où parti politique, et factieux, homme de parti; 2° action de guerre (comparez le mot action lui-même au sens d'action militaire), dans la locution <( être en faction », proprt être en guerre, occuper un poste de combat, et, par restriction, monter la garde, dérivé factionnaire. Faire, c'est agir, d'où les sens ci-dessus de factwn, mais c'est aussi fabriquer un objet, d'où les sens généraux des mots fa<^n et facture (composés : manufacture, manufacturer, manufacturier, u. main^)', la façon d'un objet s'oppose à la matière de cet objet, d'où le sens du dérivé façonner, mettre en œuvre une matière, fabriquer. Du sens d'action de faire, faqon a passé à ceux de manière de faire (dérivés ; façonnier et le mot anglais fashionable) et de forme donnée à un objet. Le mot facture, au sens de fabrication, est arrivé à s'appliquer spécialement aux instruments de musique, aux œuvres d'art; mais il reste quelque chose de sa signification générale dans l'acception de « relevé des prix de fabrication, et, par extension, des prix de vente )>, en parlant d'objets quelconques (dérivé : facturer), acception dont il n'y a pas lieu défaire un mot à part. Quant hfactagey il a été fait sur le modèle de colportage, magasinage, et il se rattache à l'acception spéciale qui a fait du facteur un agent de transport, v. le paragraphe suivant.

3. Pour exprimer l'agent de l'action de faire, on a le mot faiseur, de formation française, et facteur, factorem, dont le doublet populaire est -faiteur dans bienfaiteur (qui fait du. bien), et dans malfaiteur (qui fait le mal; remarquez que le premier de ces deux mots est le seul des deux à se construire avec un complément, parce que bien y signifie non pas action louable, mais action généreuse envers quelqu'un).

[Paire du français. ' » 261

Faeiear^ signifie proprt : 1^ qui fait, dans facteur de pianos, facteur d'un produit (en arithmétique); 2<^ qui agit, agent des postes (chargé de remettre les lettres), agent de transport (d'où le sens de factage^ signalé plus haut), jadis agent d'affaires (dérivé : factorerie).

4. L'adjectif facile, 1. facilem (d'où difficile, di/fieUem)y signifie : qui fait oxi qui se fait sans peine, comme agile = qui agit sans peine. Faisable (d'où infaisable), de formation française,, signifie : qui peut être fait. Facilité, facilitatemy d'où le verbe faciliter, et faculté, /acu^to/am, d'où facultatif, sont deux formes savantes très voisines, qui a l'origine expriment la même idée : facilité à..., ou pouvoir de..., on passe aisément d'une idée à l'autre; les facultés de l'àme sont ses principales fonctions, et les facultés d'une université sont les principales fonctions que remplit l'université, les grandes divisions ' de l'enseignement. Difficulté s'oppose par la forme a, faculté et par le sens h facilité.

— L'adjectif factice, h faelitium, signifie proprt : qui provient d'une Jfabrication,.qui n'est pas naturel; fétiche (dieu fabriqué), d'où fétichisme, en est la forme portugaise. On a donné arbitrairement en grammaire au mot factitif le sens de « ...qui fait faire l'action », alors que le fréquentatif latin faciitare signifie « faire souvent )>.

5. Avant de parler des composés français de faire y nous examinerons les composés latins de facere qui ont passé en français, ou dont nous avons des dérivés.

— Afficere (préfixe ad-) signifié « agir près, de, faire impression sur ». Substantif dérivé affection, impression faite sur l'âme (passion, amitié vive) ou sur le corps (état maladif). Adjectif correspondant/, affectif. Un autre adjectif, affectueux, et le substantif désaffection ne se réfèrent iqu'à ridée d'amitié. A ce composé se rattache un nouveau verbe, emprunté sous la forme affecter, qui a en français le sens de faire impression sur, et qui signifie aussi : A, façonner pour, appliquera; B, se faire une apparence contraire à sa nature (comp. ci-de|8us, § 4, le sens de factice) yC, agir pour, viser à, rechercher, sens latin tombé en désuétude. Le substantif affectation a le^ sens A et B (affectation et désaffectation d'un édifice, affectation de familiarité), et a eu le sens C. W affectation au, sens Bil faut rapprocher le mot de formation populaire afféterie. Le verbe affectionner a eu des acceptions correspondant à plusieurs des sens à* affection^ mais il n'a

26Î DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Paire

conservé que la valeur de ; être attaché par le cœur à. L'adjectif affectionné, dans 1a formule « votre affectionné», est le participe passé de Tancienne forme pronominale s'affectionner h.

