V. fantaisie a. Fantôme, v. paraître
Fantassin, t>. affable 8. Faon, t?. foin. Fantastique, v. fantaisie^.
Faquin, italien facchino, portefaix, d'origine inconnue. Faquir, mot arabe, dont le sens propre est <( pauvre ». Farandole, mot provençal d'origine douteuse.
Faraud, v. fler^ adjectif. Faroe, faroeur, v, farcir.
Fapcin est le latin /arcimen.
Farcir est le latin farcire, même sens. Dérivé : farce, hachis pour farcir. On a appelé « pièces farcies » des pièces de la littérature médiévale, dont le latin était farci de mots de la langue vulgaire. Notre mot farce, pièce de théâtre, puis plaisanterie (d'où farceur), se rattache à cette signification.
Fard, farder, ' origine douteuse.
Fai;>cieau9 d'où fardier a été ratta(Aié à l'arabe fard. Farfadet, peut-être onomatopée.
Farfouiller, v. fosse. Faribole, origine inconnue.
Farine» d'où farineux, enfariné, est le latin /arina, dérivé de far, blé.
Farniente, v. faire ^. Farouche, v. fier, adj.
Fasce, bande, latin fascia.
Fascionle, fascine, u. faix.
Faux] \ DU FRANÇAIS. 269
Fasciner, d'où fascinateur, fascination, latin fascinare^ de fascinum , charme .
Fashionable, v. faire ^.
1 . Faste» substantif sing.,du subst. \ai\n fastum, orgueil, mépris. Dérivés : fastueux » et peut-être fastidieux, tiré de l'adjectif latin fastidiosum, dans lequel entrerait le mot tsedianif dégoût, ennui. Le verbe du latin populaire *fastidicare est devenu le verbe français fâcher (d'où fâcherie, fâcheux), qui a eu le sens de dégoûter, chagriner, irriter.
2. Faste, dans « jour faste », de l'adjectif latin fastum. Faste et son composé néfaste se rattachent au subst. /a«, qui désigne le droit religieux par opposition au droit civil, jus {t>. jurer) ; néfaste signifie donc proprt « interdit par la loi divine ». Notre substantif fastes vient d'un pluriel latin, fastos, qui signifie calendrier (lisle de jours fastes), puis annales.
Fastidieux, làstueux, v. faste i.
Fat, du latin /a/aum, insipide. Dérivés : fadaise, qui nous vient du provençal; fatuité, infatué, infatuation.
Fatal, fataUsme, fataliste, Fatidique, v. affable ^ et
fatalité, V, affable K / dire 2.
Fatiguer, latin fatigare. Subst. verbal fatigue ; adjectif participial fatigant; composé infatigable.
Fatras, origine doateuse. faucon, fauconnerie, faucon- Fatuité, V. fat. nier. v. faux, substantif. Faubourg, faubourien, v. Faufiler, v. Jîl"^.
bourg» Faune, v. faveur,
Fauchaison, faucher, fau- - Faussaire, fausser, fausset,
clieur, fouobeuz, faucille, fausseté, v. faillir ^.
Faute, V. faillir *.
Fauteuil, origine germanique, ail. stahl, siège, avec un premier élément qui signifie pliant (cf. ali. falten)»
Fauteur, V. faveur. Fautif, v./ai//ir a.
Fauve, d'où fauvette, origine germanique, cf. allemand falb.
l.Faux, adj., v, faillir^,
2. Faux, substantif, est le latin /aiccm, d'où les mots de formation savante défalquer, couper comme avec une faux,
270 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE * [Félicité
et défalcation. Dérivés populaires : iaucille; faucher, d'où faucheur, son doublet faucheux, nom d'une araignée, et fauchaisons. On rattache à la même racine le nom du faucon (1. falcQfiem), d'où fauconnier, fauconnerie ; le faucoo serait ainsi appelé à cause de la forme de son bec.
Fanz-fayant, v. faillir 3. Faux -saunier, t>. seU
Faveupy latin favorem, d'où favorable, défayorahle, défaveur, et favoriser, se rattache au verbe latin favere, supin fautunif qui avait le sens de favoriser. Favori (jadis favorit)^ féminin favorite, dérivé favoritisme, est tiré du participe passé italien favorito. Le supin a produit /autorem, fauteur, proprt celui qui favorise.
— Les Faanesj lat. Faunosj et la déesse Fatm sont proprt des « protecteurs » des champs; c'est du premier de ces noms qu'on appelle faune (subst. féminin) l'ensemble des espèces animales ; le second, réduit à *fata, a produit fée, d'où féerie, féerique.
