‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 87 sur 169 · V. génital^. Hoxâpphone, bomophonie · texte numérisé non relu

V. génital^. Hoxâpphone, bomophonie

Homologue, homologuer, v, phonétique.

u. logique^.

Hongre (cheTal), d'où hongrer, cheval ti^aite & la hongroise.

Honnête, honnêteté, ▼. le suivant.

Honneur, d'où déshonneur, est le latin honorent, dont le sens primitif parait avoir été charge. Dérivés : honoraire, qui a l'honneur (sans la fonction, dérivé : honOrariat), et rétribution pour une fonction particulièrement honorable; honorer, 1. honorare, d'où honorable, honorabilité, déshonorer; honorifique, t;. faire"^; honnête, 1. honestum, qui a le sentiment de l'honneur-probité, ou simplement des convenances, d'où honnêteté, malhonnête, et malhonnêteté déshonnête restreint sa signification à un certain ordre de convenances.

Honnir, origine germanique, cf. ail. hôhnen. D'un dérivé germanique : honte, d'où honteux et éhonté (qui ' n'a plus de honte).

Honorabilité, honorable. Honte, honteux, v. honnir.

bonoraire, honorariat, hono* Hôpital, v. hôte.

rex, hoiiorifique, v, honneuir, ^

Hoquet parait être une onomatopée, pourrait être rattaché à hocher.

Hoqueton, v. coton. Horaire, v. heure.

Horde, mot tartare, qui signifie proprt camp.

Horion, origine inconnue.

Horizon, grec horizon, accusatif horizonta (d'où horizon* tal)» S6 rattache au verbe 'i^orizem, borner, comme aphorisme (préfixe apo-), proprt définition, maxime.

CI«éOAT. — DICT. ÉTYM. FRaMÇ. ^3

336 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [HÔtC

Horloge, horloger, horlO' Hormis, o. /ors.

gerle, v. heure. , Horoscope, v. é^ee *•

HoppeuPy latin horrorem, et horrible se rattachent au verbe latin horrere, être hérissé. Composés : abhorrer, s'éloigner avec horreur; horrifiqùe, v. faire"^; horripilant, proprt qui hérisse le poil ; ordure est le latin horridam + suffixe urcy d'où ordurier, saleté repoussante.

Hors, V. fort. Hortensia, v. acacia.

Horticulteur, horticulture (sur le second élément, voy. œlon), sont formés avec le latin hortum (cf. coar), qui cor- . respond étymologiquement à Tallemand garteriy angl. garden, et par conséquent aussi, à notre mot jardin, d'où jardinet, jardiner, jardinier et jardinage. Dérivé de hortum : ortolan, lat. hortalanurriy proprt jardinier, oiseau des jardins; le mot est emprunté au provençal.

Hospice, hospitalier, hospitaliser, hospitalité, v. hôte.

Hostie, latin hostia, victime.

Hostile, 1. hostilem, et hostilité se rattachent au mot latin hostem, ennemi, qui était devenu en vieux français ost, primitivement armée ennemie, puis armée. Le premier sens de hostem a été « étranger », et le mot hospUem^ devenu hôte, signifie proprt maître de l'étranger, le second élément du mot étant apparenté à potentem, voy. pouvoir .

Hôte est le latin hospiiem (v. Farticle précédent), et signifie en même temps celui qui reçoit et celui qui est reçu, il désigne les deux personnes unies par les liens de Thospitalité; le féminin hôtesse n'a que la première signification. Les dérivés hospice, 1. hospitium, hôpital, hôtel, les deux derniers remontant à la même forme latine, hospitalem, signifient proprt lieu où on reçoit des étrangers ; mais hospice s'est spécialisé dans le sens de maison où Ton reçoit à demeure des infirmes, des vieillards, hôpital dans le sens de maison où l'on traite les malades; hôtel a le sens d'hôpital dans hôtel-dieu, celui de grande maison (où l'on peut recevoir), dans « hôtel particulier, hôtel de ville », celui aussi de maison garnie où l'on peut loger en payant, et dans ce dernier sens on a le dérivé hôtelier, qui a produit hôtellerie. L'adjectif hospitalier se rapporte sôit à l'idée exprimée par hospitalité (accueil hospitalier), soi\ à l'idée exprimée par hôpital et hospice (services hospitaliers); dans le premier

Huîle] pu FRANÇAIS. 337

sens, on a le composé inhospitalier, dans le second un autre dérivé, te verbe hospitaliser.

Hotte, origine germanique.

Houblon, d'où houblonnière, origine germanique.

Houe, d'où hoyau, origine germanique, cf. ail. haue.

Houille, d'où hoailler, adj., et houillàre, subst., mot wallon d'origine inconnue.

Houle, d'où houleux, cri' Houlette, origine inconnue,

gine douteuse.

Houppe, d'où houppette, et huppe dans ses deux sens, oiseau et touffe, paraissent i>ien se rattacher au latin upupa (cri de l'oiseau noté opopoi par Aristophane). Cf. dupe.

Houppelande, origine ineojinue.

Hourdep, fortifier, origine germanique, cf. allemand hûrdey claie.

Houri, mot ture d'origine arabe,

Hourvari, origine inconnue.

Houseau, sorte de guêtre, diminutif du vieux mot heuse, botte (ail. mod. hose)^ qu'on retrouve dans. le nom historique Robert Courte- heuse.

Houspiller, v. le suivant.

