POU
n s'il le faisait, il était condamné à une peine. » De là suivit cette règle que, quand un homme » s'était engagé par sa parole, l'honneur ne » lui permettait plus de la rétracter.
» Les gentilkhommes se battaient entre eux, » à cheval et avec leurs armes ; et les vilains n se battaient à pied et avec le bâton. De k il » suivit que le bâton était l'instrument des ou- » trages, parce qu'un homme qui en avait été » battu avait été traité comme un vilain.
» [n’y avait que les vilains qui combattissent » à visage découvert (1); ainsi, il n'y avait » qu'eux qui pussent recevoir des coups sup la » face. Un soufflet devint une injure, qui devait » être lavée par le sang, parce qu'un homme » qui l'avait reçu avait été traité comme un » vilain (2). »
— Ce qu'il y a de pis aujourd'hui, c'est qu'on voit une foule de gens, qui ne sont que des vilains, et qui n'ont paa la ridicule prétention de se faire passer pour nobles , adopter le point d'honneur de la noblesse, et se battre à tout venant , pour la moindre vétille…
POURCEAUX PRIVILÉGIÉS. — Autrefois les
(1) Ils n’ayaient que l’écu et le bâton. !
(2) Montesquieu, Esprit des Lais, liv. 28, ch. 20.