Féal, V, foL Fécond, fécondation, f 6con-
Fébrifuge, fébrile, v. fièvre» . der, fécondité, o. foin. Fécal, V, fécule.
Fécule» latin fœcuUiy d'où féculerie, féculent, se rattache èi fœcem^ qui signifie <c lie » ; c'est le dépôt que forment les sucs de certains végétaux. L'adjectif fécal a la même racine.
Fédéral, fédéralisme, fédé- Fée, féerie, féerique, v. fa-
raliste, fédératif, fédération, oeiir. fédéré, v. foi.
Feindre est le latin fingere, supin flctam, qui signifie pétrir, façoQner un objet, puis façonner la vérité. Au dernier sens se rattachent le substantif participial feinte, et les dérivés du supin : fiction, fictif. On retrouve le sens primitif dans figuline» 1. figulina, vase de terre cuite, dans figure, 1. figura, proprt forme, d'où figurine^ figurer, figuration, défigurer, configuration, transfigurer, transfiguration, et dans effigie, 1. effigiem (préf. ex-), expression ou représentation d'une figure.
Fêler, d'où fêlure, origine inconnue. Les anciennes formes empêchent de rattacher ce mot à la famille de fendre.
Félicité, latin felicitatem, de l'adjectif /eiicem, heureux. Autre dérivé : féliciter, proclamer heureux, complimenter, d'où f élicitation.
Périr] DU français. .â7i
Félin, V. chai.
Fellah, mot arabd qui signifie laboureur.
Félon, d'où félonie, v. fiel.
Felouque nous vient de Tarabe par l'espagnol.
Félnre, t^. fêler, ser, femme, femmelette, v.
Femelle, féminin, fémini- foiri.
FémuPt Itiiinfemar, géniHî femoris, d'où fémoral. Fenaison, fenil, v. foin.
Fendre est le latin findercy supin classique ^sum, supin populaire *JinMum. Fesse et fente sont deux substantifs participiaux se rattachant à l'une et à l'autre forme du supin. Fissum a produit en outre fissure. De fendre dérivent : fen^ dant, fendeur, fendoir, fendiller. Composés : pourfendre, proprt fendre en avant (ou à travers, v. powr), d'où pourfendeur ; refendre^ d'où : mur de refend, qui refend, au figuré, rintérieur d'un bâtiment.
Fenêtre est le latin /enes/ra ; dérivé : défenestration.
FenoaU, fenooiliet, v.foin. Féodal, féodalité, v.fief.
Fente, v. fendre^
Fer est le latin ferrum. Dérivés : f arrêt, bout eya fer ; ferraille, d'où ferrailler, ferrailleur; ferron, marchand de fer, d'où ferronnerie par l'intermédiaire de ferronnier (ferronnière, bijou semblable h celui de la Belle Ferron nière dans le portrait de Léonard de Vinci); ferrer, d'où ferrure et les composés déferrer, enferrer; ferrugineux (latin /errn^mem, rouille de fer). Composés ; fer-blanc, d'où ferblantier, fer^* blanterie; maréchal ferrant.
Le mot gred de même sens est sidêron, d'où sidérurgie, proprt travail du fer, voy. chirurgie.
Férié (d'où jours fériés), dont le doublet populaire foire est le latin' feria, signifie jour de repos; la racine a fourni aussi les adjectifs latins festam^ festivum, auxquels se rattachent nos mots fête, festival et festin, ce dernier d'origine italienne. Dérives de fête : fêter, festoyer, fêtard. Le mot feston (d'où festonner), d'origine italienne, a d'abord désigné une décoration de fête, guirlande de feuillage.
Férfp est le latin /«rire, frapper. Ce verbe n'est plus usité que dans la locution, « sans coup férir », et au participa. passé féru, dans une acception figurée; voy.fcrale. ■
CUKDAT. — DICT. ÉTYM. FRANC. i9
272 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pcrveur
Fermey adjectif, ancien masculin fer^m^ est le latin firmum^ d'où le mot savant infirme, 1. infirmam (in- privatif), sur lequel ont été faits infirmité et infirmier qui a produit à son tour infirmerie.
— Dérivé et composé de Tadjectif /erme : le substantif fermeté; affermir, d'où raffermir. Dérivé defirmum : latin firmarej devenu le français fermer (d'où enfermer et renfermer), qui a d'abord signifié rendre ferme, puis fixer (une porte» un volet), puis donner à un objet la position contraire à celle qui est exprimée par le verbe ouvrir; dérivés de fermer : fermeture, fermoir.