Housse, qui. a eu le sens de manteau, parait être d'orir gine arabe. Composé : houspiller, jadis houssepeigner, proprt peigner la housse, battre.

Houx, d'où houssine (d'abord verge de houx), mot d'ori- ^ne germanique, cf. allemand hvdst.

Hoyau, v, houe. Hublot, origine douteuse.

Huebe, mot d'origine douteuse, peut-être apparenté à |,*allemand hûien, garder.

Hucher, appeler, v. c«, pronom >.

Huer (d'où huée, chat-huant, cf. chouan), parait être une onomatopée.

Huguenot, déformation de l'allemand eidgenossen, « confédérés », modelé peut-être sur le nom de quelque réformé qui s'appelait Huguenot, le petit Hugon.

Huile. Le latin avait les deux formes olea et oliva, qui désignaient l'une dt l'autre Tarbre et le fruit. A la seconde

338 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [tllUlIlU

•e rattache olive, d^où olivier, oliirâtre (sur le suffixe, ▼. acariâtre); la première est devenue huile et a produit le dérivé savant oléagineux. Huile a d'abord été aile, on a ajouté Vh arbitrairement pour empêcher la lecture « vile », alors que Va et le v s'écrivaient de même. Dérivés : huileux, huilier; huiler, d'où huilage; œillette, espèce de pavot dont on tire de l'huile. Le pétrole, bas latin petroleum, est proprt de rhuîle de rocher, voy. pierre. Sur ailloli, voy. ail ; sur linoléum^ voy. lin.

Huis est le latin ostium, porte; dérivé : huissier, proprt préposé à la porte. L'h s'explique comme dans huile.

Huit est le latin octo (grec oktô, ail. acht, angl. eight)\ Vh s'explique comme dans huile. Dérivés : huitain, huitaine, huitiôme. Dérivés savants : octave, 1. octavum, proprt huitième; le vieux mot octante, 1. octoginla, huit dizaines; OCtidi, v.Jonr; octogone, à huit côtés, u. décagone; octobre, 1. octobrem, le huitième mois de Tannée romaine primitive; octogénaire, l. octogenariam (dérivé d'octoginta), âgé de huit dizaines d'années. In-octavo, expression toute latine, format où la feuille est pliée en hait.

Huître est le latin o«<rca, d'où ostréiculture. Vh s'explique comme dans huile, Ostrea est fipparenté à os (voy. ce mot), et il a la même racine que le grec osirakon, coquille ou tesson avec quoi ou votait, d'où ostracisme, vote de bannissement.

Hulotte parait se rattacher h l'allemand eule, chpuette.

Huiiaain, humaniser, liu- Humble, o. Urre,

mantsme, humaniste, huma- Humecter, w. hameur.

nitaire, humanité, v. homiM.

Humer» onomatopée.

Humérus, mot tout latin qui signifie épaule, os du bras ; ,à la forme grecque du mot se rattache omoplate, grec omoplate, proprt épaule plate.

Humeur, du latin hamorem, qui se rattache au verbe humere (être humide), comme humide, l. humidum, d'où humidité; humecter, 1. humectare. Le mot humeur nous est revenu d'Angleterre .sous la forme humour, avec un sens spécial; dérivé humoriste, d'où humoristique.

Humiliation, humilier, hu- Humoriste, humoristiqn»,

miUté, V. terre. humour, ». hameur.

Humus, V. tm'r€.

Hyène] DU fbançais. 339

Hune, mot sans doute Scandinave.

Happe, huppé, v. houppe.

Hure, d'où haron, sauvage, et ahuri (dont la tète se hérisse), origine inconnue.

Hurlep est le latin nlulare; respiration semble s'être introduite par harmonie imitative; dérivés : hurlement, hurleur.

Burlnberla, origine don- Horon, v. hure,

teusé.

Hurrahy mot anglais.

Hussard, mot d'origine hongroise, qui parait se rattacher, par le serbe et le bas grec, au latin *cursarium, corsaire.

Hutin, opiniÀtre, surnom d'un roi de France, origine douteuse.

Hutte, aU. hutte.

Hybride, « de deux espèces différentes », latin hy brida» d'origine grecque.

Hydr-, hydrO't Les mots commençant par hydr- ou hydro- se rattachent au mot grec hudôr, eau, qu'on trouve aussi dans anhydre, sans e&u, et dans clepsydre, horloge à eau. L'hydre e^t un petit animal aquatique. L'hydropisie est une accumulation de liquide, Thydrate est une combinaison avec l'eau. Le grec hudôr est apparenté au latin unda,v. onde.

Hydraulique, formé avec le mot grec aalon, tuyau, comporte ridée d'une circulation d'eau « dans des tuyaux ;> ; mais riâée de tuyau disparaît dans plus d'un emploi : chaux hydraulique^ qui durcit dans l'eau.

Hydrocéphale, atteint d'hydropisie de la tôte, voy. cap*.

Hydrof ^e, proprt qui engendre l'eau, voy. génital *.

Hydrographie, d'où hydrographe (v, graphie^) y, étude des eaux; l'hydrologie (u. logique^) s'occupe spécialement des eaux minérales.

Hydromel, produit de la fermentation du miel dans Veau.

Hydrophobe, qui a l'horreur de l'eau; le composant -phobe, d'où -phobie, se rattache au grec phobon^ crainte.

Hydropiqud, hydropisie, Hydrostatique, u. estera,

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