‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 86 sur 169 · V. heaume, douteuse · texte numérisé non relu

V. heaume, douteuse

Hallucination^ halluciné, latin hallacinationem^ haltucinatum.

Halo, du grec halâs^ disque. t^

Halte, allemand hait.

Haltère, v. saillir.

Hamac vient de la langue des Caraïbes.

Hameau, origine germanique; cf. angl. home, demeure, ail. heim^ chez soi.

Hameçon, dérivé du latin hamam, même sens.

Hampe, origine douteuse.

Hanap, origine germanique, cf. ail. napf. Hanche, d'où déhancher, origine germanique.

Hangar, origine inconnue.

. Hanneton se rattache à l'allemand hahn, coq (cf. chenapan), qui a aussi dans certaines régions le sens de hanneton.

Hanter, d'où hantise, origine douteuse.

Happer, d'où happe, origine germanique,- cf. hollandais

happen, mordre, saisir.

Haquenée, mot d'origine inconnue, passé du»français en

anglais sous la forme hackney.

Haquet, origine inconnue.

Harangue, d'où haranguer, sans doute d'origine gei^anique et apparenté à rang (de hring, assemblée, cf. homélie).

Haras, origine douteuse. Harceler, v, herser.

Harasser, origine douteuse-

Hardes, origine germanique possible.

Hast] DU FRANÇAIS. 329

Hapdiy d'où hardiesse, enhardir, origine germanique, cf. allemand hart.

Harem, mot arabe dont le sens propre est « chose défendue ».

Hareng, d'où harengère, origine ^germanique, cf. ail. hàring.

Hargneux se rattache au vieux français hargner (manifester de la mauvaise humeur), d'origine inconnue.

Haricot de mouton, ragoût, mot d'origine inconnue. La ce fève de haricot », aujoiird'hui haricot, s'appelait ainsi, a-t-oii dit, parce qu'pn l'employait dans le haricot de mouton ; mais on a proposé aussi, pour le nom du légume, une étymologie mexicaine.

HarideUe, origine inconnue.

Harmonie, du grec harmonia^ qui signifie proprt ajustement, et qui est apparenté au latin armarè, équiper (v. armer). Dérivés : harmonique, harmonieux, harmoniser, harmonium, harmonica (forme féminine latine de l'adjectif harmonique). Compose : harmoniflûte.

Harnais, origine inconnue (le mot allemand et le mot anglais correspondants viennent du français). Dérivé : harnacher, d'où harnachement.

Haro, sorte d'onomatopée.

Harpe, d'où harpenr, harpiste, mot germanique, cf. ail. harfe. Un arpège, — le mot nous vient d'Italie, — est un , égrènement des notes d'un accord, tel que peut l'émettre la harpe.

Harpie, grec harpuia (cf. la famille latine de rapt) ; notre mot harpon, d'où harponner, parait se rattacher à la même racine, et aussi le vieux mot /larpai/Zeiir, tireur de sables aurifères, transformé en orpailleur sous l'influence du mot or.

Hart, lien, corde, cheville, est encore inexpliqué. Dérivé : ardillon, jadis écrit hardillon.

Hasard, d'abord jeu de dés, mot d'origine orientale; dérivés : hasardeux, hasarder.

Hase, mot germanique; en allemand, hase signiûe lièvre.

Hast (armes à' hast) et haste, pique, et barre allongée de certaines lettres, du latin hasta. Le vieux mot français astelle, diminutif de hasta, signiQait bâton, éclat de bois; il a produit astelier, aujourd'hui atelier, qui a d'abord désigné un- chantier de charpentiers.

330 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Heodéca-

Hâte, d'où hâter, hâtif, origine germanique. Hauban» origine germanique.

Haubert, v. héberger. Haut» hautain, liautbois,

Hausse, haussement, haus- hauteur, haut-le-cœur, v. aHf BeTyV. aliment^. ment^,

HAve, origine inconnue.

Havpe, origine germanique, of. allemand hafen,

Ha-vresao, v. sae.

Heaume, d'une racine germanique à laquelle se rattache l'espagnol almetey que nous ayons déformé en armet; le nîot hallebarde, d'où hallebardier, vient d'un mot arabe qui a été transformé, par étymologie populaire, en un mot allemand ayant le sens de « hache d^ heaume ».

Hebdomadaire, v. sept.

Héberger se rattache . à un substantif germanique qui signifie « protection de l'arméje, tente» (le hanbert est proprila protection du cou, ail. halSy cou); le substantif nous est arrivé lui-môme sous une double forme : héberge, aujourd'hui inusité, et auberge, d'où aubergiste, qui nous vient du provençal.

Hébétep, latin hebetare, signifie proprt émousser.

Hébreu, hébraïque, hébraisant, se rattachent au grec kebraioriy hébreu. '

Hécatombe, v. èent. Heoto«, v. cent.

Hectare, v. cent et aire, >

Hégéiponie, grec hêgemonîa.

Hégire, mot arabe qui signifie fuite.

Hélas, V. las,

Héler, anglais hail.