— Le substantif ferme signifie : assemblage de consolidation (ferme d'un toit) et convention ferme, spécialement pour l'exploitation indirecte d*un domaine, puis : i» le domaine lui-même; 2<^ son revenu, et, par extension, des revenus perçus dans les mêmes conditions, par exploitation indirecte. Sur le substantif /erme ont été laits le verbe affermer et les substantifs fermier, fermage.
— Mots de formation savante se rattachant èi firmam (outre infirme^ etc., cités plus haut) : firmament, 1. flrmamentam^ proprt le support des astres dans l'anèienne conception astronomique; affirmer, faire une déclaration ferme, infirmer et confirmer, et leurs dérivés : affirmation, affirmatif;infirmation; confirmation, confirmatif.
— Se rattachent encore à firmum : le mot 3'origihe germanique firme, raison sociale, et le vieux mot français ferté (placé forte), conservé dans un certain nombre de noms de lieux, qui est le latin firmitatem, solidité.
Ferment, fermentation, leur, ferrer, ferret, ferron-
fermenter, v. ferveur, nerle,ferronnier,ferronnière,
Fermer, fermeté, ferme- ferrugineux, ferrure, - v. fer.
ture, fermier, fermoir, v. Fertô, v. ferme,
ferme. Fertile, fertUisable, ferti-
Féroce, férocité, v. fier^ liser, fertilité, u. offrir^,
adj. Féru, v, férir.
Ferraille, ferrailler,ferrail-
Férule, du latin ferula, espèce de plante dont la tige servait à administrer des corrections (comparez fouet)^ v. férir.
Ferveur, latin fervorem, se rattache au verbe fervere, bouillonner, dont fervent représente le participe présent: dérivés : effervescence (préf. ex-) ; ferment, lat. férmentam^ d'où fermenter et fermentation.
Feuille] du français. 273
>, etc., V. fendre.
^-Mathieu, d'après Noël du Fail, « comme qui dirait
batteur de saint Mathieu, qu'on croit avoir été changeur )>.
Festin, festival, féstoa^fes- Fdtiolie, fàtiohlBme, v,
tonner, festoyer, fêtard, fête, faire K fêter, V. férié.
Fétide, latin fœtidum.
Fétu, latin classique /espaça, paille.
JPeu, substan^f (sur feu, adj., voy. affable *)y est le latin foeumj qui a le sens du dérivé foyer. Autres dérivés : . fouace, proprt galette cuite sous la cendre; probablement aussi fougasse, se. rattachant à l^talien; fouage, impôt levé sur chaque foyer; affouage, droit de ramasser du bois pour ' se chauffer ; focal, mot savant ; fusil, 1. yocile (d'abord instrument pour faire jaillir Je feu, et, par analogie, pour aiguiser), d'où : fusilier, fusiller, fusillade.
— Le mot latin ignem, feu, auquel focum s'est substitué, se retrouve dans les mots savants igné, ignition, ignifuge (d'où ignifugé), mot de formation moderne, proprt qui met en fuite le feu, qui rend incombustible. — Le mot grec de même signification, par^ se trouve dans : pyrite, sulfure ioflammable; antipyrine,^ substance employée contre la fièvre; pyrograver; pyrotechnie, proprt art du feu; empyrée, la sphère qui contenait les astres, d'après la conceplion antique, etc.
Fendataire, v.flef.
Feuille, latin classique /o/iam. Le mot a la forme mascu* linedans cerfeuil, qui est cœrefolium. In-folio, expression toute latine, désigne un format où la feuille reste entière, bien que pliée en deux. Nous en avons tiré le substantif folio, sur lequel a été fait folioter.
— Dérivés savants : foliole, foliacé, interfolier. Dérivés de feuiUe : feuillage, fouillée, feuillu; feuillet, d'où feuilleton, le bas d'une <( feuille » de journal; feuilletonniste ; feuilleter, disposer en feuillets, et tourner les feuillets d'un livre. Folliculaire a été fait par Voltaire, au sens de u mauvais rédacteur de feuille publique », sur l(k latin folliculum, qui, en réalité, n'a aucun rapport avec feuille j et signifie « petit sac », voy. folliculç. Composés : effeuiller (préf. ex-), défeuiller, cbèTrèfeuillè, voy. chèvre.
