‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 81 sur 169 · Fonte, V. fondre · texte numérisé non relu

Fonte, V. fondre

2* Fonte, ittdien fonda, poche, d'origine douteuse.

286 DiG^jrioriNAiRE étymologique ]Porffle

FontB, V. fontaine. Por-, préfixe, v,fors.

For^ substantif, du latin forum, place publique, lieu du marché, du tribunal; le for intérieur est le tribunal de la conscience. Un travail à forfait est à « marché fait » d'avance, à prix fait.

— Forme populaire : fnr (jadis/çjzr) ; on a dit : <* à nul /izr », à aucun marché, à aucun prix; « an fur du travail », au prix correspondant au travail fait, proportionnellement au travail; puis l'idée de prix s^fface, et il ne reste plus que ridée de proportionnalité, précisée par le mot mesure ajouté h fur : <c ail fur et à mesure ».

Forain, v, fors. Forceps, v. thermes.

Forban, v, ban. Forcer, u. fort.

Forçat, force, v. fort. ï'orolore, forclusion, o

Foroenô, V. /ors. cloa^.

F0P6P9 latin forare, cf. burin. Dérivés : forage ; foret, outil à forer. Composé perfor6r,^d'où perforation.

Forestier, forôt, V. fors. 2. Forfait, v. for.

Fortaire,! .Forfait, v.faire^.

Forfanterie a été expliqué par le même mot arabe que fanfaron.

Forge, forger, forgeron, v. fonnaliste, formalité, o.

fabrique. . forme.

Forligner, v. lin, Formariage, v. marL Formaliser, formalisme,

Forme est tiré du latin forma. Dérivés ; formule, forme d'expression, d'où formuler, formulaire; formel, exprimé « en forme », c'est-à-dire dans une forme précise; formalité, « règlement pour la forme » de certains actes publics; formalisme, d'où formaliste, attachement aux, formes; se formaliser, c'est proprt et anciennement se conformer à, prendre fait et cause pour, puis pour ou contre, puis seulement contre, d'où le sens actuel ; fromage, jadis/ormagfc, fait dans une forme ; former, lat. formare, (J^où : format, substantif participial à désinence calquée sur le latin, formateur et formatrice ; formation.

— Composé français de forme : plate-forme. Composés latins : les adjectifs informe, conforme, d'où conformité, conformiste ; difforme, d'où difformité, voy . dis^ ; uniforme.

Port] DU FRANÇAIS. .287

multiforme. Sur iodofofme, qui n'a aucun rapport avee/orma, voy. fourmi.

— Composés du verbe : conformer, d*où conformation, conformatenr; déformer, d'où déformation; informer, proprt mettre en forme, mettre dans les conditiuas voulues puur savoir, dérivé information; réformer (d'où réforme, réformation, réformateur, réformabie), ramener à une meilleure l'orme, et reformer, formt^r de nouveau; transformer, d'où transformation, transformisme. Performance se rattache à fournir.

s — Un synonyme grec sans doute apparenté' à forma est morphê, mais il y a un autre mot grec de même sens, eidos (v. idée). Ce» dernier fournit Télément -ide des mots tels que : typhoïde; en forme de typhus, anthropoïde, qui a la l'orme de rhomme, etc.; idylle, grec eiduHion (proprt petite forme, petit genre), en est le diminutif; on le trouve également dans kaléidoscope, proprt instrument pour regarder de belles formes (voy. caiiigraplie et épice '). — Quant à morphê, on le trouve dans : morphologie, étude des formes; anthropomorphisme, attribution à la divinité de la forme humaine ; polymorphe, équivalent de, mu/^i/orme ; amorphe, équivalent d'informe ; métamorphose, équivalent de transformation^ etc. Formidable» idXm formidabitemy de formidare, redouter.

Fonnique, formol, u. foar^ Formulaire, formuler, for-

mi. , mule^ V. forme.

Fops* L'adverbe latin /orû est devenu /or8, et le composé *defori$ : dehors, d'où on a tiré hors qui s'est substitué à fors. Dérivés ; forain, proprt venu du dehors, étranger au pays; forêt (d'où forestier), proprt bois hors des murs. Il est difficile d'admettre une étymologie récente qui, d'après le sens primitif de « chasse réservée», ^attache /oreZ k forum [v.for). Composés : hormis, en mettant en dehors, en exceptant ; forsené, mal écrit forcené, hors du sens (cf. sentir) ; forfaire et forfait 1 {v. faire^); forban, v. ban; fourbu, V. bo^re; fourvoyer, v. voie; etc. Sur le préfixe /or- devenu f'aa-, xoy. faillir/^. Dans un certain nombre de mots, /or- parait s'être substitué à un préfixe d'origine germanique /er-, allemand moderne ver.

Fort, adjectif, est l'adjectif latin /or/em. La forme italienne forte est un terme musical. Dérivé : force, d'où forcer. Composés: contrefort, forte maçonnerie d'appui; le vieux

CLAdAT. — DICT. iTYM. FRANC. 20

888 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Fouet

verbe conforter, soutenir, d'où réconforter; fortifier, d'où fortification. Le substantif verbal de conforter, confort, a reçu en Angleterre un sens spécial' avec lequel nous l'avons repris, ainsi que confortable. Composés de forcer : s'efforcer (préf. ete-), déployer sa force, d'où effort; renforcer, d'où renfort, renforcement. La locution toute latine a fortiori signifie proprt (c en partant de plus fort », et annonce une conséquence justifiée par l'axiome : qui peut le plus peut le moins. Forçat, d'origine italienne, équivaut à « forcé ».■

Dérivés de fort employé substantivement : fortin, forte* resse.

fortuit, V. le suivant.

Fortune, du latin fortuna (dérivé du substantif fortem, basard, auquel se rattache aussi fortuit, \. fortuitum), sort bon ou mauvais, sort heureux, richesse. Dérivés ou composés : infortune, fortuné, infortuné.

Fosse, d'où fossette, fossé, fossoyeur, est le latin fossa, substantif participial du verbe fodere, supi^ fossam, qui signifie creuser, et qui a produit le vieux verbe /ouïr, composés : enfouir, d'où enfouissement, enfouisseur; serfouir, d'où serfouette, proprt creuser autour (le préf. ser- est circam-, \oy. cirque). Au 'même supia fossum se rattache l'adjectif /ossi/em, fossile, « trouvé en creusant ».

— Un nouveau verbe enté sur le premier, *fodienlare, est devenu fouiller et, avec un préfixe d'harmonie imitative, farfouiller. Autre composé : affouiller (creuser vers), d'où affouillement. Substantif verbal affouiller, fouille; dérivés: fouilleur; fouillis, proprt action de fouiller et résultat de cette action, masse confuse d'objets.

^ F0U9 fol, d'où follet, folichon, folie, est le latin follem qui signifie proprt sac gonflé (cf. follicule}, d'où Tidée de « tête sans cervelle ». Sur fol est formé affoler, d'où affolement et raffoler (proprt être affolé). Fou est arrivé à marquer la quantité dans les expressions telles que « il y a un monde fou », c'est-à-dire en quantité folle, extravagante.

Fouace, fouage,^ v. feu. Foualller, v. fouet»

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