Hélice, ligne et appareil en forme de vis, latin helicem, d'origine grecque, cf. voûte **.

Hélio- (Mots commençant par), v. soleil.

Helminthe, grec helmintha,

Héma- (Mots commençant Hémo- (Mots commençant

par), V. sang, y par), v. sang.

Hémérocalle, v. jour. Hendéca- (Mots commen-

Hémi- (Mots commençant çant par), v, un.

par), V. sémi-.

Hernie] . du français. 331

Henné, teinture jaune rougeâtre, de Farabe hinna, nom de Tarbuste dont les feuilles pulvérisées servent à teindre.

Hennin, coiffure de femme au moyen âge, origine inconnue.

Hennir, d'où hennissement^ est lat. hinnirey onomatopée.

Hépatique, hépatite, v. Hepta- (Mots commençant

figue. P^)» V* 9ept.

Héraut, origine germanique; sur héraut on a fait héraldique, le héraut étant chargé de veiller aux armoiries.

Herbe est le latin herba. Dérivés : herbu, herbeux, herbier, herbage^ herbacé. Composés : herbivore, qui ëb nourrit d'herbe, voy. dévorer; les noms propres Malherbe, mauvaise herbe, et Halesherbes, mauvaises herbes. Sur herboriser, herborisation, herboriste, herboristerie, "voy. arbre. — Le mot grec ayant le sens de « herbe »> est botanêy d'où botanique, botaniste.

Hère, mot d'origine douteuse, qui ne s'eniploie plus que dans, la locution « pauvre hère ». Est-ce l'allemand herr^ seigneur? Comparez : triste sire.

Héréditaire, hérédité, v. hoir,

Hérésie se rattache au grec hairesin, proprt choix (verbe hairein^ prendre et choisir), c'est le fait de choisir dans le dogme. Dérivés : hérétique; hérésiarque, proprt chef d'hérésie, voy. arch-y archi-. Même racine dans aphérèse (préf. ap(y-)y proprt enlèvement, et dans diérèse etsynérèse, formés avec deux préfixes de sens opposés, dia- marquant séparation et syn- réunion.

Hérisser, hérisson, dérivés du latin ericiam, hérisson, cf. hyène. Autre forme, avec un autre suffixe : oursin, hérisson de mer.

Héritage, héritier, hériter, v. hoir.

Hermaphrodite, proprt fils d'Hermès (Mercure) et d'Aphrodite (Vénus), personnage mythologique ayant les deux sexes.

Hermétique. Une fermeture hermétique est proprt la fermeture pratiquée par les alchimistes, disciples d'Hermès Trismégiste.

Hermine est le latin armenia, arménienne; l'hermine est la martre d'Arménie,

HerniOi latin hernia*

332 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [HiatUS

Héroïne, héroïque, héroïsme, v, héros.

Héron ou aigron (d'où aigrette), mot d'origine germanique; le héron blanc porte sur la tête un faisceau de plumes.

HéPOSf grec hêrôi< V\x aspirée de héros (muette dans le féminin héroïne et dans héroïsme, héroïque) s'explique sans doute par l'influence dû mot héraut, bien que les deux mots n'aient aucun rapport d'origine ni de sens.

Herpès^ v. ramper.

Herse, d'où herser et, au figuré, harceler, est le latin hirpicem.

Hésitation, hésiter, o. adhérer, - Hétaïre» grec hetaira, amie.'

Hétéro- (Mots commençant Hêtre, u./ouet.

par), V. autre *",

Heur, vieux mot français, d'où dérivent heureux, bonheur, malheur (mauvais heur), et qui est le doublet populaire d'augure [v. oiseau). Bonheur ^ c'est proprt : « bon augure », sort favorable. Heur avait pris à lui tout seul l'acception de « sort favorable », ce qui explique heureux, au lieu de « bonheureux », en face de malheureux; on a créé bienheureux, pour la symétrie, ei^i préposant à heureux l'adverbe bien, tandis que mal est adjectif dans malheur et son dérivé malheureux. L'/i de tous ces mots vient d'un rapprochement factice avec le mot heure.

Heure est le latin hora, d*où horaire. A l'article ce pronom 3, nous avons expliqué la formation des adverbes or et lors. On a cet or ou ore, ores, dans encore, dont la première partie est d'origine douteuse ; dans désormais (v. mais); dans d'ores et déjà; dans dorénavant, » d'or en avant », de maintenant dans l'avenir; et dans alors, lorsque. Le latin hora vient lui-même du grec hôra, qui a formé hôrologion, horloge (qui dit l'heure, voy. logique^) ; cf. chronomètre au mot chronique.

Heureux, v. heur.

Heurter, d'où heurt, heurtoir, origine douteuse.

Hexagone, hexamètre, v, six, ^ '

Hiatus, proprt bâillement, la bouche restant ouverte entre plusieurs voyelles consécutives. Ce mot tout laL.i se

Histoire] DU français. 333

rattache au verbe hiare, hèiWler, d'où dehiscentem, déhiscent, qui commence à^ s'ouvrir, qui s'entr'ouvre.