à74 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Fidéicommis
— La forme grecque de folium est phullon, d'où chlorophylle (yoy. chlore)^ phylloxéra, proprt desséchemeni des feuilles, et la syllabe finale -fie de girofle, Toy. ce mot, et de trèfle, grec triphullon, latin trifolium, voy. trois.
FeoUlette, demi-pièce de vin« origine i&connue.
Feutre, mot d'origine germanique, doublet de filtre, qui a produit filtrer, d'où filtrage, s'infiltrer, infiltration. Dérivés parallèles de feutre : feutrer et feutrage. Filtrer, c'est proprt passer au feutre, et feutrer : garnir de feutre. Sur calfeutrer, voy. calfater.
Fiève est le latin /afea.
Février est le latin /ebruarium, qui se rattache au verbe leXin februare, purifier; c'est le mois des purifications.
Fez, coiffure de Fez.
Fiaoref au xvii^ siècle, voiture qu'on louait à l'hôtel Saint^t iacre à Paris.
FiançaiUes, fiancer, v. foi. Fiasco, t>. flacon.
Fibre, d'où fibrille, fibrine, fibrome, fibreux, latin flbra, filament, fibre. Le latin fimbriCy probablement de la même famille, est devenu frange, d'où franger.
Fibule, V. ficher. Ficeler, ficelle, v.fil^.
Ficher semble se rattachei , par un dérivé, au latin figere, supin fixant, qui a le même sens. Quand on emploie ficher par euphémisme, le participe passé, modelé sur le participe remplacé, est fichu. Substantif verbal fiche, marque qu'on fiche en terre ou qu'on fixe à un objet, et, par comparaison, note destinée à. être classée alphabétiquement. Composé : afficher, « fixer à » une paroi, d'où affiche (et affiqnet, proprt petit objet fixé), afficheur, affichage. Se rattachent au supin fixum les composés affixe, préfixe, suffixe, et l'adjectif flxum, fixe, d'où fixité et le verbe fixer, qui a produit luimême fixatif, fixation. Crucifix signifie fixé h la croix; sur l'infinitif cracifigere on a fait crucifier au lieu de erucifigery par imitation des verbes en -fier {voy. faire- ').
— Au môme verbe figere se rattache fibw e, 1. fibula, objet qui sert à fixer un vêtement, agrafe, d'où affubler, habiller.
Fichu, substantif, origine Fidèicommis, fidèle, fidé*
inconnue. lité, fiduciaire, v, foi.
Fictif, fiction, v. feindre.
Fil] OU FRANÇAIS. 275
Fief est le bas leXin feudam,feodum, d'origine germanique. Fieffé, pourvu d'un fief, d'où, par figure, pourvu d'un défaut spécifié par le mot qui précède. Dérivés savants : feadataire, féodal, féodalité, inféodé.
Fiel est le latin fel; môme racine que dans le grec kholorij qui signifie bile et fiel. Dérjvéa de fiel : fielleux, enfiellé et peut-être félon. Dérivés de kholon : colère (accès de bile, au figuré], son doublet choléra, forme toute grecque; décolérer; mélancolie, bile noire, voy. ce mot; canal cholédoque, qui conduit la bile dans l'intestin .
Fiente est *femitay latin classique flmum; fumier est *Jimariumy et fumer, au sens de garnir de fumier, (d'où fumure), *fimare.
Fier, verbe, v. /oi.
Fiepy adjectif, est le latin ferum, apparenté au grec thêra, v. thériaqne. Dérivés : fierté; féroce, 1. ferocem, d'où férocité; farouche, d'où effaroucl^er (préf. «a:-) ; faraud.
Fièvre, d'où fiévreux, enfiévré, est le latin febrem. Dérivés savants : fébrile, fébrifuge (v, fuir).
Fifre, v. piper ^'^ Fignoler, v. fin.
Figer, v. figue.
Figue, d'où figuier, vient du latin populaire *ficaf au lieu du classique ficunij par l'intermédiaire du provençal. Un adjectif dérivé de^ca et signifiant « nourri de figues » est devenu notre substantif foie, le sens primitif est « foie d'oie », les oies étant engraissées avec des figues; notre verbe figer se rattache au même mot, le sang coagulé a en 60*61 quelque ressemblance avec le foie. — Le mot grec qui signifie foie, hêpar, génitif fiêpatos, a produit hépatique et hépatite.
— Le mot grec qui correspond à fica (emprunté à une même langue méditerranéenne) est sukon^ d'où sycophante {v. fantaisie^), sycomore, arbre qui rappelle à la fois le mûrier {v. mûre) et le figuier (aussi le platane).
