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AUX quelques mots en -logie signalés dans les para

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384 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Log:ique

graphes précédents, il faut, ajouter phraséologie, manière de dire ou de construire les phrases, tautologie, redite « des mêmes choses » (en grec ta aata, cf. auto-); trilogie, tétralogie, groupe de trois œuvres, de quatre.

— Mais le plus grand nombre des mots français en -logie désignent des sciences. En général, c'est la première partie du mot qui indique l'objet de la science, le second signifiant (( étude raisonnée de » ; il en est différemment dans philologie où, à l'inverse, la première partie du mot signifie étude de prédilection (proprt amour) et la seconde indique l'objet de l'étude, qui est le langage.

— Aux mots en -logie désignant des sciences, correspondent ordinairement des mots en -logue^ parfois en -logisie] désignant le savant qui se livre à l'étude spécifiée, et des adjectifs en -logique. L'anthropologie est l'étude de l'homme, l'archéologie e^t l'étude des choses primitives (v. archaïque); l'astrologie est l'étude des astres, — la défaveur qui sattache à ce mot, étymologiquement synonyme d'astronomie, tient uniquement h ce que, au temps où l'astronomie portait ce nom, elle était « judiciaire », c'est-à-dire qu'elle comportait le jugement de l'avenir; Tethnologie est l'étude des races ; la géologie est l'étude de la terre, v. terre ; la graphologie est l'étiide de l'écriture, v. graphie ; l'ontologie (v. ce mot) est l'étude dé l'être en soi ; la paléontologie est l'étude des êtres anciens; la physiologie est proprt l'étude de la nature, v. physique; la psychologie est l'étude de l'âme; la théologie est l'étude de la divinité, celui qui se livre à cette étude est appelé théologien et non v théologiste » ni <( théologue », signalons aussi l'adjectif théologal (à côté de théologique) , ' qui a un emploi substantif; la zoologie étudie les animaux, la biologie étudie la vie, etc. Dans terminologie, -logie exprime une idée, non pas d'étude, mais de simple énumération, d'ensemble de termes (techniques).

5. Graphie (voy. ce mot) signifie description, d'où science, de telle sorte que ethnologie ei ethnographie sont à peu près synonymes. Bien que le sens propre de graphie convienne particulièrement à la géographie, qui, à l'origine, était surtout une (c description », la différence entre géographie et géologie tient surtout à ce que la terre est considérée sous deux aspects différents dans l'tin et l'autre mot; on envisage d'une part la profondeur et de l'autre la surface*

tombe] DU FRANÇAIS. 385

Logis, V. loge. Logogriphe, logomachie, v.

logique 2.

Loi est le latin legem^ génitif legis ; dérivé : loyal, legalem (idée de fidélité à la loi qu'on a acceptée), d*où loyauté, déloyal, déloyauté, loyalisme; dérivés ^savants : légal, illégal, légalité, illégalité, légaliser; légitime, legitimum, légitimiste, lég|itimité, légitimer; légiste; légiférer, législateur, législation, législature (pour ces derniers, v. offrir^). Un privilège, privilegium, est une loi privée; un collège, collegium, est proprt une association (préfixe com-) régie par une Toi, par un règlement, dérivés : collégien, collégiale; des collègues (1. collega) font partie de la même corporation.

-^ Sjir le mot legem, qui avait aussi le sens de convention, condition, les Latins avaient formé un nouveau verbe, legare, d'où, notre léguer. La signification primitive est : confier une chose à quelqu'un, ou bien charger quelqu'un d'une chose, dans des conditions déterminées^ d'où disposer de, envoyer en mission, etc. A la l"*® acception se rattachent léguer, déléguer (un pouvoir), légataire (mais non pas legs, qui, en dépit de l'orthographe atctuelle, vient de laisser). A la 2« acception se rattachent déléguer (quelqu'un), légat (délégué du pape), légation (résidence d'un ministre plénipotentiaire). Délégation a les deux sens. Reléguer, c'est proprt envoyer en arrière, d'où les acceptions actuelles de ce verbe et de relégation. Alléguer, proprt adresser un argument à quelqu'un, invoquer une raison ; dérivé : allégation.

Ijoin, lointain, v. long.

Loir est le latin glirem.

Loisip9 ancien infinitif, qui a produit loisible comme faillir a produit /ai^ii6/e, est le latin licere, être permis; licite (d'où illicite) est tiré du participe passé. A licere se rattache aussi licence, licentia, qui signifie proprt permission, d'où : permission d'enseigner (dérivé dans ce sens : licencié), excès de liberté (dérivé dans ce sens : licencieux); licencier, d'où licenciement, c'est rendre la liberté. Le verbe latin iicere avait aussi le sens de « être offert à l'acheteur, se vendre aux enchères », d'où les termes juridiques liciter, licitari, et licitation, action de mettre aux enchères un bien indivis.

Lombe (d'où lombaire), peut-être longe de veau, qui

386 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [LoiUUIge

serait Hambea, et lombago, mot tout latin, se rattachent au latin lamhunif rein. Longe a été aussi rattaché à long.

LombriCf latin lambricam.

Long est le latin longam (ail. long, angl. long). Dérivés : longuet; longer; longe, au sens de lanière; longneor et longitude, hngitudinem, ce dernier ayant pris un sens spécial que n'a pas le dérivé longitudinal. Loin, d'où lointain, éloigner, éloiguement, est la forme adverbiale de longnm, longe. Composés : oblong, oblongam, proprt long au devant, allongé; barlong, d'une longueur irréguliëre, voy. bis 2; allonger, allongement et rallonge; prolonger, d'où prolonge, prolongement, prolongation; longtemps; longévité (long âge), mot formé avec «vam dont œtatem {v. âge) est un dérivé; sur longanimité, voy. âme. Selon signifie proprt : sous le long de, voy. sou- 2.

— Au mot grec dolikhon, apparenté au latin longum, se rattache dolichocéphale, voy. eap^. Cf. macrocéphale.

Longe, v. lombe et long, •

Looch, origine arabe. ^

Lopin, origine inconnue. Xioque, d'où loqueteux, ori-

Iioquaoe, loquacité, v. locu- gine dçuteuse. tion.

Loquet» d'où loqueteau, origine germanique, cf. anglais lock.

Lorgner, d'où lorgnon, lorgnette, origine înconnne.

Loriot, V. or 2. Losange, origine douteuse.

Lors, lorsque, o. heure,

Lot, mot d'origine germanique, cf. anglais lot. Dérivés : lotir, d'où lotissement; loterie, emprunté à lltalien. Loto est la forme italienne de loty le mot s'est spécialisé pour désigner un jeu de hasard particulier.

Lotion, V. laver. Lotte, origine inconnoe.

Lotir, loto, 0. lot»

Lotus, mot tout latin, emprunté du grec lôiost d'origine sémitique; mélilot, espèce de lotus h odeur de miel, grec meliloton.

Louable, t). {oiMr S. Louange, louangeur, v*

Louage, u» lieu, louer 2.

Louvoyer] du français. 387

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