Foire, v. férié
2* Foire, diarrhée, est le latin /orîa.
Fois est le latin vicem, tour. Tourner, c'est changer^ d'où le sens du dérivé vicissitude, 1. vicissitudinem. Vice versa est une expression latine qui signifie : le tour étant inter- Yorti. Le mot /ois exprime le «retour » d'un même fait; composés : autrefois, quelquefois, parfois.
— D'autre part, dans une évolution circulaire, les différentes sections du cercle se remplacent successivement au même point; de là l'idée de remplacement exprimée par
, vicaire, 1. vicarium, et les deux autres formes du même mot, viguier et voyer, et par le préfixe vi- ou vice- dans vidâmes proprt vice-seigneur, v. dôme^, et dans vice-président, etc. Sous l'influence du mot voie, « voyer )> a pris le sens que nous lui donnons dans agent-voyer, et le dérivé voirie a subi la même évolution, mais voyer a signifié lieutenant, et voirie lieatenance; viguier est une forme méridionale.
— Fois a été substitué à voies dans la vieille locution
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toutes voitf< = de toutes manières; de là toutefois. Comparez & rinverse, toujours employé au sens de en tout cas : toujours est-il que....
PoiBon, foisoimeinMiit, foi- Foliohbn,follohoimer,foUe,
■onner, v. fondre, v. fou.
Fol, folâtre, folâtrer, v.fou. Folio, foliole, folioter, v.
Foliacé, V. feuUU, feuille.
Follicule^ latin folliculam, petite enveloppe. La forme italienne filosello (pour foUicello) nous a donné notre mot filoselU, bourre de soie. Le latin folliculum est un diminutif de follem, qui a produit /oa, voy. ce mot.
— Sur folliculaire, \oy. feuille,
Fomentep, d'où fomentation» est tiré du verbe latin fomentare, qui signifie réchauffer.
Fonoer, foncier, v. fond.
Fonction, latin fanctionem, se rattacbe au verbe fungi, part, passé functum, qui signifie s*acqi|itter de. Dérivés : fonctionnaire; fonctionnel, et fonctionner, d'où fonctionnement. Le composé defuncturUy « qui a achevé de s'acquitter », nous a fourni défunt.
Fondt A côté du substantif mascuiitf fundum, il y avait en latin populaire une forme neutre, nominatif-accusatif *fundus. La première forme est devenue le français fond, la secqnde le français fonds, jadis fons (d'où tréfonds, proprt ce qui est au delà ou au-dessous du fonds, voy. trans-). On a partagé arbitrairement les acceptions entre ces deux orthographes et chacune d'elles a des dérivés particuliers.
— A fond se rattache fonder, qui est fundare, d'où fondateur, fondation, fondement, qui est fundamenturriy et fondamental. Au même fond se raltachent encore plafond, voy. place, et profond, lat. profundum, d'où profondeur, approfondir. Au figuré, fondé signifie « qui a une raison » ou « qui a un titre » pour agir : être fondé à réclamer, un fondé de pouvoirs.
— A fonds se rattachent foncier et le verbe foncer, dont les acceptions sont très variées : mettre un fond, pousser à fond (une couleur), charger à fond (sur quelqu'un), fournir des fonds. Composés faits sur fonds : enfoncer d'où enfoncenr, enfoncement, renfoncemei^t; défoncer d'où défoncement.
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— La présence d'une r et la signification particulière qu'on relève dans fondrière et dans effondrer (préf. ex-)y effondrement, s'expliquent par l'influence du yevbe fondre (voy. ce mot), qui avait jadis, entre autres sens, celui dé s'aiïaisser (Bossuet : Lorsque ce grand édifice que la colonne soutenait/ond sur elle) ; ces mots renferment l'idée d'un fond, d'un trou, résultant d'un affaissement.
Fondre est le latin fandère^ supin fasam, qui signifie Terser, répandre, d'où lés sens de mélanger, liquéfier, et les acceptions intransitives correspondantes; d'où aussi le sens de se précipiter sur. Refuser peut être ^r6/usar«, reverser.
— Dérivés : fonte, fondeur, fonderie ; fuser, se répandre en fondant, fusible, fusion, lat. fmionem^ d'où fusionner, et le doublet de fusion, foison, abondance, d'où foisonner, foisonnement. Pour ridée d'abondance dérivée de l'idée de verser, comparez la locution « à verse » ; la forme savante fusion a d'ailleurs elle-même ce sens quand elle est précédée du préfixe pro- avec sa valeur extensive, voy. ci-dessous.
— Gomppsés : confondre, mélanger, brouiller, troubler, formes savantes confus, confusion ; diffus, répandu de côté et d*aiitre, et diffusion; effusion (préf. ex-);, infus, versé dans ou sur, et infusion, infuser, infusoire (qui se développe dans les infusions); profusion et profus, idée d'abondance comme dans/oi'5on ci-dessus; refondre, d'où refonte; transfusion. Sur moriondre, voy. morve,
— A un ancien supin *faiam, au lieu de fasum, se rattachent : futile (d'où futilité), lat. fatilem, proprt qui répand, en parlant d'un vase (un esprit futile laisse échapper les choses importantes); réfuter, refatare, « renverser » un argument; dérivés : réfutation, irréfutable.
Fondrière, tonds, v. fond.
Fontaine est le latin yontana, dérivé ;ie fontem, vieux français font dont nous avons conservé le pluriel dans la locution « fonts baptismaux ». Dérivés : fontenier ou fontainier; fontanelle, jadis /on/eAie/Ze, petite ouverture du crâne des enfants.
Fontange^ ajustement mis à la mode par la duchesse de Fontanges, pxayitresse de Louis XIV.