Figuline, figurant, figura- tion, figure, figurer, figurine,
V, feindre.
Fil est le latin filam,
1. Dérivés : filet, petit fil, trait (d'où entrefilet), tranche mince, morceau de viande facile à couper en tranches minces; un second substantif fil^t, écrit jadis yî/^, et dont le sens propre est, comme celui de filoche, <c réseau de fils.
276 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pifs
de ficelles » j filin, cordage ; filon, « ill » qu*on sait dans une mine; filament, d'où filamenteux; filasse, matière textile non filée; ficelle, 1. *JîlicelUi, d'où ficeler, déficeler; filière, instrument pour étirer les métaux en fils de plus en plus fins, d'où série des étapes que Ton doit régulièrement franchir pour arriver à une situation déterminée. — Sur ^/ a été fait aussi le verbe filer, faire du fil avec la matière textile en la déroulant, développer ou se développer en mince filet ou en droite ligne. Substantif verbal de filer : file, suite de personnes ou de choses sur une même ligne. Dérivés ; filage, fileur, filense, filandière (formé sur le participe présent, cf. taillandier à tailler), filatenr, filatare, filandreux.
2. Les verbes affiler, effiler, enfiler, défiler, faufiler, ne sont pas des composés de filer, mais sont formés sur fil ou sur file avec les difîérents préfixes et la désinence verbale -er. Afiiler, c'est donner le fil à un instrument tranchant; d'affilée, c est h la file. — Effiler, effilocher (préf. ex-), c'est amener à l'état de fil. — Enfiler, c'est traverser par un fil, faire passer le fil dans le trou de l'aiguille ou faire un mouvement analogue ; une enfilade est une disposition de choses qui sont comme traversées par un môme fil. — Défiler, c'est « désenfiler », égrener, ou paâser à la file; un défilé, c'est Faction de passer à la file, ou un endroit étroit où l'on passe nécessairement à la file. — Faufiler, jadis forsfiler (v. faillir^), c'est proprt passer un fil en dehors de la couture à faire; se faufiler, c'est s'insinuer par un mouvement semblable à celui du fil quand on faufile ; éfaufiler, c'est tirer le fil d'une étoffe. — Tréfiler (tré- de très ou de traire), d'où tréfileur, tréfilerie, faire passer par la filière.
3. Autres composés àefil : filiforme, en Corme de fil, filigrane, mot d'origine italienne, proprt en fils à grains, dessin fait en fils de métal ou de verre. Dans profil, profiler (préfixe pro-, en avant), le contour d'un objet est assimilé à un fil.
Filage, ' filaments, filan> FUiforme, fUigrane, v. fil^.
diëre, filandreux, filasse, fi- Filin, v. fil i.
lateur, filature, file, filer, fi- FiUe, fillette, mieul, u. fiU.
lerie, filet, fileur, v. fil i. Film, v. peau.
Filial, filiation, v. fils. Piloohe, filon, v.fil^.
Filière, tk fil ^. Filoselle, u. follicule.
Filou, d'où filouter, filouterie, origine inconnue.
Fils est le nominatif \a.iin fUbis, et fille le féminin yi(ia.
Pirmameiit] du français. 277
Dérivés : filleul, qui a proprt le même sens que^ls, avec une idée diminutive ; fillette; filial; filiation; affilier d'où affiliation. A noter que, dans Tune des acceptions de fillCy comme dans fillette, l'idée de parenté disparaît complètement. A Torigine les adjectifs petit et b^au placés devant les noms fils et fille n'en modifiaient pas la valeur; puis petit-fils, petite-fille ont fini par s'employer exclusivement en parlant des enfants du fils ou de la fille, et beau-fils en parlant du gendre, belle-fille en parlant de la bru. Forme espagnole de fils, hi' dans hidalgo, voy. autre '.
— Le sens propre du latin filias est « nourrisson », et certains rattachent à la même racine le moi femina, femme, dont le sens primitif aurait été « nourrice ».
Filtrage, filUatlou, filtre, filtrer, v. feutre,
Fiiif substantif, est le latin finem. Dérivés : final, d'où finalité, le vieux verbe finer, qui, du sens de finir, a pu passer à celui de terminer un marché, payer, d'où finance, moyeu de payer, ressources, dérivé financier (ces deux derniers mots ont été aussi rattachés à une racine germanique) ; enfin notre verbe finir, 1. finire, supin finitum. Composés : infini, infiniment, infinité, infinitif, infinitésimal (cf., pour la forme, millésimej quadragésime) ; délinir (comparez déterminer, à côté de terme), définitif, définition, indéfini, indéfinissable.
