‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 40 sur 62 · ROT · texte numérisé non relu

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— Cette fête étaitsans doute belleet patriar= tale; mais 1l s'y était glissé de nombreux abus, Il y avait souvent de l'injustice, dans le choix du seigneur ; il ÿ en avait encore dans cette condition, que les parens de la fille devaient être irreprochables : ce n'était point aux parens que l’on donnait la rose. Les redevances que payaient les censitaires étaient absurdes ; mais plus que tout cela, on couronnait quelque foisune jeune fille de cinquante ans. ou cette rosière avait été sage à vingt ans, et alors elle avait mérité la rose ; ou elle avait mal passé sa jeunesse, et elle rie la méritait plus, lorsqu'elle était forcée de vivre sage. Une fille qui n’a plus d'amour à cinquante ans ne fait pas un grand effort de vertu.

Quoi qu'il en soit, il serait à désirer que lasage d’une fète pareille se répandit dans nos provirices ; on poutrait espérer aujourd'hui moins d'abus ; mais dût-elle en avoir , elle n’en produirait pas moins les effets les plus heureux ;, puisqu'elle pourrait encourager la sagesse et les mœurs,

ROTURE. — « Un gentilhomme qui se ra- » baissait par mariage, et qui épousait une » femme roturière et non noble, dit le bon roz » Réné, devait subir cette punition, qu’en pleint

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