Hiberner, v. hioer. Hic, v. ce pronom ^,

Hibou, origine inconnue. Hidalgo, v. fils et autre s.

Hideux, d'où hidenr, est sans doute le latin ^to/)idosum.

Hie, origine germanique. ,

Hîèble est le latin ebalum, a été écrit avec une h pour empêcher qu'on ne put lire « jèble », cf. huile.

Hier, d'où avant-hier, est le latin heri.

Hiératique, proprt qui concerne les choses sacrées, se rattache au grec hieron^ sacré, dont nous avons plusieurs composés : hiéroglyphe, proprt caractère sacré (grec gluphê, gravure, à rapprocher de jflyptique, art du graveur, et de triglyphe, à trois rainures); hiérophante, v. fantaisie^; hiérarchie (v. arch-, archi')^ proprt commandement des choses ou personnes sacrées, d'où classement par ordre d'importance des chœurs célestes, puis des situations sociales, dérivé : hiérarchique.

Hilare, hilarité, exhilarant* se rattachent au grec hUarorif latin hilarem»

Hile, V. annihiler.

Hippique se rattache au grec hippon (v. cheval), dont nous avons plusieurs composés : hippocampe, proprt poissoncheval; hippodrome, terrain pour les courses de chevaux (voy. dromadaire); hippogriffe, proprt griffon-cheval, mot fabriqué par l'Arioste; boucherie hippophagique, v, an^liropophage ; hvppo]potgLm9, V. fleuve.

Hirondelle, pour arondelle, du lat. hirundinem, devenu en vieux français aronde. Le mot chélidoine se rattache à la forme grecque khelidona et signifie proprt « d'hirondelle » ; c'est le nom d'une fleur et d'une pierre, on croyait que l'hirondelle avait la pierre dans l'estomac et se servait de la plante pour guérir ses petits aveugles.

Hirsute, latin hirsutum.

Hisser, origine Scandinave, cf. ail. hissen.

Histoire nous vient du grec historia (examen des témoignages) par le latin. Dérivés : historique, historiette, historien; historier, d'abord raconter en détail, puis agrémenter de détails. Historiographe (v. graphie^) ne signifie rien de plus qu'historien, mais on a attaché à ce mot une idée de charge ofûeielle.

334 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Homme

Histologie, v. ester*.

Histrion, latin histrionem.

Hiver est le latin hibernam ; se rattache au latin hiemem, hiver, dont on trouve la forme sanskrite dans Hima-laya^ proprt séjour des neiges. Hiver est étymologiquement un adjectif (cf. jour) ; devenu substantif, il a été remplacé comme adjectif par hivernal. Autre dérivé : hiverner, d'où hivernage ; on a aussi la forme savante hiberner.

Hobereau» mot d'origine germanique, dont le sens propre est : petit faucon.

HoehePy secouer, — notamment dans la locution « hocher la tête » et dans le composé hochequeae, ^— origine douteuse. On trouve aussi en vieux français haasse-qaeue ; Tune de ces formes peut être une altération ie l'autre. Dérivé : hochet, jouet qu'on secoue. Voy. hoquet.

Hoir, dérivé hoirie, latin classique hejredem^ d'où les mots savants hérédité, héréditaire. Le substantif héritier est le doublet de l'adjectif héréditaire. Le verbe *hereditare est devenu hériter, d'où héritage, déshériter; mot de formation française : déshérence.

Holocauste, u. brûler et olographe, .

Homard, origine germanique, cf. ail. hummer,

HoxHbre^ v, homme.

Homélie, grec homiliay proprt réunion (voy. homéo-).' Comparez conférence (à la fois réunion et discours familier), harangue, aussi le grec agforcaeifi, discourir.

HoméO", homO', viennent du^rec homon et de son dérivé homoion, qui signifient « semblable », et qui sont de la même famille que semblable (v, sempiternel). Gomme i^onr semblable ^ l'idée première est celle de « ensemble » (d'où homélie, d'abord réunion).

Homéopathie, v» pâtir. Homicide, hommage, y. le

suivant.

Homme est le latin hominem, dont le cas sujet homo est devenu on, ce qui explique l'article que l'on place souvent devant ce mot : on et Von s'emploient encore exclusivement comme sujet. Dérivé : hommage, proprt acte par lequel on se déclare Tbomme de quelqu'un. Composés : sorhomme; homicide, v. césure. La forme espagnole du mot homme

Horizon] DU FRANÇAIS. 335

est hombre,* nom d*un jeu. Notre adjectif humain, 1. humnnurriy d'où humanité et humanitaire, inhumain, surhumain, humaniser, humaniste, se rattache à une forme latine archaïque de homo, avec u au lieu de o, et cette forme est apparentée h humus (v. terré); l'homme est proprt le terrestre, par opposition aux dieux célestes. Pour d'autres racines exprimant l'idée d'homme, voy. viril; androgyne^ anthropologie.

Homogène, homogénéité, Homonyme, v. nom.

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