— Composés du substantif^ : afin, enfin, confins, 1. conflniaj limite commune de deux territoires, d'où confiner à, avoisiner, et confiner dans, enfermer dans les limites de. Affinité, 1. affinitatem, signifie proprt voisinage; la paraffine (lat. parum, peu) est une substance qui a peu d'affinité avec les autres.
— L'adjectif fin est une sorte d'adjectif verbal de finir, signifiant proprt : qui va jusqu'au bout (dans « fin fond »), puis : d'une grande délicatessie, subtil, d'une extrême petitesse. Dérivés : finette, finaud, finesse; finasser, d'où finasserie , fignoler. Composés : affiner, raffiner, et leurs dérivés ; sarfin, superflu et eztrafin, voy. sur et é>^
Finanoe, financer, finan- naud» finesse, finette, finir, oier, finasser, finasserie, fi- v. fin.
Fiole se rattache au grec phialê, latin phiala.
Fioriture, v. fleur. Firmament,, v. ferme.
278 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [PlaS^TEllt
Firman, mot turo d'origine persane.
Firme, w, ferme.
Pise» d'où fiscal, fiscalité, est tiré du latin fiscum qui signifie proprt corbeille d'osier, puis corbeille pour l'argent, cassette, trésor public. Le diminutif fiscella est devenu faisselle, vase à trous pour le fromajg;e. Composé : confisquer, 1. canfiscarBy proprt réunir au fisc, d'où confiscation.
Fissure, v. fendre!
Fistule^ latin fistala, proprt tuyau.
Flzateor, fixatif, fixation, fixe, fixer, fixité, o. ficher.
Flacon, bas-latin ftasconem, cf. ail. flasche, La forme italienne (sans le suffixe) est fiasco, que nous employons au sens d'échec.
Fla-fla, V, cricri. Flagellation, flageller, v,
fléau.
1 . Flageolet* diminutif de l'italien fagiuol6, du latin phaseolum, mot d'origine grecque, qui signifie petite fève.
2. Flageoletf instrument de musique, a été rattaché au verbe latin Jlare, souffler. Dérivé flageoler, proprt jouer du flageolet, puis, par figure, trembler des jambes (comparez la locution populaire jouer des flûtes).
Flagorner, d'où flagorneur, flagornerie, origine inconnue.
Flagrant, du participe présent du verbe latin flagrare, brûler. Dérivés des composés latins àe flagrare : déflagration, conflagration. A la même racine se rattachent : flamma, devenu flamme, fulgnr, devenu foudre, et sans doute aussi les mots d'origine grecque phloz, proprt flamme, nom donné à une fleur, et phlegmon, tumeur inflammatoire, c(. flegme,
— Le latin fulgur. qui a produit foudre^ d'où foudroyer, foudroiement, signifie proprt éclair, et ce sens s'est conservé dans les dérivés savants fulgurant, fulguration. Le mot latin qui signifie foudre est fuïmerij toujours de' la même racine, d'où fulminer, 1. fulminare, et fulmicoton (mot formé par les chimistes), coton fulminant.
— Se rattachent à flamme : flammé, flammèche, flamverole, flambeau, flamber, flambée, flamboyer, fiamhard; enflammer, qui est le latin inflammare^ et les dérivés savants inflammable, inflammation, inflammatoire. Le flamant est ainsi appelé en raison de la couleur feu de ses ailes.
Plécllir] DU FRANÇAIS. 279
FlaipePf latin classique fragrare, proprt exhaler une odeur agréable; dans ce sens le mot s'est altéré en fleurer, sous rintluence de fleur. Au sens dérivé de « discerner par rôdeur » se rattache le substantif verbal flair. ^
Flamant, flambeau, flambée, flamber, v. flagrant,.
Flamberge, altération de Floberge, nom de Tépée de Renaud de Montauban, l'un des quatre ûls Aitnon.
Flamboyant, flamboyer, flamme, flammèche, flam-
merole, v. flagrant.
Flan, mot d'origine germanique, cf. ail. flçtden, gâteau plat, et Yoy, flatter, A rapprocher des mots cités à Tafticle planche»
Flancy d'où flanquer, efflanqué (proprt qui n'a plus de flancs; préf. ex-), origine inconnue.
Flandrin, homme des Flandres, Flamand. ^
Flanelle, mot anglais d'origine celtique.
Flâner, d'où flânerie, flâneur, flanocher, origine inconnue.