REL
que par succession directe ou par vente (1).
Le relief s'appelait aussi rachat ; et relever son fief, c'était aussi le racheter, puisque Île relief était ordinairement le revenu du fief, pendant une année, que le vassal donnait au seigneur dominant.
Mais le fils d’un vassal ne pouvait pas racheter le fief de son père, à moins qu'il n'y eût pour cela des titres exprès (2). Lorsque le fief était vendu, le seigneur avait droit de quint. Ainsi le relief n’était en usage, que quand un neveu ou tout autre collatéral héritait du fief d’un parent mort sans enfans; ou, dans tout autre cas qui n'était ni vente, ni héritage direct.
(1) Le relief est appelé , dans le latin des feudistes , rele- | vium. Coquille (Jnstitut. au droit français, ch. des Juifs ); et d’Argentré ( sur la Coutume de Bretagne, tit. du Droit des Princes , art. 74), disent que le droit de relief est ainsi appelé , parce qué c’est l’action de relever un fief tombé en caducité, par la mort de celui qui le possédait. REeLEviux Franci appellant, veluti quod interciderat morte , RELEVATUR à domino feudi, pretio convento { D'ARGENTRÉ. )
(2) Ainsi, dans le Vexin et le-Éoitou , le relief se prenait, tant en ligne directe qu’en ligne collatérale ; et le fils rachetait le fief de son père, comme le neveu rachetait ou relevait le fief de son oncle.