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vrage jusqu'ici, doivent être effrayés desinnombrables redevances et de cette multitude de charges qui pesaient sur le peuple. Cependant, on n’en a vu qu'une partie, puisque les chpses que nous avons à traiter en offrent encore une série considérable, et que nous ne parlons point ici de ce qui paraîtrait peu saillant. ( Voyez Bénédiction du lit nuptial.) .
PLÉJURE. — Le vassal qui avait rendu l’hommage de pléjure , était obligé, en vertu de cet hommage , de se rendre plége, c'est-à-dire, otage , pour délivrer son seigneur , lorsque ce seigneur était prisonnier. .
En Sicile, tous les vassaux étaient soumis, par une constitution du roi Roger, à l'hommage de pléjure ; et ils devaient s’exiler de leur pays ; pour se rendre captifs à la place de leurs seigueurs, Ou bien on confisquait tous leurs biens. . Lesfiefs de pléjure étaient connus en France, dans la Bretagne, dans la Normandie et dans quelqués autres provinces. On appelait les vassaux obligés à ces devoirs absurdes, kommes de pléjure.
POINT D'HONNEUR. — « Par la loi salique, » si un ingénu donnait trois coups de bâton à » un ingénu, il payait 3 sous; s'il avait fait
POI 16t » couler le sang, il était puni comme s’il avait » blessé avec le fer, et il payait quinze sous: la » peine se mesurait par la grandeur des bles- » sures. La loi des Lombards établit différentes x compositions pour un coup, pour deux, pour » trois, pour quatre. Aujourd'hui, un coup en » vaut cent mille.
.» La constitution de Charlemagne , insérée » dans la loi des Lombards, veut que ceux à » qui elle permet le duel combattent avec le » bâton : peut-être que ce fut un ménagement » pour le clergé, peut-être que, comme on » étendait l’usage des combats, on voulut les » rendre moins sanguinaires. Le capitulaire de » Louis-le-Deébonnaire donne le choix de com- » battre avec le bâton ou avec les armes. Dans » la suite , il n’y eut que les serfs qui combattis- » sent.avec le bâton. |
» Déjà je vois naître et se former les articles » particuliers de notre point d'honneur. L’ac- » Cusateur commençait par déclarer, devant le » juge, qu’un tel avait commis unetelle action, » et celui-ci répondait qu'il en ‘avait menti : » surcela, le juge ordonnait le duel. La maxime » s'établit que , ‘lorsqu'on avait recu un dé- ». menti, 1l fallait se battre.
» Quand un homme avait déclaré qu’il com- » battrait, il ne pouvait plus s’en départir ; et T. IT.