— Le composé avec le préfixe com- a passé en français, c'est confire, lat. classique conficere, qui a le sens propre de : faire dans son ensemble, d*où achever, et, spécialement, faire subir à' une chose, susceptible de se corrompre, une préparation qui l'imprègne et la conserve indéfiniment. Dérivés : Confiseur, confiserie; confiture, fait sur le participe passé, qui a d'abord signifié action de confire des fruits ou d'embaumer, et qui désigne aujourd'hui le produit d'une préparation particulière des fruits. Ajoutez l'italien corifetto, dragée, au pluriel confetti. — Le mot savant confection exprime l'action de « confire » au sens général et primitif d'acbever; ce substantif et le verbe dérivé confectionner se sont spécialisés dans une autre direction que confire, en s'appliquant plus particulièrement aux vêtements. Il aurait pu Se faire que la spécialisation fût inverse, que confiture reçût les sens qu'a confection, et vice versa. '— En ajoutant le préûce dé- h confire, on obtient déconfire, qui signifie démolir, au propre et au figuré, spécialement défaire les ennemis; adjectif participial déconfit, dérivé déconfiture.

— Le composé avec le préf. latin de- marquant éloignement avait le sens de « faire défaut ». Nous avons introduit en français comme substantif la 3" personne de l'indicatif présent de ce verbe latin, déficit; en outre nous avons deux adjectifs se rattachant au supin, défectif, et défectueux d'où défectuosité {com]pa.Tez affectif et affectueux ci-dessus), le substantif d'action défection, et le surcomposé indéfectible, <( qui ne peut faire défaut ».

— Le mot effet, d'abord effect, se rattache au stfpin d'un composé où le préfixe ex- introduit l'idée de « résultat tiré de l'action », l'effet est un fait qui résulte d'un autre. Sur ce même supin ont été formés le nouveau verbe effectuer. mettre à effet, et l'adjectif et le substantif effectif = qui a été mis à effet, qui existe réellement; V effectif d'une armée, c'est le nombre effectif, réel, des soldats qui la composent. Au même verbe latin efflcere se rattachent : efficient, qui produit réellement, coefficent, qui contHbue à produire (c'est une espèce particulière de facteur arithmétique); l'adjectif efficace, 1. efficacem, d'où efficacité, inefficace,

Paire] DU français. 263

inefficacité y et le vierux substantif efficace^ 1. efficaciay qui avait le sens attribué aujourd*lrui à efficacité,

— Le composé avec le préfixe in- avait le sens de « agir dans, pénétrer, imprégner^ corrompre ». Au supin de ce verbe se rattachent infection, — d'où in^ectienX| — et infect, d'où infecter, désinfecter, désinfection.

— Sut perfection, voy. parfaire ci-dessous, § 6.

— Le composé avec prœ-y au sens de <c faire ou mettre devant n. nous a fourni préfet, 1. prœfectum, proprt placé h la tête, d'où préfecture^ préfectoraL

— Le composé avec pro-, au sens de « faire en avant, faire des progrès, réaliser un gain », nous a laissé profit, 1. profectum, sur lequel a été fait profiter, qui retrouve la valeur du composé primitif, recueillir ou procurer un profit : au second sens se rattache l'adjectif profitable.

— Sur réfection, voy. refaire, ci-dessous, § 6.

