‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 17 sur 62 · ORD · texte numérisé non relu

ORD

de lui couper ignominieusement les éperons, s’il n’était pas fidèle aux sermens -qu 1 venait de faire (1). ,

— La chevalerie était, dans le tréizième siècle , la plus grande dignité où un homme de guerre pût aspirer; on l’appelait le temple d'honneur. On n'y arrivait ordinairement que par degrés , et après de longues épreuves. Pour être admis , il fallait qu'on fùt noble de père et de mère, en comptant au moins trois générations , et que l’on eût vingt et un ans. Les souverains , les hommes d'un mérite supérieur et les favoris des princes, étaient quelquefois dispensés de l'obligation d’être fils d’un arrièrepetit-fils de noble. Mais on ne voit pas que, malgré les plus grands services, un bon roturier soit jamais entré dans la chevalerie.

Après plusieurs jours de jeùne, et des nuits passées en prières dans l’église , avec un prêtre et des parrains, (ce qu’on appelait la veille des armes ), le novice faisait ses dévotions, allait prendre ses habits, et se rendait à l'église. Il présentait son épée au prêtre, qui la bénissait, et la lui remettait suspendue en écharpe. Il

(1) Saint-Foix , tome [”.

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