‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 27 sur 62 · PEL · texte numérisé non relu

PEL

ont fait sept fois le tour, chaque pèlerin est obligé d'offrir aux prêtres un mouton, qui se distribue aux pauvres. Le pèlerin qui fait le #acrifice ne rétient de son mouton qu’uh nroféeau de deu livres; s'il en prenait davantage, ét qu’on le sût , il séraît excommunié ; c’est-àdire, qu'il ne pourrait de sa vie rogner sès ongles, ni se faire couper les cheveux.

—— Foulques IIf, comte d’Abjou, fit deux fois le péleriniage dé Jérusalem; à son secormd Voyage, voulant expier quelques fourbéries, qu'on lui reprochait assez vivement, il ordonne qu’on le trainât tout fu sur une claie, autour des saints lieuk , avec la éotde au cou, et qu’on lé battit de Yerges. Pendant qu'il se faisait fouet- “ter de cetté sorte , il triait à haute voix : « Sei- » ghêur, aÿez pitié du traître Foulques..: ». Au reste, ces'pèlerinages et ces jongleries devinsrent fort à la mode, au commenéement du onzième siècle.

| Autrefois, dit Sauval , fios rois cbligesient leuré vaséaux à faire le péleritiage de Jérusalem. f$ imposaient le mêéine devoir à leurs énnemis, lorsqu'ils leur accordaïient la paix. C’est ainsi que, par l’une des conditions du traité de paix, fait en 1316, entre la Flandre et les Français, Gui de Dampierre, comte de Flandre, fit le voyage d’outre mer.

Page 1