— Le composé avec le préfixe suh-, sufficere, a passé en français, c'est suffire, dont le sens propre est : faire ou mettre sous, d'où fouiliir ce dont on a besoin, être en quantité satisfaisante en parlant des choses. Un homme suffisant est à l'origii^e un homme qui suffit à sa besogne, mais qui en tire vanité : << Le suffisant, dit La Bruyère, est celui en qui la pratique de certains détails, que l'on honore du nom d'affaires, se trouve jointe à. une très grande médiocrité d'esprit ». Surcomposé insuffisant, d'où insuffisance, se référant au sens ordinaire de suffisant.

6. D'autres composés nous offrent sans altération la formie du siniple faire. Nous allons les examiner successivement, en laissant de côté satisfaire, dont nous avons parlé au mot assez.

— Avec l'adverbe bien avait été formé l'ancien composé bienfaire; dont il nous reste bienfait, bienfaiteur, et bienfaisant, d'où bienfaisance.

— Préfixe contre : contrefaire, c'est proprt faire une chose en face d'une autre (par restriction, semblable à l'autre), d'où reproduire artificiellement. L'adjectif participial contrefait signifie non pas « imité », mais « fait par imitations : une signature contrefaite. D'ailleurs, avec certains compléments, contrefaire a le sens non plus d'imiter, : mais de modifier (pour qu'on ne reconnaisse pas) : contrefaire sa voix. Gomme une reproduction ou une modification artificielle est généralement une déformation, contrefait a

264 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Paîrc

pris en outre de bonne heure le sens de « difforme », sans aucune idée d'imitation. Dérivés : contrefaçon, contrefacteur.

— Préfixe dé- : le sens ordinaire de défaire, au propre et au figuré, se passe d'explication. Se défaire a pris le sens de « défaire ses vêtements », puis, par extension, se débarrasser de n'importe quoi. Le substantif défaite se rapporte tantôt ài défaire, la défaite de l'ennemi, tantôt à se défaire^ c'est alors un prétexte pour se défaire d'un importun, pour sortir d'embarras. Sur défeciif défection, etc., voy. § 5.

— Avec le préfixe entre, il n'y a pas de composé de/air«; on a seulement formé un participe passé, employé substantivement dans la locution « sur ces entrefaites », locution qui équivaut à : <' dans cet intervalle », à ce moment.

— Préfixe /or- : forfaire, c'est faire quelque chose hors de ce qu'on doit, d'oii la locution « forfaire à l'honneur ». Le substantif participial forfait a aujourd'hui plus de force que le verbe : un forfait est un grand crime. En revanche, le motva reçu en anglais, et nous l'avons repris aux Anglais avec cette valeur, le sens de « refus de faire courir un cheval engagé ». Il y a un autre substantif forfait, qui n'a aucun rapport avec le verbe forfaire, et qui signifie « prix fait », v.for, substantif.

— Préfixes mé- et mal-, Méfaire, mal agir (sur le préfixe mé-. V, moindre^), aujourd'hui inusité, a formé le substantif méfait. A rapprocher de malfaire, qui n'est plus usité qu'à l'infinitif, mais dont le participe présent malfaisant est employé adjectivement, et qui a produit le nom d'agent malfaiteur, signalé plus haut, § 3. Quant à malfaçon, ee n'est pas l'action de malfaire, c'est une <c maie façon », voy. mal^.

— Préfixes par- et per-. Parfaire, c'est faire complètement, achever de faire. Adjectif participial parfait. Latin perficere, dérivés savants se rattachant au supin perfectam : perfection, d'où imperfection; perfectible, « que l'on peut parfaire, améliorer », d'oîi imperfectible, perfectibilité. Sur perfection a été fait le nouveau verbe perfectionner (d'où perfectionnement), qui, moins fort que parfaire, signifie seulement : rapprocher de la perfection.

— Préfixe re- : refaire, Composé latin reficere, dérivés savants se rattachant au supin refectam : réfection, réfectoire, salle où l'on se refait.

Paire] du français. 265

— Préfixe sur- : surfaire, c'est faire un objet — au sens de « en indiquer le prix » — au-àessus de sa valeur.

7. A facere se rattachaient aussi des substantifs en -ficiam, 'ficeniia, des adjectifs en -ficum, des verbes en "ficare.

— Le mot office, latin offidum pour opificium (u. œuvre), signifie : ce qu'on fait d'utile, d'où^les deux sens d'emploi que l'on exerce, particulièrement au nom de l'autorité, et de service que l'on rend (bons offices). Au sens d'emploi exercé au nom de l'Autorité se rattache le dérivé officiel, et au sens de service rendu le dérivé officieux; l'usage a ainsi spécialisé chacun de ces mots, sans que la différence de valeur tienne à la différence des suffixes. Un officier exerce une charge officielle, civile ou pnilitaire; l'officier de santé (d'où officiât) avait à l'origine une charge officielle ; l'official (d'où officialité) était un officier de justice ecclésiastique. Parmi les emplois non officiels que peut désigner le mot office y figure le service de table, d'où J'usage du mot (dans ce cas il est féminin) pour désigner le lieu où se prépare ce service; le mot s'applique aussi au service divin, d'où le verbe officier et le substantif participial officiant. — Maléfice, mateficiam, signifie proprt dommage, et bénéfice, beneficiuruy bienfait, avantage, d'où charge avantageuse (bénéfice ecclésiastique) et profit ; dérivés : bénéficier et bénéficiaire. — Un composé en -fice peut avoir à peu près la même signification que le premier élément de ce composé à lui tout seul, si c'est un substantif: art et artifice étaient synonymes en latin; voy. orifice au mot oral.

— Le mot officine (latin offiçina pour opificina), d'où officinal, signifie proprt fabrique, et contient le substantif opus, voy. œuvre ; usine, d'où usinier, en est le doublet populaire, voy. us.

— Le second élément des mots en -fiqae signifie proprement « qui fait » (honorifique, magnifique, horrifique), mais peut marquer une relation quelconque avec l'idée exprimée par le premier élément : pacifique, scientifique, etc. Dérivés en -flcence : la munificence est la qualité de celui qui fait des présents, v. commun, et la magnificence [v. magne ^) la qualité de celui qui fait grandement les choses, qui est « magnifique »; eq formation française, c'est -faisance qui correspond h la forme savante -ficence : bienfaisance.

— Un pontife, du latin pontiflcem, d'où pontifical, ponti-

266 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Panai

ficat, est proprt un faiseur de ponts; la construction des ponts était une œuvre religieuse. Pontifier est formé avec pontifey mais correspond à *pontificare. En générai, dans les verbes en -fier y tels que amplifier, sacrifier, etc., -fier vient soit de 'ficare, qui dérive de facere, soit directement de facere sous Tinfluence de la forme passive fieri, ce sont d'ailleurs des mots de formation savante : amplifier^ c'est rendre ample, sacrifier ^ c'est proprt rendre sacré. Le sacrificateur est celui qui sacrifie ; le sacrifice, 1. sacrificium^ est Faction de sacrifier, mais en général les nom^ d'action qui se rattachent à ces verbes sont en -fication (parfois en -faction : stupéfaction), comme les noms d'agent sont en -ftoatear : amplification, mystification, etc., etc. Nous retrouverons ces mots h chacun des mots composants qui en forment la première partie. Crucifier devrait être crucifiger et n'a aucune parenté avec /aire (voy.^cher) .

Faisan, oiseau du Phase, fleuve de Golchide. Dérivés : faisandeau, faisanderie, faisandé.

Faisceau, v. faix. Faisselle, v. fisc.

Faiseur, v, faire ^, Fait, v. faire^.

Faite, origine douteuse. Dérivés : faîtage, faitiôre (tuile).

Faix est le latin fascem, d'où : faisceau, fascine, «venu de l'italien, et le diminutif savant fascicule. Composés : portefaix; affaisser (préf. ad-)^ proprt courber sous le faix, d'où affaissement.

Falaise, origine germanique, cf. ail. felsen.

Falbala, origine inconnne, Fallacieux, falloir, v./aiUtr.

1 . Falot, « effacé et un peu ridicule », a eu le sens de coquin, drôle. Rabelais écrit : <c II est un gond fallot », jeu de mots qui n'indique nullement qu'il faille tirer falot de l'anglais felloiu (good fellow, bon compagnon). Origine inconnue.

Page 1